‹ Gaspard de ColignyChapitre 94 sur 226 · II. il · texte numérisé non relu

II. il

Digiti

ce Suivi d'une grande troupe de gentilshommes, il vint en son ]> auditoire de justice, là où, après avoir invoqué le nom de i> Dieu, il ordonna que désormais Texercice de justice commen- 2> cerait par prières, selon un formulaire qui par après fut mis y> en un tableau qui y fut affiché. Jean Malot, son ministre D ordinaire *, fit une grande remonstrance des causes des cala- » mités et ruines des royaumes et seigneuries, exhortant les 2> magistrats à faire bonne et briefve justice, les sujets à vivre 2> en paix et à bien obéir aux sainctes lois et ordonnances de lo leurs supérieurs, et ledit sieur amiral à y tenir la main, lequel :t puis après, connne c'était un personnage des plus rares qui ]) ait jamais esté en France de sa qualité, fit une aussi excel- ^ lente remonstrance, déclarant de combien de dangers Dieu p l'avait délivré depuis peu de temps, à la gloire duquel, comme » à Tentretenement de ses sujets, il vouait et dédiait le reste Y de sa vie : puis ayant aussi exhorté ses officiers de se porter » comme gens de bien en l'exécution de leurs charges, il dit » expressément qu'il leur établirait bons gages, afin qu'ils » n'eussent occasion d*administrer justice pour de Tai^gent, les » admonestant de très bien chastier et rigoureusement ceux » qui, sous ornbre qu'il ne cousteroit plus rien aux juges, abu- D seraient delà justice. Finalement il protesta, qu'encores que jo plusieurs, en son absence, l'eussent griefvement offensé et i> de faict et de paroles, comme il le sçavoit bien , ce néant- » moins il oublioit volontiers le passé pour leur donner courage » de mieux faire à l'advenîr, les priant surtout de donner au- » dience k Dieu,, la parole duquel il feroit de tout son pouvoir 9 purement et sincèrement prescher, selon 'les édictz du roy, j> son souverain seigneur \ i> Téligny et d'Erlach avaient suivi à Châtillon Famiral qui,

1. Voy. sur Jean Malot, Haag, France protest., t. VU, p. 198 et suiv.

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