Du Bouchet, ibid. p. 5i
» en&ns, frères, parens et amis, comme aussi au seigneur de 9 OhastilIoD, amiral de France, enfans, frères, parens et amis,
> qu'ils n'ayent par eux ni par leurs gens et serviteurs à Vof-
> feoser ne faire offenser les uns les autres par voye de fait et
> de force, ou autrement, pour raison du fait dessus dit, les » ayant tous pris en sa protection et sauve-garde:9péciale,et ce,
> sur peine d'estre déclarez désobéissans à sa dite Majesté. Et 1 quant à en faire poursuite par justice, Sa Majesté, pour la » nécessité de sesa&ires et, pour autres grandes et importantes
> et nécessaires occasions et considérations à ce le mouvans, 9 veut que la dite poursuite soit surcise et suspendue jusques » après la pacification de ses dites affaires, les armes déposées, 1^ ou que par Sa Majesté autrement en aye esté ordonné ; et lors
. > elle fera administrer ladite justice aux parties qui la requer- 3> ront, telle que de raison. >
Cet arrêt ftit immédiatement porté à la connaissance de Taonral, < lequel y rendant obéissance, se contint en sa maison € avec ordinaire et privée compagnie de ses amys et dômes-
> tiques, au moyen de quoy les choses demourèrent en repos
> quelque peu de temps ^ ».
D'Ândelot était promptement revenu de Saint-Germain à Châtillon-sur-Loing reprendre, sous le toit de son frère et de sa belle-sœur, une vie de famille, à Tintimité de laquelle Odet ne pouvait, en ce moment, s'associer. Retenu loin du château de Châtillon, il cherchait du moins, par sa correspondance, à se rapprocher de ceux qu'il aimait * .
A six jours delà, tfAndelot, adressant au maréchal de Montmorency les capitaines Monnms et Prye, pour affaires de service, lui disait * : c Je n^ay voulu faillir de vous faire par eux entendre » de mes nouvelles qui sont bonnes, grâces à Dieu, sinon que
i. Mém. de Coodè, t ¥, p. 23.