LES IMITATEURS DE GRÉGOIRE
de l'art subtil qu'il avait créé. Nous voudrions pouvoir penser, qu'essayer de rendre à son mérite, peut-être trop ignoré, tout ce qui lui est dû de juste admiration, n'était pas œuvre inutile, sans intérêt, et trop au-dessus du but de cette courte étude.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
N° 1. Acte de baptême.
Gaspard Grégoire, fils de M. Gaspard Grégoire, marchand, et de dame Thérèse Berrages, mariés, est né et a été baptisé ce jourd'huy, vingt octobre 175 (sic) (1751). Le parrain a été M. Gaspard Grégoire, son aïeul paternel, et la marraine dame Thérèse Boyer-Carnaud, signés avec nous. Boyer-Carnaud, Grégoire, Bérage, Grégoire, Boyer fils, Vocanson, vicaire.
(Arch. municipales d'Aix en Provence, HH 63.) (Registres des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Sainte-Madeleine, année 1751 )
N° 2. Assemblée générale convoquée par MM. Batalier et Thumin, syndics en exercice et tenue dans la chapelle de Saint-Joseph à l'Oratoire.
Le quatre du présent mois de juin 1777, M. Batalier, premier syndic portant la parole, a dit qu'il avait été visité de la part de Messieurs Louis-Denis Grégoire, Gaspard Grégoire et Dominique-Alexandre Grégoire, lesquels les auraient priés de vouloir bien les proposer à l'Assemblée du Corps pour y être reçus Maître en qualité de fils de Maître, conformément aux statuts.
Sur quoi l'Assemblée, après avoir pris connaissance de leur religion, vie, mœurs et capacité, a délibéré à l'unanimité des suffrages de recevoir Messieurs Louis-Denis Grégoire, Gaspard Grégoire et Dominique-Alexandre Grégoire dans le Corps et communauté de marchand en qualité de fils de Maître à l'effet de jouir par eux de tous les droits, honneurs et prérogatives y attachés et plus n'a été délibéré ; à Aix, le 4 juin 1777.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Signé : Batalier, Thumin, syndics, etc.
Et Grégoire cadet, Dominique Grégoire, Grégoire aîné.
(Archives d'Aix. - Marchands d'Aix - HH. 63, folios 196 et 97.) *
N° 3. Archives nationales Oi 1674. Maison du Roi.
Paris, 5 septembre 1785.
Monsieur le Comte,
La nécessité qui oblige M. Grégoire à vous demander la suppression du dernier plancher au Logement que vous lui avez accordez aux Galleries du Louvre me paraît fondé relativement à l'établissement de métiers, qu'il doit faire dans le dl logement et en conséquence de la hauteur dont il a besoin, celle de l'étage qu'il a préféré ne suffit pas pour les placer.
J'ai examiné par votre ordre si la suppression de ce plancher pouvait se faire sans inconvénient, et c'est après avoir observé que led1 plancher de charpente est construit sur des lambourdes soutenues par des corbeaux de fer scellés dans le mur, qu'on peut le démolir sans préjudicier à la construction du Lieu. Néanmoins, je crois convenable de contraindre M. Grégoire à conserver l'escalier dans toute sahauteur, ainsi que le tambour ou cage qui le renferme .
1° Parce que cette cage est trop pettite pour nuire à la dimension de la pièce.
2° Si M. Grégoire quittait ce logement et que la personne qui le remplacerait demanda que ce plancher soit rétablie, alors il coûterait (illisible; que l'escalier aura été conservé et que dans tous les cas (excepté dans celui-ci) un étage de plus sera toujours commode et indispensable pour i pratiquer des Logements de domestiques.
Monsieur Grégoire vous prie de l'honorer d'une prompte réponse afin que les ouvriers qu'il a fait venir de Lion puissent travailler très incessamment aux objets que vous lui avec confiez.
Je suis avec un profond respect
Votre très humble et très soumis serviteur Monsieur le Comte,
Renard.
N* 4. Archives nationales Oi 1919, p. 5. Beaux-Arts, Maison du Roi.
22 août 1786.