SCENE II
FRITZ , endormi, SCHWARTZ.
SeliwarU .enveloppé d’un manteau, deteendsvec précaution le grand escalier.
SCHWARTZ
Pourquoi tremblé- je toujours en approchant de
ce terrible caveau ?... pourquoi mon amc se révolte-t-elle quand je viens accomplir ce devoir que je me suis imposé? Dix-huit années ne suffisent donc pas pour étouffer la conscience... le remords ne vieillit donc pas I... Et cependant, pour rappeler mon courage et endormir ma mémoire, j’ai eu, comme d’ordinaire, recours à l’ivresse... mais ma pensée est plus forte que le vin... (Tournant ta lanterne vers une table qui se trouve à sa droite .) Il doit s’en trouver encore là... ( fl se verse et boit.) C’est qu’en sa présence je tremble... je pleure même... Le jour va bientôt paraître, bâtons-nous.
Il te dirige vers le caveau et vient heurter le fauteuil de Friti, qui »e réveille en pouaiant un grand cri. scnwARTz, dont la raison s'égare.
Comment es-tu là?... qui donc a pu t’ouvrir? ... rentre dans ce caveau, malheureux...
ratTz, à part.
C’est Schwartz.
Rentres-y, te dis-jel tu ue sais pas qu’il y va de ta viet et que, si l’on no t’a pas tué il y a dix-huit ans, on te tuerait aujourd’hui.
FRITZ
Qu’est-ce qu’il dit donc, me tuer?... Mais c’est moi, c’est moi, monsieur Schwartz...
scnwARTz, revenant à lui.
Cette voix...
FRITZ
Cette voix est celle de Fritz, qui n'a nulle envie d'entrer... où vous dites.
SCHWARTZ
Fritz... ai-je parlé?... que t'ai-je dit? réponds...* réponds !
fMTB.
Dam, moniteur Schwartz... vous... vous m'avez demandé pourquoi j'étais lé.
En effet, que fais-tu ici?... à pareille heure?... va-feu.
FRITZ
Du tout... on m’a ordonné de rester.
SCHWARTZ
El moi je t’ordonne de partir.
FRITZ
Mais c’est M. le comte, mon maître.
SCHWARTZ
Je suis maître aussi moi.., ( Lui saisissant le bras. ) Et je sais me faire obéir...
FRITZ
J’obéis, j'obéis, monsieur Schwartz.
SCHWARTZ
Va-t’en, je veux être seul.