C. traduction de l’abbé Roman
(52) Zuerst hatte Keïst den réfugié Casqué bestimmt, den Tod Adams in das Franzôsische zu übertragen. Casqué fand bald zahlreiche nachfolger. »
Franz Muncker, «Friedrich Gottlieb Kilopstock, Geschichte seines Lebens und seiner Schrifter.» (Stuttgart, 1888, in-8, p. 305.)
Karl Heinrich Jôrdens, dans son «Lexikon deutscher Dichter und Prosaisten » (Leipzig, 1806-11, in-8; Tome III, p. 42) signale, à l’article Klopstock, une traduction française de 1762 d’un certain « Poinsinet » et il ajoute ceci, qui semble confirmer l’hypothèse de l’homme «casqué » : «Eine frühere Übersetzung war zu Dantzig 1758 herausgekommen. »
Cf. à ce sujet un article que nous avons écrit dans le troisième fascicule de la Rivista Letteraria, Udine, 1937, intitulé : Gasparo Gozzi e «la Morte di Adamo » del Klopstock.
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Nous serions là d’accord avec Grimm qui croit, d’après ce qu’il a entendu dire, que la traduction française a été faite sur la traduction italienne. Cette opinion confirme celle qu’exprime Cesarotti à l’abbé G. Toaldo, quand il lui écrit pour lui faire part du succès qu'avait obtenu la « Morte d’Adamo » de Gozzi, succès tel, que de l’autre côté des Alpes, un écrivain français voulut donner une version du texte italien (53). Gasparo fut le premier, en Italie, à comprendre toute la valeur de l’œuvre de Klopstock. Il déclarait qu’elle renfermait les plus nobles qualités des tragédies grecques. Il en louait l'imagination disciplinée et l’habileté extrême... « Au premier abord, écrit-il, quand on lit le titre, il semble impossible que le sujet ne soit pas aride et rebelle à toute action; mais, que ne peut faire un grand esprit ? La trame de la tragédie est merveilleusement tissée, elle excite la terreur et la pitié au point qu’elle nous serre le cœur et fait inévitablement couler nos larmes. L’expression est naturelle, mais en même temps, sublime et égale au sujet (54) ». Il ne nous appartient pas
(53) Piacque, tanto in Francia dove dl’ha mostrata il Tiepolo (il s’agit ici d’Almoré Tiepolo, ambassadeur de Venise à Paris) che un francese ha risoluto di tradurla nella sua lingua, sul testo italiano. La versificazione del Poema è la più bella che il Gozzi abbia mai fatta.» (Lettre, datée du 15 décembre 1760 et publiée par G. de Leva, Per nozze Valdamarana, Citadella Vigodarzere, Padova, 1879.)
La traduction de Gozzi fut simultanément publiée dans le Mondo Morale et dans un petit volume édité, lui aussi, par Paolo Colombani.
(54) Gazzetta Veneta, n° V (p. 29.)
& Osservabili sopra tutto sono i diversi gradi de’ caratteri in-
SR he: Poe
d'analyser la tragédie puisque nous n’avons à nous occuper ici que d’une traduction et non du texte original. Si l’ouvrage de Klopstock plut tant à Gozzi, c’est en outre des raisons que ce dernier nous a révélées lui-même, à cause de son extrême simplicité qui faisait un évident contraste avec les œuvres tragiques italiennes de son temps; c’est aussi à cause de ses tirades philosophiques.
On doit féliciter Gasparo Gozzi d’avoir donné de la « Mort d'Adam >» une version intégrale et infiniment poétique (55).