LES
—— on ne risque pas le sphacèle comme avec un surjet trop serré ;
— on ne risque pas d’avoir une suture trop lâche ou une détente de la suture par sphacèle partiel comme dans le surjet ;
— conséquence immédiate : l’hémostase est plus sûre, surtout à longue échéance ; chaque point qui saigne est en outre pris dans un fil séparé;
— il n’y a pas de rétrécissement possible de la bouche, les tissus gardant entre chaque point toute leur souplesse ;
— enfin, l’élimination individuelle des points est certainement moins gênante que lélimination en masse du surjet; l'observation XXI ci-jointe en est un exemple frappant: au cours d’une gastrectomie pour échec d’une opération de Judd datant de 15 mois, il a été retrouvé dans le duodénum un enchevêtrement de deux fils de surjet imprégnés de bile et de baryte ; l’un était du lin, l’autre du catgut.
M. Toupet a abandonné le surjet pour adopter la suture à points séparés. C’est celle qu’emploie Finsterer mais celui-ci suture en trois plans.
La seule objection que l’on puisse faire à ce procédé est sa longueur ; mais si l’opérateur sait correctement exécuter les nœuds de la main gauche, si les aides sont bien entraînés, la différence est peu appréciable ; dans les cas difficiles, quand on opère dans la profondeur, la supériorité des points séparés est incontestable. +