‹ Gastronomie pratiqueChapitre 27 sur 226 · PIN · texte numérisé non relu

PIN

ei | $

| estrade élevée de quatre marches. Le Grand-Panetier, le Grand-Echanson et le È Grand-Écuyer tranchant étaient vêtus de velours noir et de drap d’or. Le Prince à

de Rohan remplissait les fonctions de Grand-Maître.

à | k k É ! Le Roi entra dans la salle du festin précédé des hérauts et des maîtres de céré- RS monie, accompagné des gentilshommes servants et escorté par les flûtes, les

sq

sans

hautbois et les trompeltes de sa maison.

Les diflérents services du repas furent apportés et servis par les officiers de bouche, au son de fanfares.

os

Temps contemporains. — La Révolution n'apporta au service de la table que la fourchette à quatre dents.

Au xx" siècle, les salles à manger et les cuisines subirent d'importantes trans-

formations. Les misérables petites cuisines sombres et sans air ne se rencontrent plus que dans les intérieurs pauvres. Celles des maisons bourgeoises et des hôtels particuliers sont généralement spacieuses, claires et aérées. Les murs sont peints à l'huile et, jusqu à une certaine hauteur, ils ont un revêtement en carreaux de faïence décorée ; le sol est carrelé ou dallé de carreaux de céramique. L’éclairage est fait au gaz ou à l'électricité. Le fourneau potager a vécu ; un fourneau en fonte, à compartiments, avec garnitures en cuivre et en acier, appelé « cuisinière », chauflé au charbon de terre, au coke, au gaz, à l'électricité, le remplace. Dans les maisons importantes, ces fourneaux sont munis de grillades, rôtissoires, fours, étuves, chaudières, réchauds, bains-marie, chaufle-plats, etc., permettant la préparation des repas les plus compliqués. De larges hottes avec trappes et ventilateurs assurent l'évacuation rapide des fumées et des odeurs.

Aux parois des cuisines sont fixées des tringles en cuivre auxquelles sont accrochés des casseroles, des sauteuses, des couvercles, des passoires, des écumoires, des cuillers à pot et autres ustensiles de cuisine en cuivre étamé ou en bi-métal, et des étagères sur lesquelles prennent place des marmites, des fait-tout, des bassines, des moules de toutes formes et de toutes tailles, des plats, des théières, des cafetières, des boîtes à épices, des tamis, des accessoires de batterie de cuisine en bois, en fonte, en fer battu, en nickel, en tôle émaillée, en cuivre étamé, en terre cuile, en faïence, en porcelaine, en grès, en verre, etc., etc., difficiles ou impossibles à accrocher. Comme ameublement, il y a des armoires renfermant le linge et la vaisselle de cuisine, un dressoir, des tables diverses, dont certaines à dessus de marbre servent à différentes manipulations, avec üroirs contenant cuillers, fourcheltes, couteaux et autres instruments nécessaires à la cuisine, des chaises, des glacières, et tous articles de ménage. Il existe souvent, attenant aux cuisines, une autre pièce pourvue d’un évier, où se fait le nettoyage des ustensiles ayant servi à la confection des repas et où se trouvent des récipients destinés à recevoir les déchets et les résidus, ou mieux encore une trappe permettant de les évacuer directement dans le sous-sol.

Dans quelques fermes modèles, les cuisines possèdent encore la haute et profonde cheminée avec marmite à crémaillère, landiers et, concurremment, une cuisinière moderne avec marmites et autres commodités. De belles batteries de cuisine et des ustensiles divers pour la préparation des aliments et les besoins de toutes sortes voisinent avec une grande horloge monumentale parfois fort belle, des armoires, des tables, des chaises, des fontaines filtrantes, un évier, etc.

Certaines cuisines de grands hôtels particuliers et de restaurants sont de véritables merveilles d’agencement et de confort.

Il existe maintenant partout des salles à manger, même dans les plus petits logements ; leur ameublement et leur décoration varient naturellement avec les ressources et la richesse des occupants.

Page 1