I. Edmond et Jules de Concourt, p
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tenait cette aptitude particulière, qui consiste à rendre g^rotcsque un visage en exagérant certaines parties au détriment d'autres que l'on diminue, à ridiculiser quelquefois jusqu'à la cruauté ou jusqu'à l'injustice tel ou tel acte, tel personnage, telle réunion d'Iiommes.
Gavarni avait en outre pour la politique la plus entière inditlérence, sinon la plus grande aversion, et son indépendance naturelle, son insouciance si l'on vetit, l'aurait empêché de mettre son crayon au service d'une cause quelconque ; il sentait d'ailleurs fort bien qu'il n'était pas fait pour la caricature et il écrivait quelque part : <( La caricatiu*e que je ne méprise pas du tout est, pour moi, le dessin naïf approchant le dessin de l'enfant. Eh bien, je suis arrivé, après de longues études, à faire un bonhomme comme en fait un enfant de dix ans, mais je ne puis en faire qu'un comme cela ^ »
Gavarni avait d'ailleurs bien autre chose à faire qu'à s'occuper des événements politiques auxquels il se trouvait contraint d'assis-