‹ Gaydon; chanson de gesteChapitre 5 sur 12 · Il faut lire sans doute ; Frère GueneL · texte numérisé non relu

Il faut lire sans doute ; Frère GueneL

Préface. xxvîj

Et haute fut ille (»), celle noble cité. De par sa femme, ce saichez sans doubter, En tint tielz quatre qui moult ont richetez Et dix chasteaulx et autr étant feriez. Etc.

Vers le milieu du manuscrit se trouve un appel du jongleur à ses auditeurs et une sorte de résumé des événements déjà racontés, qui nous fait penser que le poëme se récitait en deux journées. On trouvera ci-après ce passage aux Notes et variantes, p. 342.

Le poëme, incomplet par la fin, se termine ainsi :

Karle de France, le roys de Saint Denis, Gist à son trefde soye cordéis.

Blanche ot la barbe, si ot le poil flouris. Tout ly baron ont à ly congié pris , Chascun s'en va, n'y ont plus terme quis , Alume ont les grant cierges tortis.

Karles remest ly roys de Saint Denis.

Un propriétaire du manuscrit, vers la fin du XVe ouïe commencement du XVIe siècle, voulant dissimuler sans doute ce qui manquait à son volume, s'avisa de coller une bande de papier sur la réclame du dernier feuillet, laquelle indiquait les premiers mots du feuillet suivant . Ce feuillet perdu, il le remplaça par un autre et y écrivit ce qu'il prenait sans doute pour des vers :

Dont chascun pleure et en est marris I . Lisez : Hautefeuille.

xxviij Préface.

Et prient à Dieu que lui doint Para[d]is Auquel nous veuille mectre cellui Qui vit lassus au trosne divin.

Deo gratias.

Par cette supercherie, il espérait probablement vendre comme complet le manuscrit qui ne l'était pas.

Rappelons en terminant que M. Paulin Paris a consacré à notre poëme Tune des nombreuses et savantes notices que lui doit le tome XXII de l'Histoire littéraire de la France (p. 425-434), et que l'un des éditeurs du présent volume a fait de la chanson de Gaydon l'objet d'une thèse soutenue devant la Faculté des lettres de Paris , sous ce titre : De Gaidone, carminé gallico vestustiore, disquisitio critica, auctore Siméon Lace. Lutetiœ Parisiorum, 1860, in-8 («).

Ajoutons enfin que la première et la dernière tirade du texte même que nous publions étaient déjà publiées depuis longtemps par M. Fr. Michel , en tête de son édition de la Chanson de Roland (Paris, 1837, p. xxiv-xxix).

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