v. la préface de Gui de Bourgogne, p. x, xi
Préface. xvij
s'aperçoit que c'est l'auteur de Parise qui est le plagiaiVe, tant la copie est inférieure à l'original, tant la reproduction est grossière et maladroite ('). « Disons, de plus, que la chanson de Parise est écrite en vers de douze et celle de Gaydon en vers de dix syllabes. Personne n'ignore que ce dernier mètre est le plus ancien, et c'est encore une présomption en faveur de l'antériorité du Gaydon. Au jugement des mêmes éditeurs, le poëme de Parise a dû être composé aux environs de l'an 1 200, mais plutôt en avant qu'en arrière, en suivant le cours du temps. C'est une date qui n'a rien de fixe, comme on le voit. Il ne faut pas trop la rapprocher de 1 200 , si l'on veut laisser place à notre poëme, qui ne peut dater que du Xill'^ siècle, au cas où l'allusion ci-dessus rapportée ne semblerait point une addition.
Toujours dans cette même hypothèse, qui nous paraît fondée , le poëme de Gaydon serait postérieur à celui de Gui de Nanteuil , quoique celui-ci soit écrit en vers alexandrins. Le poëme de Gui de Nanteuil était certainement composé en 1207 et probablement auparavant. Il y a donc grande apparence que l'auteur de Gaydon lui a emprunté le personnage de sa jeune reine de Gascogne. Dans tous les cas, il y a une ressemblance frappante entre Claresme et Eglantine , toutes deux reines du même pays , toutes deux éprises par avance du héros de chacun des poëmes où elles figurent, toutes deux introduites dans l'action et y prenant part sans plus de rai -