III. — DIFFICULTÉS DE LA PROFESSION
Il est plus facile médiciner que curer (xvi® siècle).
Si trova la medicina, ma il medico non si trova. (On trouve la médecine, mais on ne trouve pas le médecin.)
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La critique est aisée et l'art est difficile. — Ce vers de Destoucues, devenu proverbial, trouve trop souvent son application en médecine. Tout le monde a son remède et critique volontiers celui du docteur; il n’est pas de profession plus commune que la nôtre.
Ce ne sont pas les préceptes qui manquent, pour rappeler à l’ordi-e les nombreux délinquants : Ne sutor idtra crepidam (Que le cordonnier ne regarde pas au-dessus de la chaussure) ; Quam quisque norit artem, in hac se exerceat, dit Cicéron (Que chacun fasse son métier) ; enfin Florian, — et non La Fontaine — poétisa cette pensée dans sa fable : Le Vacher et le Garde-chasse :
Chacun son métier,
Les vaches seront bien gardées.
Quand Hippocrate écrit, il n'écrit pas de musique. — S’applique encore aux médecins de salons ou de loges de concierges.