IV. — QUALITÉS NÉCESSAIRES
U n’u a Chirurgien si habile qui juge de la plaie au premier appareil. — Pas île précipilalion dans la recherche el réiioncé du diaüfiiosLic.
Le Médecin ne croil que ce qu’il voit. — 11 ne s'en rapporlcra ([u’à son jugemenl et se conduira en jngc d’inslrucLion dans ses enipiôLcs. Saint Thomas doit être le patron des Médecins : il faut être sceptique, en jiensée, et aseptique, en pansement.
Suivons le précepte espagnol :
La ciencia e.v locura Si buen senso no la cura,
La science n’est que folie,
Si le bon sens ne s’y associe.
VW
Méditons ces aphorismes étrangers sur la patience ;
Pazienza passa scienza. (Patience passe science.)
Con la pazienza S’acquisla scienza
(Patience mène à science.) — Patience hrings ail Ihings about. (Patience vient à bout, de tout.) — Patience is a plaisler for ail sores. (Patience est un
PARÉMIOLOGIE MÉDICALE
onguent bon pour toutes les plaies.) — Conseils dont beaucoup de Chirurgiens, trop pressés, devraient bien faire leur profit.
Conclusion : les trois vertus théologales du Médecin sont : Science, Patience et Conscience.