LA MORT
Méclicin a tout votre orinne V'oiés vous icy quamander .Jadis sçutes de medicine Assés pour pouvoir commander.
Or vous vient la mort demander.
Comme autre vous convient morir Vous ny pouvés contremander.
Bon mire est qui se scet quérir.
(1) V. Le Mal qu’on a dit des Médecins, t. II, p. 12.
GAYETEZ d’eSCULAPE
Corollaires des préceptes relalifs à l’expérience:
Consulte non 'pasle Médecin, mais celui qui a été malade. — Conseil des Grecs, dont il faut retenir l’esprit et non la lettre. Môme observation pour cet équivalent espagnol : Pas de meilleur chirurgien cjue celui quia reçu beaucoup de blessures. — C’était aussi l’opinion do Platon : « 11 faudrait que celui qui veut guérir les ait eues toutes », pensée que Montaigne exprime avec sa fantaisie ordinaire : « C’est raison qu’ils prennent la vérole s’ils la veulent panser, je m’en fierai à celui-là. »
VW
La pratica val piü délia grammalica. (La pratique enseigne mieux que les livres.)
Ni lodos los que esluclian .son lelrados,
Ni lodos los que van a la querra, soldados.
On n'csL pas docteur pour avoir étudié.
Ni soldat pour avoir été à l’armée.
wv
La experiencia Madré es de la cieneia (L’expérience est mère de la science)
VW
La robe ne fait pas le médecin.
VW
Trop de Docteurs, peu de Médecins. — Trop de savants, peu de praticiens expérimentés. C’est à ces puits de science de laboratoire que s’adresse la virulente apostrophe de Platon : «O insensé ! tu ne soignes pas le malade, tu lui fais un cours, comme s’il avait
PARÉMIOLOGIE MEDICALE
Ijcsoin, non de guérir, mais de devenir lui-même Médecin ».
Quand le Médecin meurt, il est hors d’apprentissage. — Le Médecin a toujours à apprendre.
WV
Vade et occide Caini. — Ce proverbe vient de la Faculté de médecine de Montpellier ; on y exhorte les jeunes Médecins à la pratique de la médecine quand on les sacre docteurs, en leur disant : Vade et occide Caim (Va et tue Caim), c'est-à-dire: va faire ton apprentissage au péril el fortune des Carmes, Augustins. Jacobins et Mineurs autrement Cordeliers, car la première lettre de chacun de ces ordres forme le mot de Caim (1).
;i) Flecry de Bellingen, Elym. des prou, franç.