IX. — RAPPORTS DES MÉDECINS ET DES CLIENTS
Heurter à la boutique de saint Cosme. — Avoir besoin du médecin. Saint Cosme était le patron des Médecins et des Apothicaires, mais surtout des Chirurgiens ; il avait saint Damien pour alter ego, de là ce proverbe rimé ;
Servez sainct Cosme et sainct Damien,
Vous vous porterez toujours bien.
WV
Mieux vaut aller au boulanger qu’au Médecin. — Ou encore :
Il vaut mieux courir au pain Qu’au Médecin.
C’est le vœu de chacun; mais si l’on a besoin du médecin, mieux vaut l’appeler tôt que tard.
WV
Après la mort, le Médecin. — A l’adresse des personnes qui n’appellent le Médecin qu’à la dernière extrémité, comme on l’observe trop souvent à la campagne, où les bestiaux passent avant la famille. S’applique, en général, à tous les secours tardifs.
Jacques Lagnet accompagne ce vieux proverbe du quatrain suivant :
GAYETEZ U ESGULAPE
A quoy bon d’un corps mort consulter les urines, Clisleres ny sirops, onguents ny médecines Ne peuvent à ce corps donner soulagement A tort après la mort vient le médicament.
VW
Pour les paysans d’Espagne, se faire LtUer le pouls, c’esl un pronostic de la tombe : Tomar el piilso es pronosticar la loza. (Le médecin n’arrive ([ne pour constater le décès.)
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Dans quelques cas, cependant, on peut dire : Heureux le Médecin qui vient sur la fin de la maladie. — Il a l’honneur de la cure, sans en avoir le mérite.
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Médecin, tiens-toi coi Et en <iuoi ([uc ce soit.
C’est la formule rimée du secret professionnel.