‹ Gayetez d'EsculapeChapitre 200 sur 233 · CHIRURGIENS CAUSTIQUES · texte numérisé non relu

CHIRURGIENS CAUSTIQUES

Il ne fallait pas mettre à bout la patience de Mar- ] ciiAL (de Calvi), car il avait la riposte prompte et le coup de boutoir solide.

Un jour que se présentait chez lui le mari d’une . dame qui était morte, en dépit de sa science, celui- “ ci entreprend de chicaner sur les honoraires et de demander une réduction. ,

— Un rabais ? lui répond Marchai d’un air nar- ; quois. Monsieur désirerait-il prendre un abonnement?

l’esprit des célébrités médicales

Cette anecdote rappelle le mot de Dupuytben, dont on connaît la causticité.

A la suite d’une opération pratiquée par l’habile chirurgien, le marquis de B... avait succombé. Le neveu du marquis héritait, de ce fait, de cent mille livres de rente. Il vint, peu de temps après, rendre visite à Dupuytren, se confondant en remerciements sur les soins donnés par le chirurgien, sa dextérité, etc. Enfin, il prodiguait à tel point les éloges que Dupuytren, impatient, lui dit brusquement :

— Est-ce que vous comptez, par hasard, avoir besoin de moi pour un autre oncle ?

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Après une consultation donnée par Antoine Dubois, un parent du malade met quinze francs dans la main du célèbre chirurgien. Dubois fait mine de se retirer et, en se retirant, il trébuche contre un meuble.

Les trois pièces de cinq francs roulent par terre. On s’empresse et on les ramasse.

Cependant Dubois a les yeux fixés sur le carreau : — Il en faut encore une. — Mais les voilà bien toutes les trois? — Non, non, il enfant encore une.

Cette mimique se prolongeant, on finit par comprendre la façon spirituelle et piquante employée par le chirurgien pour se faire honorer convenablement.

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