‹ GazaliChapitre 14 sur 102 · SA VIE ET SA BIRLIOGHAPHIK · texte numérisé non relu

SA VIE ET SA BIRLIOGHAPHIK

pl-[larara£m était devenu jaloux de la fome et de la pinéti-ation de sa pensée, mais qu'il nVn laissait rion paraître.

A[>ri>t> la mort de son matire. tiazali alla trouver & l'amit^e le vîzir Niz4iii cl-Molk (jui, cliamié de son élor|uence ,et émerveillé de sa puissance daus l'arpumentafion, hiî donna une chaire dans son académie de Bagdad. C'est en 484 qu'Use rendît dans cette ville; en V87, le khalife Mostazbir, lors de son avènement, le chargea L-d'écrire contre les Ismaéliens (appelés alors dans le ■Khoi'Asan Ta 'limites) qui devenaient fort redoutables; il lécrivit contre eux trois traités; mais il ne parait pas tqu'il ait été vivement împrossïonué par los doctrines de |ectte secte.

En 488, après peu d'années d'un enseignement ^lo-

Lrîeuxet d'une vie honorée, il se sentit touché par le

I dé^ d'une existence mystique; il abandonna brusq;ue-

I ment sacliaire, le monde et une famille qu'il affection-

■nait, pour se consacrer â l'ascétisme dans la solitude.

ftCe départ de (^azali lit du bruit ; on le critiqua vivement.

a sauté, a-t-il dit, avait été fort alTaiblie par l'excès du

■avail ; mais ce ne put être là le motif de sa retraite,

»car la maladie ne lui eût pas permis les exercices de

l'ascèse, et ce nmtif, s'il eût été cvidont, n'aurait pas

l'étonné. Il n'y a pas lien de croire non plus qu'il ait été

lOomis à aucune vexation de la part du gouvernement.

KCaxali nous explique lui-même, dau!) son traité du

Maurujid les motifs d'ordre intime qui le portèrent à

rquîttcr son enseignement; nous on reparlerons quand

nous traiterons de sa iiijsliquc. Bornons-nous à rplever ici un morceau du même ouvrage', dans lequel il prétend résumer sa vie intellectuelle, en remarquant que ce passade, tout éloquent qu'il est, sendile un peu artificiel et est peu satisfaisant au point de \-ue psychologique.

Il dit d'abord la soif qu'il eut de tout connaître dès son enfance, puis comment la rétlexion commenta à agir en lui. Les croyances religieuses, songea-t-il, se transmets tent par l'autorité des parents; mais l'autorité n'est pas

I unepreuve; pour arriver kunecertitude, il lui fallait donc reconstruire depuis la hase toutes ses cou naissances. Et dans le sentiment vif de cette nécessité, ÏI aspirait à la certitudf , et il la définissait d'une façon toute psychologique, comme un état où l'esprit est tellement lie à

' une connaissance et satisfa it en elle que rien ne peut plus l'en détacher; cette définition curieuse, qui s'appliquerait aussi bien âla foi religieuse qu'à la connaissance scientifique, ne laisse pas d'être étrangement subjective. Comme on pouvait le prévoir, ce grand besoin de certitude ne l'entraîne d'abord que dans une succession de doutes. Il cherche cet état de parfaite assurance, et d'étape en étape il le voit reculer. 11 demande la

I certitude aux perceptions des sens, et il en vient i ne plus se fier même aux sens, La vue, la plus puissante des facultés sensibles, lui fait paraître une oinhre immo' bile, sur le sol, et, une heure après, cette ombre s'est

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