L SA VIE F.T SA BIBLIOGRAPHIE
Kâc[)Iacé€; plie lui montre uhp dtoile toute petite, et la W géométrip la lui fait voir plus grande que la terre. Il se rotoume alors vers les premiers principes de la \ |(niison; mais ta pprcopUon sensible prend sa revanche en lui disant : *• tout à l'heure tu croyais en moi et tu m'as abandonm^e quand est venu ce juge qu'est la raLson.Si ce juge l'était resté caché, tu aurais continue de croire en moi ; qui te dit maintenant qu'il n'y a pas, par delà la perception rationnelle, un autre juge qui. s'il apparaissait, convaincrait la raison de mensonge? ■> — Mouvement assez dramatique, mais un peu factice pent-élre. — Et le penseur poursuit sa recherche du certain. Il s'arrête et se troulde devant la comparaison fameuse de la vie avec un r^ve, de la mort avec un féveil ; peut-être, lors de ce réveil, verra-t-il les choses de façon contraire à celle dont il les voit maintenant. La mystique se propose alors à lui : Ce réveil définitif de la mort peut être anticipé par l'extase, par moins que l'extase, par une lumière que Dieu projette sur le cœur. . celte lumière, il voit non seulement la vérité des dogmes de la foi ou la beauté de la vie morale, mais «'assure de la vérité des premiers principes rationnels, base de toute science et de tout raisonnement. ]1 ne doute plus; il est guéri de ses angoisses; il a trouvé la certitude et la paix.
Ainsi se résout ce drame intellectuel, et cette solutioo, si on l'envisage avec attention, bien que présentée k>us une forme toute mystique, n'est guère auti'e chose que l'énoncé de cet aphorisme (piil n'y a pus de cri-
OÀZALI.
I tcrium alisoln do efititude; tpi'avant île nous fier ca quelque chosr, fùt-ec en la raison, il faut cVnbortl nous ôfcr du cœur l'idée que nous sommes, comme eùtdil Koscartes, nargués par un mauvais !."énie, et faire un acte d'ahandon et de foi envera un [irincipe supérieur de vérité et de bonté.
Je ne pense pas que ce curieux morceau ait au fond d'autre sens que celui-là. Ce ne serait donc qu'un développement réthoi'ique d'un thème assez banal en soi, quoique trop rarement exprimé; et il n'y faudrait r, chercher le récif des aventures d'unie de Gazali. I-îoi je ne crois pas que Gazali ait passé par ces étapes successives avant d'entrevoir la solution mystique de la vie. Confié en son bas âge aux soins d'un soufi, entouré dès son enfance de personnages pieux, il est manifeste qu'il naquit lui-même avec des dispositions au piétîsme et à la méditation. Le changement <{ui se produisit en lui lorsqu'il quitta sa chaire, ne fut pas d'ordre intellectuel, mais d'ordre moral. U ne découvrit pas alors la mystique, il ne fit que s'y consacrer. Lui-même, dans la suite de son récit, ne dit pas autre chose. Nous devons donc admettre qu'il ne modifia pas alors sa pensée philosophique, mais simplement qu'il se borna & céder à des aspirations latentes ol datant de loin, qui se trouvèrent dominantes en son àme après qu'ayant goûté la science, la réputation et la haute fortune, U s'en fut lassé.
S'étant donc fait remplacer par son frère dans SOtt enseignement, notre imam se rendit en Sy