I.Qui^Ktion
1. Question 17. n Les Pliilosaphi» sont incapables d'ùUblir la preuTa i ntionnellequc l'drne de rbonune est une substance spirituelle, subsislint I |Mr elle-même. »
iiidî visible lui-mônif . flonc il n'est pns un cor|>s. — A quoi notre îiiiani répond : cette preuve dépend de la proposition que le corps est divisible à Tinlini; mais qu'est-ce qui empêche d'admettre une opinion, qui, ditil, est celle des Motékallim et qu'en effet nous rencontrons chez eux, à savoir que la science réside dans l'atome indivisible? Cette opinion nous semble nu peu étrange; Gazali y parait habitué : on n'y peut rien objecter, dit-il, sinon la difficulté de concevoir comment toutes les sciences avec leur étendue et leur variété résident dans un atome et le laissent indivis; mais une dirficulté analogue s'élève dans l'autre sens, car comment l'ilme serait-elle plus apte que l'atome à être le lieu de la science, si elle est eile-ménie une substance une et indivisible? Les deux hypothèses sont équivalentes aux yeux de Gazali. Quant à la question même de la divisil)ibté à l'intini, il s'abstient de l'aborder, disant que la discussion en serait trop longue; mais il traite les arguments des Philosophes à ce sujet, et notamment l'argument du contact qui est le plus important, de sophismes.
Si la science, insistent les Philosophes, résidait dons une partie du corps, l'ignorance pourrait exister dans une autre, et l'homme serait à la fois savant et ignorant dans une même chose, — Le désir et l'appétit, répond Cazali, existent chez les animaux, et l'on ne voit pas que l'animal ait A la fols l'appétit et le dégoût d'ane même chose, car les sentiments répartis dans des organes divers ont un seul centre d'attache qui est l'Anie.