SA LUTTE CO>TRK LES PHILOSOPHES
■Les PUilosopbes n'établiiitiont doue pus qu'il y ait une Idifférence cutrc l'ànio de l'homme et celle de l'aniuial, Bni que celle-là, au lieu d'être, une substance simple, ne Ifioit pas comme celle-ci impriuiée dans un corps. De Icjaelle fuçon la science résiderait-elle dans le corps, en I vérité nous ne le savons pas; ce ne serait pas à la façon l-de la couleur qui, étendue sur le corps, se divise avec lluî; mais ce pourrait être dp quelque autre manière, ■Tout cela . conclut l'imam, n'est pas connu d'une conussance ferme. Votre opinion, à vous, Philosophes, ■peut bien être très probable, elle peut être appuyée Fsur des arguments très forts; mais nous nions qu'elle I soit l'ohjef d'une science certaine, inaccessiljle à l'erreur [ et où le doute ne se glisse point.
Les Philosophes ont, en faveur de la spiritualité de \ l'Ame, une grande preuve, célèbre aussi dans la scolas- Btique chrétienne, qui est que les sens ne saisissent pas
ClenrS organes, que si donc l'intelligence comprenait par Kun organe corporel â la manière des sens, elle ne se ■ comprendrait pas ollc-nième. — Mais, réplique Gazali, Eeeta ne constitue pas une preuve rigoureuse. Passons k
l'adversaire que les sens, par exemple la vue, ne s'attct-
nentpas eux-mêmes, quoique au fond nous n'acceptions
■pas cette opinion', il n'en reste pas moins vrai que le
comprends pu ce que veut dire Guxali ea aflirmant qu'il croît b^ue la Tue Baisit son organe, mais que c'esl li une croyance Irop con- (traire à l'oiage, |>our qu'il ose s'en «ertir comme d'argumenL Sur la e de la vision physique chcx GazaEi, cf. Schmoeldera, Essai, p. 2i'2. Schmoelders, p. 338, a fort bien remarqué le goilt de notre imam jiour les
fnit f]\ic plusieurs sens ne saisissent pn.s leurs or^'inei no prouvf pas que l'iDlelligeacesott incapalile defâstt le sien, U on osl tle Tadversaire ici comnic d'un hoiuiDC qui (liruit : lows les animaux pour uiaufier meuTHA leur inAclioire inférieure, en ouhlianl lo crocodile <là niout sa niAchoire supérieuro. Qu'ost-oo ijui prouveqM rintoUiRonce n'est pas un sons qui fait exception larnu tos autres, comme le crocodile panai les aniuiaui'/-' Tous les sens se fatiguent h Tusage. ont encore ditiet Philosophes; l'intel%encc au contraire dcTÎeat plfll lucide el plus puissante fi mesure qu'elle s'exerce. - Cela encore, riposte {Inzalî, ne pi-ouve riçoureus«lstB rien. C'est une ohscn'ation sur ia façon dont se coinport l'intelligence, ce n'est pas une démonstration. Si l'intel lifTcucc cnnlimie k fttre en pleine \-îgueur après d'autres sens, l'ouïe, la vue, ont commencé à s'affaîbQ cela peut tenir à ce que l'iutelliircnco est plus jeune, elle n'est nuire que vers la quinzième année; de mW la barhe hianchit après les cheveux, parce qu'elle plus jeune qu'eux.
Et voici nno autre preuve assez curieuse que D n'avons ytas relevée antérieurement . Les Philosoptw| disent : Le corps de Diommo avec ses accidents. ^ forme, ses partie!!, change conlinuollcmenl; il se déC^ et se refait sans cesse, par la nourrilure. par les mal'^ dics; il maigrit, il engraisse, il grandit, si bien que VftJ lâge de quarante ans il ne reste plus dans ce coi^
«IHMlioiu d»nllin>ti.ilciçi* et d« physiologi». Non* ne Murions malh siioem insiiler »ur vecAlt de Mper«>nii»Ul« inteUecInelte.