‹ GazaliChapitre 26 sur 102 · ihsii. I. r- lï · texte numérisé non relu

ihsii. I. r- lï

héritages, doivent èlrc cuiinus par (iupIcjur personne dans une certaine région. Il en est de même des autres métiers, l'agriculture, le tissag-e, la couture, l'art de poser les ventouses, l'administration. Celui qui a créé les hommes avec des besoins, leur a donné aussi les moyens de les satisfaire; et il n'est pas peniiis de s'exposer au dommage en négli geant ces moyens, — Remarquons comme cette pensée est peu fataliste et comme elle porte le caractère chrétien. — Ce c[ui est d'obligation dans ces sciences, ajoute Gazali, c'en est la partie commune et élémentaire ; il ne faut pas regarder comme d'obligation l'étude des procédés les plus délicats dans li's métiers ni les recherches compliquées en calcul et en médecine, car ce sont là des choses dont > on peut se passer, mai» qui pourtant sont bonnes aussi, [ ai l'on n'y voit qu'un moyen d'augmenter l'efficacité de ces arts dans la mesui-e où l'on en a besoin; — opinion I SQSsi modérée que large et qui ouvre à l'esprit, sans I l'y précipiter, tout le champ de la découverte scicnti- I fîque. Il n'y a de positivement blAmahles, selon notre t auteur, que l'art de la magîe et des talismans, et celui ^des prestidigitateurs: sont de droit publie la poésie, ^lorsqu'elle ne renferme pas trop de jeux de mots, et t'I'histoii'e. La grammaîi-c est utile pour l'étude du Livre ■iSaint; la mystique couronne la série des sciences.

L'on peut trouver que la grande science de l'histoire, tsi étroitement liée pourtant aux sciences religieuses et Imoi-oles, est un peu dédaignée. Hormis ce point, ce juf genient snrles sciences est d'un homme raisoiiiialjle, et

il a|)[)i'oclic heaiicoiip (le ce qno 'levait être en ce teiiipslà, et de ce qu'est niL-nif encoi-c aujourd'hui, celui d'un chrétien.

Mais Gnzali a traité d'une manière encore plus explicite le grand problème de l'emploi de la spéculation en matière thénlogitjue, ou de la légitimité de celte sorte de science que les Arabes ont appelé Kalâm. Son jugement à cet égard établira la position exacte qu'il entend prendi'c dans le conflit entre la raison et la foi.

La syl logistique, dit notre imam', et l'argumentation, le Kaidm, sont tantôt condamnées comme l'astrologie, tantôt regardées comme permises à tous. Sur ce sujet on exagère dans les deux sens : les uus voient dans le Kalâm une nouveauté condamnable, et disent que tous les pécbés, sauf le polythéisme, sont préférables à l'étude du Kalàni ; les autres y voient une nécessité et une obligation. Du côté du blâme penchèrent les imams ChAfî'i, M&lik, Ibn Hanbal, Sofyan et-Tauri, et tous les trndittonnistes anciens. C'est à ChAlii qu'est attribué l'avis ci-dessus qui place le Kaldm au premier rang des péchés après le polytliéisme ; on lui prête encore ce mot qu'il aurait dit !\ son Ht de mort ; " Si les hommes savaient tout ce que le Kalam renferme de passions mauvaises, ils le fuiraient connue ilti fuient un lion *. » Ibn

. Ibyà, I, dans li

e des ÇavâHil el-'AqiUd, «eclion 2'. p. 70 et

'?.. S'il faut regarder ces IradiUons comme aulheiitiqti>>«, eltM doivent m rafiporler au spm ancien du mot Kaldm, alors qu'il désignai! l'esprit de dUpute âpre et de cri) *c mallnlealionnée appliqué aux données de la

tA tuéolociif; I>ë «AZALI.

HaDlinl traitait les Moti^knlliiii de Zendi'q^ . et Mftlik faisait cette observation judicieuse ; ■• Ne voyez-vous pas que si radcptc du Kalam rencontre un homme qui est meilleur controversislo que lui, il prendra son sentiment, et qu'il est ainsi exposé fi changer de religion tous les joui-s? » A ces condamnations la tradition ^oute la malédiction du prophète lui-même disant : u Périssent ceux qui sont plong;és dans la mer des disputes 1 >i

D'autre part, les partisans du Kalam le dcûnissent et le défendent ainsi : Le Kalum n'est autre chose que la connaissance détoonstrative de la production du monde, de l'unité et des qualités de Dieu; il onscifrnc la théodicéeparvoie rationnelle. Celuîqui s'y livre doit se garder des querelles, de l'aruraûsité, de l'a nimad version, de la haine, toutes choses qui no découlent pas plus nécessaii'ement de la science du Kalam que l' amour-propre, l'orgueil, l'esprit de dominationne découlentdecellesdcstradïtions, des commentaires et de la jurispiudence. Dieu n'a-t-tl pas dît : " Apportez vos preuves », et : « Que celui qui périt, périsse sur des preuves; que celui qui vit, vive sur des prouves n? Forte parole à invoquer en faveur de la discussion juridique ; et encore co mot où le droit est opposé à la force : <> Avcz-vous pouvoir suc cette atl'aire, ou hien avez-vous une démonstration et une

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