‹ GazaliChapitre 41 sur 102 · I. Poème d« HedJDOUn des Bénau 'Amir; Ihya, II, p. lit · texte numérisé non relu

I. Poème d« HedJDOUn des Bénau 'Amir; Ihya, II, p. lit

[iréniisscs tics dattiers, lUsnif on caressant ses paupières : ce sont les fils aînés du Seigneur, 1,'amour, élevé à ce degré, aboutit à un état de joie en lequi^l disparjdt toute soulTrance; et celui qui aime de cet auiour ne distingue plus entre la giûce etrépreuve, car tout ensemble vient de Dieu.

Si belles cl si hautes soient ces analyses, qui reflètent au reste des manières de sentir toutes chrétiennes, nous regrettons un peu que Guzali se soit laissé si tôt et au détriment de la composition de son chapitre, emporter dans la mystique; nous passons sur ce qu'il dit encore, par manière d'opposition, de la haine selon Dieu, et nous retrouvons avec plaisir, quelques pages plus loin, de johs mots sur les droits et les devoirs de l'amitié.

Le lien de l'amitié, dit-il ', unit les amis coimuc le lien du mariage unit les époux. Il engendre des devoirs, aussi bien que l'union conjugale. Ton frère, enseignet-il en usant volontiers du mot de frère au lieu du mot li'ami, a des droits sur toi, sur tes biens, sur ta langue, sur ton travail, sur ton cœur. La comparaison employée par le prophète de deux amis avec les deux mains qui se lavent l'une l'autre, est le symbole de l'association pécuniaire qui doit exister entre eux. Le moins que tu puisses faire est de traiter ton ami malheureux comme l'un de tes ser\iteurs, et de lui donner <pielque chose de ton superflu si tu en as, sans le forcer à le demander ; si tu l'obliges à t'en prier, tu es à la dernière limite des devoirs de l'amitié. Il est meilleur de traiter ton ami

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