‹ GazaliChapitre 44 sur 102 · I. V. FreylBR, Arabum proverbia, Bonn · texte numérisé non relu

I. V. FreylBR, Arabum proverbia, Bonn

3. Zimaklichari, orieiaaire du Kharizm, vtvut de iG7 à &3S. Son reeuetlde moral einlikulé u Im collkm <l'i>rD[n(uiil7 ez-ZehabjaelèpiusieuvA foit Iraduili cilons Itnrbivr <]<< Meynard, les Colliers (For, alloeutlons worales de ZntnnkliBhari. leitc, trad. et roinm. , tiitrait du Journal AtiaUt/ue, Potis. 1b;i>.

3. Kl-AbrhJlii é^<t mort vert B.'iO . Une [raduclîon rriin(;aiae du Moalaliaf i. liai, Paris-Toulon, 1M1I9; deux vol. parm.

moiigold dans leurs luttes contre le Khalîfat et les Mélâliitlch, comment il eonstruisit pour eux îles oliservatoires et des tables astronomiques, et fit <les recensions des ouvrages mtithéiiiatiquest des Grecs '. Onsait moins, en rcvauclie, que ce savant fut aussi un jibilosophe et un moraliste, et qu'il écrivit un traité de morale en pei'san, intitulé « les mœurs ANàser >i (AMltigi-\dseri), qni ost l'un des principaux chefs-d'œuvre en ce genre qu'ait produits le moyen âge. Ce livre a en outre pour nous cet intérêt tout spécial de représenter une forme de morale claircm(>nt distincte de celles que représentent les écrits de Gazali, et qui n'est autre que celle de l'école philosophique. Naslf ed-DIn de Tous est en Orient le seul grand auteur postérieur à Avicciine que les caractères généraux de son œuvre et de son esprit permettent de classer dans l'école des Philosophes, le seul que l'on puisse considérer comme un disciple d'Avicennc dont il commenta les IcMràt; k ce titre il est 1res notaUe à nos yeux.

Sa morale, ainsi que nous le verrons sons peine par quelques citations mallieureusement trop courtes, est une morale surtout constructive, comme la psychologie d'Avicenne à laquelle elle est éti-oilement liée. Le goût du nombre et de la symétrie, qui en fait la beauté dons l'ensemble, lui nuit d'autre part unpeu dans les détails,

I . llUtoire Ha Mongols île la Perse, |)ir R»«bid cl-Din, cJ. et trsd. QualreraËre. Paris, 1830; el notre mémoire, les Sphèret ctlestei aeton Nnsir ed-Dlii At-Tousl, Iniéré en appendice dans Recherches ivr l'hitloireilcrnslruiiomie niicfeHii/', parPaul Tntinerj. Paris, 1893. — Nualr ed-Dlii Tousi ïécul de an' ii ù~l.

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parce (ju'il contrarie parfois robsei'\ation ; il force l'auteur par exemple à distinguer des vertus ou des vices que l'expérience commune voit presque confondus. Ces procL^dés de construction pour ainsi dire géométrique employés en morale contrastent avec les procédés de fine analyse et de précise observation que nous avions admirés chez Gazalî; ils opposent l'astronome de Tous à rîmam son compatriote, comme l'esprit des sciences malliÉmatiques s'oppose à celui des sciences physiologiques. En somme, — et je dis ceci pour les lecteurs non orientalistes qui désirent garder une impression synthétique et nette sur cette difficile matière de la morale dans l'islam, — en somme l'on peut représenter les systèmes moraux qxd ont paru dans le monde musulman, abstraction faite de la morale juridique représentée par les imams fonilateurs de rites, par trois grands noms : Cazali, le plus grand des trois de beaucoup, exprime la morale psychologique, à tendances mystiques, liée indissolublement à l'ascèse ; Ibn Moskowélh exprime la morale demi-intuitive, demi-expérimentale, moins savante que populaire, moyenne, un peu flottante et légèrement agnostique des dictons et des fables; Nastr ed-Dtn Tousi, la morale systématique des PhQosopbes, en propres tenues la morale scolasliquc. Disons donc quelques mots de cette dernière.

1. Les Atlilûiii-!\'dferi ont été plusleuri fois pabliécs en Orient; BOUS en perlons d'apiti une iilbographie de Lucknotv. 1S3I île J.-C. &08p.— SpreDRera ronMcré une noie A cetoiiTrage. ZeifscA.d. Deiitscli. Morgenl. Gesetlschalt. l. \\\\. p. 539-3'il.V. aussi E. Fris»el, TrunsacliOHi de la Soc. tilt, de Bom'my, t. I, \<. i'S,

Le traitii des mœui-s ' fut composé, au lomps où Nasir cd-Dln demeurait dans le Kouhistau, sur l'ordre du gouverneur de cetl« province, Nôspr fd-Dîn el- Mobtachani. il avait été demaudé à notre auti^ur de traduire de l'arabe en persan le livre de la pureté {Kitâb et-tahômt) d'Ibn Moskowélh, \\ rédigea à ce propos une sorte «le commentaire de ce livre qui traitait seulement de l'éthique; puis il y ajouta un livre sur la politique et un autre sur l'économique; ces trois parties réunies constitué Le ut son ouvrage.

Selon la méthode des philosophes, Naslr ed-Dln se demande d'abord quel est « l'objet » de la science morale; il répond que c'est l'àme, et détinissant l'Ame, il classe la morale parmi les sciences k la manière des philosophes. De l'énumération des facultés de l'ame, il tire par des voies logiques, presque mathé»i»tiques, celle des vertus et des vices. Il compte (quatre vertus cardinales ' qui sont : la prudence, le courage, la tcmpérauce et la justice ; ces vertus donnent lieu ensuite à des subdivisions; il déduit les vices des vertus de deux manières, d'abord en considérant ceux-làcommc le contraire de celles-ci; ainsi â ces quatre vertus s'opposent quatre vices fondamentaux- : l'ignorance, la pusillanimité, l'avidilé, la tyrannie; ensuite en considérant les vertu» comme un tonne moyen et les vices comme les deux ' extrôme», ou encore, ce qui est plus subtil, les vices comme une corruption de la nature delà verlu. Em-

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