Tholuck, Stiifiimus, Berlin
4. A. Meri, IiUe und Grundlinien eiare allgeiiivinen Geicliichle der MystU, Heiie]hers, 18U3.
niit d'abord en prison; puis touché par sa patience et vaincu par son éloquence, il le renvoya avec honneur en Egypte. Beaucoup de paroles et de traditions mystiques sont attribuées à Dou'n-Noun.
Bayézid Bestanii était originaire de la viile de BestAni, dans le district de KouniÈs. II se consacra à la vie ascétique en SjTie. Il vit une grande quantité de docteurs, cent treize docteui-s. dit assez bizarrement l'auteur du Tezkereh, ce qui indique du moins (pi'il avait une vive curiosité d'esprit, et permet de croire que. dans ce grand nombre de docteurs, il en rencontra de chrétiens. Revenu à Bestam, il n'est plus compris par ses compatriotes qui, à cinq reprises, le chassent de leur viEe. Son tempérament senJjle ardent et hautain. Comme saint Antoine il est tenté d'orgueil; il croit être le premier docteur de son temps. Ayant scruté quarante ans les replis de son cœur, il s'aperçoit encore au bout de ce temps " qu'il a une ceinture de paganisme autour des reins », c'cst-à-dii-e qu'il a des penchants qui vont ailleurs qu'à Dieu- 11 prétend avoir été nourri pendant quarante ans d'une nourriture surnaturelle. Il compte une quantité de degrés mystiques; Dou'n-Noun en distinguait seulement trois: l'étonnement, la proximité de Dieu et l'union intime, itestaoïï parle de deux principaux degrés qui sont très élevés : la proximité et l'anéantissement; il faut qu'il parvienne à. la station de ■< l'anéantissement » pour trouver Dieu ; noui> apprécierons plus tard le sens de ce terme. 11 accomplit une ascension au ciel, un mi'rûdj, comme Mahomet. Évi-