I. Ihya, IV. p
î. lliya. IV, |i. 2h9.
LA UrSTIQCE «E GAZALI.
dirigent- — Dieu, ilit-il encore, ne regarde pas votre extérieur ni vos richesses, mais vos cœurs, parce que les cœurs sont le lieu des inteutions. Supposons un homme ayant de la science et de l'argent, et qui s'en sert pour faire de bonnes œuvres; prés de lui un autre homme qui n'a pas les mêmes dons, mais qui dit dans son cœur : si j'avais ee qu'a celui-là, je voudrais faire les œuvres qu'il fait ; le second de ces hommes a devant Dieu le même mérite que le premier. Dans une des campagnes du prophète, un homme du parti des musulmans s'aventura pour aller comhatfre un ennemi dont il désirait l'âne, et il fut tué dans cette conjoncture : On appela cet homme le martyr de l'âue, conformément h son intention.
Hainteuant empruntons encore à (iazali , h propos de la crainte et de l'espérance mystiques, l'exemple d'une de ces analyses de sentiments moraux dans lesquelles il excelle.
La crainte, nous dit-il ', c'est la bnllore du cœur à la pensée de l'arrivée possible d'une chose haïe. Le véritable ami de Dieu, celui dont la Vérité possède tout le eœur, ne s'inquiète pas de l'avenir et il n'a ni crainte ni espérance ; il est dans un état plus élavé que la crainte et que l'espoii", car ces deux sentiments sont deux baltes de r&me dans son progrès vers Dieu. La crainte, dit un traditionniste, est un voile entre Dieu et l'îlmc; et nu