Le Bovtlaii, p
SLR LES POÈTES MYSTIQLT.S PERSANS. 281
peut être de la morale naturelle; ce ne peut pas être de la morale indienne. Et ce qui prouve que, malgré SCS voyages, Saadi ignora Mnde pLilosophique, c'est le singulier récit de son aventure au temple de Somenat', dans lequel il confond les Brahmanes avec des idolâtres, et croit que le brahmanisme a pour livre saint le Zend Avesta.
Férid ed-Din Altar^ est parmi ces poètes celui dont la composition est le plus méthodique, et qui sait le mieux passer, dans la forme, des sentences les plus sèches aux mélaphores les plus enflammées; c'est l'un de ceux qui donneni le plus, au premier abord, l'illusion de la profondeur métaphysique et la sensation de l'influence indienne. La profusion des images en certaines de ses œuvres, leur abondance, leur extraordinaire intensité éveillent en l'esprit du lecteur une impression d'art hindou , et souvent même on trouve chez lui des traces do ce vertige de la multiplicité tout à fait caractéristique de l'Inde ; » Il faudrait, dit-il*, que celui qui s'engage dans la voie mystique, eût des nùlliei-s de cœurs vivants, afin de pouvoir à chaque instant les sacrifier piu" centaines. »
Et cependant, que l'on lise avec attention les écrits d'Attar, qu'y voit-on? Le métaphysicien s'évanouit hientôt derrière le mirage souvent un peu vide de cette