Mefhnéri. III. p
LES POÈTES MVSTIQCES PERS.WS. 299
mois et les années sont les esclaves de cette lune. Lors- . qu'il parle , il ordonne les états ; lorsqu'il veut, il donne une Ame aux corps. . . Il opère de sa main la transmutation des états ; celui qui change à l'attouchement de cette main est celui qui l'aime! Quand il la veut, la mort même devient agréable, la poussière et la cendre sont comme le narcisse et la jonquille... Celui dont l'amant est tantôt dans l'abondance, tantôt dans la disette, n'est pas servi par cet amant; celui-ci le néglige; et celui qui va de ci là et qui est négligent ne plaît pas. « Je n'aime pas les u tièdcs ' » . Celui qui est tantdt aimable et tantdl languissant, un moment eau, un moment feu, est comme le signe de lalune, mais il n'est pas la lune; il est la peinture d'un Bouddha, mais U n'est pas éveillé (Bouddha). Le soulî est « fils (lu temps ". Il s'attache au temps comme à un père. Mais le pur est plongé dans l'amour, et rempli de puissance ; il n'est plus petit enfant ; il ne s'occupe plus des temps et des états; ïl plonge dans une lumière qui n'est née de personne , « qui n'engendre pas et n'est pas « engendrée - " ; c'est Dieu, »
Rounii poursuit cette exhortation en excitant l'âme à la recherche de Dieu ; que l'Ame ne s'effraie pas de la hauteur du but; le but n'importe pas ; c'est l'elfort pou l'atteindre qui sera compté : » En quelque état que tu te trouves, cherche toujours : celte recherche te U\Tera ce que tudésires; elle est ton armée, ta victoire et ton étendard. Elle est comme le cri que jette le coq pour