I. Coran, VI, 7C
•i. Coran, CXII, 3.
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appeler le matio. Quand lu uauraîs pas d'oulil, cherch* tout de môme ; il n'est pas besoin d'outU sur la route i Seigneur, n
Il passe vraiment un grand souffle dans tout ce mo^ ceau où le poète tSche dôlever l'Ame à la conception J plus haut amour. Itoumi a un sentiment très large A9 l'importance de l'elTort et de la disposition intérieure d l'Ame; il professe la religion du cœur; il va cherchei dans les profondeurs de la sensibilité et de la volonU les origines de la vie religieuse ; les formes extérieure! qui la manifestent sont vaines à ses yeux, relativement k ces mouvements qui s'accomplissentau fond. Danscelta doctrine, au reste, Koumi s'accorde d'une façon gén&* raie avec tout le souEfimc, orthodoxe ou non; et je ae verrais aucun scepticisme, mais seulement un vif senti* ment religieux dans des expressions telles que celles-â' quisont tirées de l'apologue sur >' Moïse et le pasteur'» morceau aimé des Orientaux : Moïse a blftmé un pau^ vre berger pour sa façon de prier; Dieu reprend Moïse de sa sévérité et lui dit entre autres choses : n A cfaaqua personne j'ai donné sa nature ; chacune a safaçon de s'ex-^ primer. Pour lui ces mots sont une louange; pour toîilfl seraicntun blflme... Aux flindiens leurs expressions, aux Sindiens les leurs. Je ne suis pas purifié par leurs doxologies ; c'est eux qui deviennent purs en répandant ces perles en mon honneur. Nous ne regaixlons pas le motet la langue; nous regardons l'Orne et sa disposition. Nous observons le cœur, pour voir sil est contrit, quoique ts l. Methnivi, II, p. îSâ.
St'R LKS POÈTES MYSTIQUES PERSAXS. 301
l'parolc émise par les Icvi-es soit impropre; car le cœur ' est la substance, la parole, l'acciilent ; l'accident est l'accessoire ; la substance est le but. Assez de ces formules, de ces métaphores et de ces conventions. Je veux une brûlure, une brûlure énergique comme celle de ce pasteur. Allume dans ton lime un feu d'amour, ô Moïse, qui enllanime d'un bout à l'autre l'idée et l'expression. » Puisque nous avons dit ([ue Roumi semblait être, non seulement un grand poète et un ardent mystique, mais r aussi un assez profond métaphysicien, empruntons- lui, ■ pour finir, des passages dans lesquels il a cherché à expliquer par la bouche d'un Kadi l'origine du divers, du multiple et du mal. L'on trouvera pcut-ôtre que son langage n'est pas partout également clair, et qu'il y a plus de netteté dans l'exposé qu'il fait des difficultés de la question que dans la solution qu'il en fournit. En tout cas verra-t-on avec intérCt qu'eu définitive c'est à la révélation chrétienne qu'il emprunte ce qu'il dit de meilleur sur ces redoutables mystères devant lesquels l'imagination s'ajTôte, la raison se trouble et la langue bégaie. Vn souli interroge un Kaih ' : « Puisque l'or, dit-il, vient d'une seule mine, pourquoi est-il utile ici et là nuisible? Puisque tous les êtres sont l'œuvre d'une même main, pourquoi l'un est-il prudent et l'autre fou? Puisque ces ruisseaux découlent d'une même mer, pourquoi celui-ci est-il doux et celui-là empoisonné? ■l'uisque toutes les aurores viennent du même soleil,