‹ Gazette des beaux-artsChapitre 121 sur 148 · CATHEDRALE DE BARI · texte numérisé non relu

CATHEDRALE DE BARI

La cathédrale de Bari date du xi* siècle ; on rapporte que l'évëque Byzantius, qui la fit construire, fit venir de l'Ile de Paros de grandes

colonnes de marbre ; les archevêques Nicolas et Hélie continuèreat l'œuvre de la cathédrale. En 1156, Bari Tut détruit par Guillaume le Mauvais; les églises eurent beaucoup à souffrir : l'archevêque Jean répara les dommages, lit quelques améliorations en donnant plus de grandeur aux baies qui éclairaient l'édifice ; on restaura et on consolida la construction. Jean y fit déposer le corps de San Sabino, qui avait été trouvé sous l'autel de l'ancienne cathédrale; l'inscription suivante, lue par Cghelli dans la crypte, l'indique bien ' :

Tumbabeali membra Sabini coDlioet iala ... Coodidit hicprssut illa Qum Bari primas primus paierecit Helia.*, Tandem sanctorunt sublimatore favente Drbs et Bareasis paire consolala Jeanne Qui simplez, pistus, prudens piua atque puclicua Basllicam islam vetarem nimis et tenebrosam, Dt decet et decuit, digao cuUu reDOvavît. Cnm tribus hanc aris pojtquam de more sacravit In média sancli Sabini membra locavit, Quœ Hagdaleoœ sub hoDore gacrs Harife Membronim non est primi quoque Uartjris expers. V. Idus febr. Ind. IV.

Depuis ta fin du iii* siècle, la cathédrale n'a pas éprouvé de changements importants jusqu'au iviif siècle. En 1267, le campanile s'écroula pendant un violent tremblement de terre. On le reconstruisit presque aussitôt, et tel il est encore aujourd'hui.

Cette église, sur le même plan que Saint-Nicolas, a sa nef intacte comme disposition, et n'a pas été, comme celle-ci, encombrée par deux grands arcs intérieurs ; mais toute la construction a été revêtue, au siècle dernier, de stucs d'un rocaille tout italien, ce qui enlève à cette église la majesté que lui donnait sa disposition en forme de basilique. Le tambour octogonal de la coupole est d'un aspect presque arabe, mais le campanile élancé, qui s'élève à côté de la nef, a plus encore le caractère oriental. Les masses sont absolument arabes, et plus qu'à Traoi on reconnaît l'influence de l'Orient.

Les façades latérales sont anatofjues à celles de Saint-Nicolas, aussi fermes et aussi fines.

A la hauteur d'un étage, à la façade postérieure, se trouve une fort belle fenêtre dont nous donnerons une description détaillée. C'est an d€3

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