REVUE MUSICALE
ceux de nos lecteurs qu*étonnerail le titre de cet arliclc nous devons deux mots d'explication. La Cmellc des Beaux- Arts réservera régulièrement, àpaitird'aujourd'hui, un certain nombre de pages à la critique musicale. Les motifs principaux qui nous ont déicrminé à introduire cette innovation dans l'économie du journal sont, d'une part, les sollicitations réitérées d'un grand nombre de nos abonnés ; de l'autre, le rôle chaque jour grandissant de la Musique dans le mouvement artistique de la France. Bien osé qui prétendrait refuser encore à cet art magnifique des sons, qui tend de plus en plus à s'identifier avec l'expression des sentiments humains, le droit de marcher sur un pied d'égalité avec ce qu'une philosophie un peu étroite appelait les Beaux-Arts, par opposition à d'autres arts jugés inférieurs. Il n'y a, en réalité, aucune raison sérieuse pom- tenir la Gazettek l'écart d'un champ où son action peut s'exercer utilement et avec une entièi-e indépendance. Sa situation, libre de toute attache avec les artistes, dégagée de toute influence de coterie, de toute tendance exclusive, lui permettra de servir ënergiquement la cause du Beau, tout en défendant les intérêts du public.
Nous avons confié cette tâche délicate à notre ami et collaborateur, M. Alfred de Lostalot, qui s'est à maintes reprises occupé de critique musicale et dont la compétence éprouvée nous est connue depuis longtemps.
a Je ne suis, et je crois fermement qu'on ne doit ôlre, en art, non plus qu'en quoi que ce soil, d'aucun parti, un parti étant um partie de vérité et non la vérité complète. Que rémotion me vienne de Mozart ou de Roasini, da