‹ Gazette des beaux-artsChapitre 17 sur 148 · La Reitaittance de» arts à la cour de France, I, iS · texte numérisé non relu

La Reitaittance de» arts à la cour de France, I, iS

lA P:iRIFlCATION

de la Benahsance des arts? n Les qualités qui disUnguent la France, dit-îl, sont la clarté en tout, dans le coloris comme dans le dessin, dans l'efiet comme dans la composition. La poésie fait place à l'imitation positive, qui donne, en compensation la grâce et quelquefois la vie. L'Allemagne cherche le sentiment, et, quand elle ne le trouve pas, elle l'exagère, cachant sous une naïveté étudiée beaucoup de prétention impuissante. En Espagne, l'art a un beau parler, entaché toutefois d'idiotismes flamands et italiens. Quant & l'Angleterre, la langue des arts y est aristocratique comme ses habitudes, dégingandée comme ses habits et ses tournures, et je ne sais vraiment où ses peintres ont cherché, ofi ils ont parfois trouvé la couleur. Une étude patiente, guidée par une critique sévère, prouve sans contestation possible que la France surpassait au un* siècle toutes les autres nations dans la pratique des arts. Nous n'avions de rivaux qu'en Italie et de « maîtres qu'en Grèce, n Avant que le Pérugin et Léonard de Vinci fussent venus au monde, ajoute plus loin ce chaud partisan de l'art national, entraîné peut-être un peu trop loin par un légitime sentiment de réaction, Fouquet peignait comme l'Italie ne se doutait pas qu'on pût peindre, et Michel Colombe sculptait comme l'Italie a sculpté cinquante ans plus lard*, n Du reste, l'Italie elle-même rendait hommage à l'habileté de sa rivale et en particulier des artistes parisiens. Déjà le Dante célébrait dans un passage fameux

L'oQor di quetl' arte Ch' alluminare à chiamaia io Pariai *.

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