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s'en trouve-1'il une demi-douzaine qu'on puisse regarder avec plaisir. En faut-il induire qu'on ne dessine plus? Certainement non. Rappelons- nous plutôt les belles études de MM. Puvis de Chavannes, Paul Baudry, Meîssonier, Ulysse Butin, Bibot, Léon Lhermitte, Charles Cazin et M"* Marie CazÎD, qui figuraient, au commencement de cette année, à l'exposition de dessins modernes organisée à l'École des beaux-arts. En outre, il nous a été douné fréquemment de voir des croquis vraiment remarquables de MM. Fantio-Latour, Bastien-Lepage, Boll, Gervex et leurs émules. Tout peintre laborieux crayonne sans cesse et se montre te! qu'il est en ces crayonnages libres et nets qui s'entassent dans des cartons d'atelier, s'y estompent et s'y détruisent. Pourquoi ne donnerait/-on pas de l'extension à la section des dessins, en renvoyant à l'Exposition des Arts décoratifs les faïences, émaux et porcelaines? Je voudrais que l'on fit de la place pour que les auteurs de toiles importantes pussent exposer, en même temps que leur œuvre et à titre de documents, quelques-uns de leurs croquis préparatoires. Je voudrais aussi que l'administration des beauxarts n'acbetât pas un tableau ou une statue, satis y joindre, autant que possible, un choix des études dessinées qui en ont fixé les formes par avance. Quelle précieuse collection on réunirait ainsi, à peu de frais, et comme elle serait utile dans l'avenir! Mais il n'y a point k se faire illu~ sion k cet égard : on ne songe à recueillir les documents qui expliquent une génération que lorsqu'ils sont dès longtemps dispersés et que le contrôle en est devenu impossible.

Les dessins de M. Lhermitte ne rentrent pas dans la catégorie que je viens d'indiquer. Ce ne sont pas des dessins de travail, ce sont des tableaux au fusain, et ce genre de production lui est propre. Les deux compositions qu'il a exposées, cette année, dans la section des dessins, sont de ce caractère et de cette exécution forte et large qui font de lui un maître incontesté. J'aime plus que je ne saurais dire cette grande scène simple, intime, prise sur le fait, intitulée la Veillfy. C'est la salle commune d'une grosse ferme de la Brie ou de la Champagne, meublée du vaste lit à colonnes tout drapé de ses rideaux, de ta haute pendule enfermée dans .sa boite grossièrement peinte de fleurs et d'oiseaux, de la longue table des repas, de bancs et de chaises rustiques. Aux poutres du plafond, des paniers sont accrochés et la lampe fumeuse, suspendue au milieu, fait rayonner de tous côtés les vacillantes clartés de ses trois becs. Les femmes des maisons voisines sont venues là pour passer la soirée à filer en devisant. Les unes se tiennent au rouet et travaillent ; d'autres causent entre elles, assises ou debout, et la petite fille de la fermière joue, d'un air sérieux, .-issise devant la table entre

sa mère et sa grand'mère. On ne peut rien voir de plus naturel" et, par là même, de plus intéressant. Un autre dessin de M. Lhermitte, la Plumerie, nous montre des paysans plumant des volailles dans une bassecour. Les plumes vont tomber, i;à et là, dans des cuviers, et l'on jette les poulets en de grandes corbeilles qui partiront, demain matin, pour les balles de Paris. C*est une scène pittoresque, exprimée sincèrement, avec un grand talent et d'un esprit plein de santé.

Une impression de profonde et rêveuse humanité se dégage toujours des dessins de M"* Gazio, aussi bien que de ses sculptures. Une Temme de la campagne, les cheveux relevés, raccommode une pièce de son habillement. Penchée sur son ouvrage, elle s'absorbe en ce qu'elle fait, paysanne du corps à t'&me, incapable de ne pas être tout entière à son labeur présent. Ce n'est qu'un croquis tracé sur la toile blanche du bout d'un pinceau trempé dans une couleur brune, mais c'est personnel et frappant. Ce même signe très pénétrant signale également le dessin do M"* Cazin, d'une exécution beaucoup plus poussée, intitulé Méditation. Ici une jeune femme, à la physionomie austère, assise à l'écart, un livre sur les genoux, s'interrompt un moment pour suivre ses pensées graves et douloureuses. Les œuvres de M™ Cazin ont quelque chose de si saillant, je dirais volontiers de si poignant, qu'elles s'imposent au souvenir. On lui demanda naguère de modeler une grande figure pour un tombeau : je crois toujours avoir sous les yeux la rude et pensive statue qu'elle mit au jour. Sur un tronc d'arbre coupé au pied, mais d'où s'échappaient, comme un présage d'espoir, quelques branchetles reverdissantes, une solide paysanne était venue s'asseoir, revivant avec ses morts aimés et comme leur parlant d'abondunce de cœur au-dedans d'elle-même. Je n'ai jamais vu un plus pur et plus doux hommage rendu par ceux qui vivent à ceux qui ne sont plus. Ce n'était point l'image du regret; c'était l'image de la consolation, ou, mieux encore, celle de la foi, de l'alTection, de la communauté des sentiments qui bVave toutes les funérailles. Qu'est devenue cette sculpture que je ne retrouve pas au paUis de l'Induslrie? L'a-t-on érigée quelque part, sous des arbres, à l'angle d'un cimetière villageois? Cela doit être. 11 me semble qu'une éternelle sérénité habitera jusqu'à la fm des temps te sépulcre aussi dignement gardé. J'ai touché un mot, en passant, de la belle Tête d'étude à la plume et à la sanguine dessinée par M. Marc-Aurèle. On m'a dît que ce morceau remarquable était le carton d'une peinture exécutée sur un plat de faïence pour M. Deck, et où l'artiste a couronné de lauriers la tête accentuée de son modèle. Ce que je sais bien, c'est que ce dessin est une pièce de musée. Il est à propos de louer encore les croquis de mendiants

italiens de H. Panl-Étnile Blanc. Cet artiste peu copnu, et qui habita Naples, a des qualités de dessinateur nullement ordinaires. Il a fréquenté les pauvres de la Napolitaine et les gueux qui vont au soleil ; il sait de quelles loques ils s'habillent, comment ils vous tendent la main et de quel œil ils vous regardent. Ses tableaux ne sont ni séduisants d'aspect ni d'une facture intéressante, mais examinez à loisir ses études de vagabonds, crayonnées ou gravées, aux lignes volontaires, nettes, hardies, sincères. Les misérables ont en lui quelqu'un qui les comprend.

11 serait superflu de qualifier longuement à cette place le dessin d'illustration. Une époque qui a besoin d'extérioriser foutes ses pensées, qui a soif de tout savoir, de tout voir et de tout senUr, devait, par la force des choses, tirer un immense parti de l'illustration des lixTes. Ce qui n'était, il y a cent ans, qu'une aimable superfétation, est pour nous presque une nécessité. Nous avons une grande foule d'illustrateurs de profession, dont quelques-uns sont des artistes vraiment distingués; mais voilà que, peu à peu, nos peintres en renom se prennent de goût pour ce genre de production et, selon leurs aptitudes, crayonnent assez volontiers quelques images à glisser dans un roman ou dans un journal illustré. On a des illustrations de M. Bastien-Lepage, de M. Gwvex, de M. Dantan, de M. Détaille, de M. Dagnan-Bouveret, de M. Ribot, de M. Benjamin Constant, de M. Jean-Paul Laurens... Les dessinateurs qui se sont le plus honorés, depuis dix ou douze ans, — en dehors de M. Daniel Vierge, qu'une cruelle maladie a préoiaturément arraché k son art, avant même qu'il ait pu achever son chef-d'œuvre, l'édition de Doa Pablo de Ségovie, — sont MM. Lançon, à qui nous devons de surprenantes séries d'eaux-fortes et de croquis sur la guerre de 1870, sur la campagne des Balkans entre les Turcs et les Serbes, sur Londres et la vie populaire anglaise et sur la vie des bëtes fauves ; M. Renouard, qui étudie et dessine avec une fidélité originale et d'un crayon mordant tous les dessous de Paris, depuis les coulisses de l'Opéra jusqu'aux cellules des prisons, et qui a exposé, cette année, une très véridique Messe à Mazax, et M. Georges Jeanniot, qui est en voie de prendre une des meilleures places parmi les peintres militaires et qui a publié jusqu'ici d'innombrables dessins d'actualité, retraçant au jour le jour, d'une extrême vivacité de main, les changeantes physionomies du monstre parisien. Dieu sait, ausurplus, tout ce qui so publie et s'éclaire de vignettes, de gravures ou de dessins reproduits en fac-similé! Les nouveaux procédés de reproduction typographique ont assuré à l'illustration une importance considérable, en lui proairant du même coup la possibilité de se maintenir à une certaine hauteur d'art. Constatons, & ce sujet, que le perfectionnement toujours

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croissant des moyens matériels nous ramène exactement au goût àa moyen âge pour les livres ornés de parlantes images. On avait cru que l'imprimerie tuerait l'enluminure ; la voici qui reparaît sous une autre forme, grâce aux prc^rès de la typographie. Ainsi le salut nous vient de ce qui avait causé le mal, et tout se ligue afin de justifier notre thèse : que nous renouons, par delà les siècles écoulés depuis la Renaissance, au pur mouvement français du siècle de Charles V.

Dispensez-moi de vous entretenir des aquarelles. Tout ce qu'on voit au Salon en ce genre est médiocre, connu ou dépourvu de signification. La plupart marquent d'ailleurs une f&cheuse tendance à pousser la peinture à l'eau dans le sens du fini le plus commercial. \Tant pis pour qui demande à l'aquarelle la vigueur et la densité de la peinture à l'huile I L'inachevé du croquis lui convient par encellence. Elle ne veut pas être forte et lourde; il lui plak d'être blonde, légère, librement tachée au gré de l'impression et enlevée de verve. Le peintre ta jette sur son papier à l'improviste, en se jouant, de même que le Ullérateur sincère prend ses notes, et elle doit nous rendre le plaisir qu'il a éprouvé. Jules Jacquemart la comprenait ainsi . Comprise autrement, elle fait double emploi avec la peinture k l'huile et n'atteste généralement que le vil désir de plaire à tout prix.

On a remis, depuis peu, le pastel à la mode. Le pastel a facilement de la consistance et tout ensemble de l'harmonie. Je ne reviendra point sur les excellents portraits de M. Besnard, touchés de la sorte avec des crayons de couleur, ni sur les Pêcheurs de Skage» au crépuscule de M. Kroyer, mais je tiens absolument à saluer une tète de jeune femme brune, décolletée, les yeux bleus, le front couvert et les lèvres épaisses d'un rouge voluptueux, en grande robe à large collerette, crayonnée de la plus spirituelle manière par H"* Breslau ; à louer une autre tète de

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Parisienne en chapeau rond et à plume noire, physionomie de nénotîque au teint verdàtre, pour laquelle M. Hellen a prodigué ses gris les plus subtils, et à mentionner une tête de petite fille, modelée grassement à l'aide du pastel écrasé sous le doigt, par M°^ Annie Ayrton. Je veux, d'ailleurs, m'arréler un peu plus aux envois de M. de Nittis, peintre délicieux et pastelliste ratTiné.

Cinq ou six ans déjà passés, l'artiste paraissait avoir renoncé au Salon. On voyait, de temps à autre, des œuvres de lui en des expositions particulières, mais son nom ne paraissait plus dans les catalogues ofijciels. Tout d'un coup, deux des plus charmants tableaux de M. de Nittis, sa célèbre Place des Pyramides et sa Vue des ruines des Tuiltrics, sont entrés au musée du Luxembourg ; le peintre a envoyé au Salon triennal de 1883 sa Soirée dans le monde et àenx paysages de Touraine (notamment une charmille qui fit sensation], et voilà qu'il figure au Salon actuel avec un pastel d'une incomparable grâce parisienne et deux peintures de choix. L'une de ces toiles nous fait assister au repas d'une jeune femme et d'un enfant, déjeunant sous un berceau de feuillage et s'égayont à donner la becquée à une troupe de -canards qui accourent, en longue file, à travers la pelouse ensoleillée. L'opposition de la lumière chaude et de l'ombre limpide est ménagée avec un art délicat, et l'on apprécie à sa valeur la fine indication des natures mortes sur la nappe blanche. Le second tableau, la Gardeune d'oits, est un paysage trempé de pluie, remué par le vent. La pastoure tient le bord d'un large chemin tout strié d'ornières. M. de Niitis lui a laissé la place qu'elle occupait dans la réalité. L'homme est si peu de chose, après tout, au milieu de la nature ! Mais, si je goûte infiniment l'uo et l'autre de ces envois, — et surtout le paysage, — j'avoue que le pastel « fleurs d'automne » me ravit pariiculièremenl. Qu'est-ce donc? oh! presque rien : le portrait d'une jeune et svelle Parisienne, en robe courte feuille morte, debout parmi les verdures pâles et jaunies et les discrètes fleurs de la nature automnale. Pas ombre d'idée philosophique ; rien autre chose qu'une jeune fille élégante, vêtue à ravir, douce à regarder. L'auteur de ce portrait est, certes, une des plus souples organisations d'artiste que je sache. Faisons fête à son œuvre et gardons-en le charme exquis dans les yeux.

Où en est notre école de gravure? Le Salon de 1884 n'a pas apporté à cette question une réponse bien catégorique, mais on n'en doit pas

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moins d'altenlion aux estampes exposées. Voici, en quatre mots, notre sentiment sur l'ensemble : la taille-douce classique perd de plus en plus de sa faveur ; l'eau-forte n'a jamais été plus prospère et la gravure sur bois se meurt. A considérer les choses au point de vue de l'ancienne critique, il y a matière à se lamenter. Au contraire, si l'on est imbu de cette idée naturelle que la gravure, ayant à serrer d'aussi près que possible le caractère des œuvres qu'elle traduit, a toute latitude de se transformer comme la peinture, on rend justice à l'elTort de nos graveurs. La même distance qui sépare les planches d'Rdelinck des estampes de noire temps sépare les compositions de Nicolas Poussin des visions de Delacroix et des humbles grandeurs de la vie rurale fixées par Jean-François Millet.

Le moins sagace devine aisément pourquoi le goût public s'est retiré peu à peu de la taille-douce proprement dite. C'est qu'elle ne répond plus à ce qu'on attend présentement de la peinture, et que, par conséquent, elle implique une trahison. Le burin est un outil difficile à manier : les travaux dont il couvre la plaque de cuivre sont, forcément d'une austérité rigide et d'une monotonie plus propre à rendre des combinaisons de lignes académiques que des formes surprises sur le fait, baignées de lumière diffuse et d'air transparent. Lorsque les peintres s'éloignent par degré de ce qu'on a nommé fort arbitrairement le style historique, il était naturel que les graveurs cherchassent des formes plus souples, des pratiques plus expressives, en rapport avec ce qu'on leur donnait à interprêter. Sans renoncera l'emploi du burin, ils ont donc amoindri son rôle au proQt de l'eau-forte. La vieille école burinait patiemment sur une préparation mordue à l'acide, mais très légère et principalement destinée à diriger le tranchant de l'outil. Aujourd'hui la gravure est presque entièrement creusée du premier coup par l'eau-forte, et le burin, ou la pointe sèche, ne vient que pour compléter certains modelés et ajouter çà et là des accents. Le graveur n'hésitera point, du reste, à recourir à des moyens dilTérents et que nos pères n'eussent pour rien au monde ensployés à la fois ; il usera ici d'une remorsure, il jouera là de l'aquatinte, il entrecroisera plus loin des tailles l&cbes ou serrées, et il se servira, au besoin, de toutes sortes d'instruments singuliers : peignes d'acier à dents aiguës, roulettes à obtenir des grenures... Que dirai-jeî Les estampes ainsi exécutées n'ont rien de commun avec les planches coiTectes d'Audran, mais on avouera qu'elles ne sont pas sacrifiées du côté du dessin et qu'elles traduisent richement l'eiïet des tableaux. Je ne vois pas ce qu'on peut demander de plus à une estampe.

Nous avoDs, cependant, un certain nombre de graveurs qui savent conduire le burin avec une réelle autorité et qui luttent de leur mieux pour sauvegarder quelque chose des traditions. A leur tête est le remarquable et vénérable Henriquel-Dupont, le savant traducteur de l'hémicycle de l'École des beaux-arts de Paul Delaroche et un maître incontesté. Tous ceux qui s'entendent à couper le cuivre admirent unanimement ses beaux portraits d'après des dessins d'Ingres et tiennent plus ou moins de lui. On peutciter,parmilesplusestimés, M. Alphonse François, auquel on doit le Couronnement de la Vierge, d'après Fra Angelico ; M. Bertinot, l'auteur de \si Salomé, d'après Bernardo Luini; M. Salmon, qui a vigoureusement gravé un portrait d'bomme superbe, peint par Sébastieo del Piombo; M. Gaillard, qui transcrit les primitifs au moyen de tailles minutieusement serrées; M. Jean-Baptiste Poncet, à qui son maître, Hîppolyte Flandrin, confia le soin de buriner ses peintures de Saint- Germain-des-Prés ; M. Adrien Didier, M. Danguin, M. Morse, M. Duboucbet, etc., etc. Puis, à côté de ces artistes appartenant à des générations déjà avancées dans la vie, se distinguent encore quelques jeunes gens, mais de plus en plus rares, et qui attendent l'heure de s'abandonner tout à fait à l'eau-forte. Cest que nous sommes loin de l'époque des Bervic et des Calamatta. Aucun graveur ne se plaît plus à vieillir sur un cuivre pour le seul amour de l'art; la gravure est devenue plus alerte et plus vivante; on reproduit moins d' œuvres anciennes et plus d'auvres nouvelles. Les éditeurs d'estampes.réclament la gravure des tableaux de la veille; les éditeurs de livres illustrés font appel à tous ceux qui savent tenir la pointe et mettre en contact la planche vernie et l'acide corrosif. I! faut que le graveur aille vite et qu'il produise sans relâche. Le goût public, qui s'est si grandement porté, depuis un quart de siècle, du côté de la peinture, a provoqué la multiplication des estampes. Ces considérations pratiques, jointes à celte constatation que la véritable tailledouce est trop froide pour l'intei'prétatîon des œuvres modernes de mouvement et de couleur, ont fait la fortune de l'eau-forte. Et je ne suis certes pas disposé à me désoler à ce propos.

Mais, quoi qu'il en soit, mentionnons les estampes burinées les plus importantes qu'on & pu noter en ce Salon. Les deux envois de M. Emile Buland méritent qu'on en parle : son Pape Innocent X, d'après le Velasquez de la galerie Doria, est une belle planche, d'un travail nourri et qui rend bien l'original, et sa Simonetta, le charmant profil de femme ou Botticelli dut se complaire comme M. Sargent s'est complu au proGl da M"" Gaulhereau, est gravée nettement, purement, un peu sèchement, mais avec une étonnante sûreté de main. La Belle Ferronnière, de

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