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t. La draperie et la croix sont une addition moderne. H. Vema D. Antonio, bi-

relief en terre vernissée couleur de bronze, représente le saint en prière à l'entrée d'une grotte, avec le lion à ses côtés. Le tableau de marqueterie de Fra Damiano a malheureusemeat beaucoup souffert '.

Quant aux autres petites choses, altre coselte, dont Sabba nous parle si discrètement, j'imagine qu'elles feraient encore le régal de plus d'un collectionneur. Le sludiolo de la Magione renfermait sans doute des estampes ; du moins on en connaît une d'Albert Durer, et Sabba raconte lui-même, non sans gr&ce, sa première émotion en recevant d'Allemagne une œuvre de son maître favori '.

Il y a quelques aonées, pendant les chaleurs de juillet, vers l'heure de aooe, je me trouvais daos mon jardia rustique et mal cultivé de la Uagione, au pied du mont Formicone toujours vert, sous les ombrages frais et touffus de ces arbres, que ja puis me vanter d'avoir plantés moi-môme. Dans cette retraite, ménagée pour fuir aussi bien la chaleur que le soleil de midi, je m'étaia mis ii regarder une estampe d'Albert Durer nouvellemeot arrivée d'Allemagne et vraimeot divine. Je l'admirais avec une extrême délectation, et je considérais ses personnages, ses animaux, ses perspectives, ses fabriques lointaines, ses paysages et tous ses détails merveilleux i faire tomber de stupeur un Apelle et un Protogéne...

Hais l'amateur rêve d'autres embellissements pour son cabinet :

si par aventure vous me demandez quels oroemeots je souhaiterais davantage chez inoi, je vous répondrai, sans y penser longuement, des armes et des livres ; les armes fines, à toute épreuve, de la main d'un maître exceLent, italien ou allemand. Hais je les voudrais cooservéos, claires, fourbies, brillantes et nettes, comme doivent être les armes d'un gentil cavalier, et non rouilléea comme colles d'un sergent,

Sabba n'oublie jamais qu'il est chevalier d'un ordre militaire, l'ordre de Saint-Jean-deJérusalem. Il consacre plusieurs Ricordi aux devoirs du capitaine, aux manœuvres, à l'armement comparés des différents peuples. Sa critique militaire est celle d'un bomme du métier. Il a le goût des armes, non pour s'en servir, — depuis longtemps sa blessure l'a privé de l'usage de la main droite, — mais pour décorer son cabinet. Milanais, compatriote de Philippe Negi'olo et des premiers armuriers de l'Italie, il

bliotbécaire de la ville de Faenza, m'apprend que ce travail a été fait au commencement du siècle par deux modeleurs, Giovanni et Francesco Ballanti, sumomEnés les Graziaui. Je saisis cette occasion pour remercier le savant bibliothécaire des reoseignemenis et des photographies qu'il a bien voulu me communiquer avec l'obligeance la plus parfaite.

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