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Encyclopédie des Arts plastiques, u II, p. 4S

accotées à ses flancs, trois figures en bronze doré, d'un beau style, supportant 1& lanterne sur leurs épaules; ces figures alternent avec des chardons et des fleurons en haut relief, rehaussés d'émail.

« La cloche qui surmonte la lanterne et l'élégant campanile qui domine l'édifice sont également en cuivre repoussé, découpé et doré, avec écussons d'armoiries détachées. Le campanile lui-même, orné d'uQ lambrequin repoussé et découpé, se termine par une sorte de girouette en forme d'étendard ou de flamme, en cuivre Clément repoussé, portant le lion de Saint-Harc. n Ce remarquable travail, rapporté de Venise par H. Signol, a été donné par lui au Musée en 1875 *.

Dès le XV' siècle, le Belge Martin van Rode, repousseur sur cuivre, se rendit célèbre par sa statue de l'hôtel de ville de Bruxelles (1&&4). Quelques années plus tard, le Hollandais Pierre Bladelin, fondeur-repousseur établi à Middelbourg vers 1A67, était réputé par ses dinanderies. Au XVI" siècle, on voit le Belge F.-J. Byng signer, entre autres ouvrages, un étui en cuivre repoussé, daté de 1588 et conservé au Musée de la porte de Hall, & Bruxelles. Un siècle après, le Français Goutte, de Lyon, rivalise avec l'Allemand G. Brentel, auteur d'un bocal en cuivre daté de 1611 et exposé au Musée de Sigmaringen, tandis que J.-W. Damman, orfèvrerepousseur à Augsbourg, exécute cinq grands médaillous-portraits en cuivre, que l'on voit aujourd'hui dans le trésor de Dresde. A la même époque, les amateurs belges recherchaient avec passion des plats dans le genre de celui du Musée de la porte de Hall, signé du nom de Dusart, à Binant, et daté de 1668. De leur côté, les collectionneurs hollandais accablaient de commandes Paul van Vianen, d'Cti-echt, le célèbre orfèvregraveur auquel on doit la Sainte Famille en cuivre repoussé, chefd'œuvre daté de 1610 et qui est considéré comme un des joyaux de la Bibliothèque de Weîmar. Enfin, Louis Wiedemann, né à Nordiingen en 169i et mort eu 175i, s'est fait une grande réputation comme cbaudronniei^tatuaire et fondeur de canons, à Dresde.

La dinanderie était encore très florissante en Belgique au xvu" siècle. H" la marquise de Grimaldi a exposé au Champ de Mars, en 1867, un magnifique plateau de cuivre repoussé représentant Samson tuant le lion, et accompagné de cette légende en flamand : a Le fort Samson vainquit le lion, une femme le vainquit. » (1607) *.

£d France, où, d'après le Parfait économe, par Bosny (16&0}, un bassin de cuivre jaune coûtait 17 sols la livre, et un bassin de cuivre

t. Caulogue, D> 6159.

t. Uiil. du travail el dtt monumetUt hitloriquea, t. I", p. S63, o* 370.

LA DlNANDERlE.

rouge 20 sols la livre, it y avait beaucoup de dinandiers, principalement à Aurillac. La haute Auvergne est, eu elTet, depuis longtemps le pays du cuivre et des ustensiles de cuivre. Suivant Piganiol de la Force*, les

habitants mettaient leur luxe dans le nombre et la grandeur de leur dinanderie. Hais les plus habiles k ouvriers en cuivre » étaient encore les maître» et marckandt chaudronniers, batteur», dinandiert de la ville de Pari», ainsi que les appelle une estampe qui fusait partie autrefois de la collection de Leroux de Lincy. En effet , ils fabriquèrent non seulement la a grande marmite de cuivre rouge vallant la somme de huit

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