Voy, le dessin
fi. Texte du m\\é, cité par H. Alb. Babeau, app. p. 33. G. Vasari, ibid.
peu connu du nôtre, Le Roux figure souvent, depuis 1535, sur les comptes de Fontainebleau, où il & le même traitement que Dominique Florentin, 20 livres par mois. Il « répare la cire » des figures moulées à Rome sur les originaux antiques et destinées à être a jettées en cuivre. » 11 achève, avec le Florentin, vingt-deux tableaux u faits de petits cailloux de diverses couleurs », c'est-à-dire des mosaïques pour les grottes et fontaines du jardin. Enfin c'est lui qui fut chargé, en 156&, de modeler et d'exécuter en marbre et cuivre le monument funèbre de François IP. Dominique Florentin a beaucoup produit, mais ses œuvres certaines, je parle de celles qui ODt survécu, se réduisent à un petit nombre. Les deux statues de Joinville, les figures du musée de Cbaumont et les basreliefs de M. Emile Peyi-e compteront désormùs parmi les morceaux les meilleurs et les plus indiscutables du maître. Ils sont un nouvel honneur pour la Renaissattce française, car Dominique fut presque un des nôtres. Élève de Fontainebleau, marié en France, mariant ses filles à des Français, mort et enterré à Troyes, sa patrie d'adoption, après avoir vécu en France près de quarante ans, le Florentin nous appartient par son éducation, par sa vie d'artiste, par sa famille, par ses œuvres, par son talent, par sa renommée. C'est un élève ia Rosso converti par Jean Goujon, nn Italien francisé.
EDUOND BONNAFFÉ.