Un doaier de ealalogaet inéditt. Gaz., mai
i. Nous donnoDa le dessin du chef-d'œuvre de Valerio Belli, le coffret de criltal de roche conserva au cabinet des genamw de Floreoce, et qui passe poar avoir appSN tenu à Catherine de Hédicis.
comme un des graveurs les plus fameux el les plus occupés de son temps. On connaît de lui plusieurs médailles citées par M. Armand et un magnifique coflret de cristal de roche conservé au musée de Naples.
D'autred se plaisent à oroer leurs salles avec des lableaux, des cadras, des faiiloires et portrsils de peinture de la main de Fra Filippo carmélite, de Mantegna, de Giovanni BelUno, maîtres célèbres de leur temps et de (rès belles inventions; — ou de la main de Léonard de Vinci, homme de grandissime génie, très eiœllenl et très fameux dans la peinture, élève de Verocehio, comme on le reconnaît à la douceur de ses airs, et le premier inventeur des grandes figures prises b l'ombre des lampes '. Excepté le Cenacolo de Sainte-Harie-des-Grâces à Milan (œuvre assurément divine et rameuse par tout le monde), on rencontre peu d'ouvrages de sa main. Car, alors qu'il devait continuer la peinture dans laquelle il aurait moniré un nouvel Appelle, il se donna tout entier à la géométrie, à l'architeclura et à l'anatomie. Davantage il s'occupa de modeler le cheval de Hilan, auquel il employa seize années consécutives; et, certes, la beauté de l'œuvre était telle qu'on ne pouvait dire qu'il ait perdu son temps ni sa peine. Hais l'ignorance et l'incurie de ceriaines gens, lesquels, faute de coonaltre le talent, le tiennent en nulle estime, ont laissé par la suite cet ouvrage tomber honteusement en ruine. Et je vous le rappelle, et ce n'est pas sans douleur et déplaisir que je le dis, une œutre aussi noble et ingénieuse servit de cible aux arbalétriers gascons.
J'ai reproduit in exlemo et traduit littéralement tout ce passage qui a son importaoce. Il s'agit, en eiïet, du modèle exécuté en terre pour la slatue équestre de François Sforza, commandée par Ludovic le More à Léonard de Vinci; ce modèle, exposé à Milan sur la place du château, en 1A93, à l'occasion du mariage de Bianca-Maria Sforza avec Maximilien, ne fut jamais coulé en bronze*.
On vient de lire la version de Sabba sur la destruction de ce monument fameux; il est le premier et le seul contemporain qui en parle'. ■ Vasari, écrivant lin demi-siècle après l'événement, assure que * le modèle subsista jusqu'à l'entrée à Milan de Louis de France et des Français, qui le mirent totalement en pièces, tpezzarono tulto ». Comme on le pense bien , l'anecdote a fait son chemin ; on a crié au vandalisme des armées françaises, on a même accusé Louis XII de complicité. Suivant Perkins*,
4. Voir dans J.-P. Richter. Léonard de Vinci, Londres, 4S83, p. 69 et suiv., les études de Léonard sur l'ombre et la lumière.
5. HU. le marquis C^mpori, le marquis d'Adda et Courajod ont publié ici même des notices pleines de recherches savantes sur ce monument célèbre. Gaz., XX, XXV et XXVI, 2' période.
3. c Les paroles de Casti^lione ne sont confirmées par aucune autorité contemporaine, malgré les recherches faites en ce sens par Amoretti et Bossi. » (Marquis Campori, Ibid.]