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superbe lAcbe accomplie. En revoyant dans les ancieDDes basiliques de SaÎDl-Jean de Latran, de Saiote-Harie Majeure, de Sainl-Plerre, delà Navicelle, de Sainte-Pudeulienue, les raosaïijues où il vint retremper ses études, avant d'arrâter les lignes de soD œuvre frandiose, son souveoiT se reportera vers cette dgtise Sainte-GoDeviève, dont ii ne comptait guère orner l'abside d'une décoration pareille, alors qu'il quittait Rome, en 4873, après sa première direction.
Il pourra se réjouir de cette idée, que jamais peot-Atre artiste n'a eu la bonne chance d'être traduit de la sorte, avec ceUe fidélité, ce sentiment, celte précision de caractère, avec une pareille sobriété des moyens et une telle eiaclitnde sans sécheresse. 11 retrouvera, hélas i Poggesi au Vatican ; mais j'ai peur, en songeant aux nobles besognes prochaines, que l'absence de Poggesi ne laisse un vide dangereux pour une école si jeune encore et accoutumée h sa très douce et active discipline, qui veillait à tout et ne négligeait rien; ce départ, qu'on eût dû empêcher, ménagera peul-èlre quelques regrets aux artistes, qui n'auront plus comme interprète le talent consciencieux et consommé de ce bon Poggesi.
Je me suis longuement étendu sur les cartons et la pratique de la mosaïque du Panthéon, d'ïbord parce que en elles-mêmes l'importance et l'étendue de cette mosaïque sont un événement pour les édifices religieux et civils de l'aris et de la France; et puii aussi, tandis qu'il reste encore à notre pays quelques peintres d'éducation solide, je voudrais qu'épris de la puissance et de la splendeur incomparable que ce procédé assure à une conception simple et sobre en son ampleur, les artistes et les architectes qui utilisent leurs talents oxcîlassent l'administration à un usaf^e plus fréquent de la mosa'Ique. L'art n'a jamais connu, depuis les temps antiques, de procédé riche i la fois et robuste, Tort du sentiment de son éleroelle durée, qui puisse attacher aux murailles d'un temple ou d'un pjlais plus de pompe auguste, plus de majesté ni de magnificence.
Ces trop courts extraits ne donnent qu'une idée incomplète des elTorls de toute sorte qui ont été nécessaires pour l'heureux accomplissement d'un travail si complexe. Le visiteur qui admirera, daos son harmonieuse unité, l'œuvre magistrale d'Hébert ne supputera pas les heures patientes consacrées au délicat agencement de ces milliers de pedts cubes de pierre. M. de Chennevières nous raconte par le menu toutes les péripéties de ce long labeur. Que d'obstacles surmontés, que de diflicultés vaincues! Mais aussi que la récompense est belle 1 L'ceuvre, une fois menée à bonne fin, est assurée contre les injures du temps : on a, comme dit le grand Florentin, travaillé per telemiià.