‹ Gazette des beaux-artsChapitre 95 sur 148 · JEAN GOUJON · texte numérisé non relu

JEAN GOUJON

pour rien. L'invention, qui est charmante, est de Boullant Le Roux, maître maçon de la calbédrale, et l'on sait en détail les noms de tous les artistes, sculpteui's, oinemanistes et peintres qui ont concouru à sou exécution. A l'origine, sous le dais en encorbellement qui se projette en avant du mur, à la façon du couronnement d'une suite de stalles, il n'y avait, sur la longue tablette du soubassement, qu'une seule figure, celle de Georges I", posée au centre et accompagnée d'anges pleurants. Plus, tard, Georges II fit enlever les anges et reporter la figure de son oncle . à la gauche, pour avoir à la droite la place de sa propre statue. Dans le

(Sculplgre da Jean GaujOD, au Mmé« du Louvre.)

compte de Ibhi-lbM, on trouve que Jean Goujon, « tailleur de perres et< masson » , a, par le marché du 6 avril et par ses quittances, reçu 30 livres (c pour faire la teste du priant et sépulture de Monseigneur et pour parfaire et asseoir iceilo en la place où elle doit demeurer. » Il en résulte que, quoique chargé de la surveillance du travail, Goujon ne fit de sa main que la tête. Trois ans après, en 15^5, Georges II fut nommé cardinal, et, la veille de sa mort, dans son testament du 24 août 1560, on lit cette disposition : « Pour ce que notre pourtrailure de priant, qui est de présent près celle dudit feu légat, n'est qu'en habit d'archevêque, nous voulons qu'au lieu d'icelle en soit mise une autre, de marbre ou d'albâtre, portant habit de cardinal. » C'est celle que l'on voit encore aujourd'hui, et par suite nous n'avons plus l'œuvre de Goujon, absolument étranger à la seconde statue, puisqu'en 1550 il était depuis plusieurs années à Paris et des plus occupés.

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