LE TRÉPORT, PAR ROBERT MOLS
hauts moulins, des mâts, des pavillons au vent, des maisons blanches et des arbres jaunissants, formant l'arrière-plan, est frôlé d’une eau qui ballotte les voiliers malgré les zwards ou raquettes collés à leurs flancs.
La fantaisie a parfois conduit Mols à Venise, et il en est revenu avec des peintures fines, précises, qui font songer à Canaletto ou à Guardi. Telle cette Vue de Venise du Salon de 1883, qui est prise du bassin de l’île Saint-Georges, et qui montre l'entrée du canal de la Giudecca, la Douane maritime, l’église della Salute, le Grand Canal, la Zecca, le Môle, le Lion de Venise, la Piazzetta,le Palais ducal, et la plus belle partie du quai des Esclavons.
C’est le littoral français qui a le plus sollicité l’activité de l’artiste. I le fréquentait chaque année, soit au Havre (Bassin du Com-