AUGUSTE MARGUILLIER
FORSCHUNGEN ÜBER FLORENTINER KUNSTWERKE, von Heinrich BrockHaus f. |
Cet ouvrage, richementillustré, dont l’auteur est le directeur de l'Institut allemand d'histoire de l’art à Florence, se compose de quatre essais sur les sujets suivants:
jo Les Portes du Paradis de Lorenzo Ghiberli;
20 La chapelle de la famille des Médicis;
3° La fresque de La Trinité d’Andrea del Castagno à l'église delPAnnunziata;
4° La fresque votive de la famille Vespucci par Ghirlandajo, à l’église d'Ognissanti.
Les deux premiers de ces monuments, d'une célébrité universelle, sont consi-
A. Leipzig, F.-A. Brockhaus, 1902. Un vol. in-folio, av. 43 grav. et 15 planches hors texte. — Édition italienne sous le titre : Ricerche sopra alcuni capolavori d’arle fiorentina, del prof. dott. E. Brockhaus ; ed. italiana per cura di Fr. Malaguzzi-Valeri. Milano, Hoepli. (Tir. à 300 ex. numérotés.)
dérés sous un aspect tout nouveau. l’auteur signale des rapports fort intéressants entre ces chefs-d'œuvre et d’autres ouvrages, tout en éclairant d’un jour nouveau le développement des plus remarquables artistes de la Renaissance italienne, tels que Raphaël lui-même et la famille si attrayante des della Robbia. Un charmant tableau de Fra Filippo Lippi, une Nativité appartenant aujourd’hui à la galerie de Berlin, dont la signification intime n’était pas connue jusqu'ici, vient de recevoir une explication inattendue par suite de la place qu'il occupait auprès des fresques de Benozzo Gozzoli dans la chapelle du palais Riccardi, jadis des Médicis.
Le troisième essai s'occupe de la fresque découverte en 1899, avec le concours de l’auteur, derrière un médiocre tableau d’autel à l’Annunziata. On sait du reste qu’elle avait été citée par Vasari comme œuvre d'Andrea del Castagno, peintre rude mais extrêmement énergique, dont les peintures sont assez rares. Les plus connuss à Florence sont les gigantesques figures d'hommes célèbres qui décorent aujourd’hui une salle du Musée National et la Sainte Cène à l’ancien réfectoire de 5: Apollonia”.
La dernière monographie, enfin, envisage la fresque de Domenico oui o découverte en 1898, représentant, dans la partie inférieure, la Déposition de croix et, au-dessus, la famille de.laquelle sortit Amerigo Vespucci, l'illustrateur du Nouveau Monde. L'auteur, s'appuyant surtout sur les documents du temps, retrace l’histoire de cette farhille distinguée et en particulier des membres représentés dans la fresque.
Notons d’ailleurs que chaque monographie est suivie d’ en ces offrant un intérêt tout particulier par les renseignements qu’ils fournissent sur différentes familles de la république florentine qui ont joué un rôle si important dans l’histoire de la Renaissance italienne. # |
On n’a pas à s’étonner qu'un ouvrage de cette nature ait trouvé bien vite un traducteur en langue italienne et un éditeur empressé à faire les frais de cette nouvelle publication. Un jeune érudit, attaché aux Archives de Milan, le comte Francois Malaguzzi-Valeri, a pris soin du texte. Quant à l'éditeur, c’est un de ceux qui occupent en Italie un des premiers rangs dans les publications d'art: Ulrico Hoepli, de Milan.
| G. FRIZZONI
1. Reprod. dans la Gazelle des Beaux-Arts, 19014, t. IT, p. 261. 2, Reprod. dans la Gazette des Beaux-Arts, 1898, t. I, p. 197.
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