‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 131 sur 249 · SÛR LA, STRUCTURE DES CELLULES DÛ REIN A L’ÉTAT NORMAL · texte numérisé non relu

SÛR LA, STRUCTURE DES CELLULES DÛ REIN A L’ÉTAT NORMAL

Note de M. F. Gornil. — L’auteur à examiné les reins de plusieurs espèces animales : le cochon d’Inde, le lapin, la chèvre et la couleuvre ; reins durcis par l’acide osmique aussitôt après que l’âniMàl àVail été sacrifié. Il a observé constamment une disposition dés cellules qui n’à pas été signalée èt qui doit les faire considérer cprnihë composées de deux substances : l’une périphérique, solidifiée sous l'influence de l’aeide osmique- l’autre centrale; contenant des granulations et le noyau de la cellule.

Le rein du lapin est un de ceux où là disposition des deux substances des cellules est lë plus évidente;

Action des courants électriques suh le muscle de la pince de l’écrevisse. Note de M. Ch. Richet. — Des recherches qu’il a poursuivies sur ce sujet avec la méthode graphique, l’auteur croit pouvdir conclure qu’un muscle excité directement par des coüratlts induits forts a une secôuSSe musculaire trëS-prqlôngée ët dont la durée est proportionnelle à l’intensité aé l’ excitation.

Académie de médeélnè,

M. le ministro db l'agriculture ot du commerce transmet il l’ Académie les comptes rendus dos épidémies obsorvées en 1878 dans les départements du Pas-do- Calais, du Nord, dos Côles-du Nord et d’IUo-ot-Vilaino.,

M. ie ministro de l’intériour adresse une lettre par laquello il demande l’avis do l’Acàdébio sur les avantagés ou Ici inconvénients gii’il pourrait ydvoir à substituer l’usage do Id mdrgaririti * éeluldd Béürée el dé la fraisée dans H jrfépaftltioh dos

Sur la proposition de M. le Président, une commiséioü ést désignée pour oximiitor cette question ot (aire un rapport. Elle se compose de MM. Bertheiot, Poggialc, Fauvel, Dergoron, Dolpech, Yülpian fet Riche.

M. Jules Bochard offre en hommage une Étude sur les eaux thermales de Saint - Honoré-les-Bains, par M. le docteur Brouillard,

M. Hervieux, au nom de M. Hippolyte Bldt, empêché par

ses enfants C’est bien là, au contraire, Uli procédé d’éditeur qui veut attirer l’attention du public sur une nouvelle réimpression.

Guy Patin d’ailleurs n’aurait pas fait cétté maladresse d’écrire un nouveau traité des fièvres; quand il savait que Paré en avait déjà donné un dans la première éditiiJii de ses œuvres; Il était bien trop fin et trop attentif peur que, voulant imiter le style et l’orthographe d’Ambroise Paré, il n’ait pas même pris soin d’écrire coitime lui le Mot fièvre. L’auteur du nouveau traité a écrit fiebures ; À. Paré écrivait fteuïès.

Malgaigne s’est donë bien trompé etl hé voyant jas cette süpërfcherie (vol. III; p. 67); Je m’étonne qüé ëà sâga'çité ait pu ainsi être mise si facilement ëri défaut. Il aurait dû pourtant se .méfier eri examinant l’exemplaire de lâ huitième êditiOh qui est à la Bibliothèque dë lâ Fà'cultëi Un sâvkilt, trêS;Malin et très-habile; a placé à la fin dü Volürfie lin manuscrit qili a pour titre : « Livre des fieUheS; 1-ëcdeilli Üë Galien, Ffehiël et autres autheurs et qui est précisément là copie du traité

d’À. Paré lhi-même, divisé en quittzè ëhâpitfëâ, Cellii dë là première édition dé 1575. L’écriture est àttcietihe : probablement unë protestation immédiate Ou iin ttloyën dë cëhfroritation.

Le volume est ainsi énorme. Il aVdit déjà 1320 pàgës imrithééë: Ses 1228 premières répondent à cèlles des trois ditions précédentes. Lë reste est pour lé ndüVedü traité dés fièvres. Lé privilège donné âü càrtip dévatit la Rochelle, le 18 jüin 1628 (1), eSt pour huit anë; L’ëxemplaire de la Bibliothèque dé la Faculté a àppàrtëhü à CatoluS Sérort, D. M.

C’éSt sur la huitième édition, la ,Üëriiiêrë dé Paris, chez Nicolas Büoil; rüe Saint-JacqüeS, à l’.enSèignè dë saint Claude fet dë l’Hdnittië saüvagë (BiâS dVéc la ÜteFIsè : OiiNiA meà mëcûh pdttTo); cfU’dtit été faiteS lès éditions ÜëS tüüvrëS d’Ârnbrtiisë Pâté iniprittléès à Iifbti; infériëurëS dë toüs points, poür Lë papier Mollis fWl; les Càfaëtërës ÜlÜs petits, lë texte rëttiplt de trop ndmbrëüSës iHcbrrectidliS (Mfilgaigne);

(l) Gnÿ PUtfft fetfiît Sécthilr âtpttiS huit mhls;

'•27 Jüîîî 1879

la maladie, lit le rapport général sur le service de la vaccine pendant l’année 1877.

— M. Villemin, au nom de la commission des épidémies, lit le rapport officiel sur les épidémies observées en France pendant l’année 1877.

— A quatre heures et demie, l’Académie sé réunit en comité secret pour entendre la lecture des conclusions de ces rapports, ainsi que celle des rapports sur les prix Barbier et Civrieux.

Société médicale des hôpitaux.

SÉANCE DU 13 JUIN 1879. — PHÊSIDENCE DE M. «EnVIEUX.

Do la respiration saccadée dans la tuberculose : M. LerebouUet. — Du dosage de l'hémoglobine et des variations de l’hémoglobine et du pouvoir oxydant du sang dans diverses affections aiguës et chroniques : M. Quinquaud.

M. LerebouUet offre à la Société la thèse soutenue par l’un de ses élèves, le docteur Baudisson , sur la pat ho génie des bruits extra-cardiaques et communique, à ce sujet, une observation do bruit sibilant expiratoire dû aux mouvements du cœur et qui se trouve mentionnée dans cette thèse. Il s’agit d’un de ces cas de respiration saccadée qui, depuis les recherches de Raciborsky, ont donné lieu à un si grand nombre d’interprétations diverses. M. LerebouUet les énumère, puis il donne lecture de l’observation suivante, confirmant l’hypothèse émise en 1877 par M. Potain, qui considère la respiration saccadée Comme une forme atténuée des bruits extra-cardiaques.

Un jeune soldat, âgé de vingt-trois ans, laissant percevoir au sommet gauche de la poitrine les symptômes qui caractérisent une induration pulmonaire tuberculeuse, présentait, au moment d’une poussée de bronchite aiguë, les signes suivants : L’expiration, dans ses deux derniers tiers, est couverte par un bruit respiratoire à caractère sibilant, plus rude et moins musical que la sibilance bronchique. Cette sibilance apparaît brusquement à l’expiration; elle est rhythmée comme le cœur, de telle sorte qu’à chaque expiration on entend deux à quatre, plus souvent trois sibilances, séparées par un intervalle de temps à peine appréciable, coïncidant avec le choc du cœur et le pouls. Ce bruit sibilant se perçoit dans toute l’étertdüe de la poitrine, aussi bien à droite qu’à gauche. Il disparaît absolument dans la station assise et reparaît quand le malade est couché sur le ventre ou sur le côté droit. Lë nombre de ces sibilances rhythmées comme le cœur augmente quand le malade respire lentement; elles disparaissent quand il suspend sa respiration. On les perçoit à l’auscultation du larynx.

M. LerebouUet fait remarquer les analogies qui existent entre ces bruits sibilants expiratoires rhythmés par le cœur et les respirations saccadées que l’on constate dans la tuberculisation pulmonaire. Il établit que, comme tous les bruits leuro-pulmonaires dus aux mouvements du cœur, ces sibimees se modifient avec la position du malade et avec sa respiration et que, par conséquent, elles peuvent être assimilées aux bruits extra-cardiaques.

— M. Quinquaud présente un appareil destiné à doser rapidement l’hémoglobine : cet appareil, imaginé par un de ses élèves, M. Gillet, et construit sur le modèle de l’uréomètre de Regnard, est d’un usage facile, il peut être mis dans la poche et rendra cliniquement de grands services ert permettant le dosage de l’hémoglobine dans un grand nombre de cas où ce dosage est important au point de vue du diagnostic différentiel.

La composition du sang présente de grandes variations dans les maladies et, dans ces variations de composition, il y a trois choses à considérer : la quantité d’hémoglobine, le pouvoir oxydant du sang et le dosage des matières solides du sérum. M. Quinquaud fait remarquer que ses recherches démontrent une fois de plus que la quantité d’hémoglobine varie proportionnellement avec le pouvoir oxydant du sang. De plus l’appareil offre des garanties d’exactitude assez grande pour qu’il puisse être adopté, non-seulement au lit du malade, mais aussi dans les laboratoires. L’erreur possible, en effet, n’excède pas un dixième de centimètre cube d’oxygène sur 100 grammes de sang.

Voici les résultats obtenus par M. Quinquaud dans ses nombreuses analyses.

Dans la chlorose, on trouve 50 grammes seulement d’hémoglobine, 100 centimètres cubes d’oxygène et 90 grammes de matières solides du sérum ; tandis que dans la tuberculose, affection qui au début peut facilement être prise pour la chlorose, on trouve 100 grammes d’hémoglobine, 192 centimètres cubes d’oxygène et 86grammesàpeu près de matières solides du sérum.

Dans l’anémie palustre, dans l’anémie gravidique, le chiffre de l’hémoglobine, quoique abaissé, est toujours supérieur à ce qu’il est dans la chlorose. Il en est de même dans ces anémies post-puerpérales, qui ont été improprement qualifiées de pernicieuses progressives, et dans lesquelles il y a évidemment une altération organique des solides.

Dans le purpura simple, la quantité de l’hémoglohine est supérieure à ce qu’elle est dans le scorbut sporadique.

Dans la fièvre typhoïde, il y en a toujours aussi plus que dans la tuberculose aiguë. Au début, en effet, on trouve 110 grammes d’hémoglobine contre 97 dans la tuberculose aiguë.

La toux hystérique, quelquefois difficile à distinguer de la

En voici l’énumération. Neuvième édition, avec le titre imprimé noir et rouge, chez la veuve de Claude Rigaud et Claude Obert, rue Mercière, à la Fortune, 1633; exemplaires à la Faculté et à la Bibliothèque nationale (Td. 72, 1, F).

Dixième édition, même titre. Chez Claude Prost, rue Mercière, à l'Occasion, 1641; exemplaire à la Faculté.

Onzième édition, titre un peu changé, Chez Pierre Rigaud, rue Mercière, à la Fortune, 1652. L’exemplaire actuel de la Bibliothèque nationale (Tu. 72, 1, G) n’y était pas du temps de Malgaigne.

Douzième édition. Même titre avec une légère modification : chez Jean Grégoire, rue Mercière, à l’image de la Renommée, 1664; deux exemplaires à la Faculté. Celui du legs Grisolle, facile à reconnaître bien que les pages du commencement et de la fin soient absentes, pourrait être supprimé. Il est catalogué 249, A, et par conséquent pas à sa place,

Treizième édition. Les éditiohs de Lyon Sont de plus en plus mauvaises jusqu’à- cette dernière, corrigée et mise èii

plus beau langage, ce qui est pire. Chez Pierre Volfray, rue Mercière, à la Couronne d’or, 1685.

Jean Grégoire, qui avait eu l’idée de cette détestable édition, avait pris un privilège dès le 20 juin 1666, pour dix ans. Sa veuve le céda avec les planches de l’ouvrage à Pierre Volfray. Sur la même page, on lit ; achevé d’impri mer le 25 janvier 1685. Un exemplaire à la Faculté, donné par P. Sue, professeur et bibliothécaire de l’Ecole de santé.

On peut caractériser d’un mot chacune de ces treize éditions des œuvres d’Ambroise Paré. Les deux premières, rarissimes, n’ont été probablement tirées qu’à Un petit nombre d’exemplaires. On peut les appeler, la première, édition de 1575; la deuxième, édition de 1579. La troisième est l’édition latine, 1582. La quatrième, la plus complète, la meilleure, revue par Ambroise Paré, qui y a ajouté la grande apologie, l' édition par excellence, 1585. La cinquième, trèsappréciable, la première des éditions posthumes. La sixième et la septième, des éditions posthumes, 1607 et 1614, ou encore

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tuberculose au début, ne présente pas la petite diminution d’hémoglobine que l’on observe dans cette dernière : 112 gr. d’hémoglobine et 208 le pouvoir oxydant du sang.

Le sang de la néphrite interstitielle est plus riche en hémoglobine que celui de la néphrite parenchymateuse. Voici le tableau des variations dans la néphrite interstitielle et la néphrite parenchymateuse : néphrite interstitielle 72 grammes, parenchymateuse 58 à 68, pour l’hémoglobine; et pour le pouvoir oxydant du sang, néphrite interstitielle 134 centimètres cubes, néphrite parenchymateuse 115 centimètres cubes.

Le sang de la péritonite tuberculeuse n’est pas aussi pauvre en hémoglobine que celui de la cirrhose atrophique ; celui du cancer du foie que celui du foie palustre celui de la gastrite chronique avec dilatation simple de l’estomac que celui du cancer gastrique ; celui de l’entérite simple que celui de l’entérite tuberculeuse. . , '

Enfin, le sang perd de son hémoglobine après la thoracentèse; elle ne revient à sa quantité première qu’au bout de plusieurs semaines.

Le sang est donc un miroir dans lequel se reflètent fidèlement toutes les altérations organiques, chacune à sa manière; à maladie spéciale, conclut M. Quinquaud, correspond une lésion hématique spéciale.

M. Dujardin-Beaumetz demandeàM. Quinquaud s’il a étudié l’action du fer dans la chlorose. M. Hayem a soutenu cetto opinion, qu’on ne peut guérir la chlorose sans donner du fer à ses malades, qu’on ne peut qu’améliorer, mais non guérir. M. Dujardin-Beaumetz a soutenu l’opinion contraire, il voudrait savoir si M. Quinquaud admet la nécessité absolue du fer dans le traitement de la chlorose.

— M. Quinquaud a vu trois malades qui ont guéri tous les ti'ois, le premier après dix-huit mois de traitement, le second après un an, le troisième après six mois, sans qu’on ait donné du fer; il n’a pas observé que les ferrugineux augmentassent notablement la quantité d’hémoglobine.

Comité secret à quatre heures et demie.

Dr Joseph Michel.

Société de chirurgie.

Correspondance. — Inversion complète de l'utérus. — Hernie inguinale étranglée ; taxis, réduction ; gangrène de l'intestin ; mort. — Injections sous-cutanées d'ergotine.

La correspondance comprend : 1° Une brochure de M. Victor Bruns : Sur l’amputation circulaire des membres avec lambeaux de peau antérieurs. L’hémostase serait plus fa¬

cile, et la cicatrisation plus rapide. M. Bruns fait le pansement de Lister. 2° Un volume de M. Poulet : Traité des corps étrangers en chirurgie.

— M. Forget présente les dessins et les pièces anatomiques relatifs aune inversion complète de l’utérus. Une femme de quarante-quatre ans, chétive, entra dans le service de Lisfranc le 31 octobre 1838. Cette femme avait eu un accouchement à terme il y a dix-huit mois ; elle ne peut donner aucun détail important sur l’accouchement et la délivrance ; mais depuis elle a de fréquentes métrorrhagies. Un médecin de la ville avait diagnostiqué un polype de l’utérus.

La malade était très-fqible. Lisfranc pratiqua le toucher vaginal et le toucher rectal, et déclara qu’il s’agissait d’une inversion utérine complète. Il y avait dans le vagin une tumeur globuleuse dont le sommet se continuait en avant avec le vagin, sans pédicule ni rebord du museau de tanche. En arrière, même absence de bourrelet. La malade mourut de diarrhée le 29 novembre.

Les trois dessins que M. Forget offre à la Société ont ete faits par Gratiolet, alors externe du service. On voit, d’une part, le vagin ouvert de bas en haut et la forme globuleuse de l’utérus inversé; l’orifice vaginal du col regarde le péritoine et les ligaments paraissent en émerger. Les ovaires sont volumineux et congestionnés. Sur la paroi postérieure du vagin existe une bride et le doigt aurait pu la prendre pendant la vie pour le rebord du col utérin.

En supposant la malade moins faible, quelle aurait pu être l’intervention chirurgicale? Jusqu’à quelle époque peut-on tenter la réduction de l’utérus inversé? Selon M. Forget, les tentatives de réduction ne sont pas toujours inoffensives, et une inversion datant de dix-huit mois est irréductible.^

Il reste donc l’ablation de l’organe et les procédés sont nombreux. M. Forget adopterait volontiers le procédé de Valette (de Lyon), qui est une combinaison de la ligature avec la cautérisation au chlorure de zinc.

M. Guéniot. L’observation de M. Forget est le premier fait authentique de renversement complet de l’utérus. Un utérus renversé aussi complètement et revenu à sa texture normale est absolument irréductible. Aussitôt après l’accouchement, peut-être pourrait-on réduire. L’amputation est le seul moyen de traitement pour les inversions anciennes, et la ligature élastique a donné des succès.

M. Farabcuf a vu employer un instrument destiné à porter une ligature élastique dans les cavités profondes. Le fil qui serre la tumeur est en soie, mais la traction est élastique au moyen d’un tube en caoutchouc qu’on attache au fil de soie et à l’extrémité inférieure de l’instrument.

— M. Berger fait un rapport sur une observation adressée à la Société par M. Eustache (de Lille). Hernie inguinale

celles des deux éditeurs. La huitième, la dernière édition de Paris avec le nouveau traité des fièvres qui n’est pas d’A. Paré. C’est V édition définitive, ce qui veut dire que les éditions de Lyon reproduisent son texte. La neuvième, 1633, la dixième, 1641, la onzième, 1652, la douzième, 1664, de plus en plus mauvaises pour le papier et l’impression, jusqu’à la treizième et dernière, l’édition mise en plus beau langage,

Une reproduction exacte de l’édition latine a été faite à Francfort, 1594. Pour les traductions en langues étrangères, je renvoie à l’introduction de l 'édition de Malgaigne dont on ne saurait dire trop de bien. L’éminent professeur y a répandu abondamment les trésors de son labeur infatigable.

Dr E. Turner.

École de médecine de Toulouse. — La chaire d’histoire naturelle et matière médicale prend le titre de chaire d'histoire naturelle.— La. chaire de chimie appliquée à la médecine et à la pharmacie prend le titre de chaire ae chimie et toxicologie. — La chaire de pharmacie |prend le titre de chaire de pharmacie et matière medicale.

— Un concours s’ouvrira, le 15 octobre 1879, pour un emploi de chef des travaux anatomiques. Le registre d’inscription sera clos un mois avant l’ouverture dudit concours.

Faculté de médecine de Bordeaux. — M. Nasse, docteur en médecine, est institué chef de clinique médicale.

École de médecine de Reims. — Sont nommés à l’École préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims : MM. Doyen, professeur d’anatomie; Gentilhomme, professeur de pathologie externe et de médecine opératoire ; Lemoine, professeur d’histoire naturelle; Maldan, professeur d’hygiène et thérapeutique; Grandval fils, professeur ae chimie et toxicologie.

volumineuse étranglée ; réduction par le taxis au bout de dix heures d’étranglement ; gangrène de l’intestin ; mort.

Ce fait est exceptionnel, et M. Berger fait quelques réserves tout d’abord. Un nomme de trente-six ans entre à l’hôpital à quatre heures du matin. Depuis cinq ans, il aunehernie scrotale qui sort et rentre facilement; jamais elle n’a été maintenue par un bandage. Un soir la hernie sort et ne peut rentrer. Vomissements verdâtres. Le taxis sans chloroforme ne donnant aucun résultat, le malade est apporté à l'hôpital.

On constate une tumeur volumineuse dans le côté droit des bourses; elle est sonore, douloureuse; état général mauvais. Le malade non endormi est inversé et la tumeur rentre après cinq minutes d’un taxis modéré. Il y eut aussitôt une selle diarrhéique. Le lendemain, garde-robe sanglante. Le ventre se ballonne, vomissements; mort de péritonite dix jours après la réduction.

A l’autopsie, on trouve du liquide stercoral dans le péritoine et un foyer putride dans la fosse iliaque droite ; 72 centimètres d’intestin grêle sont gangrenés. Le sac herniaire descendait jusqu’au testicule et l’orifice herniaire était trèsdilaté.

M. Berger ne trouve pas dans l’observation l’explication de ces lésions rapides. M. Gosselin a vu un exemple de gangrène de l’intestin après neuf heures d’étranglement, mais il s’agissait d’une petite hernie. Ici, au contraire, la hernie est trèsvolumineuse et l’anneau dilaté. À quoi attribuer la gangrène? Le taxis fait en ville y est-il pour quelque chose? On aurait dû rechercher dans les artères mésentériques la cause de cette gangrène intestinale. .

M. Verneuil. Jamais on n’a vu un anneau admettant deux doigts étrangler 72 centimètres d’intestin. Si on avait réduit 72 centimètres d’intestin gangrené, le malade n’aurait pas vécu dix jours. Quand on fait le taxis à outrance, on déchire la muqueuse intestinale, et on a des selles sanglantes.

M. Trélat ne croit pas que la gangrène soit due au taxis ou à l’étranglement; il y a eu une entéro-péritonite précédant, simulant un étranglement intestinal.

M. Trélat a opéré un malade dans le service deM. Vulpian; l’anse intestinale était menacée de perforation; au-dessus de l’étranglement, on voyait des plaques gangréneuses sur l’intestin, et, quand on fit l’autopsie, il y avait près de 1 mètre d’intestin grêle couvert de points jaunes gangréneux dus à une entéro-péritonite. La gangrène n’a pu être produite pendant les dix heures qui ont précédé la réduction.

M. Després. C’est une franche péritonite herniaire et non un étranglement; en pareil cas, il ne faut ni réduire ni opérer.

M. Le Dentu a pensé longtemps que les grosses hernies ne s’étranglaient pas ; aujourd’hui il est revenu de cette opinion. L’an dernier, il voit un malade portant une hernie du volume d’une tête de fœtus; l’étranglement était franc et net. Chloroforme et taxis, rien; ponction aspiratrice, rien; opération et réduction; une bride du sac comprenait une anse d’intestin.

Il y a quinze jours, un malade entre à l’hôpital Saint-Louis avec une hernie volumineuse ; l’étranglement datait de vingtquatre heures; opération; débridement consistant en la section d’une bride ; le sac contenait beaucoup d’épiploon non enflammé et une anse intestinale de 25 centimètres de longueur ; réduction ; guérison.

M. Nicaise apportera un fait analogue à celui de M. Le Dentu. Un homme de cinquante ans, atteint de hernie volumineuse ancienne non maintenue, avait des vomissements rares; on temporisa; mais, l’état s’aggravant, on fit l’opération. Etranglement très-serré à l’orifice interne du canal. Au bout de quelques jours survinrent des phénomènes de septicémie. Il y avait une péritonite circonscrite à la fosse iliaque droite, et une perforation intestinale au niveau du point

étranglé. Dans l’étranglement intestinal, il se fait une congestion dans l’anse étranglée, d’où la possibilité d’une hémorrhagie après la réduction.

M. Després. Quand une hernie volumineuse ne contient que de l’intestin, on peut être sûr qu’elle n’est pas étranglée; mais quand il y a en même temps de l’épiploon, il peut y avoir étranglement.

M. Berger. Dans les grosses hernies, on trouve presque toujours de l’épiploon, et l’étranglement en pareil cas a été observé.

— M. Hergott (de Nancy) fait une communication sur les injections sous-cutanées d’ergotine pour arrêter les hémorrhagies après l’accouchement. M. Hergott a obtenu presque toujours l’arrêt de l’écoulement du sang, et n’a jamais observé d’accidents à la suite de ces injections.

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