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LISTE DES PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE SCOLAIRE

Prix Corvisart. —Tous les élèves de la Faculté inscrits à l’une des cliniques internes sont admis à concourir pour ce prix qui consiste en une médaille d’or de 400 francs.

Avant le l01' juillet do chaque année, chacun des concurrents remet au secrétariat de la Faculté : 1° les observations recueillies dans le service de clinique auquel il est attaché ; 2° la réponse à la question proposée.

Concours de 1879. La|question proposée est : Des ictères.

Prix Montyon. — Le prix Montyon, qui consiste en une somme de 700 francs payable en espèces, est accordé à l’auteur du meilleur ouvrage sur les maladies prédominantes dans l’année précédente, sur les caractères et les symptômes de ces maladies et sur les moyèns de les guérir.

Ce prix peut être partagé entre deux candidats.

Les mémoires des candidats doivent être déposés au secrétariat de la Faculté avant le 1er juillet, sans désignation du nom de l’auteur, mais avec une épigraphe pour le faire connaître.

Prix Barbier. — D’après les dispositions de M. le baron Barbier, la Faculté de médecine décerne, tous les ans, un prix de 2000 francs à la personne qui a inventé une opération, des instruments, des bandages, des appareils et autres moyens mécaniques reconnus d’une utilité générale et supérieurs à tout ce qui a été employé et imaginé précédemment.

Les travaux et les objets présentés doivent être déposés au secrétariat de la Faculté avant le lor juillet.

Prix Ciiateauvillard. — Ce prix, de la valeur de 2000 francs, est décerné chaque année par la Faculté de médecine de Paris, au meilleur travail sur les sciences médicales, imprimé du 1er janvier au 31 décembre de l’année précédente. Les ouvrages destinés à ce concours doivent être écrits en français (les thèses et dissertations inaugurales sont admises au concours). Ils sont reçus au secrétariat de la Faculté du lor au 30 janvier de l’année qui suit leur publication.

Legs du baron de Trémont. — Les candidats doivent se faire inscrire avant le l"r juillet de chaque année, au secrétariat de la Faculté, où il leur sera donné, en même temps, l’indication des pièces à fournir.

Prix Lacaze. — Aux termes du testament de M. le docteur Lacaze, un prix d’une valeur de 10000 francs est accordé tous les deux ans au meilleur ouvrage sur la phthisie et sur la fièvre typhoïde, et ainsi de suite alternativement et à perpétuité. Les mémoires des concurrents doivent être remis au secrétariat de la Faculté avant le 1" juillet.

En 1881, le prix sera décerné au meilleur ouvrage sur la Phthisie.

Legs Barkow. — Le legs Barkow est destiné à aider des jeunes gens pauvres à faire de bonnes études et à s’ouvrir par ce moyen une carrière honorable.

Le revenu actuel est de 3000 francs ; il est affecté à l’entretien

de bourses dans les établissements d’enseignement supérieur de Paris.

Bourses d’études dans les Facultés. — Un arrêté en date du 5 novembre 1877, rendu en exécution de la loi de finances du 29 novembre 1876, institue des bourses d’étude dans les Facultés.

Les étudiants qui veulent obtenir ces bourses doivent s’inscrire au secrétariat de l’Académie dans laquelle ils résident.

Ils doivent être Français et âgés de dix-huit ans au moins.

Ils désignent en s’inscrivant la Faculté à laquelle ils désirent être attachés, en joignant à cette déclaration les pièces suivantes :

1° Leur acte de naissance. 2° Leurs diplômes dans les sciences et dans les lettres. 3° Une note revêtue ae leur signature et indiquant la profession de leur père, la demeure de leur famille, l’établissement ou les établissements dans lesquels ils ont fait leurs études, le lieu ou les lieux qu'ils ont habités depuis leur sortie de ces établissements. 4° Un certificat du chef ou des chefs desdits établissements contenant, avec une appréciation du caractère et de l’aptitude des candidats, l’indication des succès qu’ils ont obtenus dans le cours de leurs classes et des renseignements sur la situation de fortune.de leur parents.

Les bourses sont données au concours. Les concours ont lieu chaque année au siège de la Faculté. Sont seuls admis à concourir ceux qui ont obtenu la note Bien à leur dernier examen. Les sujets de concours sont déterminés chaque année par le ministre de l’instruction publique sur la proposition des Facultés.

Les bourses sont conférées par le ministre pour un an, mais cette durée peut être prolongée jusqu’à quatre ans sur un rapport du doyen, adressé à M. le ministre année par année,

La durée de quatre ans ne peut être prolongée qu’en faveur des internes ou externes des hôpitaux ou des lauréats des Facultés.

Faculté de médecine. — Dans sa séance de ce jour, la Faculté de médecine vient de désigner les candidats qu’elle va présenter aux chaires de médecine légale et d’histoire de la médecine, déclarées vacantes. Pour la chaire de médecine légale, M. Brouardel a été nommé en première ligne à l’unanimité. Pour la chaire d’histoire de la médecine, trois tours de scrutin ont été nécessaires. Les voix se sont partagées également dans les deux premiers votes. Au troisième tour de scrutin, l’un des votants s'étant retiré, M.Laboulbène a été désigné en première ligne et M. Ollivier en seconde ligne.

Assistance publique. — Par suite du décès de M. Chauffard, les mutations suivantes viennent d’avoir lieu dans les hôpitaux de Paris (services de médecine) : M. Desnos passe de la Pitié à la Charité; M. Lancereaux, de Saint-Antoine à la Pitié; M. Duguet, de Tenon à Saint-Antoine; M. Rendu, de Lourcine à Tenon; M. Gouraud, du Bureau central à Lourcine.

— Par arrêté du ministre de l’intérieur, en date du 28 février 1879, le titre de médecin honoraire des hôpitaux de Paris a été conféré à MM. les docteurs Noël Gueneau de Mnssy et Fauvel, anciens médecins des hôpitaux, et celui de chirurgien honoraire à M. le docteur Guérin, ancien chirurgien des hôpitaux.

— Voici la composition du jury du concours qui va s’ouvrir pour la nomination de trois places de médecin au Bureau central : MM. Descroizilles, Audnoui, Dieulafoy, Luys, d’Heilly, Siredey, Dujardin-Beaumetz, Mesnet, Delens.

Faculté de médecine de Bordeaux. — M. Badal, chargé d’uncours complémentaire de clinique des maladies des yeux à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Bordeaux, est chargé, en outre, d’un cours théorique d’ophthalmologie.

M. Auzouy, docteur en médecine, directeur du service médical de l’asile public d’aliénés de Bordeaux, est chargé du cours clinique annexe des maladies mentales à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Bordeaux, en remplacement de M. Giraud.

Faculté de médecine de Nancy. — M. Stoltz, ancien professeur et doyen de la Faculté de médecine de Nancy, admis, sur sa demande, à faire valoir ses droits à la retraite, est nommé professeur honoraire de la Faculté de médecine de Nancy et doyen honoraire 1 de cette Faculté.

21 Mars 1879

École de médecine de Rouen. — M. Olliyier (Paul), suppléant pour les chaires de médecine proprement dites à l’Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Rouen, est nommé professeur d’hygiène et thérapeutique à ladite Ecole.' :

École de plein exercice de médecine de Nantes. — M. Herbelin, suppléant à l’Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie de Nantes, est nommé professeur de pharmacie à ladite Ecole, en remplacement de M. Pihan-Dufeillay, décédé.

École de médecine de Besançon. — M. Boisson, suppléant à l’Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Besançon, est nommé professeur de chimie à ladite École, en remplacement de M. Reboul, appelé à d’autres fonctions.

École de médecine de Clermont. — Un concours pour un emploi de suppléant des chaires de chimie, pharmacie, matière médicale et histoire naturelle s’ouvrira, le 15 juin 1879, à l’Ecole préparatoire dé médecine et de pharmacie de Clermont. Le registre d’inscription sera clos un mois avant l’ouverture dudit concours.

École de médecine de Reims. — Des concours s’ouvriront, le 16 juin 1879, à l’Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de Reims, savoir : 1° pour un emploi de suppléant de chimie et de pharmacie; 2° pour un emploi de chef des travaux chimiques. Les registres description seront clos un mois avant l’ouverture desdils concours.

Société médico-psychologique ( Prix Aubanel). — La Société médico-psychologique de Paris décernera le prix Aubanel, de la valeur de 2400 francs, au mois d’avril 1881, àl’auteurdu meilleur travail sur un sujet de pathologie mentale ou nerveuse. Les mémoires, écrits en français, devront être adressés, le 31 décembre 1880, au plus tard, à M. Motet, secrétaire général de la Société, 161, rue de Charonne, à Paris.

Hôpital Saint-Louis. — Maladies de la peau. — M. le docteur E. Guibout reprendra ses conférences cliniques sur les maladies de la peau, à l’hôpital Saint-Louis, le samèdi 29 mars 1879, à huit '■heures et demie.au matin, et les continuera les lundis et samedis suivants, a la même heure. Les lundis seronféonsacrés aux maladies des femmes.

Académie des belles-lettres, sciences et arts de la Rochelle. Concours pour 1879.. — La médaille d’or (grand module), de la valeur de 300 francs, sera décernée en 1879 par la section (le médecine et de chirurgie, qui met au concours la question suivante : « De l’affection vermineuse chez les enfants (causes, symptômes, traitement, préjugés et erreurs). »

Chaque manuscrit devra porter une devise et être accompagné d’un billet cacheté portant à l’extérieur la même devise, et a 1’intéi’ieur le nom de l’auteur.

Le concours sera clos le 1er octobre 1879, dernier terme auquel les ouvrages devront être remis à M. le docteur Gustave Drouineau, secrétaire de la Société de médecine, 4, rue des Augustins, à la Rochelle.

Société contre l’abùs du tabac. Concours pour 1879. — La Société contre l’abus du tabac met au concours les questions suivantes pour 1879 :

1° Prix de 100 francs. — De l’influence du milieu où l’on fume sur les personnes qui y sont exposées.

2° Prix de 100 francs. — Du rôle dé la femme pour combattre l’abus du tabac.

3° Prix des instituteurs (100 francs). — Des moyens dont peut disposer l’instituteur pour combattre la tendance des enfants à fumer.

4° Prix de médecine (collection entière, vingt-quatre années de la Gazette de l’Algérie, offerte par M. le docteur A. Bërtherand). L’usage immodéré du tabac exerce-t-il une influence néfaste sur l’aptitude à la procréation et sur la santé des enfants?

5° Prix de statistique (200 francs). — Réunir des faits et établir des statistiques destinées à démontrer, . par tous les résultats des études, s’il est constamment vrai que les élèves non fumeurs ont, en moyenne, la priorité sur les fumeurs.

6" Prix militaire (300 franGS, offert par M. Decroix). — Établir par des faits si, dans l’armée, les fumeurs subissent plus de punitions, sont plus souvent malades, endurent plus de privations quand le travail vient à manquer ou quand le règlement défend de fumer, que les militaires non fumeurs.

Chaque lauréat recevra, en outre, une médaille, dont une de

vermeil pour le prix de médecine. D’autres récompenses seront, en outre, décernées pour mérites divers. Le programme complet du concours sera adressé à tous ceux qui en feront la demande au président, rue Saint-Bënoit, 5, à Paris.

Drogues simples et substances toxiques. — Tout récemment un pharmacien délivre, sans ordonnance, un paquet d’ipéca à un vieillard moribond. Ce vieillard meurt. A quelques jours de là même contravention à la loi de germinal an XI ; il s’agissait cette fois d’un ouvrier adulte sortant d’un cabaret. L’ouvrier meurt quelques heures plus tard. Le pharmacien est traduit devant la neuvième chambre. Il est acquitté, contrairement aux réquisitions du ministère public, qui soutenait qu’une drogue simple peut être nuisible et doit, en conséquence, être considérée comme une préparation médicamenteuse. Nous ne connaissons .point assez les. faits pour apprécier le jugement rendu par la neuvième chambre; mais il nous semble que, s’il importe de surveiller la vente des médicaments, il importerait aussi et surtout d’interdire le colportage et la vente de produits nuisibles dont sont infestées nos places publiques. Le chroniqueur scientifique du XIXe Siècle signale à ce point de vue les dangers que présentent certains procédés d’argenture. L’industriel qui les vante se sert de cyanure double de mercure et de potassium, et en frotte pendant quelques secondes les couverts les plus noirs et les plus oxydés. Il arrive ainsi à leur rendre rapidement leur blancheur primitive; mais c’est en amalgamant le métal du couvert et en exposant par conséquent ceux qui en font usage au double danger de l’intoxication mercurielle et de l’intoxication par l’acide cyanhydrique. Le comité: d’hygiène publique et de salubrité tiendra, nous l’espérons, à in-, former le préfet de police des dangers que présente une semblable préparation.

SOMMAIRE. — Paris. Académie de médocine : L’ostéomyélite et la septicémie. — Le contage pestilentiel. — Histoire et critique. Éléments. Éléments universels. Éléments morbides. — ^Travaux ORIGINAUX. Cliniquo chirurgicale : Exposé des résultats des grandes amputations pratiquées dans la deuxieme division chirurgiji cale de l’ Hôtel-Dieu de Rouen. — Sociétés savantes. Académie des sciences. — -i Académie de médecine.^ — Société médicale des hôpitaux. — Société de chirurgie. — Société de biologie. — Revue des journaux. Des réactions présentées par l’urine après l’ingestion de rhubarbe et de sanloniue. — Bibliographie. Index' bibliographique. — Variétés. Liste des prix de la Faculté de médecine pour l’année 1877-1878.

G. Masson, Propriétaire-Gérant.

OUVRAGES DÉPOSÉS AU BUREAU DU JOURNAL

Fragments d’ophthalmologic. Clinique de l’hospice des Quinze-Vingls. Compte rendu analytique des maladies observées et des opérations pratiquées pendant les années 1875, 1876 et 1877, par le docteur Ficuzal. 1 vol. in-8. Paris, V. A. Del a ha yc et Cl!. 0 fr.

Étiologie et pronostic de la glycosurie et du diabète, par le docteur J. Cyr. 4 vol.

in-8. Paris, V. A. Delahayc et C‘°. 3 fr. 50

Les affections du foie, par le docteur Quinquand. Premier fascicule. In-^8. : Paris, V. A. Delahaye et C,c. 2 fr. 50

Du spasme de V urèthre. Symptomatique, par le docteur Émile Spire. In*8i Paris, V. A. Delahayc et C10. 3 fr. 50

Essais de lexicologie médicale. Note pour servir à l’histoire- do la fluxion, par le docteur Clermont. In-8. Paris, V. A. Delahaye et C,e. 1 fr. 50

Recherches sur quelques points de l'action physiologique et thérapeutique de la digitale pourprée, par le docteur Fagarl. In-8. Paris, V. A. Delahaye et C,0.2 fr. 50 De V inflammation aiguë des gaines tendineuses de la paume, de la. main, par le docteur Garnier, ln-8. Paris, V. A. Delahayc et C1**. 2 fr. 50

tel. In-8. Paris, V. A. De-

Hcmiplégie faciale, parü$ysie de la septième paire. E docteur Augé. In-8. Paris, V. A. Delahaye et G*6.

'“«■ri

Sur un cas de sclérodermie, application des courants, électriques continus, suivie de succès, par le docteur Armaingaud. In-8. Paris, V. A. Delahaye et C0. 4 fr.

Sur une corrélation palhogénique entre les maladies du cœur (insuffisance et rélrécisseinent aortiques) cl l’hystérie chez, l’homme, parle docteur Annningajid. In-8. Paris, V. A. Delahayo et G,R. 4 fr.

Vingt-sixième année

Comité de rédaction : A. DECHAMBRE, président ; BLACHEZ, DIEULAFOY, A. HÉNOCQÜE, L. LEREBOULLET, A.H. MARCHAND

Adresser tout ce qui concerne la rédaction ou siège du Comité, chez M. Dechambre, 91, rue de Lille (avant le mardi de préférence)

Paris, 27 mars 1879.

Académie de médecine : La septicémie. — La peste.

la septicémie.

La discussion ouverte à l’Académie, à propos du mémoire de M. Lannelongue sur l’ostéomyélite, prend une extension de plus en plus grande. Dans l’avant-dernière séance, un trèsimportant mémoire de M. Hervieux sur la septicémie puerpérale, puis une courte etsubstantielle communication deM. Jules Guérin, ont élargi ou plutôt déplacé le débat.

Tout en admettant, dans une certaine mesure, la théorie des germes, en ce qui concerne ses applications à la chirurgie, Mi Hervieux considère la septicémie puerpérale comme une affection de cause interne et pense que les protoorganismes connus : vibrions, bactéries, bâtonnets, sont étrangers à son étiologie. D’après la théorie de M. Pasteur, les germes existant partout, dans l’air, l’eau, Tes aliments, etc., devraient être une proie facile offerte à la cohorte des êtres microscopiques, carl’empreinteplacenlaireestlà, avec le sang qui la baigne, avec ses produits de sécrétion si prompts à s’altérer, avec ses émanations fétides, en un mot avec les conditions les plus propices à l’invasion des éléments figurés. Ainsi le territoire à envahir et l’ennemi qui le menace sont partout les mêmes, et pourtant il est telle localité où le chiffre des victimes est annuellement énorme, et telle autre où la fièvr.e puerpérale n’est pas apparue depuis de longues années. On sait également que la septicémie puerpérale peut atteindre. les sages-femmes et le personnel des maternités, qui ne présentent pas, comme les femmes en couches, les conditions favorables à la pénétration des vibrions dans l’économie. Tandis que les proto-organismes auraient besoin, d’après les

partisans de la théorie des germes, d’une solution de continuité pour s’introduire dans l’économie, le miasme puerpéral ne connaît aucune barrière épithéliale. Il atteint la femme enceinte, le nouveau-né, le fœtus, le personnel même des maternités, tout aussi bien qiie la femme en couches.

Tels sont les arguments sur lesquels s’appuie M. Hervieux pour combattre la théorie des germes appliquée à la fièvre puerpérale et pour conclure que le générateur de cette affection n’est pas un vibrion.

M. Pasteur ne pouvait laisser passer inaperçue cette attaque dirigée contre la théorie du germe-contage. S’il n’a pu démontrer avec précision l’existence et la nature du microbe qui engendre la fièvre puerpérale, il pense cependant que les recherches auxquelles il se livre actuellement lui permettront de montrer prochainement il l’Académie le terrible vibrion. Il croit, en effet, l’avoir rencontré dans les lochies de deux femmes atteintes de fièvre puerpérale. Ce micrdzoaire se présenterait sous la forme de globules réunis par séries et ayant chacun en moyenne un diamètre de deux millièmes de millimètre. Le sang recueilli .au doigt chez; une de Ces femmes n’offrait que d’une manière douteuse la présence de cet organisme ; mais, ensemencé dans un milieu dé culture, le sang donna un développement, sans mélange de microbes d’une autre nature, de ce même organisme formé de couples de grains ou de chapelets de grains; ayant ensuite examiné les lochies de plusieurs femmes accouchées depuis plusieurs jours et en bon état de santé, M. Pasteur n’y a découvert aucun organisme.

Ces faits, quoique n’étant pas assez .nombreux et assez précis pour trancher, d’une façon définitive la question du germe-contage dans ses rapports avec la septicémie puerpérale, nous paraissent cependant suffisants pour appeler l'attention et pour faire hésiter encore à conclure, avec les accoucheurs, que cette terrible affection n’est jamais d’origine externe II y a sans doute encore beaucoup d’obscurités dans

FEUILLETON

Les détracteurs de la médecine.

(Deuxième article.)

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