ASSOCIATION GÉNÉRALE DES MÉDECINS DE FRANCE
Vingtième assemblée annuelle tenue à Paris les 20 et 21 avril 1879 sous la présidence de M ■ Henri Roger.
L’Association générale des médecins de France est en voie de prospérité. Les chiffres que nous citons plus bas en sont la preuve, et il est permis de féliciter de ces heureux résultats les membres du bureau qui, depuis tant d’années, se consacrent avec un dévouement si louable à cette œuvre de bienfaisance.
La dernière assemblée a donc été, mieux encore que les années précédentes, une belle et bonne séance. Elle a été ouverte par un discours très-éloquent et très-applaudi, — est-il besoin de le dire? — de M. Henri Roger. Le président de l’Association, en payant un juste tribut d’éloges et de regrets aux membres éminents qu’elle a perdus, a su rappeler, en termes émus, les mérites de son prédécesseur M. Tardieu :
« L’Association générale, a-t-il dit en terminant, avait contracté avec son ancien président une dette de reconnaissance: elle s’est empressée de l’acquitter envers sa veuve, depuis si longtemps affligée par la maladie, et qui n’a hérité de son mari que la gloire. Les services rendus par M. Tardieu l’avaient été à tous; aussi le conseil, en assistant M,no Tardieu dans ses douleurs et son isolement, a-t-il décidé que tous cpntribueraient à l’hommage accordé au défunt, ainsi qu’au témoignage de sympathie profonde apporté à celle qui lui survit. »
Tardieu, en effet, est mort laissant sans aucunes ressources une veuve digne de tous nos respects, et l’assemblée, en lui votant à l’unanimité une pension de 1200 francs, a tenu à réparer, autant qu’il dépendait d’elle, les infortunes dont elle est l’innocente victime.
Après Tardieu, l’Association a perdu Chauffard non moins éminent, non moins dévoué, non moins zélé que son collègue. Chauffard avait consacré toute sa vie aux études scientifiques; jamais il n’avait ambitionné ni la fortune ni la réputation brillante que donnent les succès professionnels. Mais jamais non plus il n’avait manqué, c’est sa veuve qui l’écrivait récemment au président de l’Association, « de compatir aux difficultés et aux souffrances des humbles et des déshérités ». « Si la mort, a dit M. Henri Roger, fût venue moins précipitée, moins implacable, certes, dans ces instants suprêmes où les bons songent à se survivre dans le cœur de leurs amis, Chauffard aurait légué un souvenir durable à l’Association qu’il servait et aimait. Ce qui était dans ses vœux et ce qu’il n’a pas eu le temps d’accomplir, sa veuve l’a fait : par une pieuse ressouvenance et du cher défunt et de nos
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fligés, elle a perpétué sa cotisation annuelle. Désormais le nom de notre illustre confrère et celui de sa veuve généreuse seront associés à perpétuité sur la liste de nos bienfaiteurs. Mm“ Chauffard s’est inspirée de la remarque de Pascal : « Une des plus solides et des plus utiles charités envers les morts, est de faire les choses qu’ils nous ordonneraient s’ils étaient encore au monde. »
D’unanimes applaudissements ont accueilli ces paroles . et cet hommage rendu à un honnête homme, dont la mémoire restera vénérée par tous les membres de l’Association. M. le président rend compte ensuite des difficultés qui se sont opposées à la réalisation des vœux émis dans la séance précédente. Mais il s’efforce de consoler ses collègues en leur prouvant que l’adhésion des pouvoirs publics et les subventions officielles ne sont point indispensables quand il s’agit de soulager les infortunes imméritées.
« Continuons donc à développer, a dit M. Henri Roger, le côté moral et protecteur de notre Association; inclinons nos cœurs vers les affligés de la profession, et soyons toujours amis aux misères confraternelles. Avant que n’éclatent les menaces cachées de la mort, Mtous-nous de donner ; ces biens dont elle est prêle à nous dépouiller, ainsi que de nos titres et honneurs, mettons-les en sûreté dans le sein des pauvres.
» Donner de son vivant, c’est frauder la mort et le fisc, double plaisir que je me procure aujourd’hui, en confiant à notre trésorier, M. Brun, une somme de 1000 francs pour les pensions viagères ; je n’ai qu’un regret, c’est que la fraude soit bien petite. »
Après ce discours, le trésorier de l’Association générale, M. Brun, a donné un aperçu [de la situation financière de l’œuvre.
La caisse générale a reçu des Sociétés locales une somme de 19 477 fr. 55 c.; la caisse des pensions a reçu une somme de 13999 fr. 86 c. Plus de 400 sociétaires nouveaux ont été reçus pendant le dernier exercice, et la caisse générale a en caisse 22 327 fr. 70 c. La caisse des pensions viagères a reçu 13 875 fr.
Le docteur Régnault (de Chàtillon-sur-Seine) lui a fait un legs de 10000 fr., et ses principaux donateurs ont été M. le président Henri Roger, pour la somme de 1000 fr.; Mmo la duchesse de Galbera, pour même somme ; MM. Jourdanet et Colin, du Val-de- Grâce, chacun pour 500 fr.; douze autres donateurs ont contribué à l’augmentation du capital de cette caisse :
MM. Delestre, Bucquoy, Rendu, Otterbourg, Piogey, Dionis des Carrières, Brun (Auguste), Pfeiffer, Dumont, de Monteux, Bourdin (de Choisy-le-Roy), Marjolin (Georges).
Toutes ou presque toutes les Sociétés locales ont fait à la caisse des pensions un versement volontaire, plus ou moins important, dont le total s’élève à 13999 fr. 84 c.
La caisse générale de l’Association a versé, à la caisse des pensions, une somme totale de 12 900 fr.
Les rentes constituées au prolit de cette caisse ont fourni la somme de 931 fr., et la caisse des dépôts et consignations a capitalisé, au profit du compte des fonds de retraites, pourintérêts au 31 décembre 1878, la somme de 9343 fr. 94 c., de telle sorte que la totalité des sommes dont a profité la caisse des pensions, pendant le dernier exercice, est de 51 019 fr. 78 c., somme de laquelle s’est augmenté le capital de cette caisse.
Au 1er avril 1878, cette caisse possédait un capital de 510506 fr. 31 c. Ce capital est, aujourd’hui, de 561 556 fr. 09 c., non compris 931 fr. de rentes constituées et quelques nues propriétés.
La liste des nues propriétés va s’augmenter, pour le nouvel exercice, de la nue propriété d’une somme de 20000 fr. léguée à la caisse des pensions par notre bien regretté confrère le docteur Catfe, et dont sa veuve conserve l’usufruit.
Sur la somme de 561 556 fr.09 c. que possède lacaisse générale des retraites, 331 004 fr. sont employés pour le service des pensions à la caisse des retraites de la vieillesse, et la somme de 230 552 fr. 09 c. est disponible pour les pensions allouées aux médecins nécessiteux ou à leurs veuves.
Depuis 1874, l’assemblée générale a accordé 70pensions ou augmentations de pensions pour 61 sociétaires.
14 sociétaires sont décédés, et le capital de leur pension a fait retour au compte des retraites.
En ce moment, 47 sociétaires sont pensionnés et jouissent de 16000 fr. de rentes entre tous; 10 nouveaux pensionnés et 8 pensionnés anciens recevront l’année prochaine une augmentation de pension. La caisse des pensions fournira un total de 20900 fr. de renies à 57 pensionnés.
Le fonctionnement de la caisse des pensions est donc parfaitement régulier ; mais, pour qu’il ne survienne aucune perturbation dans son développement, il est indispensable que les Sociétés locales, toujours mues par les mêmes sentiments de libéralités, continuent leurs versements annuels à la caisse des pensions, jusqu’à ce que, par le nombre croissant des pensionnés, il s’établisse, par les extinctions, un cercle assez large pour qu’avec les capitaux ui feront retour à la caisse on puisse satisfaire aux nouvelles emandes.
Ces renseignements donnés sur la situation financière de l’Association ont été appréciés et loués comme ils méritent de l’être par M. Gallard qui, chargé de faire un rapport sur l’examen de la gestion du trésorier, s’est acquitté avec beaucoup d 'humour de cette mission en insistant justement, nonseulement sur la prospérité de lacaisse de l’Association, mais encore et surtout sur les mérites et le dévouement de celui qui venait de la faire connaître.
Le discours le plus important était, comme les années précédentes, le rapport général fait par M. A. Latour sur la situation et les actes de l’Association. Retenu par la maladie, le secrétaire général n’a pu lui-mème donner lecture des pages qu’il avait consacrées à une étude approfondie des questions qui intéressaient le plus vivement les membres de l’Association. C’est M. le docteur Martineau, vice-secrétaire, qui l’a remplacé. Il n’a pu, sans une vive et bien légitime émotion, prononcer l’éloge de son maître, Tardieu, éloge que nous voudrions pouvoir reproduire textuellement, mais dont nous voulons au moins citer le passage suivant qui dépeint si bien les qualités de son modèle.
i Que pourrais-je vous dire que vous n’ayez déjà lu ouentendu sur notre cher et si regretté président honoraire, sur cet esprit charmant, sur cette si belle intelligence, sur ce privilégié de la nature qu’elle avait comblé de ses faveurs. Aimable et séduisant caractère, qui attirait les cœurs, qui subjuguait l’esprit, véritable vase d’élection dans lequel Dieu semblait avoir versé les facultés les plus variées et les plus précieuses aptitudes : conception rapide, assimilation prompte, don de parole merveilleux, style éloquent par la lucidité, facilité de travail inouïe, et à ces briffantes qualités joignant, ce qui est plus rare, une pénétration vive du sujet, un jugement sûr, des motifs saisissants de détermination, un classement méthodique des faits, un enchaînement logique des preuves, enfin un ensemble harmonieux et correct de toute œuvre qu’a produite cet esprit éminent. A toutes ces qualités intellectuelles, ajoutons encore l’amabilité, l’attraction, le charme des relations, qui faisaient oublier et pardonner quelques faiblesses de caractère; la bonté du cœur et la distinction de l’esprit, et vous trouverez celui que mon inhabile pinceau n’a su qu’imparfaitement vous peindre, vous retrouverez celui que nous avons aimé, que nous regretterons toujours, vous retrouverez Ambroise Tardieu. >
Après quelques paroles consacrées à la mémoire de MM. Chaulfard et Halleguen, M. A. Latour rend compte de la situation financière de l’Association. Elle se résume par les chiffres suivants :
Caisse générale . . . 85 075 f. 39
Caisse des pensions . 561 556 09
Société centrale et Sociétés locales. 692 287 31
Total . 1 338 918 79
Il faut ajouter à ce total les rentes inaliénables, par suite de cotisations perpétuées.
Les dons et legs reçus dans le dernier exercice par les divers éléments de l’œuvre se sont élevés à la somme de 18 812 fr. 90 c. J’ajoute que, cette année encore, 33 sociétaires ont perpétué leur cotisation annuelle.
Les secours éventuels et annuels accordés par les Sociétés locales augmentent tous les ans. Pendant le dernier exercice, ils
GAZETTE : liERBÔMADAÏRË fi® M^BÊCTKÉ ET DE CHIRURGIE
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se sont élevés au chiffre de 31 33» fr., dont la répartition peut se fair e- ainsi :
69 veuves, fils ou filles de sociétaires. 15 715 fr.
47 sociétaires . 1-2 408
- 51 étrangers. ..... ... 3 316?
. Pendant qu’augmente le chiffre des secours éventuels, diminuent les demandes de subvention des Sociétés locales à. la caisse générale. Dans le dernier exercice, en effet,, une seule Société locale a eu recours à la caisse générale, qui n’a eu à accorder que 80 fr. de subvention, , ;
il convient d’ajouter que ^Association entretient en ce moment dix pupilles, dont elle fait les frais d’éducation, et que sa caisse de pensions viagères secourt 47 pensionnaires, qui prélèvent la somme'de 4660Û fr.
, Cette somme, ajoutée à celle de 31 338 fr. (secours, accordés, à des veuves, à des enfants de sociétaires et à des étrangers), donne un total de- 47 938 fr. de secours aunuels.
Abordant ensuite l’étude des questions dont on attendait, avee intérêt, la solation, M. A. Latour rend compte’ des travaux entrepris par l’Association générale pour préparer une loi organique sur l’enseignement et l’exercice de- la- médecine. Cette question, on1 s’en souvient (voy. Gaz. hebd., 1878, p. 356), avait été soumise à l’assemblée dans sa séance de l’année dernière. Or, la commission nommée- à cette époque n’a point terminé sa tâche. Elle n’a même pas achevé l’examen du projet,' relatif à Fexereice de la médecine, quii lui avait été soumis par l’un de ses membres, M. le docteur Dufay. Nous avouerons franchement que les scrupules qui, d’après ce que nous savons par le rapport de M. A. Latour, ont paru retenir la commission et l’ont empêchée de préparer lin rapport mettant en relief les- inconvénients des lois qui régissent aujourd’hui l’exercice- de la médecine, ne nous ont pas entièrement convaincu. Il est bien évident que l’Association ne pouvait être qu’ofûcieusement et indirectement saisie de celte mission. Il est très- vrai qu’une conversation avec un ministre bien connu pour son empressement à promettre à ses interlocuteurs ce qu’ils semblaient désirer ne pouvait être considérée comme l’expression officielle d’un mandat bien défini. Mais il nous semble qu’nne Association qui compte dans son sein un si grand nombre de médecins éminents, et qui peut faire appel au concours de jurisconsultes distingués, aurait été très-capable de préparer un projet que Fun des membres du parlement aurait pu faire: sien en le présentant à la sauction des pouvoirs publics. Point n’était besoin de s effrayer à l’avance sur l’étendue et la gravité de cette tâche. Nous assistons trop souvent à l’éclosion de projets de loi peu étudiés et dus à1 Finitiative de parlementaires bien intentionnés, sans doute, mais souvent assez mal inspirés, pour ne point regretter que1 l’Association ne se soit point reconnuecapable de livrer à une discussion publique un rapport qui aurait pu servir de point de départ à des réformes bien nécessaires.
; Nous ferons aussi quelques réserves au sujet de la question relative à la reconnaissance d’utilité publique que le eonseil général avait mission de solliciter en faveur de l’Association. Nous n’avons jamais été, en effet, partisan très-enthousiaste de la modification des statuts de l'Association qu’entraînerait nécessairement une semblable mesure (voy. Gaz. hebd., 1878,
p. 43 7),. Nous avions même cru pouvoir faire remarquer l’année dernière que l'Association ne semblait céd’er qu’à une pression exercée au dernier moment en revenant, par un vote à peu près unanime, sur une décision qu’une noie trèsexplicite de M. le docteur Brun avait permis de considérer comme l’expression réfléchie des convictions de tous les membres du conseil général- Mais il nous faut faire remarquer aujourd'hui que, parmi les arguments énumérés par le Secrétaire de FAssociatîon pour prouver les inconvénients
q. qe présenteraient de nouvelles démarches faites en vue ([■obtenir la. reconnaissance d’utilité publique en faveur de FAssoèiation, iT eh est qui ne résistent point â une discussion
un peu approfondie. L existence d un conseil judiciaire qui assiste l’Association, les craintes que. pourraient faire naîtra les désirs exprimés par d’autres Associations de secours mutuels, les dangers que présente, au point de vue de la sécurité publique, la fédération des Sociétés locales ne nous semblent pas dès arguments irréfutables. Nous pensons même que le conseil d-État, mieux informé ou mieux disposé, — ce qu’il n’est point impossible d’espérer, ^ admettrait les réclamations que ne manqueraient pas de faire valoir les représentants d'e FAsspciation. Nous pensons, sans doute, qu’il faudra toujours admettre quelques modifications aux statuts actuels; mais nous pensons aussi qu’il1 ne' faut point se contenter de la sympathie et de la bienveillance de Fadministration centrale du ministère de l’intérieur. Nous persistons à croire que les privilèges dont jouit l’Association ne peuvent lui être maintenus: que par une sorte de subterfuge légal, et nous maintenons les conclusions que nons avons développées l’année dernière, en exprimant le vœu que le conseil général ne se désintéresse pas tout à fait d’une question anssi sérieuse, et qu’il ne désarme pas au moment où la réorganisation du conseil d’Etat peut, d’un jour à l’autre, lui permettre de joindre aux avantages dont l’Association jouit comme société de secours mutuels ceux qui résultent de la reconnaissance comme établissement d’utilité publique.
Après le rapport de KI. A. Latour, rassemblée a entendu celui de M. Bucquoy, chargé d’examiner et de classer les demandes d'e pensions viagères. On n’a pu écouter sans un sentiment de- douloureuse émotion le récit des misères si Honorablement supportées par les médecins auxquels l’Association vient d’accorder une pension nouvelle ou une augmentation de pension. Ce qu’elle a fait est certes ce qu’elle était capable de faire. Mais on ne saurait trop, en lisant le rapport de M. Bucquoy, et surtout en consultant les listes qui indiquent l’âge- et lés infirmités des médecins en faveur desquels iï proposait une mesure de bienfaisance, recommander aux favorisés delà fortune de contribuer à accroître les revenus de la caisse des pensions. Pour l’exercice 1879, la commission a mis à la disposition de l’assemblée générale, outre la liens-ion de 1200 francs accordée à madame Tardieu, une rente de 4300 francs, répartie comme il suit :
1 pension nouvelle de 400 fr . . . 400 fr.
9 — de 300 fr . 2700
4 augmentations de pension de 200 fr. . . 800
4 — delOOfr... 400
4300 fr.
Ge qui porte lé nombre de nus pensionnés à* 57, et établit le chiffre des pensions ainsi qu’il suit :
6 pensions à 600: fr. . 3 600 fr.
B , — à 500 fr . . 2' 500'
10 — â 400 fr. . . 4000
36 — à 300 fr . 10800
soit 57 pensions pour un total de . . 20900 fr.
Dans la séance du 21 avril, l’assemblée a nommé membres du conseil général :
MM. Bancel, Brouardel, Fauvel et Hérard, par 02 voix; M. Dufay, par 61 voix ; et MM. Contour, Moreau (de Tours) et Notta, par 60 voix.
M. À. Cbéreatt a été nommé vice-secrétaire par 72 voix.
MM. Bucquoy, Dufay, Pénard, Durand-Farclel, Gosselin et' Bancel ont été nommés membres de la commission des pensions.
L’assemblée a adopté ensuite, relativement à la question de reconnaissance d’utilité publique, la résolution suivante :
RésoliMmw. — • Les tentatives infructueuses faites depuis l’an dernier par le conseil général pour faire obtenir à l’Assqcratron d’être reconnue comme établissement d’utilité publique ayant dérqontré que, pour' atteindre ce but, FAsSOcia-
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tiofi aurait à modifier complètement ses statuts et à faire des sacrifices auxquels it lui est impossible de consentir, l’assemblée approuve le conseil général d’avoir ajourné toute démarche tendant à rechercher pour l’Association la reconnaissance d’utilité publique.
M. Helbronner, membre du conseil judiciaire, lit un rapport très-étudié sur le vœu émis par M. Ludoger-Fortmorei relatif au droit des inspecteurs de pharmacies, herboristeries et épiceries de visiter les pharmacies tenues par des religieuses.
Divers vœux concernant l’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie sont renvoyés au conseil général, ainsi qu’un projet d’association d’assurance mutuelle entre médecins étudié par la Société dé la Gironde.