SÉANCE DC 35 MAI 1885. — PRÉSIDENCE DE H. BOOLEY
Aussitôt après Tadoplion du procès-verbal de la dernière séahce, de même que tes autres classes de nnstîtut, !a séance de l'Académie des sciences est levée en signe de deuil de la mort de Victor Hugo.
Mamâém^» ém ■sMaalM.
SBiNCB PDBUQUB ANNUELLE DU 19 MAI 1885. — PRÉSIDENCE DE MM. HARDV ET A. GCiRIN.
(Suite. — Voyez le numéro SI .) PRIX DE mi.
Prix de l'Acadéhie- — Question proposée : De la présence des bacilles dans les crachats et de leur valeur séméiologique. — Ce prix était de la valeur de lOOO francs. Quatre mémoires ont concouru.
L'Académie décerne le prix h H. le docteur Albert Joly, médecin-mljor de 2* classe, à la direction du service de santé du 17* corps d'armée, auteur du mémoire 8, portant pour épigraphe : Princ^iis êbtta.
mie accorde des mentions honorables à HH. les docteurs A. Cochez (de Paris) et A. Sordes, de Tarare (Rhâne).
Prix fondé par H. le baron Portal. — Question proposée : Anatomie pathologique des cancers. — Ce prix était de la valeur de 1000 francs. Il n'y a pas eu de concurrent.
Prix fondé par M'"* Bernard de Civrieux. —Question posée : De la sclérose en plaques dissémiaéesk Deux mémoires ont concouru. — Ce prix était de la valeur de 1500 francs.
L'Académie décerne te prix à M. le docteur Pierre Marie, de Paris, auteur du mémoire u* 1, ayant pour épigraphe : Facits non omnibus una.
Prix PoNDfi par N. le docteur Capuron. — Question pro-
Eosée : Traumatisme et grossesse, leur mfluence réciproque. — e prix était de la valeur de 1500 francs. Trois méouires ont concouru.
L'Académie ne décerne pas le prix.
Elle accorde, à titre de récompense, une somme de 500 francs à M. le docteur J. Boulllet, de Béliers (Hérault), auteur du mémoire n* 1, avec celle épigraphe : Experientia aoeet.
Prix fondé par M. le baron Barbier. — Ce prix était de la valeur de 3000 franes. Sept ouvrages ou mémoires ont eon* cotvn.
L'Académie décerne le çrix i MM. Arloing, Cornevin et Tiio* MAS, auteurs du mémoire imprimé intitulé : Du charbon bacté" rien, inscrit sous le n* 3.
Prix fondé par H. le docteur Godard. — Ce prix devait être décerné à l'auteur du meilleur travail sur la pathologie interne, — Il était de la valeur de 15U0 francs. Quatorze concurrents se sont présentés.
L'Académie déceroe : I" un prix de 500 francs à H. le docteur Henri Uuchahd, de Paris, pour son ouvrage sut- tes angines de poUrinej inscrit sous le n° 7 ; â* un prix de 500 francs a H. le
docteur Hippotyte Martin, pour son ouvrage Intitulé : Reeherehe* anatomo pathologitjnet et expérimantalei tur It iubêrafU,
inscrit sous le n* 10.
Elle accorde des mentions honorables à HH. les docteurs Haa-
rel, Ervotes, Audré Chaiitemesse.
Prix fondé put H. le docteur Desportbb. — Il était de la valeur de 1500 fr«ncs> Quinie ouvrages ou mtaioires ont concouru.
L'Académie ne décerne pas le prix ; mais elle accorde à titre d'encouragement : i" 1000 francs i MM. les docteurs iosias et Nocard, pour leur mémoire intitulé : Recfurchet expérimentales et cliniques sur le traitement de ia gale et de Vacams par le nasktol; 3* 600 fratics^ avec mention honorable, à M. le docteur Eugène Rochard, pour son ouvrage intitulé : De l'emploi des eaux minéralet dans les affeciùnts chirm^icales ; 3* des mentions bonorables à MM. les docteurs Breanat, de Fleury-sur- Ardelle (Eure), Boucher, médecin-major de l'armée, Coiftier, du Puy.
Prix fondé par M. Hknri Buignet. — (ïe pris est de la valeur de 1500 francs. Trois ouvrages ont concouru.
L'Académie décerne le prix à M. le docteur Quesneville, pour son ouvrage intitulé ; Nouvelles méthodes pour la deterwUnation des éléments du tait et de ses falsifications, inscrit sous le n* 3. Elle décerne également le prix de l'année iWi i M. le docteur Javal, pour ses mémoires sur l'opkthalmométrie.
Prix fondé par M. le docteur Daudet. — Question posée : l>u lymphadénome. — Ce prix était de la valeur de WOO franc?. Un seul mémoire a concouru.
L'Académie décerae le prix aux auteurs : MM. les docteurs Auguste GÉRARDtN, médecin aide-major de r* classe au 17' batùlioa de chasseurs à pied; Jean Brousses, médecin aide-m^or de i'* classe au li* régiment de dragons.
Prix fondé par H"' Verkois. — Ce prix était de la valeur de 800 francs. Trois ouvrages ou mémoires ont concouru.
L'Académie décerne le prix à M, Charles Girard, pour ses Documents sur les falsifications des matières alimentaira et sur les travaux du laboratoire municipat, inscrit sous le n* S.
Elle accorde une mention bonorable & M. Deeroix, vétérinaire principal en retraite.
Prix fondé par M. le docteur Lefè>'RE. — Ce prix, qui est triennal, devait être décerné au meilleur ouvrage contre la mélancolie. — U était de la valeur de 2500 francs. Deux ouvrages ou mémoires ont concouru.
L'Académie décerne le prix i M. le docteur A. Mairet, de Montpellier (Hérault), pour son travail intitulé : De la démence mélancolique, inscrit sons le n* i.
Elle accorde une meoUon honorable à H. le docteur Gabriel Heigoier, à Surgères (Charente-Inférieure).
Prix fondé par H. le docteur Falret. — (Question posée : Des folies diathésiques. — Ce prix était de la valenr de 1000 fr. II n'y a pas eu de concurrents.
Prix fondé par M. le docteur Orfila. — Deux mémoires ont concouru.
L'Académie décerne le prix à HH. Pierre RondEad, préparaleur des travaux physiologiques à. la Faculté de médecine ; dédéon Heillére, préparateur des travaux chimiques i l'Ecole de
Sharmacie de Paris ; Alfred Houdé, pharmacien à Paris, euleura u mémoire n" 2, ayant pour épigraphe : ta pureté cMimiqme des produit* ettiaplut sûre garaaUiê det rémUats pkjf§i6togiques tt thérap«utifu§$.
Prix fondé put H. le docteur Saint-Lacer. — Il n'y a pas eu de concurrents.
Prix fondé par M. et M"* Saint-Paul. — Il n*y a pas lieu k décerner le prix; mais l'Académie accorde, à titre d'encouragement : 1" 5(>0 francs à H. le docteur Giacomo Tebaldi, de Castei d'Ario (Italie), pour son mémoire qui contient un relevé bibliographique et historique très bien fait et un exposé du traitement de la dipbthérie par le sulfate de quinine à haute dose; 2* 500 francs à H la docteur Otto Sieferl, de Wuriabourg, pour un uténioire sur le traitement de ht diphthéric par la quiuoliue; 3° 500 francs i H. le docteur Ed. Lamarre, de Sitint-Gennaiaen-Laye, pour son mémoire sur le traitement de iLdipfalhérie par les badigeonnages au jpéirole et les inhalations tie vapeurs d'essence minérale; 4° SWgfrancs à H. le docteur Dellhil, de Mogent'Sur-Hame, pour son mémoire sur le trahement de la
» Mai iSÈA OAIXTTB HSBDOHADAnUB M MÉDECINE BT DE CHIRURGIE — R* 21 — 3fl8
diphthérto par la «omlmition d*in mélangM d'assenée de térébenlhine et de goadron de gai.
Nous donnerons dans le pi^hain numéro Is liste des médailles et ceiJe des prit proposés.
séANCE DD 26 MAI 1885.— PHÉSIDBNCE DE M. J. BBnOEHON.
HH. In dMlAM CilfMlwll, BMDw, /sMit f. ffsriy, /. ma* lo ponedl Mmdidati i la f\M iéeluré» vaetste d*ni la neUcm d« phfif^ el «binlo médicalM.
H. le docteur Pamard (A'Kiigmn) demuuU k être porté sur la li>t«dei candidara au titn d« eorreiponduit natiodat dans U denilfcnio divialiiA (chirurgie).
M. le docteur Bitot (de Bordeanx) envoie ims Nota intiltilée : Le eéntre ét la protubirancf. eit le nœud des fonction$ tupérieura. (Renvoi h une Commission roiupos^ de m. Charcùl et Yatptân.)
M. le docteur de 5tffnl-CenM(fiadrMÉ«,iMMirUceneouirtd« prli Godant »n ISBS, uu ouTrafo ayuat peur titre : L* «MfKtvéc orlk^édifut,
M. le docteur Chibrat iafonuo l'Aonléiaîe qu'il vient d'opdnr avec aoccèi, le l mai ISSS, la Inutiplanlàtun iê Tell du Ufiin à l'hmmâ che> une J«nM fille dtuicléde de I'obII Kuneho.
H. l(>d9«MM-d« WtWnt tMMihU mievd dM Tuccluatlone et mawlaatïons qu'il a pMtiqriea k RoMo de 1879 i 1885. {Conuttwlon te vacciné.)
H. le docteur GerbauU, médecin-inajar, adreisa de* Notes manuaf rites sur les neeiBaUAns revMclMtloU oiiMm n IB* «husean Rinboulllet m 18S4-U8S. {Commiulm 4e neetiu.)
H. le Stdrétairt roféluel défMiao : 1« au nom de M. Us doelcur P4cMitr (de Uontpellicr), Une broehiire intitalëe : ha mnidtt dits ipéei/lqttet ton! de» agenti éLntt%tmati^a; 4* de la part de U. le doctaor Th. Dmtiâ, un mémoiM impHaH tur la ré§Ummtatim de l'art éenlaif» ex A^rm > « nea d» M. 1» daelm Pêigneatue (de Bnuetles), une hroctture tur la ctca et te cacaùte.
H. CharpantUr olfra, d« lu pari de M. Éemut%, m mdinoIrB Iraprlmé lur fhimatw»e «Wrlne.
OHjgrÊitt^iamats ftrdsaiMe. an non de U. (e dortanr lfmu«m (de RIode-Juneiro), deut noies mamncrlMs lar la dilatation de l'alomac cke» le* enfant» el sur la tempéraUire de lo panA abdominale dan» te» cat d'entiriie éigue et ehfon\q\ie eût* U» et^nt».
m. Ynlpian dripoee M arfioalra Muknaarlt^ M. le dMIanr AU»»» (de Baceara^ WP lea f rtoelfwlcff wima de la flukMe fvimtaairt. (Renvoi è l'euiMn da ■H. Hirard, Moatard-Manin et VOlenUm.}
U. Douiey priitente, au nom de M. le docteur Moricoitrt, deux observalioni mannscriiei, ajant pour titres : Nivrote mefiMIe gvirie par le cuivre et Fiivre Intermittente nerveu»», eUen'onémiet gnintgn par l'êlMiliaiitm. (Renvoi ï une Comwiasion «oipMda d» MH. Duiar^n-Beentmei*, Siredeg el fdréel.)
M. £^011 CellR dépose, de la part de U. te doc leur GoMtol, mddecin-raejor au 9° dragons, nnc topOffapfkie m/(tlciil« dé Cambrai. (Commluion de» ipUUmie».)
tt. Cernil prdaeste, au aern de H. U docteur Serties (de OreHobb), nne tttuveUe dtnde empdrimentate eur Paahé» pli$»i»t*giqu» de» eanm d'Vrimga wr la nutritttn. {Cmmtutm de» «eue ntadraln.)
il. Laneereanx olIVe. de la part de M. le docteur (EtHnguer, une Jfmde ttirlet pùmtji»ies uleoolff Mt (uAvrlles muliiplM chei les ateooltqoM).
MicRO&B bE L^ËRVSipÈLE. — U. Comil^ comptétaot la communication qu'il avait faite à l'avant-dernière séance sur l'èrysipèle, rappelle aua les premières cultures des 4<r0p(ococei provenant de celte affection, sont daes à M. le docteur Doléris, ainsi que celui-ci l'a consigné dans sa Ihèse Taite il y a quatre ans sous l'inspiration de M. Pasteur.
Statue de Bouulaud. — H. tf. Bûow donne lecture du discours qu'il a prononcé au nom de l'Académie, àTinauguratioQ de U statue de fiouillaud, à Aivouléme, le It» mai. Cette page, d'un attrait littéraire si viÇ est saluée d'unanimes applaudissements.
SoEtDE STOMACALE. M. le docteur Faucher présente une nouvelle sonde pour le lavage de l'esluinac, dans laquelle le caoutchouc, au lien d'être formé d'une feuille anglaise rugueuse el striée» est composé d'une feuille à parois lisses, focililant le glissement de l'appareil; le modèle est celui déjà adopté depuis plusieurs années par t'invenleur.
ÂNTiPYniNE CHEZ LES TtIBERCDLEDX. — Si l'on veut uli-
liser 1 antipyrioe dans le traitemenl de la tuberculose, afin d'empêcher les accès de fièvre, il convient de prendre les précautions suivantes, qu'indique M. le docteur G. Daremb€rg{Ac Menton), correspondant national, avec de nombreux graphiques iherinométriques à l'appui.
U faut chez les tuberculeux donner, dit-il, la première dose de 1 gramme d'anlipyrine avant le début de la fièvre, c*est-iL-dire avant que le thermomètre ait atteint 37%5 \ puis faire prendre ttd nouveau gramme toutes les fois que lë
Ibermomètre a monté de plus de trois dixièmes en une heure. Quand le malade do=t manger, il prendra une dose^ même si le thermomètre n'a monté que de deux dixièmes en une heure. Il convient de laisser un intervalle d'une heure entre une prise du médicament et un repas ; sinon la digestion est pénible. Si l'on attend que la sensation de fièvre ait apparu ches le malade peur administrer t'anlipyrine, on provoque souvent des sueurs profuses, des vomis* sements, des faiblesses. Et souvent ou ne pourra abattra Tascension thermique qu'en doublant les doses sans pou* voir diminuer leur nombre. Les tuberculeux prenant Tantl» pvrine selon cette règle peuvent pendant pluaieurs mois absorber 4 à 6 grammes d antipyrine, et aons rinfluence dt cette médication, les malades qui restaient au lit avec tnap* pétence et insomnie, peuvent manger, dormir et se lever,
fiarce qu'ils n'éprouvent plus aucune des sensations de la lèvre, fit cependant leurs lésions restent stationnaires ou progressent. L'anlipyrine est donc un palliatif qui est à la lièvre ce que l'omuin est à In douleur. Dans les affections aiguSs de courte durée, M Daremberg a donné au contraire l'anlipyrine au maximum de la âëvre comme sudoriQque puissant; les malades en ont éprouvé un grand bien-être. Dans oes cas il répète la dose le aoir pour empêcher In fièvre de revenir la nuit et de cette &çon on procure une excellente nuit, bien mieux qu'avec une potion calmante.
H. Dujardin-Beaumetz s'étonne des doses considérables d'antîpyrine données par M. Darembei^; car il a toujours obtenu, avec de telles proportions, ainsi que H. Hucnard, des vomissements et des sueurs qui faisaient plutêt préférer leurs accès de fièvre par les malades des nêpitanx. Avec des doses faibles. (V,50 seulement tous les deux jours, on observe d'aussi excellents résultats qu'avec des doses notoires el sans avoir les inconvénients sérieux qu'il vient de rappeler.
Assurément, réplique M. Dareml^gt j'ai constaté de pareils accidents avec de fortes doses, mais alors que je ne savais pas employer le médicament. Je cherche en effet non paa à abaisser la température, mais à l'empêcher de monter, si bien qu'en administrant Tantipyrioe en quelque sorte préventivement, lea doses élevées sont sans aueun inconvénient.
H. Constantin Paul fait remarquer que la condition né'cessaire pour l'efficacité de l'antipyrine, c'est qu'on ait affaire à une fièvre non continue.
— L'Académie se forme en comité secret pour entenilre la lecture d'un rapport de M. Léon Le Fort sur les candidats au titre de correspondant national dans la deuxième division. La liste de présentation est dressée ainsi qu'il suit : l-M Dumesnil (de Kouen);2'M. Berne (de Lyon); 3» M. Heurtaux (de Nantes) ; 4° H. Cazin (de Berck-sur-mer) ; 5' H. Bitot (de Bordeaux) j 6" H. Surmay (de Ham). L'élection aura lieu mardi prochain.
S*«léM Médical* émm héplUtu.