SÉANCE DO 31 DÉCEMBRE 1884.— PRÉSIDENCE DE M. MARC SËE
^aotnlnne trmlté fUr la oooaln*-; H. Oaata. — TalUa bjrpotrBBtrlqae otiM l'uilaDt. Suite d« Ift dUon— Ion : MM. M«nod, TUUtnx. — Beocte-llèVT». Bapport da M- Th. Anger. Dlaoïinloii mur l'*po(|iw da rintarrentlon : MM. Mandund, Bargar, La Daato, TrUst. Monod, Lvoafl-caïamploiuilira. — nanouTSUaniMit du Burasu.
M. le Secrétaire général lit une observation envoyée par M. Casin : Une jeune femme de vingt-quatre ans, mariée depuis six ans, était atteinte de vaginisme; le moindre attouchement des parties génitales provoquait des douleurs atroces. M. Gazin fit iaire plusieurs fois par Jour des badigeonnages avec une solution de cocaïne à 2 pour 100, puis des injections vaginales, à l'aide d'une sonne, avec la même solution. Le quatrième jour les douleurs avaient cessé, et le cinquième jour une tentative d'introduction fut possible; mais le succès fut temporaire, et disparut dès qu'on cessa l'emploi du médicament. Le traitement dut être repris et continué dans la suite; il n'a jamais présenté aucun inconvénient.
— M. Monod A propos de la discussion soulevée^ dans la dernière séance, par H. Titlaux sur la diflicnlté de la taille hypogastrique chez l'enfant, a recherché toutes les obser-
vations de taille hypogastrique qui ont été pratiquées sur des enfants. Il en a trouvé quarante-huit, dont trois remontent à une époque éloignée. Toutes ont été suivies de succès. Aucun opérateur ne se plaint d'avoir rencontré la moindre difficulté, plusieurs même ont refait deux, trois et quatre fois la même opération. C'éslainsi qu'un chirurgien hollandus,VanGlover, rapporte quatorze cas pnvonnels. Les auteurs signalent seulement Vépaisse couche de tissu ceÙulo-adipeux qu'il faut traverser, et la petitesse de la plaie opératoire, qui a obligé quelques opérateurs faire une section transversale des grands droits.
Dans un cas dû à Bell, la blessure du péritoine n'entraîna aucune complication. Ce fait arrive également chez l'adulte et pourrait même arriver plus souvent chez lui que chez l'enfant, où la vessie est, pour ainsi dire, un oi^ne abdominal, et, d'après Valette, dépasse toujours le pubis de 3 centimètres. D'après Pitha, le cul-dc-sac péritonéal ne descend jamais plus bas que un ou deux travers de doigt audessus du pubis.
De son côté, la taille périnéale n'est pas sans inconvénient : elle expose à la blessure des conduits éjaculatenrs.
M. filiaux n'a point dit que la taille hypogastrique est si difficile chez l'enfant (]u'il ne faut pas la pratiquer, mais que les conditions anatomiques de la vessie, chez des enfants de quinze à seize ans, rendaient cette opération moins facile chez eux que chez l'adulte, tandis que la taille périnéale est plus facile, au contraire, chez l'enfant que chez l'adulte.
Ce qui facilite la taille hypogastriquechezl'adulte, c'est le ballon de Pelersen; l'enfant n'ayant pas de prostate ni de bas-fond vésical, le ballon glisse plus haut et la vessie reste dans la profondeur.
M. Monod croit aussi que Ton peut supprimer chez l'enfant le ballon de Petersen et la distension forcée de la vessie. Plusieurs auteurs l'ont déjà fait sans inconvénient.
— H. Th, Anger lit un rapport à propos de trois observations de M. le docteur Turgis. La première est intitulée : c Plaie de la vei^e; suture; guérison. » Les deux autres sont des observations de bec-de-lièvre.
Dans l'une, l'enfant fût opéré à trois semaines, par le procédé de Franco, pour un Dec-de>liëvre simple; l'opération guérit, mais treize jours après l'enfant mourait.
L'autre enfant avait neuf mois quand M. Tutsis fit la résection de l'os incisif, Tavivement des bords de la lèvre, l'affrontement et la suture d'une scissure. Cinq ou six mots après, il fît l'avivement et la suture de l'autre scissure. Guérison.
M. Monod croit qu'il faut, à l'exemple de Broca, distinguer les becs-de- lièvre simples et les becs-de-lièvre compliqués. Il faut opérer les premiers le plus têt possible pour que l'enfant puisse téter. Pour éviter toute perte de sang, on opérera au thermocanlëre ou au galvanocautëre.
Pour les seconds, il est moins important d'opérer de bonne heure, les enfants ne pouvant pas, en tout cas, téter à cause de la scissure du voile du palais.
Avant d'opérer, il faut s'assurer si l'enfant est viable.
M. Marchand croit qu'il faut opérer le plus tôt possible; mais, ayant perdu un enfant d'athrepsie et d'infection purulente à la suite d'une opération des plus simples et presque exsangue pratiquée sur un enfant de trots jours, il a reporté l'époque ue son intervention à quelques mois, et s'en trouve bien.
M. Berger se ran^e tout à fait à l'avis de H. Marchand. Il rappelle la discussion de l'Académie de médecine en 1847, celles de la Société de chirui^ie en 1858-1859, et le nombre considérable d'insuccès dansles opérations faites hâtivement rapportés par M. Gosselin et H. Depaul.
H. Berger ne croit pas que les progrès de la cbirume aient beaucoup changé les conditions de l'oj^tietwf^^i^ sepsie est de peu d'importance. £ë9iïiâ@â-t^iMlH^Hii^ft9ï-
M — î|. 3 GAZETTE HËftbOMAbAlhË DE MÉDECINE Et 1)E CtilRtlRGtE \fi Janvier I88i
Dans le bec^ft-liëvfe simple et Tacile & opérer, il n'y a pas de coDlre-indication formelle à l'opération hâtive» mais il y a seulement plus de chances à faire courir au malade. Il peut se faire que Ton ail la main forcée par les parents, qui vous obligent à intervenir sur-le-champ, pour ainsi dire.
H. Berger a employé une fois le thermocautère dans un cas de bec^e-llèvre double. Il a eu du gonflement de la lèvre, de la suppuration, et'la réunion ne s'est pas faite : aussi ne se servira-Ml plus jamais de cet instrument dans l'avenir.
Pour lui, Topéralion des becs-de-lièvre compliqués doit être absolument remise au delà de la première année, et plus tard même si faire se peut.
H. Le Dentu dit à M. Berger que si, au lieu d'employer le thermocautère, it s'était servi du galvanocautère, il aurait une autre opinion du couteau à feu. Le galvanocautère à petit fer coupe les tissus d'enfant avec une précision merveilleuse et ne provoque pas de réaction inflammatoire. Le seul inconvénient est que les plaies suppurent un peu, la réunion par première intention n'étant pas toujours possible, quoi qu on en dise, d'où il résulte que l'on peut voirsurvenir de la septicémie, des gastro-entérites, des bronchites.
Aussi, quand il emploie le galvanocautère, H. Le Dentu attend-il quelques mois, tandis que pour les becs-de-liévre tout à fut simples il admet une opération de très bonne heure. Si le bec-de-liëvre est compliqué de la saillie de quelque
Sortion osseuse, il est bon d attendre au moins dix-huit mois, eux ans, car on a beaucoup exagéré l'influence de la réunion des lèvres sur la sutura osseuse.
H. Ttélat croit tout le monde d'accord quant au fond : le désaccord n'existe que dans les mots. Tout le monde est d'avis qu'il n'y a pas d'inconvénient à opérer de bonne heure un bec-de-Iièvre simple, c'est-à-dire portant seulement sur la lèvre. Mais toutes les fois que cet état de parfaite simplicité n'existe pas, dès qu'il y a la moindre complication, il s'agit d'une opération nouvelle, plus difDeite, qui doit être retardée.
M. Trélat n'admet pas, comme H. Berger, qu'il n'y a rien de changé depuis trente ans dans l'opération du bec-delièvre. Nous possédons des moyens hémostatiques de beaucoup supérieurs à ceux employés alors. Quant à l'emploi du thermocautère, il s'en sert toujours sans le moindre inconvénient Il évite totyours de laisser le thermocautère en contact avec les tissus, il agit par petits coups pour ne pas produire d'eschares par rayonnementdans les ^rties adjacentes.
M. Trélat fixe à cinq ou six mois l'opération des becs-delièvre peu compliqués, à un an celle des becs-de-liëvre plus compliqués. En opérant de bonne heure, on favorise le rapprochement de la fente palatine.
H. Lueaê-Championniére pense que^ même dans le cas de bec-de-llèvre très simple, on fait courir de grands dangers aux enfants. La moindre perle de sang est très dangereuse pour nn tout petit enfant. Il en est de même de la coïncidence de l'opération avec une éruption dentaire.
N'ayant jamais eu d'accident en opérant tard, M. Lucas- Championnière est convaincu que, si l'on pouvait obtenir des parents de relarder l'opération jusqu'après la première dentition, on aurait les résultats les plus favorables.
Fei^usson, dans un cas de gneulc-de-loup atroce, opéré à sept ans, a eu un résultat remarquable. H. Lucas-Championnière compte de très bons résultats pour des opérations à deux ans et demi.
Obligé d'intervenir par les parenis sur un enfant de onze mois, il n'eut qu'un demi-succès. L'enfant fut réopéré à deux ans avec une réusnte complète.
M. Lucas-Championnière est d'avis de reculer l'opération très tard, jusqu'à six ou sept ans et même plus.
M. Monod n'a jamais constaté de gonflement après l'emploi du thermocautère. Quand on n'opère que sur des parties
molles, on peut intervenir de bonne heure; mais il faut attendre dès que l'on est obligé d'agir sur des parties
osseuses.
— La Société procède au renouvellement du Bureau pour l'année 1885. Sont nommés : président, M. Duplav; viceprésident, M. Horteloup; secrétaire général, H. Chauvel; premier secrétaire annuel, M. Gilette; deuxième secrétaire annuel, M. Delens. MM. Berger et Tetrier sont maintenus dans leurs fonctions de trésorier et d'archiviste.
Alfred Pousson.
SÉANCE DD li JANVIER 1885. — PRESIDENCE DE M. D'ARSONVAL, riCE-PRfiSIDBNT.
Beotlon «aooanive des il«az piwumoaaBtrlqiiM ; oondltloiu de la Kurvi* dM Jaunes enlmBox : H. Plilllpeaax- — Action motiioa dtorolesante du neii moteur sectionné : M- (koliiqiuad. — Urologie de la polymie da cheval MM. Robin et Benjamin. — Action sttipenslve de la cocaïne but las lennantatlona et la oennlnatlon : K. CharpentUr. — Hénmtoaocya : M. Htaooqas. — Etfeta de la piqûre da la vire : M. Bottard. — Bmplot ratlonntfl da oUoroforma : M- DnboU. — Calorlmètrla : H. BlAat. — HèdloaUon tnrrogliMiiBe: mi. DeUem et Llnoealar.
M. Philipeaux a constaté la survie de jeunes animaux (rats et cochons d'Inde) auxquels il a pratiqué la section du second pneumogastrique quinze jours au minimum après la section du premier. U conclut à la rapidité de la régénération du nerf sectionné en premier lieu.
— M. Qttingitaud a recherché si le nerf moteur récemment sectionné était capable de provoquer un effort musculaire difl'érent dans les premières heures consécutives à la section et par quelles phases passait sa diminution d'influence sur le muscle,jusqu au momentdesa perte complète d'excitabilité. L'expérience lui a montré tout d'abord que la différence d'activité était nulle dans les premières vingt-quatre heures ; il a vu ensuite que l'activité du muscle mis en fonction par l'excitation directe du nerf, décroît de jour en jour de la façon suivante : au moment de la section, l'efl'ort de traction es> de 12 kil(^rammes; vingt-quatre heures après, de 9'v,l/'â; trente-six heures après, de 5>4,l/2; nuarante-huit heures après, de 2 kilogrammes ; soixante-seize heures après, de 0*4,500. Examinant ensuite le sens dans lequel l'activité nerveuse centrale surajoutée à l'activité nerveuse périphérique pouvait influencer cette dernière, M. Quinquaud a observé que l'excitation du nerf dans sa continuité, produisant des effets à la fois centrifuges et réflexes, augmentait notablement la force déployée par le muscle.
— MM. A. Robin et H. Benjamin ont étudié l'urologie d'une variété nouvelle de polyurie chez le cheval. Ils admettent deux phrases : l'une, préparatoire, caractérisée par une dénutrition rapide et probablement par une dénutrition globulaire, se traduisant par un état anémique progressif; la seconde, phase d'état, dans laquelle les caractères urologiqnes offrent la plus grande anafogie avec ceux que l'on peut constater dans la polyurie ordinaire.
— M. Charpentier a étudié l'action suspensive de lu cocaïne et de ses sels sur les cellules vivantes (levure, graines végétales, elc.^; il a constaté que cette influence n'était que momentanéej les cellules étant seulement anosthéaiées et pouvant continuer à se développer quand on les soustrait à Faction du poison.
— M. Hénocque présente un f héraatoscope » servaut à l'examen spectroscopique du sang non dilué et à l'appréciation métrique de 1 oxyhémoglooine. Ce petit appareil se compose essentiellement de deux lanus deffl^e^fn&idrées et articulées en forme dfti^hacdièçiViP^^^'^^^^^ ^
16 Janvier mh GAZtm HBBDOKADAIRE DE
■ÉDECmB ET DK GHIR0RGIB
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leur sommet et s'écartent à leur extrémité d'un demi-millimètre. Elles circonscrivent un espace prismatique, en quelque sorte capillaire, dans lequel on peut examiner le sang sous une épaisseur variant de 0 à 500 millièmes de millimètre et qu'une échelle permetd'apprécierà5milliëmes de millimètre près. Avec ce dispositif applicable à tous les spectroscopes, H. Hénocque peut faire 1 analyse spectroscopique qualitative du sang, étudier tes caractères spectroscopiques de roxyhémoglobine, de l'hémoglobine et de la méthemoglobine dans le sang, pendant le cours d'une expérience, et de plus, si l'on note l'épaisseur du sang à laquelle on aperçoit les deux bandes de roxyhémoglobine avec une égale intensité , et avec des largeurs égales à 590 à 570 milliontmètres (en longueur d'ondes) |iour la première et 530 à 550 pour la seconde, l'on peut évaluer des difTérences dans la quantité d'oxyhémoglobine du sang, variant entre i/IO et 1/50 de la quanlité normale, c'est-à-dire avec une précision bien suffisante pour les recherches expérinfentales et pour l'étude des variations du sang chez l'homme à l'état pathologique.
Lorsqu'il s agit seulement d'étudier les proportions relatives' d oxyhém(^lobine, M'. Hénocque emploie des plaques d'une construction encore plus simple, qui cependant permettent de ramener les observations à des appréciations métriques.
— M. Bottard (du Havre), adresse une Note sur les elTets de la piqûre de la vire {Trachinus viperà) ; il s'agit de l'observation détaillée qu'un médecin a recueillie sur lui-même. Il jreut deux phases dans les accidents : la première caractérisée par une douleur immédiate, atroce, un gonflement presque Instantané, disparaimnt très vite et laissant une plaque anesthésique à rendroit piqué; la seconde, celle du
Sfal^cmon, avectout son cortège d^accidents et de symptômes 'intoxication générale.
— M. Dubois dépose un Mémoire sur l'emploi raisonné du chloroforme avec la méthode des mélanges titrés.
— H. Biekêt répond aux objections que H. d'Arsonval avait adressées dans la séance du 27 décembre 1884 k la méthode calorimétrique par rayonnement et indique i|uelques-uns des résultats qu'il à obtenus à la suite de I administration de la cocaïne et du chloroforme :
1" H. Laborde avait constaté que la cocaïne augmente notablement la température ; U. Richet montre que cette substance provoque une véritable fièvre, en exagérant simullanément le rayonnement de calorique et la température centrale ;
Les effets du chloroforme n'ont été étudiés qu'à la suite des injections sous-cutanées ; celles-ci produisent de l'hjqierthermie, effet bien différent de celui qui s'observe quand le chloroforme a été absorbé.
— MM. Debierre et Linossier (de Lyon) adressent une Noie sur la médication ferrugineuse ; ils montrent : l'^que la teneur du sang en fer augmente notablement et beaucoup {>lus vite que la proportion des globules ; 2° que la proportion de Turée dimmue dans l'urine.
REVUE DES JOURNAUX
Préaettefl du Splroehme OlWraielerl mm Egypte, par
M. Fr. Engel. — M. Ëngel a trouvé dans le sang de malades atteints de fièvre à rechutes, qu'il a eu l'occasion de voir en Egypte, le spirochète découvert par Obermeier. Ses observations lui permettent de conclure qu'il ne s'agit pas là du
ftrélendtt typhus exanthématique sans exanthème, qui serait a forme que cette maladie affecterait, d'après l'opinion presque nnaitime, en Egypte, mais bien da véritable typhus
récurrent. Cela est, du reste, conforme à l'opinion que Hirscb a émise, avec doute, il est vrai, que letvphus récurrent pouvait bien être autochtone en Ëgmpte. (éerliner tneà. Wo' chemehrift, 1884, n* 4?.)
Ii*ée*N« de MMle p««r tmrmvr la wmméhn dea allteés ■Mdpv*pre% par H. Puttkr. — Ni la paille, ni le foin, même enlevés chaque matin du lit des malades, ne préservent de l'odeur nauséabonde qui se dégage dans les salles où sont couchés les aliénés malpropres. Pûtter eut l'idée d'utiliser récorce des branches de saule desséchée, et à son grand étonnement constata que l'atmosphère des salles ne présentait le malin aucune odeur désagréable. Il suffit d'enlever la couche d'écorce souillée et de la remplacer par de l'écorce fraîche pour maintenir la salubrité de l'air dans les établissements. (Berliner klin. Wochenschrift, 1884, n° 47.)
Tranaport de l'éryulpèle d« la mère aa tmtwut , par
M.Max. RuMGE. — Dans le numéro 44 du Centralbi. f. Gynàkoloqie^ 1884, Kaltenbach a publié un cas de transport intra-utérin de rénsipële. Ruoge rappelle un fait analogue observé par lui en 1879. Dana le cas de Kaltenbach, l'accouchement survint quinze jours, dans celui de Runge, treize jours après la cessation des phénomènes fébriles. Dans les deux cas, les fœtus présentaient une desquamation épithéliale analogue à celle oe la mère, desquamation que jamais les enfants ne présentent à leur naissance dans les conditions ordinaires. Mais, comme dans le cas de Kaltenbach, on ne put découvrir le micrococcus de l'érysipèle, encure inconnu en 1879, à l'époque où observait Runge, il reste toujours un doute sur la réalité de cette communication intra-utérine, doute qui ne subsiste pas moins pour toutes les maladies infectieuses, y compris la tuberculose. {Centralbi. far Gyn&kologiet 1884, n* 48.)
N^hreetaMto pa» ^aa^ilvlta ealealewMi anurte,
par M. E. Sonnsmbvrg. — Le cas rapporté ici est intérrasant en tant qoeTextirpation du rein malade eut pour conséquence, entre autres symptAmes, une anurie totale qui fut suivie de mort. Or le second rein était sain et devaitdepnis longtemps, à lui seul, suffire à l'excrétion urinaire. La cause véritable de l'anurie est donc inconnue. {Berliner med. Wochenschr^f 1884, n» 47.)
Sar le «aaaaCe de merenre» par M. J. PaulY. — Ce
nouveau médicament s'est montre très efficace entre les mains de Lusgarten et de Pauly, particulièrement contre les syphilides cutanées. Pauly l'a expérimenté, en outre, chez un malade atteint de condylomes de l'anus, et a vu disparaître cette affection avec une rapidité extrême. Malheureusement le tannate de mercure occasionne des selles diarrhéîques plus ou moins nombreuses, mais qui généralement cessent la nuit. Le médicament mercuriel, efficace contre la syphilis et en même temps inoffensif pour les voies digestives, est donc encore à trouver. (Berliner klin. Wocketuchrift, 1884, n« 47.)
IValteBMMl da plaeeala prMvIa, par M. SiPPEL. —
Récemment Hofraeyer et Behm ont recommandé, pour éviter l'hémorrhagie et l'infection, de pratiquer la version combinée le plus tût possible, dès que 1 orifice admet un ou deux doigts. M. Sippel croit préférable, dans l'intérêt de l'enfant, d'employer le tamponnement antiseptique au moyen du col-
freurynter. Généralement, après l'enlèvement du tampon, es contractions de l'utérus sont assez énergiques pour expulser l'œuf. Dans le cas contnûre, il ne faudrait pas renouveler trop souvent le tamponnement, & cause des némorrhagies qui se produisent chaque fois; w pratiquerait de préférence alors la version conobinée. (ÇépfwkkhÇÊÊmkal., 1884, n- 48.) ïïigitizedTyT^UUgT^^
46 Janvier 1885
BIBU06RAPHIE
ImAox MMtofnpUvM.
1)8 lA FORVE DB L'BXCAVATION PELVIKNNE CONSiDÉRKË AU POINT
UE VUE OBSTémicAL, par le docteur Alphonse Boissabd, ancieu interne des hôpitaux. Thèse de Paris, 1881. Asselin et O*. — Les descriptions fournies par les divers auteur;! au sujet de la conlieuration du bassin, considéré dans son ensemble au point de vue de ses rapports arec l'accouchement, reposent sur aes données presque exclusivement théoriçiues, et l'on peul dire qu'il y a loin du bassin modèle, idéal décrit par Ns^lé, aux divers types offerts par la nature ; c'est pour arriver i la connaisunce exacte de l'anatomie obstétricale du bassin que le docteur Boissard a entrepris une série de recherches qui font l'objet de sa thèse inat^rale. Api^ avoir décrit, dans un ^mier chapitre, le bassin normal tel que Ta compris A. Dubois, et avec lui la plupart des auteurs, il rapporte les recherches de Devilliers, de Hubert, de Carus, de Hyernaux, et fait voir que la cavité pelvienne n'otlre en aucune façon l'aspect d'un canal courbe, mais plutôt celui d'un conduit cylindrique. 11 a représenté sur cinquante planches annexées i la 6n de sa thèse la configuration de l'excavation pelvienne cbes la femme, telle que la lai ont fournie des mensurations faites sur le cadavre au moyen de lames de plomb; il tire des résultais obtenus la conséquence c|u'il importe, au point de vue obstétrical^ d'envisager deux bassins : l'un osseux, fixe, passif; l'autre actif, formé de parties molles. II faut doncjoindreàl'étude du bassin k l'état statique celle du bassin à l'état dynamique ou de fonctionnement. Les recherches de l'anleur l'ont conduit aux conclusions suivantes,qui méritent d'attirer l'attention des gynécologues et des accoucheurs ; 1* la ligne axile de la portion passive ou osseuse du basân est une ligne droite dans tente J*etendae de son tr^et; 2" le fœtus deBcenaasuivant toute la longueur de cette ligne jusqu'au jtlancher périuéal devra, avant son explilsion, oreuaer un bassin de nouvelle formation aux dépens des parties molléSî 3* le pôle fœtal, qui se présente après avoir presse sur le plancher périnéal et l'avoir creusé, sortira suivant une direction a peu près perpendiculaire à la liyne axile du bassin passif ou osseux; i" la variabilité de cette direction est en rapport avec l'orientatifHi vagino-vulvaire qui, ehes certaines femmes, peut ttre telle qu'elle apportera un obsUde & l'expulsion spontanée du fbBlns hors des parties molles.
VARIÉTÉS
CONCnis pRANÇAis DE (XiRURGiE H" sessiou, 1885. I^ris. — Semaine de PAques.)
QuMtions à tordre du jour. — i" Étiologic et patho^énie des infections chirurgicales. On est invité à rapporter spécialement les faits ctiniaues et expérimentaux qui peuvent contribuer à déterminer le rôle respectif des ferments ngurés (microbes, etc.) et des poisons chimiques (ptomalnes, etc.) dans la pathogénie des septicémies.
1,° Des indications que l'examen des urines fournit à la pratique chirurgicale.
3° Des meilleurs pansements à employer dans la cbirui^ie d'armée en campagne.
i" Cure des abcès froids. Distinguer entre la euro des abcès froids ossifluents et la cure des abcès froids non ossifluents.
5" Des indications opératoires dans les blessures profondes de l'abdomen.
iVoto.— Adresser les commnnicalious et cotisations à M. le docteur S. Pozzi, 10, place VendAme. Cotisation annuelle, SOfranes. Fondateur (jusqu'au i5 février), 200 francs.
Un hôtel CHIMÉaiQtlB DB L'ACADitHIB DE MÉDECINE. — On a
pu lire dans plusieurs journaux que l'Académie de médecine allait être mise en possession d'un superbe hfitel, grâce à un legs généreux d'un de ses membres. On trouvait, en efTet, dans le rapport sur le budget, par H. Antonin Proust, le passage suivant :
R Chapitre Tix\m.—Académe de inetf«cm«.— Crédit demandé mniriSBô, 76S00 francs; eréditaceordé pour 1884, 75500franes. Dans ce crédit est comprise une somme de 5000 francs pour la
! location des locaux occupés par l'Académie de médecine. Votre commission avait émis le vœu que le gouvernement cherdiit le mo^en de donner i l'Académie de médecine les salles qui lui sont indispensables dans un b&timent de l'Etat. Mais cela ne sera pas nécessaire. Bientôt V Académie de médecine tera en possession d'un hôtel, grâce à ta générosité tCun de tes mmbres, qui lui a légué dans cette intention une somme importante. » Or il est bon de savoir qu'il s'agit ici de l'antique 1^ dr
I Demarquay, se montant à la somme de 100000 francs.
Faculté de hédecink de Paris (Thèses récompensées, 1883- 1884). — Nous publions par ordre alphabétique les noms des lauréats de la Faculté de médecine de raris (prix de thèses, année scolaire 1883-1884).
Médailles d'argent. — MM. Auvard (Alfred), Barette (Joseph Pierre), Bellangé (Georges), Boissard (Alphonse), (Uiautemesse (André). Gibier (Paul), Honvenoux (Frédéric), Ponsson (Alfrod), Quesneville (Georges), Vauthier (Jean).
Médailles de bronze. — MM. Argaëz (de) (Enrique), Baron (Léon), Biuet (Paul), Boquin (Albert), Cantacucéne (C), Cochez (Achille), Colanéri (François), Goudray (Louis), Cresoierde Varigny (Henri), Dancourt (AIrelj. Dourdin (Paul), Geffrier (Paul), Levillain (Emile), Levillain (rernand), Malécot (Achille), Ménard f Victor), Michaux (Paul), Ozeune (E.-H ). Renouard (Emile), Thibierge (Georges), Tnrquet (Emile), Verdière (P.).
LEGION d'honnecr. — A été noirané an grade de dievalier : M. Bailly (Nicolas-Basile), médecin inspecteur des eaux de Bains
(Vosges).
École de hédecine de Rennes. — La chaire d'accouchements, maladies des femmes et des enfants, de l'Ecole préparatoire de médecine et pharmacie de Rennes, est transformée en chaire de clinique lÂstetricale et gynécologie.
Asiles d'aliénés. — M. le docteur Taule, inspecteur du service des Enfants assistés de la Seine, est nommé directeur de l'asile Sainte- Anne, en remplacement de M. Llanta, précédemment appelé à d'autres fonctions. H. le docteur Taule est compris dans la i* classe du cadre. — M. le docteur Marcel Briand, médecin a(^oint de l'asile Sainte-Anne, est nommé médecin de l'asile des aliénés de Villejuif (Seine). — M. le docteur Dubuisson est nommé médecin adjoint de l'asile Sainte-Anne.
Service médical des [>risons. — M. le docteur Albert Josiiis, ancien interne des hôpitaux, est nommé pour deux ans médecin en chef de l'infirmerie centrale des prisons de la Seine, à la Santé, en remplacement de H. le docleur de Benrmann, dont les fonctions sont expirées.
NÉCROLOCie. — Nous annonçons avec peine la mort de M. le docteur Rodet, ancien chirurgien en chef de l'Antiquaille, fondateur et président de ta Société protectrice de l'enfance.
— M. Henri Lormand, interne des hôpitaux de Paris, est décédé à Pau à l'âge de vingt-six ans.
Mortalité a Paris (2* semaine, du 4 au 10 janvier 1885).
— Fièvre typhoïde, 36. — Variole, 3. — Rougeole, 38. — Scarlatine, 5. — Coqueluche, 12. — Diphthérie, croup, 45. — Choléra, 0. — Dysentérie, 1. — Erysipèle, 10. — Infections puerpérales, 5. — Autres affections épidemiques, 0. — Méningite, 48.
— Phthisie pulmonaire, 190. — Autres tuberculoses, 18. — Autres affections générales, 76. — Malformations et débihté des âges extrêmes, 61. — Bronchite aiguë, 73. ~ Pneumonie, 74. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon et autrement, 31 ; au sein et mixte, 21 ; inconnu, 2. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 133; de l'appareil circulatoire, 79; de rappareil respiratoire, 111; de I appareil digestif, 42; de l'appareil génito-urinaire, 19; de la peau et du tissu lamineux, 2; des os, articulations et musdes, 5. ~ Morts violentes, 37. — Causes non classées, 15. — Total : 1192.