III. Chex le cholérique algide, ce n'est qu'une seconde
(I) Cu chilfrM onl M obtenu* t» «inplt^iit toff]oan k ntae IntowiM. Ils n'oil, bien «Dteads, qn'vBs Tdrar relalive, car la parditanco du bourrelat ut dans de ecrtahiea limilM pn^tiunaélla 11 llnUiuiU de l'asciUlloa. Ce qu'il importa de ntasir, c'ett 1* rappoi* aaiata iotn la d«i4« d« injKKlkBM. daaa rdiat da unié et daiu l'dui de iBaladie pour pne eicluiion d'uoe lateiuilé doonio : ainsi neu* Tojona que dans la flâvrc typboîda oa la plaur4al« k .leiir pA-Ioda d'état, la durëé du myœdbaM est trois à quatre foii plus louf na que dtni ViUl Donnai .
lion, un peu effiravée de la dépense, ait an début supprimé qnelaues zéros à aes bons qiii se chiffinient par 100 eu même 500 Kilogrammes dn précieux médicament, èetui-ci^ biei^ qn'on en ail dit, n^a pwnt manqué an Tonkin. La meilleure preuve, c'est que l'on n'a compte jusqu'à ce jour que 73décés par suite d'impaludisme. Durant la marche snrLangson et pendant l'occupation de cette citadelle on n'a eu à relever que 4 décès en six semaines. Et cependant les 4000 hommes de la 2* brigade étaient surmenés, harassés de fatigue et mal nourris. Le lait concentré, reçu en abondance à l'hôpital de 420 lits que l'on a pu improviser, a rendu les plus grands services. < Et dire, nous écrit notre correspondant, que le philanthrope obscur qui a découvert ce produit qui sauve cnaqne jour des centaines d'existences dans les pays jaunes et noirs, n'a probablement son nom insmtsnr aucune table de marbre, et peut-être même pas une statue sur la plaee publique du village qui lui a donné le jourl > . En résumé» les médecins militaires au Tookin n*ont guère
eu affaire qu'à la fièvre paludéenne,' à la fièvre telhirique, pour employer une expression m«âlleure<-dDe à H. L. Colin. Ils ne la craignent guère, car ils connaissent les moyens de la combattre Ce qnlls redoutent, c'est la fièvre typhoïde ; ce qu'ils cherchent a éviter, ce sont les mauvaises «onditions hy giéniqiies, et surtout l'agglomération, qui tendent à la faire naître. Nos confrères militaires y eut réussi jusqu'à ce Jour; Sans doute, à Hanoi, on a eu 77 décès typholdfques ; mats aussitêt on a prévu, et, je pois l6 dire, on a prévenu le
danger. ,
Ne trouvez-vous pas comme moi, cher confrère, qu tl est consolant de publier ces faits? Pour la première fois les médecins de l'armée, ceux ^ui ont été élevés à la benne école, se sont vus appelés à diriger eux-mêmes, dans les conditions les pins pénibles, un service médical très difficile à organiser. Après avoir mérité par leur courage militaire, leur énenie et leur sang-froid l'admiration de Unis lfavQ%«iM' corps expéditionnâra, ils ont^t|^tA»di«rvV^^^
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KfiDBGUn 8T DE CHIRURGIE 10 Juiujr 1885
après l'excitation que se dessine le mTœdème, il chemine lenterâent, n'atteint son maximun qu après quatre k cinq secondes, y persiste nne deini*niîaute et plus, et s'évanouit encore plus lentement. Quelquefois même la nodosité persiste indéfiniment et l'on est obligé, pour ta faire disparaître, d'opérer des frictions sur le muscle ou de malaxer la nodosité afin de la réduire. Cette nodosité présente la dureté d'un muscle en contraction, elle atteint communément le volume d'une grosse noix et dépasse facilement ce volume; pour peu que l'excitation soit forte, elle peut même égaler deux ou trois travers de doigt.
La peau appliquée exactement sur la tumeur permet de voir les irrégularités de la surface et des contours avec une grande netteté, on peut ainsi distinguer facilement, à travers la peau, la saillie individuelle des diOérenls faisceaux qui divisent là crête en autant de cAtes^ et le bord ondulé du bourrelet, disposition ^ui résulte de l'inégale excitation des faisceaux situés au niveau de la tranche musculaire excitée.
La secousse musculaire est lente mais très puissante; elle peut être remplacée par un véritable tétanos, le muscle en contracture se rétracte lentpiBent et peut-amener l'avantbras étendu^ à avgtè drbit . ou même eB'flexion- sur le bras. Cette contracture est une véritable crampe provoquée, car non seulement elle en présente les caractères objectifs, mais de plus lé, malade accuse, lors de sa production, une vive sensation de crampe. Alors même qn on ne provoque pas cette contracture de la totalité du masde, la nodosité est asseï éoQsidérable pour produire un déplacement marqué de l'avant-bras, ce qui n'a pas eu lieu dans les autres affections étudiées par nous.
Nodosité et douleur disparaissent quand on étend l'avantbras, néanmoins il n'est pas rare de sentir encore une légère saillie, en promenant un doigt sur le point excité une demi-heure auparavant.
Tandis aue le myœdème ne se dessine bien, dans la plu part des affections, que sur le biceps, le long supinateur, • grand pectoral et les muscles lai^ et plats du dos, dans certains cas d'algidité très intense, le myœdème peut se pro> duire avec la plus grande facilité sur tous les muscles superficiels : adducteurs de la cuisse, éminence thénar, triceps sural. Dans presque tous les cas, il est très prononcé sur les muscles du mollet, il nous a semblé que le royœdème et les crampes provoquées avaient leur maximum d'exagération sur les muscles spontanément envahis par les crampes: triceps sural, biceps, long supinateur.
En résumé, le myœdème n'offre rien de spécial dans le choléra, il est seulement exagéré en volume et en durée. Ainsi modifié, il présente sur le cholérique aiffide, qiii est presque un cadavre, les plus grandes analogies avec le
connaissances techniques et |)rofessionneIles qui ont forcé l'estime de l'administration militaire. N'est-il pas vrai que les anciens élèves de l'Ecole de Strasbourg — car ce sont eux qui, pour la plupart, luttent au Tonkin — étaient vraiment, comme ce journal vous le disait il y a peu de temps, de bons médecins et en même temps d'excellents officiers ? Que l'on s'applique donc, comme parle passé, à former avant tout et surtout dfes médecins instruits et capables. La preuve en est faite aujourd'hui. Ils seront administrateurs par surcroît.
— Ainsi qn'il. était facile de le prévoir, la Cour de cassation qui n'avait qu'à interpréter au point de vue strictement légal le texte de la loi du zl mars 1884, a conGrmé les arrêts du tribunal de DomfronI et de la Cour de Gaen. Il en résulte que la loi précitée n'autorise et ne reconnaît comme syndicats professionnels que ceux qui ont pour objet l'étude et la défense d'intérêts économiques, industriels, commercial^ et
myœdème que l'on provoque sur tout sujet mort, dans les quelques heures qui précèdent la rigidité cadavérique (1).
CORRESPONDANCE
•en «feMnaSlMa ém mnmuptitlm «MaéMSlTC * u
twmawamiimmm.
Nous recevons de H. le docteur Léon Petit les observatioai suivantes, qui se rapportent à une question dont nous nous sommes déjà plusieurs fois occupé.
Obs. I. Monoplégie brachiaU droite, contécuUve à km chute sur VépauU. — Le nommé B..., iijfé de trente-deux aoa, employé de commerce i Orlé'tDs, fait le 2 janvier 1881 une chote en gûsanl sur le verglas, U marchait sur le bord de la chaussée, les deux pieds lui manquèrent en même temps, U tomba à la renverse et un peu sur le cété, de façon que son épaule droite vint heurter violemment l'angle du trottoir par sa parti» post^ externe. Il ressentit sur le coup une violente douleur, nuis il pni se relever seul et regagner son domicile. < Le docteur Ghipault, chirurgien eu chef de l'hAp^bl d'OriMci, appelé le lendemain matin, constata un gonfiement enonne de U région scapulo-bumérale, et le début d'une large ecchymose occupant toute la région scapuloire, la face externe du bras, et ducendant jusque sur l'avant-bras. Le plus léger mouvement imprioé & l'articulatioa est horriblement doïdoureux. Le dii^uoitic porté hit celui de : contusion violsnU 4e tépatiU droite, sam fmture ni kuuUion. Sons l'iuflueoee d'un traitement approprié, le gonflement avut disparu au bout de bail jours, et 1 artkulalios pouvait exécuter quelques libers mouvements passib et mêaie actifs, totqours très limités par la douleur.
A ce moment, le blessé eut l'idée de s'adresser à un rebouteur, qui déclara qu'il v avait luxation de l'épaule, et, sous prétexte de réduire, se livra a des manœuvres de violence très pénibles. Le lendemain de cette séance, le sujet ressentit un engourdissemenl depuis le bout des doigts jusquà l'épaule, et remarqua que les mouvements de fieiion et d'extension des doigts étaient deveau très difficiles. Il avait, selon son. expression: c laaiaineaeolon.i Néanmoins, il continua le iraîtement de l'empirique et n'eu plus faire appeler son médecin.
Le lo janvier, c'est-à-dire quatorze jours après l'accident, je vois le blessé pour la première lois : tout mouvement volontaire est aboli dans le membre supérieur droit; uue large ecchymose jaunâtre occupe les régions scapulaire el pectorale, ùii presaue le tour du bras, et descend en contournant l'avant^irts jusqoan poignet Aucun gonflement au niveau de l'épaule ; il me senblc même constater un léger eflàeemont de la saillie deltoldienae. Us mouvements imprimés à l'articulation ne sont doolooreux qoe lorsqu'on vent dépasser l'angle droit; la pression du moignon de
(1) DtiDt un iravaU qui |ivaUn pMekiloaMOt àma» Im ÀtvktHê iâ ^pMa^ Doiu étudions Im forpiM, la Burchfl «t la dnréa d« la aoBtrasUlUé pNf Mrtna
agricoles. Applicable aux corporations ouvrières, une loi qu« l'on s'était plu à considérer comme libérale ne peut être invoquée ni par les médecins, ni par les avocats, les j'ournalistes, les artistes, les gens de lettres, les employés, etc., etc. II ne reste plus donc a ceux de nos confrères qui tiennent à maintenir et à fédérer les syndicats médicaux a^à existants qu'à obtenir des Chambres une modification à la loi récemment promulguée.
DisPBNSÀiRB OE LA RUE DB Gniués. — Il fésulie du rapport de H. Comby que, dans ce dispensaire pour enfantSt le nombre des consultations, qui était, dans U première année d'exercice, de 3144, s'est élevé, dans cette seconde année, à 4960. chiffre des inscritsjKHir un traitement de trois moisi moulé Ât49Si 609. Plus des S^de ces 009 caa âl^itMb^A^aâluDy Tc
10 JmixxT 1885 GAZETTE HEBDOHADAIRE SB HftDEGINE ;BT DE CHIRURGIE
I épaule ne {wovoqafl aocune donlear. Le mevrinv est eomplitement Daralysé, il peod inerte et flasque le long dn corps; dès qu on ren icarte, il retombe loardement et oscille ea sninat les seules lois de la pesanteur. U sensibilité est notablement diminuée, mais elle n a pas complètement disparu : quand on le pince ou qu'on le pique, le malade prétend qu'on le chatoaille.
Je prescns des bai» de Barigea suivis de frictions i l'alcool sur tout le membre.
Je ne revis le nommé E.. qu'un mois plus Urd. L'anestbésie persiste, la paralysie semble avoir un peu diminué, surtout dans les exlesseurs et les ftéehiasears' des doigts; mais les mnsdes des bras, et notamment le deltoïde, sont atteints d'une atrophie assez marquée.
Je fls entrer le malade k l'bdpilal Saint-Antoine, dans le service (lu docteur Di^rdin-Beaumeu. Là il fut soumis à un traitement par les courants d'induction qui resU sans résultat, et fut, au bout de dix jours, remplacé par un mélange d'électricité de bobine
et de pile.
Ce traitement fiit continué jusqu'à la fin de juin, époque i laquelle le malade quitta l'hôpital noublement amélioré. La paralysie a disparu, il ne reste guère qu'une erande faiblesse de tout le membre et l'impuissance résultant de PatrqiAie persisuole du musde deltoïde.
Cette atrophie et cette faiblesse ont cédé, avec le temps, i un Iraitenrenfc'^ les eaux sulfureuses et le massage; cependant le moignon de fépaule a conservé un aplatissement d'autant plus sensible qne le stijel est doué d'une museulature remarqnaUa.
Enfin, telle qu'elle est, eette deroi-guérison a permis an malade de rejireadre son travail un an eiiriron uprèi son accident.
J'moulerai, pour terminer, que le iqjet est d'une santé robuste et ne présente aucun antécédent personne ou hérëditûre qui autorise à mettre sa paralysie sur le compte d'une maladie constitutionnelle réveillée par le traumatisme.
Ob8. II. Monoplégie du membre inférieur gauche vroduite par un traumatitme violent de ia hanche. — Le 15 juiu 1883, le sieur T..., âgé de trente-neuf ans, serrurier à Nootgeron, fit une chute de 5 mètres environ du haut d'une échelle appliquée le long d'un mur sur lequel il travaillait. En se penchant vers la gaoelie, il perdit l'équilibre et tomba sur une plate-bande de jardin récemment labourée. La «»mmotioo fut tellement forte qu'il perdit connaissance et ne revint à lu qu'après plus d'une heure, lorsqu'on l'eut transponé i son domldre, déshabillé et eoaehé.
^examine le bleasé une heure et demie après l'accident : il se plaint d'un viident nul de téta, aeeomp^pné d'une courbature générale, maÎB il n'acouse aucune douleur dans un point qneleonqna du corps. Après avoir palpé le thorax et euunine les membres supérieurs, que le malade remue aonnalament, je passe aux membres inférieurs : là je constate une large rougeur au niveau de l'articulation coxo-féinorale gauche^ accompagnée d'une vive douleur à la pression, douleur qui devient intolérable par les mouvements passifs de flexion de la cuisse sur le bassin. Aucun signe de luxation, ni de fracture du col.
Pour compléter mon examen, j'engage le sujet à détacher son ulon dn lit et à soulever légèrement la jambe. Ce mouvemeot lui est impossible, aussi bien pour le membre droit (dans lequel les mouvements communiqués s'exécutent sans douleur) que pour le membre Mucbe.^ Le blessé déclare que ee n'est pas la douleur qui s'oppose a ses mouvements, mais il lui semble que ses jambes pèsent un poids énorme, et il n'a pas la force de les soulever. Il ne ressent aucun fourmillement. La aenribilité est notablement diminnée. twtoirt au membre gauche.
lendemain mette, b jambe drnle afait reesnné tous lei monveoMntf, la gauche laule reste dans la même état que la veille : paralysie compléta de tout le membre, anestbésie presque absolue à la partie postérieure de la cuisse, au mollet et à la plante du pied, seulement une légère diminution de la sensibilité A la partie antérieure de la cuisse et sur le dos du pied. Une larpe eccby^mose remplace la rougeur, la douleur persiste toujours à la pression et sous l'influence des mouvements.
Le membre, soulevé dans les limites permises par la douleur, retombe absolument inerte dès qu'on l'abandonne. Le blessé, quels que soient ses efforts, ne peut contracter aucun des muscles. D'ailleurs il n'aeonse aucune dtmleur dès qu'on le laisse iin repos. Pas de différence de température sensible à la main entre les deux membres.
Le sujet présente pour tout antécédent deux hémoplysies à l'Age de vingt ans, suivies d'une bronchite qui n'a laissé aucune trace depuis de longues anoéea, et une attaque de rhumatisme articu-
laire mgu généralisée remontant à nlu de dix ane. Tempérament lymphatique; bonne santé faabiliiâle. Sa fille est atfebite de
coxalgie.
Je umseillai quelques compresses résolutives sur la hanche cl des toniques. L état resta le même pendant plus d'un mois. I^i docteur Reynîer, appelé en consultation, porta le diagnostic de contuûon violente de la hanche^ saiu fracture « luœation.
A la fin de la quatrième semaine, je conuMocai le Irailemant par l'élaetrieité : tm les jours, pen^nt dix minnlea, une séance anc l'appareil à chariot de Chardin. Je prescrivis en même tempa un bain de Barèges tous les deux jours, suivi dd vigoureuses friclions à l'alcool.
Le 3 août (six semaines après l'aeddent), on pouvait imprimer à l'articulation tous les mouvements presque sans éveiller de douleur, et cependant l'impotence du membre était restée la même, sans Btropnie appréciable. Je fis lever le malade, qui avec deux béquilles put prendre un peu d'exercice. Ce n'est qu'à la fia de novembre (six mois depuis la chute) qu'il put remplacer une bé-
Î aille par une canne. Trois mois ensuite, deux cannes loi suffirent, a paralysie cédait peu à peu, mais il marchait toujours en fnucbant, sans détacher le pied du sol.
Ce n'est qu'après seise mois du traitement indiqué plus haut
3ue la thérapeutique ou, pour être plus juste, la nature triompha e cette monoplégie rebelle. J'ai revu, dans ces derniers temps, mon client : Il mnrcbe asadt bien saor soutien, mais il -boite légèrement; sa jambe lui semble lourde, il 8e fatig^e^ trètvite. -
Ces deux observations, conservées dans mea notes, m'ont paru intéressantes à citer à eôté de la commanicalioa faite à la Société médicale des hApilaux par H. le docteur Troiisier, et de la discussion fort curieuse à laquelle elle a donné lieu.
J'avoue que, lorsqu'il me fut donné d'observer les deux cas qui précèdent, il ne me vint pas à l'idée qu'ils pounieni présenter toat Tintérét que je leur découvre aiyoura'hui.
L'obinnration I offre arec celle de H. Troisîer une grande ressemblance : la paraljftie n'a pas $itecédé imm^attment à la chute; il est vrai qu'on pourrait peut.ètre considérer comme traumatisme les manœuvres du rebouteur, au lendemain desquelles la paralyse s'est déclarée.
Il me parait difficile, dans ces deux observations, d'expliquer la monoplégie autrement que par une contusion violente des troncs nerveux. Bien que ta paralysie ait duré plus de six mois dans le premier cas, et un an et demi dans le second, l'hypothèse d une lésion centrale ou d'une manifestation hystérique me semble difficilement admissiUe.
L'observation publiée par H. le docteur Catrin (de Com- |nègne) dans le num^ dfu 15juin 1885 de la (roxette keèdomaaairê mérilait certainement d'étm raf^rochée de celle de M. Troisier, bien que la paralysie ait succédé immédiatement à la chute et cédé en quelques joars à un tnuteuienl consistant en trois séances de courants d*induclion avec la boite de poche de Gnefe.
Mes deux observations m'ont semblé tenir le milieu entre le cas asses simple de notre confrère de Compîègne et celui fort difficile à intei^réter pvMié par H. Troisier. C'est à ce titre seul qne j'ai cru devoir les faire connaître.
D' Petit.
SOCIÉTÉS SAVAmES
Âmmééml» 4mm ■«!«■•«■.
séance wj 6 juillet 1885. — phasideiice de v. mvliv. Application a l'inoculation pr&tentive du sang or
RATE ou fièvre SPLÉNIQUK DE Là MÉTHODE o'aTTÉNITATIOM
DBS VIRUS PAR l'oxygëhe c<«mMÊ. Note de M. il. CAattveau* — Depuis sa dernière comaunicalioa sur l'influence atténuante ane l'oxygène con^rimé exerce Bwt les cultures virulentesj 1 auteur n'a pas ceué de s'occuper de ce sujet, soit au point de vue de la vérification des faits ^enlîfiques, soit au point de vue de l'utilisation tique des inoculations préventives.
458 . R« S8 — GAZETTE HEBDOHADAIRE DE MtOEGINE ET DE CHIRORGIE 10 JuniAT f 885
La note qu'il présente aujourd'hui comprend les résultais de cette dernière étude, relativement à la question du sang de rate ou fiâvre splénique ou fièvre charbonneuse. Ces résultats peuvent se résumer dans les trois points suivants: Une seule iooculatioa confère une solide immunité ;
2" Malgré cette activité du virus, il est au moins aussi iooffèiiaif que celui qni «st préparé par les autres méthodes;
3* Les euluires gardent leurs propriétés pendant plusieurs mois, sans qa*il soit nécessaire de prendre ancnne précavtion pour en assurer la conservation.
ToxicitA hespective des matières organiques et saunes DE i.*uniiTE. Note de MM. R. Lépine et P. Anbert. — MH. Felts et.Riiter, dans un travail sur l*urémie expérîmentale',.ont cherché i déterminer, en injectant l'urine en nature dans les veines d'un chien, le pouvoir toxique de l'urine normale. Gomme on le sait, ils root pres((ue exclusivement rapporté aux matières salines et particulièrement à la potasse. H. le profBsseur Bouchard, au contraire, a insisté la présence de principes toxiques dans la partie organique de l'urine normale. En raison de ces divei^ences, les recherches de MH. jÇépio^ et Auberi ont eu pour but de fixer le degré de toxicité des matières organiques et salines de Turine à 1 état normal et chez certains fébricitants.
Passage des viorobes pathogAnes bb la m^e au fœtus. Note de H. Kouba$$off. — L'auteur termine son travail par les conclusions suivantes :
1* Les baeiUes du charbon passant toiyonrs de la mére au fœtus ;
2* Plus longue est la durée du temps qui s'écoule entre l'inoculation de la femelle pleine et sa mort, plus sont nombreux les microbes dans les fœtus:
3" Il passe toi^urs plus de bacilles virulents du chaibon que de badlles de virus atltaué ;
4' L'état patlwlogiqne des membranes du placenta et du fœtus (sa mort aussi) empêche le passage des bacilles de la mère au fœtus ;
5* L'inoculation des femelles pleines, par un vaccin trop fort, caose presque toujours la mort des fœtus;
6* L'inoculation de la cotture virulente à une femdle pleine déjà vaccinée^ tue presque toujours les fœtus. Ceux qui parviennent A survivre meurent après rinoeulation de la culture virulente, en d'autres termes, les ffoetua ne sont pas vaccinés suffisamment par la mère.
^Étuuxs COMPARÉES SUR LA LÈPRE. Mémoire de M. Henri Lêloir. — L'auteur, chargé d'une mission scientifique en Norw^e. fait connaître les principaux points du rapport qu'il a adressé au ministre de l'instruction publiqite, et fait passer sons les yeux de l'Académie nu grand nombre de cartes, deasins et fritotogn^hies qui accon^ugnent son rapiwrt.
i8S€, avant l'installatioa des léproseries, il existait en Norwé^e SOoO lépreux environ : l'an dernier il n'en exlsteit plus que 1500 environ, dont 900 libres, c'est-à-dire non
K lacés dans les services hospitaliers, l'isolement étant encore ûn d'être absolu,
M. Leioir étudie successivement les trois variétés de la lèpre en Norwëge : la lèpre tuberculeuse, la lèpre anesthésique et la variété mixte ; mais de leur étude comparative, il conclut à l'existence d'une seule lèpre. Quant à la contagiosilé de la maladie, la plupart des faits le portent à croire que si la lèpre est contagieuse, elle l'est en tous cas à un degré très minime. D'ailleurs celte affection n'a pu être jusqu'à présent inoculée à l'homme ni aux animaux.
L'auteur fait remarauer, à litre de simple hypothèse, que la présence d'un bacille très abondant dans les produits lépreux n'est peut-être pas une preuve absolue en faveur de la nature contagieuse de celte maladie. Il se pourrait que la lèpn RU analogue à certaines iffedions qui, bien que pro-
duites par on micro-orf^anisme, ne paraissent pas transmîssibles d'individu & individu.
Quant au traitement, il est purement palliatif.
Épuepsib d'orioinb avuculaihe; cmtTRiBunoii a l'Atuhe DE L'oTOPiftsis (compression auriculaire). Note de M. le docleur Boucheron. — Des recherches de l'auteur, il résulte que l'oreille peut être, dans certaines circonstances, une région ipileptogènet et l'excitation des nerfs auriculaires peut oroduire des crises épileptiformes chez l'enfant en bas âge, dans la deuxième enfance et dans l'âge adulte. Ces épîlepsîes d'origine auriculaire existent aussi chei les animaux, chiens, chats, etc.
Les épilepsies auriculaires se distinguent, non par la phvsionomie des crises convnlsives qui sont anal<^es à celles or l'épileusie pure, maïs par texistenee «Tune affection dr l'oreille, avec surdité légère ou grave, ou une aurdi-routité. Chez l'adulte, les épilepsies auriculaires forment une variété de Vépilepiie tardive.
L'excitation épileptogène des nerfi auriculaires peut se produire de plusieurs manières. Le mode le ^u» lutweasaMl. au point de vue pratique, est le suivant :
A la suite d'un catarrhe nasQ-tubaire de causes variables, il se produit une obstruction de la trompe, puit le ride aérien dans la caisse tympaniqus, par résorptioB de l'air non renouvelé. La pression atmospnérique n'ayant plus de contrepoids, presse de 1 kilogramme contre la membrane tympanique, laquelle transmet la pression par la chaîne des osselets an liquide lab:{rinthique et aux nern qui ^ sont plongés. C'est là l'excitation par pression intra-aunculaire ou par otopiésis (Boucheron). La cessation do vide aérien par l'introduction de l'air fait disparaître la pression et l'excitation des nerfs auricnlaires et, par suite, la crise épïleptiforme.
L'auteur cite l'exemple suivant :
Un enfant de sept ans qui, ayant eu autrefois des crise;! méningitirormes pendant le cours d'une affection de ToreUle, fut pris, il y a cinq mois, de crises épileptiformes, se renouvelant r^ulièrement trois fois par semaine. Les oreille^ étaient aflectéea d'une surdité peu intense et variable (montrp entendue à iO centimètres d'un c6té et 2 centimètres de l'antre) par sm'te d'un caterrhe naso-tympanique, simple d*an cAté, purulent avec otorriiée de l'autre.
Ces crises épileptiformes survenaient, soit la nuit, au réveil, soit dans la journée. Elles étaient précédées, dès la veille, d'une augmeutation de la surdité, de resserrement de la tele et des oreilles, ete.
Dès la première inaufflatioa d'air danacàaque caisse iynipanique (cessation du vide), les crises épilqikifonDes ont disparu.
Un autre mode, c'est la pression exercée sur la membrane tympanîque et par conséauent sur le labyrinthe par nn corps étranger, cérumen simple, cérumen renfermant des acares (Mégnin, Nocard).
Ce mode est rare chez l'bemme et habitnel chez les animaux ; la tfaérapeutu|ue de ces cas est iaeile.
Il n'est pas aussi aisé de modifier TeieilalioB épileptogène des nerfs acoustiques quand elle est produite par les tumeurs, les processus méningitiques, les fractures, carip, nécrose du rocher, les hémorrhagies, suppuration du labvrinthe, ossification (PoUtzer) et autres processus graves,
fi. R.
SÉANCE DU 7 JUILLBT 1885. — PRASIDBNGE IHI M. J. BBMEBOIT.
11. le Président prdiaiil«, an aom da M. le docteur Batiomptûre, uMmib. Dujor de S* claw, U RelaUon raaDuaerita d'une épiiiaiU iomUw rai « n se* d'infaatarit àBmux en «SSMSSS. (CmhrKMm ém ipiitmtt.)
iO Jonj.gr 1885 GAZBITE HEBDOHADAIRB M M&DBGINK ET DE GHIROBOIB - 2S - i59
M. U StcHtmirt ferréttui : i* ie U pwt d« M. W à>ct<mr DcU«. Vti»^,
rAMfMlîM wf/k; 9* dt h part M. lè doeiMT jL CmwH (4s .tm bmbam iMIbridei : BlWtttta 4i un Media» marehlfiMo M tectU XIV cl Un Uèro rmrt éi ai^Jof n^Ai* t im' srfisioiw ffiwla 4d Amltwiii ; 4* au »« ^ V. U <Uciwtr Ci4r* BtU (da New-Vork), ao axfnuirB imprin^, ajant pou lilra: 5*««w«taiir <h< itu**e wh» eanuR» AomteMff f
V. Bnait BaaaUr pr^M un o«mg« aor U 4rqp«ptf« M iM <^^lffHer, par N. !• doelaw5«wv (ila8ihH3anoala-«-U|B).
V. CMateMi* PMd «ft», h bmé dalL la^MMr jr«ttMMl,n m1m« iMiuUé : U yrMUtiuian eteiiri«Mte«.
M. Lwittcr iMpoBe, 4« la part 4« H. UU0autnâ, u vAnoin nà I» «lAinr^
M. GmrMiÊtt iMBmra du CmpU iw<l« 4a la aaMioa lawl Bluta an «SM P«> rAaaodiliaa fraosalaa pour l'atMcaMOl daa aciaMW.
IL Ltrrtf prdaoïla ut ménolra imprimé de H. lé doclonr A. BûKMfont vuU MM^itstiM #w) HumitmM él du rhefik de la d'XI-Oii/l« en 183».
H. «ecAaM*» dépaaa u diacann de M. U doelaitr CarivoMi <d« Blaya}, tm it mééteùt tn fâuiet mmUiUt fÊUsurabla, am rdia <i wa demlre .
H. PMMéê prdaaale m imTeau rrM*«t ftrmam$, mfil a fait cooilrmirt par U Lnar.
Élection. — Par 64 voix snr 70 Totants, M. ValUn est élv membre titulaire dans la section d'iiygiène pnbliaue, méderine légale et Dolice médicale. H. Legrand du Saulle obtient i vtix ; HM. OUivier et Motet, chacun i ; il y a en ptus S M-' /«tins bUocs. ' . .
NâPHRECTOHiB. U. Polaillon présente une malade avant âubi l'opération de la néphrecteniie, dont il a rapporté I ob» servatîon le mois dernier. Cette malade est ai^jourd'iiui com-
Plëteraent guérie. Les uKneSi qui étaient purulentes avant ablation dn rein malade, devinrent subitement claires, privées degl<Aules de pus après l'opération. Le rein conservé produit une urine ayant tous les caractères de l'uiina nor<maie; trois jours après l'opération, cUe contenait 25 grammes d*urée. Dès qne la mensurMion de Turine put âtr« exécutée» on eonstata que la malade rewlak en moyoïna 124 gcusmet d*uriiie eoutenant 11 granmes d*iirée par lilra. Cette quantité minime est d'ailleurs en rapport avec le pMds de la malade,i qui ne pèse que 35 kilogrammes. Cette observation confirme le fait déjàcoBnu, à savràr que la présence d'un seul rci« finflfit à l'excrétion de l'urée contenue dans l'organisme.
Droit de galop crural. — Dans le bruit de galop crural, dit H. le docteur P. DurotieZf on n'entend ^ue deux daqne-' roents, l'un présvstolique et l'autre systolique. Le pramiei' est produit par les «alvules de la vessie crurale soun l'in- Ouence de la systole de l'oreilletie droite; le second est dft à l'artère. On entend ce bruit dans l'însufiisaàee aortique avec hypertrophie et dUatalion de ronillette droite: Il existe au cou comme à l'aine, pourvu qne l'on ne comprime pas les vaisseaux.
Le premier claquement est présyatoliqoe parce qu'il précède le pouls radial avec lequel coïncide le claquement systolique; le phénomène varie avec l'énergie de la eirculatioki ; on trouve net le lendemain ce qui a paru douteux la veille. Les bruits sont aussi variés que les systoles auriculaires. Il existe des palpitations crurales; on y rencontre les mêmes irr^ularites, les mêmes inégalités qu'au cœur; on enténd parfois un véritable cliquetis crural. EnAii, le bruit de galop crural est fir^ent et vient s'ajouter comme diagnostic au double soume crural obtenu par compression.
Vaccinations cHOLtniQun ehEspagmb. — U.Brouar4Mi enson nometaoaom de HH. Charri» et Albai-ran* donne lecture du rapport qa'H Tient d'adnasw & M. le ministre du commerte à m siéto de la missîftn officielle qai leur avait été confiée dans le bat de vérifier les eipériencea de H. Ferran sur la vaccination anticbolérique.
La mission avait reçu de H. Pasteur une lettre destinée k H. Ferran : c Tous éies en butte, disait U. Pasteur, à la raillerie dM uns, à l'hostilité des autres, à l'engouement d'un grand nombre ; on vous reproche des erreurs commises dans m morphologie du bacille. Oa dît que vous avei réussi parTOS cultures à tuer des animaux fiMUemeRly par injection
hypodermique, ce qui a été en d'autres mains très diflicile^ eieeptionnel, impossible méaie. Tout cela àmon sens eat de psu d'importaaoe. Déjà on commenee k reconnaitre <we-?ous avea observé des faits de morphologie qai ont échappé i «eu» qui- ont étudié le bacille de Koeh et à Koeh lui-même. Ce qu'il faut savoir evant tout, c'est si vona prévenez le choléra enexles personnes inoculées. Aides nos savants missionoaires à porter un jugement sAr à ce s^jet. Vous pouves y arrivée en leur donnant les moyens de faire eux-mêmes leurs statisT tiques. Voua pouvez metto'e sous leurs yeux les preuves de la non>récidive des effets de vos inoculations, soit sur rbommoi soit, sur les animaux. Toutefois, bien que des statistiques sévères soient désirables, je| vous engage vivement,, outre les expérieRces do non-récidivè dont je parle, à soumettre vos cultures i l'examen de ces messieurs^ et, s'il est possible^ d'en adresser qnelques-ttMS à mon laboratoire par nnterm^ diaire de nos mismonnaires. M. Roux est non seulement bon ju^ en cette matière, mais il a perfectionné la ^otograpUe microscopique au point que ses photegrapliies sont d une grande netteté, même au grossissement de plus de 1500 dis-, mètresi
V Receves, cherdocteurylanouvelle expressionde ma baute considération et des vœiix que je forme pour le succès de votre eRtr^)riBe. Si mystérieuse est eBCOM l'entreprise des virusatténuéset-desvaoeinalioos, que personne n'est autorisé à vous jeter la pierre par idée préconçue et par raisonnement à priori. Les faits seuls doivent être invoqués pour juger votre méthode. J*ai la plus grande confiance que nos missionnaires firançais sauront dégager la vérité svee votre aide bienveillante. »'
A peins H. Ferran sut-il In cette Jettre qu'il fit les dëdaralions soivantas à HM. Brousrdal, Chanin et AIbsrran: 1* il rafasaii de Caire conealtie k psocédé ^u'il empbiie peur obtenir rattéaaniisB dup «inu cholérique; 2* il autorisait la Commission à éliminer, dans aoa laboratoii^, son liquide vaccinal, suis il s'opposait À ce qu'une seule goutta sortit de oo laboratoire'; 3° il propoasàt à la Gemmission de reeueiUic eUe-mésM des matières de déjections cholériques» d'en . faire uaeeulture pure, puis la Commission lui remettrait un baUon ainsi préparé; ce ballon serait placé dans une caisse scellée àiacuie; pendMittrms jours, cette caisse resterait entre les mains 4t m. Ferran aaas que la Commission pût suivre les diverses opérations ; enfin le ballon serait de nouveau remis k la Commission, puis devant elle et avec ce liquide des vaccinations seraient pratiquées. Sur les observalioas de M.BranarM et ^ sas soUègues, U. Ferma lyouta:.* Je tiens à-eonssrvsr moa secret v eo veas le livrant, je vois -ce qne je vous donne, je. ne vois pas ce que vous donnes en garantie, » et il seoooaipara lui-même à an industriel qui aurait trouvé un paosédé pour prépara le sulbte de quinine k S& ceatiraes le fcilo^amme et qai ne serait pas (Aligé de divuljpier son mode de préparatioa. Il demanda enfin à ces messieurs de proposer à N. le ministre 4e traiter avec lui des conditions dans lesquelles il pourrait lui livrer son secret. La mission se trouvait deoo en présence d'un médecin ayant'iM: remède secret et l'exploitant; elle s'empressa de déclarée à IL. Ferran qu'elle estimait que pour connaître la valeur de ses essais, il lui fallait la eommuaicatioa sans restriction de tons las procédés qu'il employait pour obtenir raltéaaalioa dn virus inoculé; elle ne pouvait assumer la respoasabililé 4e donner ses appiobalioa à cette méthode propbylaeliqMy lant qu'il vealmt aa point réservé dans les procédés de euHare et d'atténuatk». Eue lélénaphia aassitM a H. le Rùaîaire du eoromsrce que le doeteer Ferraa refnssit de (aire conoaltre dans lear inté^rralité les procédés par lesquels iliMeat son- liquide vaccinal, qu'il invoquait pour
Cstifier ce refus son intérêt personnel, qu'en conséquence qoestion ssientlfique ae pouvait être résolue et qu'il restait à oontrébr les résalGits des statistiques. Le téléeraranw fut comnraniqaé à M. Ferran, qai demanda
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la suppression de la phrase disant qu*il invoquait son intérêt
Eersonnel pour iustifler son refus; de môme, communication li Ail donnée d une lettre complémentaire adressée à H. le aiînisire et U réfwndît par une longue missive dans laquelle il commença par déclarer croire que ce qui a égard à la prophylaxie du cnoléra dans sa méthode, comprend deux points de vue parfaitement séparables et séparés: € L'un, celui qui intéresse véritablement l'humanité, est celui des effets de la vaccination cholérique ; l'autre a trait au procédé de préparation du vaccin. Le premier point de vue comprend la connaissance du liquide vaccin dans sa composition, la nature et la morphologie du bacille-virgule qu'il contient en culture pure, la constatation des effets physiologiques qu'il produit chez l'homme, la conviction de l'innocuité des vaccinations et, en! dernieir lieu, l'étude de l'immunité qu'elles confèrent ou de leurai^on prophylactique. Le second point devueestcomplètêmenl indépendant du précédent, ajonle-t-il ; dès que chacun peut s'assurer que mon liquide n'est autre chose qu'une culture pnre du microbe du choléra, préparé d'après le procédé de H. P. Hiquel, on a la connaissance la plus parfaite de sa nature, aussi parfaite que celle que n'importe quel médecin peut avohr de- la nature du sulfate de qatninâ pu du chlorhydl^lè dè' ihik^lne qiiH emploie Saiîs qu'il sache par quel
Îrocédé le fabricant de produits chimiquesa obtenu ces sels... e ne me refuse pas k laisser reconnaître microscopiquement et chimiouement mon liquide de vaccin dans mon laboratoire, comme l a fait la Commission nommée par le gouvernement espagnol. » '
M. Ferran offre à la mission française d'essayer elle-même le vaccin qu'il aura préparé avec les cultures qu'elle aura faites et il prétend que son mandat, tel qu'il a éU défini par M. I^Mleàr dans sa lettre, ne cemj^rte que cette étude. Quant àfaire connaître c le secret du procède d'allénuation», U aslime que < pour le faire il faudrait qu'il se trouvftt dans des dreonstances bien dliérenles de celm qii l'entourent a. H invoque les redierches longues, coAteuses et pénibles qu'il a dû entreprendre, le grand nombre d'inoculatieus gratuites qu'il fit au début, ses sacrifices de toutes sortes et enfin l'hostilité que ne cesse de lui montrer son gouvernement, c Je ne me refuse pas absolument et pour toujours k abandonner ma réserve, et si le gouvernement de mon paifs eât été comme celui de l'Allemagne, qui s'empressa de sortir de son obscurité et de récompenser splendidedueiit R. Kocb, pour la découverte des spores de ht bactérie charbonneuse, ou s'il eàt imité celui de la France, toujours prêt à protéger ce qui est utile, en tendant sa main généreuse à tout ce qui est grand, ma méthode ne serait dansle brouillard pour personne, et personne nim plus n'aurait droit à se ^ndre de mes réserves, car alors j'aurais des garanties pour m'assnrer là légitime jouinanee de ma déeouverte, étant donné (pie, et il faut le reconnaître, Honsienr le Himstre^ tonte la gloire du monde ne suffirait pas, dans le cas si poÀible de ma mort, à sortir mes enfants delà pauvreté! »
H. Ferran persistant ainsi k refuser de donner communication des m(^en8 par lesquels il obtient l'auénuation du virus cholMque et de laisser examiner son liquide en dehors de son laboratoire, la' mission française ne pouvait que considérer son œuvre principale comme terminée ; elle ne devait pfau que chercher i recueillir le plus de renseignements possilÂes pour avoir une oninièn sur la valeur proMble des procédés employés et sur le résultat des inoculations anlicholériques. Sur sa demande, M. Ferran la «enduisit dans son labontoireoik se trouvaient ses coUaborateure, HH. Fauli, ingénieur; Pasqual, avocat; un professeur d'aeconehemeot et'pn jeune médecin. Elle n'y vit que quelones appareils, tels q«e deui microscopes, dépourvus d'éclairage spécial et n'ayant qu^un grossissement de 700 à 800 diamètres* une étuve en bois sans régulateur, aucune dos matières colorantes habituellement employéiés dans les' étudés microbiolegiqoes, ^«etqnes becs de gfs, des mains, des toilès métal-
liques et quelques litres de bouillon de veau, dont certains échantillons ont paru bien stérilisés. H. Ferran montrs & ta mission quelques préparations : la première, faite k l'aide d'une goutte puisée dans une culture, contMait un nombre très restreint de spirilles, de longueur variable, dont il était difficile de préciser les caractères, vu le peu de perfectionnement des modes d'examen ; une autre préparation renfermait quelques organismes mobiles se rapprochant plus ou moins des bacilles-virgules. Dans une goutte du liquide jaune, louche, très trouble et ayant l'aspect de vieilles cultures que M. Ferran appelle son vaccin, la mission vit de nombreux points arrondis, quelques bacilles ressemblant plus ou moins aux bacilles-virgules et enfin des petits bâtonnets reclilignes. H. Ferran ne fournit aucune préparation justifiant qu'il s'agissait bien là de spores ; d'ailleurs il a modifié ses opinions et il n'attribue plus k Tooxone, k l'oosphère et au polinide le rôle qu'il leur avait assigné dans son mémoire primitif; il a alors exposé l'état sous lequel il croit que le bacille-virgule se présente dans les eaux ou dans l*^ sol, mais sans qu il l'ait jamais constaté. H. Ferrai décian enfin qu'ayajDt terminé la partie scientifique de son œuvre, i] ne ^occupait plus, que cûtê pratiqué, ^ savoir la vaccination ; n dit n'avoir conservé aucune préparation, ni aucttK culture pouvant faire appréder les détails de morphologie qu'il a décrits ; il pourrait toutefois montrw, au bout de quelques jours, les corps muriformes que les uns ont interprétés dans le sens de ses opinions et que d'autres ont considérés comme de simples cnstaux. Enfin H. Ferran ne voolut laisseremporterpar la mission aucune quantité de cesvaceins, dont il affirme pouvoir fabriquer 2 mètres cubes par jour.
Le l*' juillet la mission française vit H. Ferran vacriner une vingtaine de religieuses d'un aule des Petites-Sœars des pauvres. Le liquide vacdoal fut apporté dans ua malru mal fermé et versé dans une tasse non fuônbée, fournie parsoe religieuse. Une seringue d'un cenlimètncube, munie d'aie forte canule, fut remplie à chaque fois et l'injeetion fut pratiquée très hâtivement de bas en haut à la partie poslmexierne du bras, deux fois à chaque bras, sans prendre le soin de purger d'air la seringue. M. Ferran j^eut ainsi vacciner quatre personnes par minute. Les vaccinés présentent ^ quelques malaises dans les vingt-quatre heures ou quarante- ^ huit heures qui suivent, un peu decourbature, des variations thermiques san^ importance, ni vomissement ni diarrhée ; on ne découvre dans leur sang ni wirilles, ni virgules, non plus que dans leurs déjections; la Commission de Madrid a d'ailleurs considéré ces inoculations comme inoffensîves.
La mission française se rendit ensuite dans un certain nombre de villages oà H. Ferran avait pratiqué ua grand | npmbre de vaccinations. Hais avantde donner guelaues renseignements 8tati8ti(|ttOB, il importe de savoir fue lastatis- ■ tique officielle n'existe pas d'une manière sérieuse en Es* ' pagne; Madrid compte un tiers de plus d'habitants que le gouvernement ne 1 indique; de même, la plupart des villes i et villages, afin de se soustrure à ceriaines taxes qui i^rogressent avec le chiffre de lapopulation ; d'autre part, il n'est
{las rare que le chiffre des décès cholériques soit altéré par i es autorités, afin d'éviter tes cordons sanitaires, et enfin les vaccinations de N. Ferran n'étant plus gratuites comme au début, mais se payant maintenuit entre d francs et 12 fr. 50, la partie aisée des populations, c'est-à-dire la mdns menacée du choléra, se trouve coiâplée dans les atattstiqaes de ces vaccinations. Or il résulte des quelques chiffres qu'a pu recueillir «ur place U mission, que les iaoculés préarâtenl au moins un cinquième de morts et que ht réisecolatioo est loin, comme on l a dit, de procurer une îmimiailé absolue contre la- maladie. ■
M. Breuardel se résume en ces ternes : c Le '^^'^f*/ seientilinue de la valeulr des proeédéa employés pêT M. k docteur Ferran - pour obtenir ratlénuation du viras cbolerique, et l'élude eoapMc du vacdn <|u'iliaM8}e seotrea-
10 JuoLST 1885 GAZBTTB HEBDOMADAIRE DE HfiDEGINE ET DE CHIRURGIE
dus Impossibles bar son refus. Les opinions de M. Ferran sur la morphologie au bacille et sur l'étude du sang des animaai inoculés ont subi de nombreuses variations ; l'outillage scientifique de son laboratoire est loin de répondre aux nécessités et aux difficultés des études micrabiennes; les piqûres vaccinales pratiquées chez Thomme on les animaux ne déreloppent aucun symptéme qui rappdle une forme mwlcoilqae du choléra atténué. H est vnu que ces inoculations sur l'homme paraissent inoffensives ; les statistiques mortuaires espagnoles posaédent tontes deux défauts qui les vident ab^ KOlument. On ignore le chiffte réel de la population, on dissimnle le nombre des décès dus au choléra. Pour des raisons soéciales, celles que publient les partisans de H. le doeteur Ferran sont encore plus suspectes. En toutcas^laréinoculation cholérique ne met passûrement à l'abri de l'invasion. Aucun des arguments invoqués en îitveur de celte doctrine ne résiste à la critique ; la preuve de la valeur prophylactique des inoculations ahticbolériqnes pratiquées par H. Femn n'est donc pas faite. Il ne faudrait pas que l'erreur d'un des plus bruyants parli^anà des théories microbiennes atteignit la doc* trine elle-même. 11 ne suffit pas d'un imprudent pour compror mettre soU'â4'èà(^. ïf6tis sttoïflies conTaineua que- taitécouverte de l'atlénuaUcn des virus est et demeurera une des lormes les plus brillantes du progrès médical à la fin de ce siècle ï mais pour ne pas laisser encombrer la science de conceptions mal venues, il faut se défier de rengoueraent des uns plus encore que des résistances des autres. Quand on se trouve en présence de quelqu'un qui vent passer de M théorie à la pratique, ou faire l'application prophylactique des inoculations aux maladies humaines, il faut, avant d'accepter ses propositions, foire subir à sa méthode, à ses procédés, les plus rigoureuses épreuves. Jenner a hésité neuf ans avant d'oser inoculer James Phipps, le 1-4 mai 1796. fimis avons tous été témoin des longues hésitations et dn labeur incessant de H. Pasteur avant qu'il ait osé affirmer la valeur de ees atténuations de virus, et cependant il pouvait opérer sur des animaux et renouveler sans cesse l'expérience. Pour entreprendre de pareils travaax, il faut que l'honnêteté complète, absolue de l'homme ne puisse être disculéej et iu l'honnêteté est plus rigoureuse qu'en toute antre occasion : elle consiste à ne rien ignorer de ce qui peut compromettre la vie de son semblable, à posséder une instruction technique complète, k ne rien avancer sans l'avoir soumis au contrèle de tons. Plus les problèmes touchent de près ft la vie humaine, plus la méthode scientifique doit être parfaite, plus le savant doit être arniél H; Ferran me semble n'avoir pas compris l'importance de ces vérités, et il a abandonné le terrain des expérimentations et des études scientifiqueq pour entrer trop tôt dans ce qu'il appelle < pra-
L'Académie accneitle la lecture dé ce rapport par ses ap^ piaudissements unanimes; M. /« Prétident serait son interprète en félicitant M. Brouardel de l'habileté qu'il a déployée dans sa mission, du tact et de la mesure avec lesquels il en a rendu compte et de la digne fermeté avec laquelle il a soutenu les principes d'bonnêtetô scientifique et professionnelle, principes qui doivent être la règle invariante de conduite de tout méaecinsincèreraent animé deTamourdu bien et de llinmBnité.
— Au rapport de M. Brouardel est jointe une très intéresisante note ae H. Guignardy professeur à la Faculté de Lyon, relevant les erreurs commises par M. Ferran dans ses descriptions morphologiques.
H. i>«6ou^(de Pau) rappelle qu'il a envoyé, il v a queli|ues jours, A H. Dwardin-Benumeu, pour être publié prochainement dans le BuHeiin ée tkérapeuiiquet un mémoiro dans lequel il démontre, au point de vue anidomo^thotogtque, que les vaccinations anticholériques ne peuvent avoir aucune rbance de succès.
Choléra. — H. fit^en, interne des hôpitaux de Paris, communique un résumé des recherrJies anatomo-pathologiques et microèiologioues qu'il a faites depuis le mois novembre dernier sur le choléra asiatique. Constamment il a trouvé le bacille-virgule de Koch dans le contenu intes;^ tinal des cholériques; dans les cas foudroyanls, le microbe se trouvait principalement dans le duodénum et à la partie supérieure du jéjunum, et dans les cas lents, il ne l'a guère retrouiràque dans l'ilémi. Les coupes de l'intestin l'ont toujours montré en grande Quantité aussi bien dans les glandes de UeberkOhn que dans répaissettr de la inûquouse et de la sous-muqueuse. Le foie et le rein présentaient (7 cas Maminés) des bactéries différentes dont H. Doyen a pu faire des cultures. Il a pensé que dans le choléra se trouvait une infection microbienne assM complète, consécutive à l'entéro-mvcose.
Expérimentalement, t»s fails oui été vérifiés : le meilleur procédé pour donner le choléra aux cobayes sans trauma-* tisme, « été d'injecter dans l'estomac, une seule fois ou bien deux jours de swfo, 1 centimètre cube 8 d'akool A 40degrésr puis .une beuKft.aprés, lU centimètrea .cubes, enràvn. de bouitloD conieiiant dès bltci]les-virgules..'Ces cobayes. meun rent presque tous avec lés symptômes et les lésions du choléra. Des Uibes de gélatine furent ensenieno6s avec des frag" ments du foie et du rein de ces cobayes. 20 fois sur 27 cas, les mêmes résultats que chez l'homme furent obtenus. Observant le développement du bacille-virgule sur dés plaques de gélatine, H. Doyen l'a vu se faire par segmentation. Les éléments provenant de ceUe segmentation ont été éprouvés. A mesure que les cultures vieillissent, la stérilisation va augmentant, de telle sorte que les vieilles cultures sont absolument inoffensives.
— L'Académie ne tiendra pas- de séance la semaine prochaine, en raison de la fête nationale qui a lien mardi.
SMlété d« ctilrtii^e.
SËAMC£ VU ié iUlK 1885. — PRBSIDBHCE DK M. HOOTBUHIP, VlGHWtUBBIIT.
Suture da périnée eprés l'arédirobniito extern* : * M. Looea- ChampioBidtre. — HjntéreeMmle vaginale : lOt. TUtens. Terrier, Tr«l«L — xntteMM Un tWeiiM, lapperU: H. TerMttU. — Pr«- •eatatim de pifeoa t M. Honod.
H. Lucas-Ckampionnière s'est trouvé eA présence d*nne rupture de rurèlnie depuis la dernière' séance, Où l'on' a discuté la conduite à tenir vis-à-vis d'un pareil accident. Il a mis une sonde à demeure après avoir pratiqué l'uré-' tbrotomie externe et a fait la suture des lèvres de l'incisioU périttéale ; il tiendra la Société au courant du résultat.
— M. TiliausB communique l'observation suivante d'byslérectomie vs^nale. Une fômme de vingt et un ans se présente à lui dans le courant du mois dernier, avec un épiUiélioriia térébrant du col de l'utérus ; la santé de la malade est fortement ébranlée, cependant la dégéqéreseence semble bien limitée à l'utérus, qui est parfaitement mobile et dont la lésion ne parait pas avoir retenti sur les ganglions voisins.' La malade désire d'ailleurs être débarrassée de son affection; même au prix d'une Opération grave, et le chirurgien n'hé-; site pas à se rendre à ses voeux. La voie vaginale est choisie pour l'extirpation de l'utérus. Le 2 juin la malade endormie est placée dans la position du spéculum ; une pince de Museux saisissant le col abaisse l'utérus, tandis qu'une sonde introduite dans la vessie servira tout à l'heure à indiriuei* les limites de ce réservoir ; après ces précautions préliminaires,; le chirurgien divise, au fend du cul-de-sac aDtmur,par une incision demi- circulaire au bistouri, les insériîqMiu jn|i^ sur le col, et par une d'issectiâlWaitete^A-^y^é^ blanc sépara la vessie de la face antérieure de l'uRras,
fir a$ — GA2BTO HEBDOMADAIRE DE MÉDECINS ET PB CHlRïlBfllR. tO Jcitut 1885
puis il décoUt le périteue de cette même ftwe. De la mémfr ïftQOft et plue tKileoient l'insertion va^oale postérieure est incisée et l'utérus séparé du* rectam. L'oràtue ne tient plus que par l'Insertion des ligaments Uirses le long de ses bords; H. TUlaux procède alors à leur section : il ^attaque d'abord à l'un d'eux ; pour ee faire, il introduit son doigt en arrière du tigamenl, le retourne en crochet au-dessus de son bord supoieor et • l'attire en niasse; à ce moment, un aide renierrant dans une anse de fil de soie VétreiiU vigoureusement ; la section des vaisseaux utéro-oTariens peut alors être praliqaée sans danger entre la ligature et l'utérus; le fil lAcba» nais le ligament put être retrouvé et cet incident n'eut pas d'aotre suite. Libérée dé trois cùtés, la matrice, fat bcilemeat amenée à la vulve et le second ligament large lié dans de meilleures conditions que le premier. Les intestins n'avaient aucune tendance à s*echapperpar le fond; du vagin ouvert, toulefeis on At .on pàntde satoie de manière à froncer ses bords ; un gros drain fut (due dans la cavité péritonéale et le vagin fut bourré de gaie lodo* formée. Pendant trente*8ix heures la malade eut un éUt nauséeux attribuable au chloroforme, mais elle redevint ensaiie oalœe et n'enl-pas la -moinare réactio» fébrile; w quatrième jour on supinima le drain; le huitième Jour on enleva les tampons de gase ; la guérison marcha rapidement et sans encombra^ aujourd'hui, vingt-troisième jour, elle est complète, ycaamen de l'utérus a montré que le «orps était indemne de tonte dégénérasoenee, il 7 a donc lieu d'espérer une.cnre radicale de la roalaée. - - ■
M. Terrier a pratiqué la mÔme opération que M. Tillaux, deux joùrs après lui, chex une femme de quïirante-sepl ans ayant un épithélioma du col donnant lieu à d'abondantes hémorrbagies, mais ayant respecté la zone ganglionnaire. La malade a été opérée dans la salle même après asepsie complète du vagin pat des lavasesà la liqueur de Van Swieten ; les temps opératoires ont été les mêmes que ceux exécutés par M. Tillaux ; M. Terrier, ayant voulu, après l'incision du cui-de-sac antérieur du v^în, faire basculer l'utérus, ainsi que leaehirui^iens^rdelais le recommandent, pour l'amener à la vulve, ne put y parvenir et dot inciser le culde-sac postérieur pour lier ensuite successivement les deux Ifgamentf larges; je seul incident qai marqua roi»ération fut une petite hémorrb^^ie de l'ànère vaginale facilement réprimée. Le fond du vagin fut froncé par un seul point de ligature et deux drains établis à chacune des extrémités du diamètre de son orifice; ouate iodoformée remplissant le
Îanal. jLa malade ne dépassa pas 38 degrés de température ; e cînqùièipè jour les tubes furent retirés ; le 21» l'opérée se
M. Tréktt, moins avancé que ses collèffMs> puisqu'il n'a pas encore pratiqué cette opération, est, dit-il^ en immineoee de la faire. Pour s'y préparer, il l a répétée sur le cadavre èl il désjre communiquer à la Société les particularités çui (ui paraissent importantes. Il y a avantage à libérer bien çpmplét^ent rûtërus en avant et en arrière, avant de s'attaquer aux ligaments larges. Il est împoss^ile de fure basculer l'utérus et d'amener son fond au niveau de la vulve sans section préalable d'un des ligaiaents .larges. Celte section d'ailleurs est des plus faciles et sans, danger d'hémorrhagte, les oivanes qm constituent ce lig^nt se réduisant i un tout pet^t pédici^e après la striction du fil, qui n'a nul besoin d'être gros. L*orifice du fond du vajipa se réduit, à un diamètre de I centimètre? après rextirpalion de l'utérus, et les intestins n'ont aucune tendance à s échapper par lè.
Là malade que U. Tfélat se propose d'opérer est dans les meilleures conditions pour la réussite de l'opération ; cependant son utérus étant en antéUexipn, il. v a là une petite difiicullé qui gèpera peut-^tre dans la aisseclion de la f^ce antérieure ; lecbirurgieu espère pouvoir y .échapper en redressant l'utérus avec rbystéromètre avant de taire sa dis-
section. Cette onération de l'exUrpatioa totale de Tutéru par le vaipn semble, devoir, être une très bonne opéndieo. mais elle doit être pratiquée de fort bonne heure et il y a, dans la marche da eancer de la matrice, un temps très cent pendant lequel l'opêratien est encore possible. L'engome. ment gangUonnaire, la ^opagalien dn néoplasme anx éléments des ligaments larges rend IrAa vite tonte tentatiTC d'extirpation ulusoine, sinon impossible. Ausi, avant d'iu. terveatr, doil-on s'assurer avec le plus grand soin, de Tialc-
Srité des parties voisines de l'utérus, de la parfoite raobdité e cet organe, et c'est au toucher rectal bien plus qu'an toucher vaginal que . ces renseignements devront èbv de> mandés. H. Trélat insiste d'une façon ton'.e particulière ar pe mode d'exploration.
— M. Vememl lit successivement trois rapports sur des observations de tétanos, qui ont été adressées à la Société, depuis la discussion qui a suivi la eeminnuicatioa dn hit de guérison de M. Gaocbois (de Rouen). Avant et pour « rien dissimuler de ce qui peut servir à ôdairar toueual U meiUeure.thérapeutiqae de cette riialadie, M. Vegaeeil dépesorano obsorvaiioik da tétanos torminée /aialtomenl lailgré les-moyens de traitement qu'il a [NPéeonîsés et qu'il a mis en œuvre dans son service même.
La première observation rapportée appartint à M. le docteur Dernier, médecin-miyor A Versailles. Il s'agit d'in homme qui, pendant le cours de l'év<rfution d'ua panaris touchant à sa fin, fnt pris de spasmes tétaniques ; dès le début de l'aSection on administra 6 grammes de cblont, en môme temps qu'on fit des pulvérisations d'étfaer le lonf du rachis ; le deuxième jour, on joignit au cfaloral l'admi' nis^tion de 2 grammes de snlfate de quinine en raison de fièvres intermittentes antérieures; ee tniit»nent ne donna aucun résultat jusqu'au jrar oà on y ajouta l'usage d'opinni sous , forme d'mjectiena hypodermiques de morpUae; i partir de ee moment les spasmes commencèrent a céder; la dose de chloral fut pn^pressivement portée à 25 gramnMi; on la diminua ensuite peu è peu jusqu à la supprimer complètement ; les convulsions reparurent le jour même de la sup(wessioo, on dut reprendre le médicament encore pendant plusieurs jours, afin de conduire le malade à une guérispn complète. Un premier point ressort de cette observation, c'est l'ignorance de la cause de ce tétanos : on ne saurait lui appliquer une des épithètes elassiqnes de tétanos médical ou cnirurçical, car il a débuté alors qoe le panans était presoue gnén ; ce fait ne peut donc en ancnne manière éfJairer retiologie de l'idfocUon, et il consacre l'inanité des discussions Aee sujet. En second tien il pnmn, aveebioi d'autres d'ailleurs, que te chloral n*est nullement offensir pour la muqueuse de l'estomac, quoi qu'on en ait dit k ose époque où l'on voulait substituer pour son administration Is voie veineuse à la voie stomacale. L'opium semble favoriser la tolérance des parties supérieures du tube digestif pour le chloral ^ en plongeant le malade dans un coma artiociel, il permet a la déglutition de se faire sans douleur, quelque soit \^ dose donnée cl quelle que soit la longueur du tem|» pendant lequel on la continue. M. Domler a failli perdrtsbn malade pour l'avoir supprimée alors que les muscles avaient déjà repris toute leur souplesse. H. Verneuil ne veut pas faire un reproche personnel à l'auteur de robservalio" d'avoir à la fois chez son malade cherché à sopprimer les réflexes par le chloral et à les exciter par les »alvérisatioD!i d'éther sur les t^uments, il a suivi en cela les errements d'une thérapeutique incertaine , inquiète, essayant sans règles les médications les plus opposées. C'est contre manière de faire que M. Vemeuil. proteste d'une manière générale et c'est pour éviter ces dangers qu'il a érigé sa méthode de traitement, méthode qu'it* exposée, sût dans son enseignement hospitalier) ign^|(jB9Aj90i@m.$n' diverses assemblées. O
tO JpnxtT i9» OAZBTTB HEDDOITADAIRB DB MfiDBËMt BT DR «aiROBO» Ift 91 — M
La detfiièoift obserratioB, adressée ptr M. le docteur Robochoo (de Tlle d'Yeu), est intitulée Plaie conttue du petit doigt avec ouverture de Varticuiationphalangino-phalan-
Îettùnne, tétanos au quinzième jour , ttmUnipar la mort, [algré l'emploi du laudanum, du chloral à doses élevées par l'estomac «t le rectum» de la morptatue ea ïigection hypodermique, le malade MKCoinba, mais, dit H. Robuchon, il n*eut que des crises de coBTulsiens toniques modérées et des souffrances tolérables. GanTaiftca qve la mort éuit fatale» le médecin se borna ft le soulager; H. Vemeuil s'élève contre ce fatalisme, il veut qu'on agisse vigoureusement et avec Tespoir d*arracher les patients à la mort.
iUa dernière observation a été envoyée par M. le docteur Alfred Poussoa. Ëlle est relative à uu homme qui fut pris de synoplomes du tétanos à la suite de l'ouverture d un petit abcès survenu au-dessous d'un cor du petit orteil. Il fat traité par le chloral qu'on porta rapidement à la dose de H grammes; à ce moment, les spasmes ayant cessé, on abaisse la dose de cMoral et on donne un bain de vapeur ; immédiatement reprise des accidents, qui disparaissent défiDÎtivement après le rBUmrÊM chloral et au bromure de potassium associes et coatinnéspendtmt phw de trots semaines : guéris»». Gomne' l'observation de H. Dernier, ce fait montre » bénéfice qu'on peut retirerderadministrationdn chloral et les dangers qu'il y a & le supprimer trop t6t et à réveiller chez le malade le pouvoir reOiexe par les manœuvres nécessitées par des bains ou autre médication exigeant des mouvements.
— - H. Monod présente un kyste dermolde de l'ovaire, développé chez une femme de quarante-sept ans, ou'il a opérée le matin même. Cé kyste était rempli de touffes de cheveux et on y voit une dent implantée dans sa paroi.
AUired Pomsoi».
BIBUOSRAPHIK
XMtté Je M«li«UBle ext«rB«, par HM. A. PoULET et
H. BuDSQUET, agrégés au Tal de-Gr&ce.
Nos collines et amis, HM. A. Poulet et H. Bousquet, agrégés au Val-de-Gràce, viennent de puMier le troisième et dernier volume de leur Traité de pathologie externe. En muîos de six mois, cet ouvrage important a été terminé : auteurs et éditeurs ont tenu parole, et ce n'est point là un médiocre él^ que nous leur adressons.
Ce troiûème volume, qui traite des maladies de l'abdomen, des eryanen géaito-ttrinaires et des membres, ne le cède en rien aux wkt précédeots : on y trouve la même netteté d'exposition, la même infomation sAre M étendney le même souci de l'exactitude et nous savons oA en est la science actuelle. Certes, nous ne pouvons trop féliciter les auteurs d'avoir, en un si court délai, pu faire tant et si bien.
On ne rend pas compte d un volume compact de plus de 1150 pages. Il serait inutile, ennuyeux et banal d'analyser les cbapitres importants pour dire que nous les trouvons bous, sérieux et de science solide. Quant à nous imposer le décile' travail de relever çà et là quelones points secondaires el sur lesquels pourrait porter le désaccord, quant à adresser quelque critique de détail, nous ne vouton!i pas le faire: le développement de ces points sans importance prendrait toujours une place plus grande que celle de nos é%es, et nous pardtnons alors, bien malgré nous, ne p«ttt estimer i sa Juste valeur une œuvre que nous trouvons excellente, et qni ait le plus grand honneur A nos amis.
Paul Rkclcs.
Vabiétés
AVM. — Ponr M qui oonosrari la nuaHS d« méJeeto d* Parla vMr aa mas a* la oonvartor*.