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SÉANCE DD 10 JUILLET 1885. — PRÉSIDENCE DE H. TIDAL

Uloèration de la voûte palatine : ArthropatUes an oonra d'nna

solërose «n plaques probable : M. FArèol.— Da la proitItuUon olandestlne (présentation d'onvragej : H. Martlaeau. — HyoBlte aypbi- UUque : M. Ouyot- — Da la loUe brtgbUqne : H. DUnlafoy (dlsouulon : MIL P6r6, Ferrand). — Des Bugaesttons dans l'hypnose (présentation d'ouvrage) : H. Ferrsnd. — Carcinome' gastrique ; dUtteultés dn dlagnostlo : M- Sujardln-Beanmets (dtsouaalon : mt. Rendu, A. RoUn). — fileottons.

A l'occasion du procès-verbal de la précédente séance M. Féréol complète tes renseignements relatifs à la marche de l'ulcération de la voûte palatine dont il a déjà entretenu la Société, et présente la malade qui est aujourd'hui presque entièrement guérie. La tendance à l'extension de l'ulcération, signalée dans la dernière séance, n'était qu'apparente, et Verreur était due h la mu-che de la cicatrisation se faisant des parties profondes vers la surface de la muqueuse. La malade a été soumise depuis quinze jours, d'après le conseil formulé par M. Vidai, au traitement exclusivement mercuriel constant en frictions avec Tonguent napolitain; la cicatrisation a marché rapidement et peut-être deviendra- t-elle plus complète encore. Dans tous les cas il est à peu près certain qu'une opération peu grave d'autoplastie ferait aujourd'hui disparaître aisément la minime perforation qui persiste. La rougeur vive située au pourtour de la lésion a complètement disparu. Ce résultat du traitement spécifique paraît établir assez nettement la nature syphilitique de l'ulcération. L'enfant, bien qu'un peu p^Ie, est cependant en santé satisfaisante.

M. Martineau insiste sur tes bons effets du traitement mercuriel à la période tertiaire de la syphilis chez les individus qui n'ont, jusqu'alors, été soumis à aucun traitement régulier; le fait a été signalé par Ricord et par Nélaton. Dans son service, M. Martineau soigne actuellement une malade atteinte d'une perforation analogue du voile du palais, e( la guérison est presque complète sous l'influence da traitement mercuriel.

M. Féréol présente un malade atteint d'une affection du coude gauche pour laquelle il avait été envoyé dans un service de chirurgie, et qui fut qualifiée par le chirurgien d'arthropathie tabétique. Cet homme est porteur, en efiet, d'une arthropathie d'origine spinale évidente, datant de deux ans environ; mais il ne semble pas être atteintde tabès dorsalis. An niveau du genou gauche, on observe également une arthropathie de même nature, mais moins accentuée, la marche est> pénible, traînante, par suite d'un certain degré de paraplégie mais il n'y a pas a'incoordiiiatiou motrice, pas de troubles plus marqués par l'occlusion des yeux, les réflexes tendineux sont exagérés, et l'on détermine aisément, des deux côtés, le phénomène du pied, plus accentué du reste au membre inférieur gauche. Il n'existe pas de troubles de la sensibililé, au moins acluellemenl, à peine un léger retard dans la percepf ion des sensations ; mais il est intéressant de noter que cet homme, lorsqu'il travaillait dans un four à chaux, allait souvent s'étendre le soir sur la voûte du four et qu'il s'est fait

Earfois des brûlures, toujours limitées au c6té gauche. Il est ien difflcile de formuler un diagnostic étiologique précis ; ne pourrait-on songer à une sclérose en plaques ? D'autre part, peut-être faut-il tenir compte d'an traumatisme antérieur, d'un écrasement du pouce gauche.

— - M. Martineau offre à la Société un volume sur la prostitution clandestine, dans lenuel il étudie la question de la prostitution réglementée et de la prostitution libre au point de vue de la prophylaxie des maladies vénériennes ; il a recherché les causes qui conduisent & la prostitution et a pu déduire des statistiques qu'il a recueillies, un projet de règleiQf^tatioa. Il insiste sur l'intérêt que présente ce travail

puisque le Conseil municipal de Paris, partisan déclaré de la prostitution libre, proposait de supprimer les hôpitaux spéciaux réservés aux affections vénériennes.

— M. Gut/o; présente une femme qui est entrée à l'hôpital, le 4 juin dernier, pour une tumeur du droit antérieur de la cuisse gauche; cette tumeur volumineuse, dure, offrait les caractères objectifs d'un fibro-sarcome. Cependant, malgré l'absence de tout antécédent syphilitique, de tout symptôme de syphilis actuelle, M. Guyot soumit la malade au traitement par les frictions mercurielles et Tiodure de potassium à la dose de 4 grammes; la tumeur a diminué des deux tiers, sous l'influence de ce traitement spécifique et, d'ailleurs, offre aujourd'hui tous les caractères d'unegomme syphilitique développée dans l'épaisseur du muscle.

— M. Dieulafoy donne lecture d'un mémoire sur la folie brightigue (voy. p. 468).

M. Féré ne croit pas suffisamment justifiée la dénomination de folie brightique; il n'y a pas une forme spéciale de folie dans le mal de Bright, mais des troubles mentaux très divers; l'absence de toute prédisposition héréditaire à Taliénation n'est pas nettement établie dans les observations sur lesquelles s'appuie M. Dieulafoy. De même pour la folie puerpérale: elle ne dépend ni de la puerpéralité, ni des lésions rénales. C'est, ainsi que l'a dit Lasègue, la prédisposition héréditaire qui doit être mise en cause et se révèle à l'occasion d'une maladie quelconque, aiguë ou chronique, le mal de Bright ou toute autre allection. C'est ainsi que Ton voit l'épilepsîe apparaître parfois à l'occasion de la puerpéralité et persister ensuite toute la vie, alors même que l'albuminurie, inconstante du reste en pareille circonstance, a depuis longtemps disparu.

M. Dieulafoy n'a nullement nié l'influence prédisposante de l'hérédité, mais elle a été le plus souvent impossible & démonlrer. Quant au terme folie^ il Ta lui-même signalé comme défectueux, mais il l'a cependant maintenu pour dégager un phénomène clinique important, des autres symptômes multiples du mal de Bright. Lasègue n*a-t-il pas décnt une bronchite albuminurique ? n'y a-t-il pas une forme du mal de Bright accusée par les vomissements constants? Il est bon de spécifier ces allures particulières de la maladie, afin de pouvoir la reconnaître lorsque les autres symptômes concomitants viennent à faire défaut. De même que l'urémie détermine des convulsions épileptiques chez des individus exempts de toute hérédité à l'égard de l'épilepsîe, de même elle peut produire, en l'absence de toute hérédité, des accès de folie.

M. Ferrand se rattache entièrement à Topinion de M. Dieulafoy. Il a observé récemment dans son service une malade offrant des accès alternatifs de coma et de délire, et chei ht-

quelle un léger œdème des paupières mit sur la trace d'une albuminurie que vint conHrmer l'examen de l'urine. Après quelques oscillations des phénomènes, en relation évidente avec l'administration de purgatifs répétés, l'albuminurie disparut presque complètement, mais le délire persista et prit par intervalles un caractère violent : la malade dut être envoyée à l'asile Sainte-Anne.

— M. Ferrand fait hommage à la Société d'une brochure intitulée : Des suggestions dans fhypnose. Il s'est appliqué à rendre compte des faits observés d'après les seules lois de la psychologie pathologique en montrant que, dans certains modes de sommeil, en même temps que l'obnubilation de la conscience, existe une exagération considérable du pouvoir réflexe, avec dissociation fonctionnelle des divers centres qui président à ce pouvoir.

— M. Dujardin-Beaumetz présente les pièces anatomiques recueillies à l'autopsie d'un malade chez lequel, pendant trois ans, le diagnostic de carcinome gastriqu^ est

MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 5*7 Juillet 1885

demeuré incertain, malgré tous les modes de recherche mis en œuvre, et en dépit de Tobservalion la plus minutieuse. L'examen des urines, prescrit par Rommelaôre, avait constamment fourni une quantité d'urée comprise entre 15 et 25 grammes, écartant ainsi l'idée de cancer ; l'analyse du suc gastrique, d'après la méthode de Leube, accusait une acidilé très sufûsanie pour nier Texistence d'un néoplasme; cependant l'état cachectique, les vomissements noirs plaidaient pour le cancer, tandis que l'absence de tumeur, la longueur de l'évolution contredisaient en partie ce diagnostic. Le malade eut deux pneumonies pendant ces trois aimées et guérit à merveille, mais il fut pris dernièrement d'une diarrhée rebelle et succomba. Ou constate, sur la muqueuse gastrique, une vaste ulcération cancéreuse dont la nature, évidente d'après ses caractères macroscopiques, est démontrée péremptoirement par l'examen histologique qui en a été pratiqué.

M. Rendu observe en ville un fait analogue. Il s'agit d'une dame qui, depuis plus de cinq années, reste relativement bien portante et peut vaquer à ses oceupalious avec un cancer de l'estomac, à condition qu'elle se soumette au régime lacté.

H. A. Bobin rappelle que la méthode de RommelaSre ayant été démoutree absolument incertaine, cet auteur a attribué récemment à l'abaissement du chiffre de l'acide phos-

r»horii|ue la valeur diagnostique accordée tout d'abord à 'urée. Cette dernière conclusion est aussi inexacte que la première, ainsi que H. A. Robin a pu s'en convaincre par un grand nombre d'expériences. L'abaissement du taux de l'acide phosphorique, se montre inconstant et en rapport direct avec l'alimentation.

Élections. — MM. Barié, Renault et Brocq sont nommés membres titulaires de la Société.

— A cinq heures, la Société se constitue en comité secret.

André Petit.

«mmlHé de chlrarBle.

SiAHCB DU 1" JUILLET 1885. — PRÉSIDENCE DE M. HORTELOUP.

Tnmsor OMaoas aoiu-Jaoeiite an tendon da Jambler antèrlror ; M Trèlat. — Ablattoa dw ovalns duu ira oaa d« flbromM at*rlm : M TonillOD. — Cbarpla et onate de bote, pondre antiaeptlque M. liUoaB-Champlonnlère (Dlsoiuelon : HH. OlUette, Trtlat, Marc Sée). — Opération de JLetUvant-Eatlender, leoturo : H. Ddonne. — Oestroetoinle. plAea patludootqve i Nloalas. — Polype du larynx : H. Chauvel.

H. Trélat donne quelques détails complémentaires sur la tumeur osseuse sous-jacente à la gaine du jambier antérieure, qu'il a présentée dans une précédente séance. L'examen histologique pratiqué depuis a confirmé ce que l'examen k l'œil nu avait fait prévoir. Les deux pièces sont réunies par un périoste d'enveloppe, qui les entoure de toute part ; au-dessous de lui se trouve une lamelle de tissu compact formant une coque résistante dans laquelle on voit des travées longitudinales circonscrivant les aréoles d'un tissu spongieux ; du côté des faces par lesquelles les deux pièces se touchent on trouve du cartilage hyalin articulaire offrant dans sa partie profonde une zone de prolifération, d'où les histologistes ont conclu que l'os était en voie d'accroissement. Ënûn une capsule synoviale avec tous ses éléments constitutifs facilite les glissements des deux pièces l'une sur l'autre. M. Trélat interpiète cette singulière production de la façon suivante : membre surnuméraire implanté soit sur le scapholde, suit sur la tète de l'astragale. Il ajoute que le malade eaX aujourd'hui complètement guéri.

^ M. T^trilhmt aptës avoir rappeté (|ué la çafitratipn

chez la femme dans des cas divers de lésions utérines est une question à l'ordre du jour savamment étudiée dans une récente communication de M. Duplay à l'Académie de médecine et dans l'excellente thèse deTisaier, rapporte deui faits qui lui sont personnels. Dans le premier cas il s'agit d'une femme de quarante-un ans éprouvant depuis nu an et demi des douleurs intolérables dans la vessie et le rectum, mais n'ayant jamais eu d'héinorrhagie inquiétante. Elle entre à l'hdpital et on constate l'existence d'un voIumtDeui fibrome utérin. Pendant deux mois on la met en observation, se contentant d'es>ayer de calmer ses douleurs par des moyeus médicaux et de relever sa santé générale très affaiblie. Aucune amélioration ne survenant, on se décide à une intervention active. Voici dans quelles conditioi.s se présentait alors la tumeur. Elle formait un globe volumineux remontant jusqu'à l'ombilic et absolument immobile; le toucher vaginal révélait un effacement complet des culs-desac refoules par te néoplasme et le doigt introduit dans te rectum fidsait reconnaître que toute la cavité du petit bassin étuit occupée par une masse qu'on ne pouvait mobiliser et qui présentait une consistance extraordinaire et une surface bosselée : l'hystéromètre pénètre dans une cavité qui mesure 9 centimètres de longueur. L'hystérectomie ne paraissant pas praticable, car la pédiculisation d'une semblable masse semblait impossible, M. Terrillon proposa à la malade l'ablation de ses deux ovaires. L'opération fut acceptre. Une incision fut pratiquée suivant la ligne blancbe jusqu'à l'ombilic et ses lèvres ayant été écartées on se mit à la recherche des ovaiies; l'ovaire gauche fut assez facilement trouvé, mais on eut beaucoup de peine à le pédiculiser et à l'enlever en raison de l'étalement du ligament large sur la tumeur de l'utérus ; l'ovaire droit caché sous le néoplasme ne peut être mis en évidence qu'après lui avoir fait subir un ?imuveraent de rotation; son ablation fut aussi rendue très diflicile. L'opération dura une heure, les suites en forent des plus simples ; aujourd'hui la malade est complètement rétablie, elle n'a plus eu ses règles, elle ne souffre plus, et en un mut elle semble avoir retiré le plus grand 1 bénéfice de l'intervention chirurgicale. !

La deuxième opération a été pratiquée sur une femme de trente-deux ans, nullipare, ayant des métrorrhagies abondantes et rebelles à toute médication depuis plus de trois ans, et une constipation opiniâtre, déterminant de temps en temps de véntabfes phénomènes d'obstruction intestinale. ! Toute la cavité du petit bassin est occupée par une volu- ' mineuse tumeur enclavée dans son intérieur et effaçant le \ calibre du rectum. Cette tumeur a pour point de départ l'utérus, la cavité de cet organe mesure 15 ceutimètres et , saigne au moindre contact. Pour les mêmes raisons que | dans le premier cas, l'hystérectomie est impr^icable et < M. Terrillon propose l'extirpation des ovaires. L'opération présente les mêmes difïïcultés que la précédente ; toutefois, comme elle, elle est menée à bonne fin. La malade va bieo pendant les premiers jours, mais est prise au sixième jour de phénomènes d'obstruction qui mettent sa vie en danger; on y pare heureusement; le quatorzième jour les mêmes accidents se reproduisent, bientôt la malade est prise de ces phénomènes congeslifs du côté des parotides, dont M. Tissier a, dans sa thèse, relevé un assez grand nombre, puis survient de la phlébite des veines du bassin et finalement la mort de la malade le trente-septième jour après l'opération. L'autopsiene révéla pas de traces d'inflammation du côté du péritoine ; les ligatures du pédicule des ovaires étaient enfermées dans un tissa de fausses membranes; le rectum était aplati par la tumeur dans toute m longueur et la portion du gros intestin située au-dessus était dilatée en nue vaste ampoule contenant i kilogramme et demi 4e matière fécale. Cette constatation^nait justifier l'idée que M, Terrillon avait eue à uo moment donné de créer un anuff contre nature, idée qn'i) n'avait pas tnisej^éculioo en

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raison du très grand affaiblissement de la malade. Les veines du ba8!«in étaient remplies de caillots. Enfin l'utérus était le siège d'un volumineux fibro-myAme occupant son cdté droit, dont l'extirpation, en raison de sa disposition, avait été impossible ; de plus, des corps fibrenx plus petits infiltraienl le cftté gauche Je Tulérus jusque dans le col.

— M. Terrier, chez une malade présentant des phénomènes hyfitériques, a enlevé dans une première opération un des ovaires; les phénomènes ne cessant pas, il a réouvert le ventre et fait l'ablation du deuxième ovaire : la malade a guéri et n'a plus vu renarattre ses crises. Il pense que chex sa seconde malade H. Terrillon aurait du, en raison du volume de la tumeur et des phénomènes de compression qu'elle déterminait, enlever complètement le néoplasme; il croit que malgré sonvolump, cela anraït été praticable; il a pour sa part opéré une malade se trouvant tout à fait dans ces conditions.

M. Vernauil félicite H. Terrillon de la franchise avec laquelle il est venu rapporter ce revers à la Société. Dans un cas pareil l'extirpation de la tumeur utérine était de» plus périlleuses, aussi H. Vemeuil ne l'aurait-il pas tentée, mais se serait-il contenté de faire un anus artificiel pour parer aux accidents d'obstruction. Quunt à l'opération de Battey dans le but de remédier à di-s douleurs ou k d^s hémorriiagies, elle est trop grave i^t ses résultats sont trop incertains pour qu'on puisse la conseiller à moins d'indications tout à fait particulières.

— Vi.Ltteat-Ckampionniiret constamment préoccupé de modifier les pansements antiseptiques, afin de les rendre aussi parfaits er aussi économiques que possible, s'est arrêté depuis quelque temps à l'emploi d'une charpie etd'une ouate de bois beaucoup plus avantageuse qiie la gaze journellement employée dans les hôpitaux de Paris ; il se sert aussi d'une pouore antiseptique de sa composition, à base d'iodofornie, d'un usage égal et d'un prix de revient bien inférieur à l'iodofurme iui-méme. Il reproche à la gaze antiseptique de n'être pas perméable et de laisser couler les li>|uides ku dehors des pansements, en second lieu de ne pas conse rver son antisepsie, enfin de n'être pas bien préparée en France. La charpie de bois, qui n'est autre chose que de la pâte de bois de sapin, préparée comme la p&te de papier, et mieux encore la ouate de bois, qui se compose de charpie de bois emprisonnéu entre deux couches de coton impr^né de bichloi ure de mercure, réalisent toutes ces conditions de perméabilité, d'antisepsie lixe et de bon marché. En conséquence, M. Lucas-Ghampionniëre s'efforce de la recommander. L'iodoforme présente aussi deux inconvénients considérables : il est d'un prix extrêmement élevé et d'une odeur insupportable. M Lucas-Champion niëre Ta heureusement remplacé par unppoudre composée d'iodororme, benjoin, poudre de quinquina et carbonate de magnésie, qui à une odeur supportable joint cet avantage d'être d'un prix relativement peu élevé, la puis* sance antiseptique de l'iodoforme s'accroissant consiaérablement par son mélange avec les autres substances.

H. Gillette a cherché aussi à modifier l'odeur de l'iodoforme, et il a fait une poudre iodoformiqne désinfectée se composant d'iodoforme, essence de menthe, charbon et sulfate de quinine. Pendant deux ans il en a conservé un fiacon débouché dans son cabinet sans que U moindre odeur désagréable trahit sa présence.

M. Trilat reconnall que l'iodoforme a une odeur intolérable, non pas tant pour les chirurgiens qui s'y habituent vite, que pour les personnes avec lesquelles ils sont journellement en rapport; il reconnaît aussi que son prix est extrêmement élevé; il est donc, pour ces raisons, disposé à essayer tel autre pansement qu'on lui proposera. Il le fera d'autant plus volontiers que, ainsi qu'il i'a dit bien souvent, notamment au congrès dernier de Copenhaguoi U méthode

antiseptique ne consiste pas dans l'emploi de telle ou telle substance antiseptique, mais dans la combinaison d'un ensemble de moyens destinés à prévenir le développement et la pullulatlon des germes à la surface des plaies. L'idéal des

fiansements serait celui qui pourrait être maintenu le plus ongtemps en place.

M. Sée approuve tout ce qu'a dit H. Lucas-Champ ion ni ère relativement aui avantages du pansement qu'il vient de préconiser ; mais il fait remarquer que ce pansement n'est autre

aue celui qu'il a recommandé, il y a quelques mois, à l'Acaémie du médecine, à part celte sitnpie modification qu'au lieu de se servir d'une poudre à Tiodeforme il fait usage de la poudre de sous-nitrate de bismuth.

— H. Delorme lit une observation d'opération de Leliévant-Ëstlander chei un malade qui succomba un mois après de pleurésie suppurée du côté opposé.

— M. Pficaise présente une pièce patholsgique de rétrécissement cancéreux de l'œsophage traité pi<r la gustrostomie. Le malade avait ressenti tes premières atteintes de son mal quatorze mois auparavant; denuis trois mors le c^lhétérisme œsopha'jieu, au moyen duquel on l'alimentait, était devenu très difficile et même impossible à de certains moments. On

firoposa la gastrostomie, mais le malade la refusa pendant Ongtemps et ne l'accepta qu'alors qu'il était profondément épuisé par défaut d'alimentation. On pratiqua l'opération en se servant du procédé classque pour déiu)uvrir l'estonac; seulement, au lieu d'ouvrir le viscère te jour même, après les sutures de ses parois, on attendit an lendemain pour permettre aux adhérences des deux feuillets du péritoine de se faire; le lendemain de l'opération le malade succombait dans le collapsus. H.Nicaisefail remarquer que ce qui se présenta après l'ouverture de la paroi abdominale ce fut le foie, et qu'on fut obligé d'aller chercher avec le doigt la petite courbure de l'estomac; la suture a porté h 13 centimètres du pylore.

— H. Ckauvel présente un fibrome du larynx qu'il a extirpé il y a trois ou quatre jours de la corde vocale droite.

Alfred Podssom.

SoelAM de kMagto.

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