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dent, ne permettaient point de conserver cette hypolhèse(l). D'ailleurs pouvait<elle se concilier avec la distribution singulière de Tanesthésie qui épargnait la main et se prolongeait sur le cou, dans la région innervée par le plexus cervical superficiel? Comment encore expliquer la persistance des mouvements des doigts alorsque tous les nerfs dn plexus paraissaient atteints ?
Fallait-il admettre une lésion corticale du cerveau, quelque foyer de ramollissement ou d'hémorrhagie an niveau du tiers moyen des circonvolutions médianes? Evidemment non. Il y avait une aneslhésïe trop profonde et trop persistante, la paralysie était trop bien limitée au membre supérieur pour que Ton puisse s'arrêter à cette supposition.
Une lésion de la partie postérieure de la capsule interne était-elle admissible ? En supposant qu'une lésion siégeant en ce point puisse déterminer une monoplégie absolument pure et une anesthésie aussi accentuée, est-ce qu'elle n'aurait pas débuté par un ictus, par des symptômes apoplectiques?
S'agirait-il, disais-je en terminant, d'une paralysie hystérique? Je n'ai pas osé l'aflirmer.
rïotre collègue M. JofTroy se prononça nettement pour ce diagnostic, et il se basa sur quelques-unes des raisons ^ue nous retrouverons tout à l'heure. M. Rendu, au contraire, rejeta bien Imn cette hypothèse et se rattacha à l'idée d'une contusion du plexus brachial et d'une paralysie traumatique consécutive, malgré toutes les irrégularités qne ce i^s présentait.
Cette discussion attira l'attention de H. le professeur Charcot, qui faisait précisément à cette époque des leçons SMT l'hystérie chez Vhomme. Je 1p priai de vouloir bien recevoir mon malade dans son service, et de me donner son avis sur ce cas singulier. Eh bien, c'est en son nom que je viens vous dire aujourd'hui,: cette monoplégie brachiale est bien une paralysie hystérique. La chose est si peu douteuse pour lui qu'il a présenté Porczenska à ses cours comme un type â'hystér^ftte méUe et il a basé cette proposition sur un ensemble de preuves que je vais reproduire, d'après ses notes manuscrites ^u'il a bien voulu me communiquer.
Avant d'en venir là, voyons les modifications qui se sont produites dans le membre paralysé. On reconnaît tout aabord que la paralysie persiste, mais qu'elle est restreinte à pen près aux muscles de l'épaule; les mouvements du bras sont très faibles et très limités, mais l'avantbras peut se fiécliir et s'étendre, la main peut exécuter les mouvements de flexion et d'extension, de pronation et de supination ; les doigts enfin ont conservé, comme je l'ai déjà dit, l'intégrité de tous leurs mouvements. On peut en outre constater le retour d'un certain degré de force musculaire ; l'aiguille du dynamomètre donne 25 divisions, alors qu'au mois d'avril le malade pouvait à peine la faire mouvoir.
Les troubles de la sensibilité ont également pris une autre physionomie. L'anesihésie ne s'étend plus depuis la racine du cou jusqu'au poignet; en quelques régions, comme sur le moiçion de l'épaule et à la partie postérieura du bras, sur la moitié inférieure de l'avant-bras (en avant et en arrière^, elle reste très prononcée et elle forme là des plaques analgésiques à contours irréguliera, tandis que les régions intermédiaires ont recouvré, incomplètement sans doute, la sensibilité sous ses divers modes.
Avec cela, et c'est ici que mon observation se trouve complétée et éclairée par celle de H. Charcot, on peut découvrir chez mon malade un certain nombre de phénomènes qui appartiennent en propre à l'hystérie, ce que H. Charcot appelle les stigmates hystériques.
C'est ainsi que l'anesthôsie cutanée n'est pas limitée au membre supéneur droit; on la retrouve, — atténuée, mais
0) H. I» protoiMar La Fort donna aoa ■■Ire inlerpréUUon ii en pBnIjtlei InnnaUqnMi pour iml, ec aeratt là m asanpla àe paraljaie rMeia (Pomlycie brachUUe eoiuéeiMve mue eontiutvni ie l'éaûuU, tn tewifc AcMmuulairf, , iSSft, i
très nette cependant, — sur la moitié droite du corps : lu membre inférieur, sur le tronc et sur le thorax (oiî elfe ii'alteint pas tout à fait la ligne médiane), au c6té droit du cou, de la face et du cuir chevelu. Dans toutes ces régions le simple contact est perçu, mais beaucoup moins que du cW opposé ; le pincement de la peau, la pïqdre avec une épinj^lf déterminent des sensations beaucoup moins douloureuses; la notion de la température est abolie. Et cette hémianesthésie existe également sar les idr*
aueuses : l'introduction d'un bout de papier dans la narine roite ne produit point cette sensation de corps étranger que tout te monde connaît ; l'attouchement de la conjoncliTe oru- i laire n'est pas suivi du clignement des paupières; le cAt^ droit de la langue est relativement moins sensible que le côté gauche ; enfin la lilitiation de la luette et même de l'épiglolte n'amène point de contractions réflexes do pharynx, ce que M. Joffroy avait déjà fait observer à la séance* da 27 mars.
Ce n'est pas tout. Les organes des sens présentent des troubles très prononcés. Il ^ a du côté droit une diminution très notable de l'ouïe (le bruit d'une montre n'est plusperfu à une distance de 25 centimètres, tandis qu'à gauche il l'est encore à nne dislance de 80 centimètres), du goût (l'ess»i été fait avec le sulfate de quinine et le sucre) et de l'odorat (les odeura de la pyridine, de l'ammoniaque, de l'essencedr girofle, ne déterminent aucune sensation olfactive). La vision est distincte; mais d'après l'examen qui a été fait kit Salpétrière, il y a un léger rétrécissement du cham[) visuel En outre on a constaté de la polyopie monoculaire, signe sur lequel M. Parinaud a attiré l'attention (i) et qui est très fré-
auent dans l'hystérie. Si l'on place à 15 ou 20 centitnèlrh e l'œil, l'autre œil étant fermé, un objet tenu verticalement, un crayon par exemple, il y a perception de deux et de trois images; la polyopie existe des deux cMés. Si l'on éloif^ne un peu plus l'onjet, il parait beaucoup plus qu'il ne l'est en réalité (micropsie).
La sensibilité musculaire est également abolie daas le membre supérieur droit; la faradisation des muscles avec un fort courant, produit une contraction qui n'est point dosloureuse.
II y a enfin perte du sens musculaire et de la notion de position des divers segments du membre. Ainsi, lor^ueles yeux sont fermés, le malade ne peut pas placer immediat^ ment fa main gauche sur telle ou telle région du membre supérieur droit ; il n'y arrive qu'en tâtonnant et en preniint son point de départ sur des régions, le cou et le thorax, dont il a conservé la notion de position. Il ne se rend pas compte des mouvements communiqués aux articulations de l'épaule, du coude, du poignet; il n'en est pas de même pour les doigts et il indique avec précision tous les mouvements {ussifs qu'on leur fait exécuter.
La notion de poids est également perdue. Lorsqae l'on fait tenir à chaque main des objets dont le poids est égal, comme des verres à boira par exemple, celui qui est tenu par la main droite paraît beaucoup moins lourd qu^ l'autre. J'ai fait également cette recherche avec des pièces des francs enargent; on peut placer dans la main droite tantôt une et tantôt deux de ces pièces réunies par un peu de cire, et le malade est incapable d'indiquer les variations de poids dont on a la notion à l'état normal et qu'il possède d'ailleurs du côté gauche.
Tous ces phénomènes ne pouvant être rattachés ni à une lésion cérébrale^ ni à quelque intoxication (saturnisme, alcoolisme), ne doivent-ils pas être mis sur le compte de l'hystérie?
D'ailleurs, la paralysie en elle-même présente tous les caractères de la paralysie hystérique. C est une paralj^sie molle, avec conservation des réflexes tendineux, qm ne sae-
(I) De la polgopU monoculaire éane l'àHi^nk^jil^^^Mf^'' "** tinu nerveux, in AnnaUt i'oeuL. 1878. O
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compagne, après sept mois de durée, d'aucun trouble tropnique ; il n'y a ni contracture, ni atrophie musculaire, ni réaction de dégénérescence, ni modiucalion de coloration de la peau. Ëlle est restée bien limitée au membre supérieur, sans qu'il y ait jamais eu de paralysie faciale, fait important h noter, les muscles de la face étant toujours respectés dans l'hystérie. Qu'on njoute à cela l'abolition du sens musculaire, symptdme propre à certaines paralysies hystériques, et cette anesthésie si accentuée, si singulièrement distribuée, qu'on ne peut réellement la rapporter qu'à la maladie hystérique.
Enfin, les antécédents héréditaires ont aussi leur valeur; ils ont déjà été relevés par M. JnlTroy dans la discussion du 27 mars. Je rappelle que la mère de mon malade, morte à cinquante-neuf ans, était sujette à des attaques de nerfs (hystérie ou petit mal); que son père était buveur d'absinthe, et qu'une de ses sœurs est manifestement hystérique. Duns ses antécédents personnels, ou ne note qu'une attaque de rhumatisme articulaire aigu à T&ge de seize ans.
Telles sont toutes les preuves accumulées par H. Cbarcot et qu'il a présentées avec l'autorité que personne ne lui conteste, pour affirmer l'hystérie chez mon malade.
Il y a certes des objections à cette manière de voir, mais U. Cnarcot y a répondu d'avance. Cet homme, dira t-on, n'a point d'attaque coiivulsive; mais, comme Briquet l'a fait voir. les attaques manquent dans le tiers des cas d'hysLérie, el cette proportion se trouve confirmée par les statistiques de ta Salpôtriëre; elles manquent chez la femme, elles peuvent manquer chez l'homme (1).
En second lieu , on ne tjrouve, chez mon malade, aucun puint hystérogène (sous- mammaire, lesticulaire, iliaque) et il est impossible de déterminer une attaque; cela n'est pas surprenant, puisqu'il n'a pas d'attaque spontanée. J'ajoute qu'il u'est pas hypnotisable.
Enfin, comme l'a dit H. Rendu, est-il vraisemblable qu'un homme d'une trentaine d'années, qui n'a jamais eu de manifestations hystériformes, devienne tout à coup un hystérique sous l'influence d'un traumatisme? Cela est fort singulier, en effet, mais cela commence à être démontré. £t quel fait plus convaincant peut-on trouver — si l'on veut mettre le mien hors de cause, — que celui dont H. le docteur Ferron vient de donner la relation dans la Gazi'tte hebdomadaire (17 juillet 1885). Dans ce cas, il s'agit d'un soldat, très vigoureusement musclé, qui fit une chute de cheval et tomba sur l'épaule gauche. Par suite de cette contusion, les mouvements de l'articulation scapulo-humérale étaient très douloureni et très limités; mais une quinzaine de jours après l'accident, voilà qo'une véritable paralysie du membre supérieur se déclare ! te bras est inerte et insensible. H. Ferron, étonné, croit à une simulation ; mais on songe à hypnotiser ce malade, on réussit et l'on apprend alors qu'à l'âge de dix-sept ans il avait eu un accès de somnambulisme, qu'il avait été atteint brusquement, Tannée précédente, d'une surdité absolue qui persista pendant trois semaines, el que depuis plusieurs mois il se plaint d'une grande faiblesse de la vue, sans qu'aucun vice de réfraction puisse expliquer cette amblyople. Cela suffît, il me semble, pour constituer un état névropathique. Quant à la monoplégie brachiale, elle est restée ce qu'elle était au début, et, au bout de six mois, époque à laquelle ce soldat fut réformé, il n'y avait ni atrophie musculaire, ni aucun autre trouble tropnique (i).
Je ne fais, pour ma part, aucune difficulté à accepter le diagnostic de H. Ferron, et je dis avec lui que son malade a été atteint de paralysie hystérique.
Eh bien, est-ce que la chute n'a pas été pour quelque
(1) Vtfj. iM Le«ODi d» M. Charcol tar Vky^Me ehe* t'hùmnu dui la ffogriê mMieal, 1885 n* 18.
(S) L'ubMTwaUoii de M. Cttria (CM 4e motupU§it braehiaU MrWM* afr*a %ne ctiuU tmr l'ipauU, ]m G»». Actd., 1R8S, p. W), est Agilement brt inlé- KMaitte.
chose dans la production de cette paralysie? Oui, certes, et la paralysie ne se serait peut-être pas produite sans cela. Et chose oui se retrouve dans presque tous les cas de ce genre (1), chez Porezenska et chez les autres malades de H. Charcot, ce n'est pas immédiatement après le traumatisme que la paralysie se montre; quelques jours se passent avant que les manifestations hystériques deviennent apparentes.
Quelle est la pathogénie de ces paralysies? C'est une discussion que je ne veuz pas aborder ici, à propos d'un cas particulier.
Ce que je tiens seulement à établir, c'est que mon malade est atteint d'une paralysie hvstérique ou dynamique, ou fonctionnelle, — peu importe le mot, — et que cette paralysie a été occasionnée par un traumatisme.
SOCIÉTÉS SATAMES
AettdéBal« «les selcBttea.
SÊANCB DU 27 JUILLET 1885. — PBËSIDEKCE DE H. DACBRÉE.
Db La MfiGALOSCOPiB. Note de H. le docteur Boisseau du Rocher. — L'auleur présente u» m^loscope f endoscope destiné à l'examen de la vessie, du rectum et de restomac) construit sur un nouveau principe optique qu'il appelle mégaloscopie. Cet instrument permet de voir ces cavités sur une étendue considérable, mesurée par une circonférence ayant un diamètre de 20 centimètres, et les lésions qu'elles préseutenl avec un fort grossissement. L'objectif donne une image réduite, inicroscopiifue, de la muqueuse à observer. Cette image, formée dans l'espace, est vue grossie avec une lunette, lunette migaloscopi^ue. L'adaptation à la vue se fait avec l'oculaire, qui grossit l'iin^e réduite et lut restitue ses dimensions normales. Un second oculaire, plus grossissant ^ue te premier, et substitué à celui-ci, donne une image ampliliée de la muqueuse et des lésions, qui sont alors examinées comme au moyen d'une loupe. La mise au point proprement dite est nulle, car Timega réduite ne se déplaçant dans l'espace que d'une très minime quantité, Tœil fait inconsciemment sa propre mise au point, ce qui permet de voir avec la même netlew les plans difTérents de la muqueuse, c'est-à-dire la cavité dans toute sou étendue. L'éclairage se fait au moyen de la lumière à incandescence fixée dans une lanterne à l'extrémité viscérale de l'instrument. La pile motrice est la pile à circulation par pression d'air que l'auteur a présentée à l'Académie de médecine pour la galvanocaustique.
SÉANCE DU28jUILLIST 1885. ~ PRËSIDENGK de h. TRfÏLAT, VICE-PRÉSIDENT.
H. le docUor YalUn preod pUce panni m» coHèfoM, sn quUlrf de nembre litulain im la hcUpr dliygifene publlfu, médraine Ugalt «t polira addieilB.
H. la doeleir Uamo «m>l« wm rapport iur let ^pWmici dsM Fummit$tmm$ de (MtMU-GofMer en 1884. (CommiulM dei épUimUe.)
U. I« docteur Ginfeot adreue one broehnrv tur U traitemetU de FafeetiM /WriMcuUuêtt pour l« cooeours du pris Da^iortes de 1885. { Inicrit mu le n* S.)
M. leStOfitttire perpétuel Mfom : 1* au Den do H. le docteur GHcrmenyrM (de Lille), plv^nn bioeharee mr te njeU 4ê cAlnu^f* et *et fwattoM €kgtiène xjtàmridU et prefeeHenneUe ; 3* de la part de M. le doctevr CfcnuMlIf. UNO rolalioo.en langue lulimine, iitr U choléra à Naplet e» 18S4.
H. Marc Sée prétenie un mémoire manuierU de If. le dociepr Werthtimer (de LillA), mr la perméabilité de la veine on^Uieaiê che% VaiuUe.
M. U»0ttiWM fait iMUMfe de U ihèM de H. le docteur nfiiM, nr l'INIpital dH Nidl et «M aHgliic, rteherAe» «nr VhMo^ it la ispUItt à RêriM.
M. Larrey drfpoao : 1* au nom 4o H. Ir docteur de Siri, noa broehura iuUiulëe : La virilité et Vift critique che* Vhmme et eke» la femme; S* delà part
(1) Pour qu'on ne conunelte pas d'erreur do staitaliqu, if^^ljpMMf^yttff'I'IM Porcienike est un des deus m»lad«e qu*inoËlMti;gtjl|9TA|e#j^Wi>I^Ptlït de chirwvie (adaiiu du «7 mai 188S]. O
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de H. s. Ùuval, un ménoire imprïmd tur tarthopiiie; S*» aoni d« 11. le docteur PMritti, um brochtin sur (e c)u>\£n à BrigMttt en 1M4; 4* de la pari de U. le durteur Brriherand, ua iiiônioirii imprimi! aiir te choléra à Alger en ]8S4.
M. Guéniol offre b re|<roduclion des Leçon* clinique* qu'il a failei en 1873 A la cJiMff ne i'accoucheuunu, lur Pari d'iUvtr U* enfant» né$ amnl terme.
U. Viétl bit hommage d'an miMcnre nur la UfM et um irtUement.
M. /mIm Guirtn ddpoM la répooia do H. le doclwr Dwviid (de Haraniltae, Hdranli) ati 0ii«fi9iiiMire de rdcaddmie wr Fifidénie de choléra en France en lau.
Élection. — Par 39 voix sur 58 volants, M. Javal est élu membre titulaire dans la section de phy-^ique et chimie médicales. M. Riban obtient 7 voix; M. E. Hanly, 5; M. Albert Robin, 4; M. d'Arsonval, 2 et M. Pouchet, 1.
Terpine. — M. Germain Sée fait une communication sur le traitement de la pbthisie catarrhale, des hémoptysies et des bronchites chroniques par la terpine ou principe actif des différentes lérébenlhines. D'après lui, ce médicament constitue un modificateur énergique de la muqueuse respiratoire et un puissant antiséerëtoire. Il diminue et tarit rapidement l'expectoration purulente dans les formes catarrhales de la phifaisie. Que la sécrétion muco-puru lente provienne des bronches irritées par les tubercules nu bien de la paroi des cavernes pulmonaires, que la maladie soit au début ou dans la jihase de la fonte purulente uu même à la période des excavations formées, la terpine sera indiquée toutes les fois que la formation de pus est assez abondante pour fatiguer le malade ou pour épuiser ses forces et pour entraîner le dépérissement. Son emploi sera utile dans les hémoptysies de la tuberculose commençante, c'est-à-dire lorsque la maladie n'est pas arrivée au développement des grandes cavilés avec anévrysmes de l'artère pulmonaire ; de même, dans le traitement des catarrhes pulmonaires, des bronchites chroniques indépendantes de l'asthme et ne provoquant qu'une dyspnée par encombr^enl des bronches, la terpine constitue le meilleur moyen d'amoindrir Thypersécrétion bronchique. Son action prompte, sûre et exempte d'inconTénients physiologiques doit la faire préférer aux préparations de térébenthine, de goudron ou de bourgeons de sapin qui en contiennentfort peu, à l'essence de térébenthine, si difficilement tolérée, elle présente même, h cause de sa part'aitti innocuité et de sa facile di^stibilité, des avantages sur lacréosote. Quant aux meilleurs procédés pour l'adininistrer, ce sont la forme pilulaire ou la solution alcoolique, à la dose de 1 gramme. Toutefois, dans l'asthme nerveux, emphysémateux ou catarrheux, qu'il faut distinguer du catarrhe primitif, l'iode et U pyridine ont une incontestable supériorité.
Sulfure de carbone. — H. Dujardin-Beauinetz a ex-
Férimenté le sulfure de carbone depuis plus d'un an a\ec aide de M. le docleur Sapelier, au point de vue de ses pro-
{>riétés physiologiques, toxiques et thérapeutiques. Bien que a production industrielle de ce composé et son emploi coniro le phylloxéra aient considéi-ablemenl augmenté, il est remarquable que les accidents, démis autrefois par Delpech comme succédant i son usante, soient devenus extrêmement rares ; il était donc nécessaire de fain* de nouvelles recherches 6 cet effet. MM. Dujardin-Beaumetz et Sapelier les ont entreprises, tantôt avec le sulfure de carbone pur, tanlAl avec l'eau sulfo-carbooée, dissolution de 2k'',04 de sulfure de carbone par litre à zéro et de Is^S? à 15 degrés. Voici les résultats de ces recherches.
Par les voies digestives l'eau sulfo-carbonée n'a jamais produit d'accident toxique soit chez l'homme, soit chez les animaux; avec le sulfure de carbone, même à doses assez considérables, on n'obtient chez l'homme et chez les animaux que de la diarrhée et des vomissements. Par la voie pulmonaire, les vapeurs de sulfure de carbone ont des propriétés anesthésîques manifestes; toutefois les lapins et les chiens les supportent assez bien, tandis que les coqs en éprouvent un certain affaiblissement et les cobayes y succombent. Quant à l'application du sulfure de carbone sur la
peau, elle produit du refroidissement d'abord, puis une congestion et une rubéfaction extrêmement vives, sans déterminer de phénomènes d'inloxicalion. Par la voie hypodermique, on obtient des eschares plus ou moins étendues, pt lorsque la dose est trop considérable, les animaux succombent non à des symptômes d'intoxication, mais auxcoosr» miences des brûlures étendues qui se sont produites. Eafia, I eau sulfo-carbonée peut être injectée par les veines saiisinconvénients à la dose de SO grammes par kilc^mmeda poids de l'animal. La principale voie d'élimination du siiiïure de carbone paraît d'ailleurs éire la voie respiratoire ; en effet, quel que soit le mode d'administration, l'haleine de ranimai ne larde pas à prendre l'odeur caractéristique de ce corps; le rein, il est vrai, en élimine aussi une partie; la liqueur de Fehlin^, comme l'a indiqué M. le docteur Roux, en décèle les moindres traces dans les urines parla coloration noirâtre (]u'elle y détermine dans ce cas. En revanche, on ne trouve jamais de sulfure de carbone dans les matières fécales; ellf-; sont complètement désinfectées, mais ce composé y a disuaru en raison de sa volatilité. Les suenrs enfin ont quelque* rois aussi l'odeur caractéristique.
M. Dujardin-Beaumetz estime en conséquence que les accidents attribués au sulfure de carboue dans les industries sont dus bien plutôt à l'hydrogène sulfuré qu'il renferme, lorsqu'il n'est pas purifié suffisamment, ou qui se dégage, lorsqu'on le met en contact avec d'autres corps, l'alcool en particulier; ce sont donc Ips alcooliques qui sont le plus sujets à cette intoxication. Toutefois M. Dujardin-Beaumetz pense que le sulfure de carbone étant un gaz irrespirable, aneslhésiant, il peut être toxique aussi bien par lui-même que par l'hydrogène sulfuré qu il renferme Si dans les huileries les accidents sont rares, c'est que la distillation y prive le sulfure de carbone de son hydrogène sulfuré; dans le traitement de la vigne, le travail en plein air atténue les causes d'intoxication ; et dans les usines à caoutchouc il est nécessaire de faire le travail sous des hangars non fermés.
D'autre part, au point de vue thérapeutique, le sulfure de carbone et l'eau sulfo-carbonée sont de puissants médicaments aseptiques ; ils stérilisent les bouillons de culture et empêchent tuuie fermentation, à dose relativement minime. Leur action rubéfiante très rapî'le peut êt re précieuse dans certains cas ; leur emploi pour les plaies de mauvaise nature doit être recommandé. Donné à l'intérieur, h la dose de 25 grammes par 500 grammes d'eau et 50 gouties d'essence de menthe (une cuillerée à bouche dans du lait ou de l'eau rougie quatre à dix fois par jour), le sulfure de carbone est bien supporté; la désinfection des garde-robes est complète et les propriétés infeciieuses de ces garde-robes sont absolurnent détruites. Il convientdonc de Tadministrer dans tous les cas où se développe de la putridilé dans le tube digestif, fièvre typhoïde, dilatation de 1 estomac complifjuée de diar* rhée, diarrhées infectieuses, diarrhées de Cochinchine.
Lëprs. — Le mémoire de M. le docteur Zamtaco (de Constantinople), sur lequel M. Constantin Paui lit un ra|>port, a principalement pour objet la lèpre tuberculeuse; tl comprend six observations di^taitlées, auxquelles sont jointes de magnifiques aquarelles, reproduisant les caractères extérieurs des cas observés. D'après l'auteur, ta lèpre n'est pas une maladie héréditaire, mais arquise ; il est possible qu'elle le soit par la contagion, mais ni la clinique, ni Texpérimentalion sur les animaux ou sur l'homme ne permettent encore de l'atfirmer. En admettant même que tout lépreux n'a pu trouver l'origine de sa maladie que dans la contagion, par l'introduction dans l'oi^anisme des bacilles spécifiques, il n'en résulte pas fatalement qu'il répandra aisément sa maladie autour de lui et (^u'il soit devenu si redoutable. Les enquêtes cliniques négatives et l'insuccès des inocuhUions prouvent dans tous les cas que cette maladie se transmet très diffieilem..! et qu'il »'5iJ>,i»»^>J,»<SÇîÇijg{^
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chances possibles de la contagion et la sévérité des mesures prises en Orient contre ceux qui en sont affectés.
D autre pari, à Constantinople comme en Norvège, les lépreux sont atteiots d'alTeclions oculaires dans la pruportioD des deux tiers ou des trois ausrts ; ces affections portent surtout sur la cornée, l'iris et le cristallin, avt^c cette dilTérence que la forme tuberculeuse s'annonce plus souvent par la kératite, tandis que la forme anesthésique altère la cornée et la conjonctive, en raison de la paratvsie orbiculaire qui ne relient plus les larmes. Quant à la thérapeutique, elle consiste dans la combinaison du traitement général par les toniques, tels que le quinquina, l'arsenic, Tergot de seigle, avec le traitement local par la destruction des tubercules au moyen du thermocautère. — Le mémoire de M. Zambaco est renvoyé au Comité de publication et le nom de l'auleur est inscrit favorablement sur la liste des candidats an titre de correspondant étranger dans la divisiou de médecine.
MÉGALOScupfE. — M. le docteur Boisseau du Rocher présente une série d'endoscopies, pour l'estomac, )n vessie, le rectum. (Voy. p. 503.)
SËAMCE DU 24 J1TILLET 1885. — PHÊSIDRNCB DB M. VIDAL.
Sur nn ou kLagniÏBr de moooptègle brachial» rarreime Bix Jonra après usa ohnta aar l'èpaola : M. Trolalar. {Dlaoaialon ; Rsndu.) — Un oaa da panlyala hratérlqoa traumaUiiua. (Prtoantatloa d« malada) : M. Jotfroy. (DlMuaalon: M. DumontpaÙlar, Debova.)— Dn paladlama. da aa natora parailtatra at d« aaa ndorobaa : H. Lavaran. (Dlaanaalon : IM. Sabon, RUdiard, Tdtf , Dajardia-BaaainatB, Oayot.)
M. Troisier donne lecture d'une note intitulée : Sur un cas singulier de monoulégie brachiale survenue six jours après une chute sur l épaule; elle est relative à un malade dont il a entretenu déjà ta Société dans la séance du 27 mars dernier. (Voy. p. 501.)
M.A^ndureconnaltquMI s'est laissé, depuis lors,convaincre par M. Charcot, et ne fait plus diFficullé pour admettre, dans ce cas, une paralysie hystérique et non une contusion du plexus brachial. D'ailleurs, il faut reconnaître que ces faits sont encore peu connus, et qu'on n'est pas parfaitement fixé sur la répartition de la sensibilité au niveau du membre supérieur.
— M. Joffroy lit un mémoire sur uneas deparalysie hystérique traumatique^ et présente un malade atteint de cette variété de paralysie. (Seni publié.)
M. Dumontpallitr demande si la paralysie hysiériaue s'accompagne, en pareil cas, de troubles de la contractiliié électro-musculaire.
H. Joffroy répond que, dans les paralysies hystériques, contrairement à ce que l'on observe lors de contusion des nerfs mirteurs, il n'existe aucune modification imparlante de Ja coiitractilité des muscles sous l'influence des courants électriques.
M. Debove l'ait remarquer à quelles erreurs se trouvent exposés les médecins qui ne sun^ent pas à la possibilité de l'hystérie dans le sexe masculin. Il a, pour sa part, observé un assez grand nombre de cas d'hystérie classique chez l'homme, et quelquesraitsd'hystériefruste. Un homme d'appareiici> forte et robuste, atteint de inonoplégie brachiale gauche, a pn être guéri instantanément par lui au moyen d'une influence suggestive; ce malade, qui n'offrait aucun autre symptôme d'hystérie que son aptitude à l'hypnotisme et à la suggestion, avait
été antérieurement traité, pour une monoplégie identiane, par les préparations iodo-mercuriques, continuées pendant six mois. M. Debove a également observé, tout récemment^ l'apparition subite d'une aphonie complète, avec contracture des muscles de la mâchoire, chez un homme d'une vingtaine d'années, à l'occasion d'un léger trauinaiisme de la lèvre supérieure. Les accidents disparurent au bout de deux heures pour reparaître dans le courant de la même journée. Il ne peut évidemment être question, en pareil cas, que de phénomènes hystériques. Ces faits ne sont pas rares et le aériendront moins encore lorsqu'ils auront suffisamment attiré l'attention des médecins.
— M. Laveran donne lecture d'une note sur le paludisme, sa nature parasitaire et ses microbes. Il rappelle ses publications antérieures sur les microbes du paludisme, et signale un travail publié en 1885 par MM. Mnrcniafava etCelli, dans lequel ces observateurs confirmeut ses propres affirmations, et décrivent des orjjanismes identiques à ceux que lui-môme et M. Richard ont signalés dans le sang des paiudiques, dès 1881 : ce sont les mêmes filaments mobiles caractéristiques, animés de mouvements variés. D'autre part, dans une lettre récente, M. Zuber déclare avoir retrouve les mêmes élément» parasitaires, au Tonkin, dans le sang des individus atteints d'accidents palustres. Le travail des auteurs italiens renferme des faits irès intéressants relatifs à la transmission du paludisme par l'injection intra-veineuse du sang recueilli chez un malade affecté de flèvre intermittente. Jusqu'ici M. Laveran n'avait pu essayer de semblables inoculations, dont il prévoyait les résultats démonstratifs, que chez les animaux; il avait constamment échoué, ce qui n a rien de surprenant, puisifue les animaux ne sont pas aptes à contracter le paludisme.MH. MarchiafavaetCeili ont trouvé un certain nombre d'individus, atteints d'affections chroniques du système nerveux, qui ont consenti h se prêter à l'expérience; ils ont dès lors prifttiqué, avec les précautions rigoureuses d'antisepsie générale, des injections intra-veineusesdel gramme environ de sang renfermant le microbe du paludisme, et ont vu se développer chez les sujets inoculés des accès de fièvre intermittente et une tuméfaction de la rate qui ont disparu sous l'influence du sulfate de quinine. M. Laveran formule, en terminant, les conclusions suivantes: < l' Les éléments para* silaires que j*ai décrits dans le sang des paluditiues ont été retrouvés par MM. Marchiafava et Celli, et ces observateurs sont aujourd'hui convaincus, comme nous le sommes depuis longtemps M. Richard et moi, que ces éléments sont les véritables parasites du paludisme. Cette opinion est d'autant plus intéressante à signaler qu'elle est le résultat d'une conversion, MM. Marchiafava et Celli ont àù abandonner le bacillus malariœ de leur compatriote Tommasi Crudeli pour se rallier a mes parasites. 2° Ces observateurs ont dé montré, dans leur dernier mémoire, un fait que j'avais prévu et annoncé, à savoir qu'en prenant une petite quantité de sang dans les veines d'un paludique et en 1 injectant dans les veines d'un individu indemne de paludisme, on pouvait développer citez ce dernier les accidents caractéristiques du paludisme. »
H. Debove rappelle que des inoculations analogues très probantes ont été antérieurement pratiquées par Gerhardt.
H. Richard a vu, en Algérie, des individus soignés à l'hApital pour des affections étrangères à la malaria, dans des salles où se trouvaient des paiudiques, être pris de fièvre intermittente; il se demande si ces fdils ne tendraient pas à prouver que le paludisme peut se transmettre de l'homme à l'homme en dehors de toute inoculation directe.
M. Vidal demande si l'hôpital n'était pas situé au centre d'un foyer endémique de malaria; il aobservéj^ans ces conditions, à Tonloa, des faits semblables, mt/TTmihfn^ ne saurait leur attribuer aucune fwfôwtfefflbiR^Uver ^
31 Juillet 1885
H. Richard doit reconaattre que lainaUiria sévissait autour de l'faôpilal ; cependant il est d'avis que des faits de ce genre appellent une enquête plus complète.
M. Dujardin-Beautnetz désirerait savoir si le pouvoir parasilicide du sulfate de quinine, et par suite son efficacité thérapeutique^ aété expérimentalement constaté par MM.Laveran et Richard.
M. Laveran a vu disparaître les filaments mobiles caractéristiques quarante-huit heures api-ës l'administratioa du sulfate de quinine. Les éléments pigmentés réustent davantage.
M. Richard fait remarquer que c'est sans doute à cette disparition des filaments mobiles dans le sang des paludiques déjà traités par le sulfate de quinine qu'il faut attribuer l'insuccès des recherches d'un grand nombre d'observateurs.
M. Gu^ot se monU>e surpris, alors que le sulfate de quinine possède une action parasilicide si manifeste, de voir un aussi grand nombre de paludiques n'être pas guéris par ce médicament, et ne pouvoir se débarrasser dfe leurs accidents qu'au moyen d'un traitement par l'arsenic et l'hydrothérapie. Ce fait n'est d'ailleurs pas nouveau, paisque l'aydrothérapie était déjà préconisée par Fleury.
H. Laveran rappelle que l'action du sulfate de quinine est surtout indiscutable dans les accidents aigus du paludisme, dans les cas de fièvre perntciense. L'inégalité de son action s'explique évidemment par la résistance inégale des divers éléments parasitaires du sang; la continuation des accès est due, sans doute, à la persistance des éléments pigmentés.
H. Richard fait remarquer que le sulfate de quinine semble agir d'autant plus efficacement que le sang renferme une plus grande quantité de parasites mobiles.
M. Dujardin-Beaumetz demande si l'on a expérimenté le pouvoir prophylactique du sulfate de quinineen l'administrant avant i'e pratiquer l'inocutation inlra-veîneuse du parasite. Sait-on si l'on peut ainsi rendre l'individu réfractaire au paludisme? Il y a là une importante question de thérapeutique prophylactique.
M. Richard aérant été envové comme médecin en chef d'un hépilal en Algérie, dans une localité infectée par la malaria, trouva à son arrivée deux des dix infirmiers qui l'avaient précédé de quelques jours déjà atteints de fièvre intermittente ; il s'empressa de prescrire à tout son personnel une dose quotidienne de 20 centigrammes de sulfate de quinine, et, dès lors, personne ne contracta d'accidents palustres.
— I^a séance est levée à cinq heures et quart.
André Petit.
SÉANCE DU 15 JUILLET 1885. — PRBSIDEHCE DE H. HORTELOUP,
vicK-PRÉsiDKrrr.
Sur iM ealenla anoluitoiiiita d» Ik t— le. n^port : M. Hotod (Dlwaaaion : MM. Beqirta, POtaUlon, Blohiot). — Panannents anUnpUqoN dan* iM petites optoatlona, leotura : M. Bedonln.
M. Monod lit un rapport sur les calculs enchatonnés de la vessie, à propos de deux observations adressées à la Société. La première observation appartient à M. Maréchal : il s'agit d'un homme dans la vessie duquel une petite bougie étant tombée il se développa un calcul, qui à deux reprises ne put être extrait par la taille périneale et nécessita la taille hjpogastrique : le calcul ainsi extrait était enchatonné deirière la prostate et sa position permit de comprendre
comment il s'était soustrait aux tentatives faites pour l'extraire par la voie périnéale. La seconde observation a été recueillie par M. Pousson, dans le service de M. le professeur Guyon. En voici le résumé : un homme avait subi quinze mois auparavant une taille hypogastrique pour un calcul, «lui récidiva et obligea le malade à entrer de nouvean à rhépilal \ après des tentatives infructueuses de litliolritie au cours desquelles le calcul ne put pas même être saisi, oo fit une nouvelle taille hjpogastrique; le calcul était emprisonné dans une loge, située en arrière delà prostate et se prolongeant même dans l'épaisseur de la glande; pour le déloger, M. Guyon dut en inciser l'orifice et le faire repousser furlement en avant par le doi^t d'un aide introduit dans le rertuin. Le malade se rétablit parfaitement et sortît del'hâpilal après avoir pendant quelque temps présenté un peu d'iiirontiiience d'unne par paralysie du col, petit accident qui céda à l'éleetrisalion du sphincter.
Il n'existe qu'un très petit nombre de travaux sur les calculs enchatonnés et cela tient à la rareté de ce genre du calcul, rareté telle que sir Henry Thompson dit n'en avoir rencontré que cinq ou six cas dans sa pratique; cependant Houstet dans un travail adressé à rindeane A<»démie de ehînii^ie et Deschamps dans son livre leur ont consacré une étude intéressanie; M. Lemaire.danssi thèse inaugurale de 1877, a donné une description de cette affection à propos d'un fait observé dans te service île M. Th. Anger; dans le travail de M. Pousson la queslioD est surtout envisagée au point de vue de l'intervention opéritoire. Laissant de câté les calculs enkystés, disposition iafiniment rare, et les calculs adhérents à la muqueuse par pénétration réciproque de cette membrane et de la concrétion calcaire, il ne s'occupe que des pierres enchatonnées, renfermées dans une cellule communiquant par un orifice plus ou moins large avec la cavité du réservoir urinaire. Après avoir signalé la constitution de la poche renfermant le calcul et attire plus spécialement l'atteulion sur 1 épaisseur du collet, qui permet d'y porter sans danger le bistouri pour en faire le débridement, H. Nonod disente la valeur des divers modes d'intervention dirigée contre les calus encha* tonnés. La lithotritîe, qu'auraient pratiquée avec un plein succès Civiale et Ségalas, doit élre rejetée; H. Honodpart!ue complètement les idées de M. Pousson à ce sujet; la lilliotritie vis-à-vis de semblables pierres est insuffisante, car les mors de l'instrument ne pourraient que tout à fail exceptionnellement les dégager de leur loge et, en supposant que le broiement pût en être fait, les frigments tombant dans le diverticule seraient difficilement expulsés et deviendraient te point de départ de complications redoutables. \â taille est donc la seule opération qui leur convienne; le$ diverses tailles périnéales cèdent le pas à la taille hypr^ trique : un relevé statistique dressé par H. Pousson sur un ensemble de 21 faits est des plus démonstratif à cet égard ; dans aucun cas la taille périnéale bilatérale ou latéralisée n'a permis de mener à bonne fin l'extraction du calcul eachatonné, il a fallu dans un très grand nombre de cas v joindre I ouverture sus-pubienne de la vessie; par contre cette dernière voie, à part une exception, a toujours permis de remplir toutes les indications réclamées par l'enchatonnenient. Houstet avait déjà reconnu les dangers que présente la taille périnéale pour l'extraction de ce genre de calculs et il n'avait relevé qu'un seul cas heureux d'intervention appartenant à Garengeot. La voie sus-pubienne est la seule
aui permette de faire sans danger te débridement du collel u sac et l'extraction l^acile de la pierre et assure l'évacuation complète de la cellule vésicale, le nettoyage parfait du réservoir, en un mot la toilette de la vessie,
H. Hoood, en terminant, traite à fond la question du diagnostic de celte variété de calcul.^ insiste sm l'absence presque complète des signes fonctiohnels^peiHd^ui^'J'^i peu ou pas d hématurie ; absence de cystite^toi^ cm m»w
3i Juillet 1885
GAZfiTTB HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE GHIRDRGIE
la marche, la voiture. Les signes physiques fournis par le sondage sont très importants : le bec de la sonde, au Heu de donner un bruit de choc sec et clair, ne fait entendre qu'un bruit sourd; le contact fournit une sensation de surface tomenteuse, sauf dans le point où se trouve t'orifice de la loge, là évidemment le bruit de choc et le contact ont leurs caractères habituels; la pierre e^t toujours trouvée dans le même point, et, sr le lithoirileur peut en saisir la partie saillante, circonstance exceptionnelle, il ne peut lui imprimer de mouvements ; dans la plupart des cas le loucher rectal donne de
firécieui renseignements. Enfin, si le diagnostic reste obscur, a taille hypomstrique tout en l'éclairant permettra sûrement de remplir toutes les indications opératoires qui pourront sui^ir.
M. Després croit nue, dans le cas de M. Maréchal, il s'agissait d*un calcul Je la prostate et non de la vessie; il est étonné que les deux tailles périnéales successives D*aient pas permis son extraction ; il est également surpris que le toucher rectal n*ait pas révélé sa présence et son siège exact. Quoi
3u'il eu soit, il est heureux d'enregistrer ce nouveau succès e In taille hypogastrique, qu'il a, pour sa part, contribué à réhabiliter; ce procédé de taille, d une exécution facile, ne faisant courir aucun danger de blesser des vaisseaux importants, agissant du cMé opposé au bulbe, cet épouvantai! des anciens chirurgiens, a justement remplacé les procédés par le bas appareil. M. Després vient précisément d'avoir encore un succès qu'il désire communiquer. Un homme jeune vint le consulter pour des troubles vésicaux; le cathétérisme révéla l'existence d'un calcul paraissant immobile. La taille hypogastrique fut immédiatement proposée et acceptée. Sept Jours après M. Després la pratiquait sans se servir du balion de Petersen, mais en se guidant, suivant son habitude, sur les muscles pyramidaux et Tourac^ue, afin d'éviter le cul-desac péritonéal; la vessie fut ainsi ouverte sans accident, et un calcul mural, dont les prolongements s'engrenaient dans la muqueuse vésicale, put être extrait lentement avec les doigts, le débarrassant de ses adhérences à la muqueuse. Gomme pansement, on mit un tube s'engageant par l'incision hypogastrique et passant dans l'urèthre; le cinquième jour ce tube dut être enlevé, à cause de t'nréthrite qu'il avait provoquée; il va aujourd'hui treize jours que le malade est opéré, il va aussi oien que possible.
M. Polaillon a dans son service un malade qui porte depuis son enfance un calcul enchaton né contre lequel la lithotritle a échoué ; on ne le sent pas par le loucher rectal, mais la sonde le rencontre près du col. H. Polaillon a essayé de
firatiquer li taille sus-pubienne, et voici ce qui s'est passé : a vessie, peu dilatable, se contractant fortement, n'a permis d'injecter dans sa cavité que 120 à 130 grammes de liàuide ; le ballon rectal a reçu 400 grammeR ; l'incision de rhypogastre a alors été faite sans incident, mais aussiiftt l'espace
Krévésical ouvert, on a été étonné de voh: flotter une memranc au-devant de la vessie, membrane qu'il était impossible de relever; se doutant bien que celle membrane n'était autre que le péritoine, H. Polaillon l'Incisa avec la plus grande précision, et tout aussitôt ayant acquis la certitude d'avoir affaire à la séreuse, il fit une suture et ne poussa pas les choses plus loin; aucun accident ne survint; le malade est aujourd'hui rétabli, et on lui fera la taille périnéale. C'est là une disposition exceptionnelle du péritoine, et il est difficile de savoir si elle tient à la faible distension de la vessie ou à des adhérences restes d'ancienne péricystite.
H . Bichêlot peose que H. Després s'est trop avancé lorsqu'il a dit que les calculs prostatiques se sentent toujours par le recluin; il vient récemment d'en publier un cas, dans lequel la présence de la pierre, quoique très volumineuse, échappait au toucher rectal.
H. Després t^ccuBe l'emploi du ballon rectal d'être la cause
de la disposition rencontrée par M. Polaillon. D'après lui, le ballon de Petersen abaisse plulAt qu'il n'élève le cul-de-sac péritonéal; on doit en rejeter l'emploi, et se servir, pour aller ft la recherche de la vessie, des points de repère qu'il a donnés : muscles pyramidaux et ouraque.
— M. Bédouin lit un travail sur les pansements antiseptiques dans les petites opérations.
— Au cours de la séance, H. Vemeuil a été proclamé membre honoraire de la Société de chirurgie.
Alfred Poitsson.
SÊARCB DU 18 JUILLET 1885. — PRtSIDBirCB SE M. P. BERT,
PRÉSIDENT
ExotUibUlté motrioa à la mite dfl lAalon traunwUqiM du ocrrean : M. Oh. Riolwt. — Sur l'albumiiiuria gtwridlqiM M l'écJampri» : MM. DeUrls «t Ponay .— ExtraoUon àm gaa oontoau du» 1» paranobyma daa plantas : M. Orthaat- — Un peifeotlonnaaant 4a la pompa à maronra : K. Orttaant. — Moda ds déTaloppamant daa bmons de la baleine : HM. Beaoregard et Fondât. — XnOaenoe d'un tail war l'adaptation de l'antre à la lumière : K. A. Qharpentler.— Etttdaa «ar la lèpre : H. Laiolr. - Aoooataman«a dea polatont d'aaa donoa dans l'aan d« aar : M. P. Bart. — CSondltlena da la raaplratloa obM laa liwaotM aoaa lanra trol* Mata : K. P. Bart.
M. Ch. Richett k la suite d'une sîmi^le piqûre dans la région antérieure du cerveau chei les lapins, a observé une excitabilité motrice très grande : l'animal piqué devient sauvage, et au moindre bruit court rapidement à travers le laboratoire; en même temps sa température s'élève.
— H. Dolérisj en recherchant avec H. Poney les rapports qui peuvent exister entre l'albuminurie d'origine microbienne et l'éclampsie, a constaté d'abord que l'urine des femmes enceintes renferme rarement de l'albumine; puis que chez les femmes enceintes albuminuriques la présence des microbes est constante ; enfin que, dans tous les cas où il s'agit d'éclampttques albuminuriques, l'urine renferme toujours aussi des micro-organismes.
— H. Gréhant relate des expériences relatives à l'extraction des gaz contenus dans le parenchyme des feuilles.
— M. Gréhant expose un perfectionnement qu'il a apporté à la pompe A mercure.
— MM. Beauregard et Pouchet ont étudié sur plusieurs fœtus de baleine le mode de développement des fanons. Ils comparent cette évolution à celle des papilles flabelliformes qu'on trouve dans la cavité buccale des autres mammifères.
~ H. 4'Ârsonval présente, au nom de H. A, Charpentier, une note dans laquelle l'auleur rapporte des expériences relatives à l'influence exercée par un œil sur l'adaptation de l'autre à la lumière.
— H. Leloir présente et explique des dessins et des préparations montrant les lésions de la lèpre sur la peau, sur les muqueuses, dans le larynx, dans les viscères, fbie, rate, testicules.
— M. P. Bert a pu obtenir l'accoutumance parfaite des poissons d'eau douce dans l'eau de mer, en ajoutant peu à peu une certaine quantité de sel k l'eau douce.
— M. P. Bertj étudiant les conditions de la respiration chez les vers à soie, a vu que la respiration est d'autant plus active que le ver est plus jeune, et que cette activité diminue pendant ({ue le ver Ule. De même, à partir du moment de son éclosion jusqu'à sa mort, le papillon consomme de moins en moins d'oxygène. ^ .
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3i JuiUBT 1885
SÉANCE DU 25 JUILLET 1885. — PRÉSinENCE DE H. d'aRSONVAL, VICE-PRÉSIDENT.
UaloDB ohlmrQloalM btrédltalrM : M. Blooh. — D« la latlgue olies iM hjwtériqoM : M. Férè. — Un BoaTSl èUtt lOTnotmne : M- Orw- ■•t. — PrfeMBtatlon d'IiwtronisnU : M. X^Cbord*. — HodltlmUona des gai du sang maam l'lnflQ«no« daa InjAOtiona d'eau ozygAnia : KH. Laborde et Quioqoand. — Expbrlanoea sur an snppUolA : M. Laborde. — La dnr6a dn tampa da riaotlon ponr la* sansatlona 'vlsoélla* obaa taypnotlqoaa : MM. Aaoa-U at Maria. — innnaaoa da la dorée de l'axeltation liunlnanM anr la paroeptlon : M Bloob. — Xiea oanaaa d'errmir des axpèrlanoaa de djrnamoniAtrie ; M. Manoavrlar. — InflasiiM daa hantaa pretalona sur laa anlmaax : M. Bagnard. — Laa atrophiée mnsoulalra* ohlrorgloalea : MM. Caado et Duiday.
M. Bloch a cherclié à savoir si une lésion chirurgicale, très souvent pratiquée, comme la circoncision, pouvait être héréditaire. Ln se renseignant auprès de deux opérateurs de Paris, qui ont pratiqué 4799 circoncisions, il a reconnu qu'on avait observé 2 fois sur 100 l'atrophie du prépuce chez les enfants juifs. D'ailleurs cette anomalîp est signniée dans les livres juifs.
— M. Féri a étudié les modlAcations de forme de la coniraclion musculaire, sous l'influence de la fatigue, el a constaté chez les hystériques les mêmes modifications que chez les sujets normaux.
— U. DutnorUpallier communique une note de H. Grasset (de Montpellier), sur l'état intermédiaire entre la veille et le sommeil provoqué, qu'il a lui-même décrit(voy. Gazette du 17 juillet, p. 476); M. Grasset propose d'appeler cet état l'état troisième chez les hystériques hypnotisaoles.
— H. Laborde présente différents excitateurs électriques, «instruits par M. Verdler.
— H. LcAorie a étudié, avec H. Quinquaud^ les effets produits par les injections d'eau oxygénée. Ces injections, faites sur des chiens, amènent le sommeil, de l'anesthésie généralisée, le ralentissement du cœur et des mouvements respiratoires. En général, il va diminution de l'oiygène et de l'acide carbonique contenus dans le sang. L'hémoglobine se détruit et i) se forme de l'hcmaline. Tous ces accidents disparaissent très vite; ainsi, le sanç d'un chien, qui avait reçu 1200 volumes d'oxygène (1 centimètre cube d'eau contenant 10 volumes d'oxygène) avait repris le lendemain ses qualités normales M. Laborde signale l'intérêt de ces expériences au point de vue de la thérapeutique des maladies microbiennes.
H. Renard remarque que dans les essais qu'il a faits avec l'eau oxvgénée il a toujours observé qu'il n'était pas possible d introduire de t'oxygène dans l'organisme par le moyen des injections intra- veineuses, car, au contact de la substance (Ibnnngène du sang, l'eau oxygénée se décompose immédiatement et en réalité re sont des bulles de gaz que Ton injecte : l'animal meurt par embolies gazeuses.
M. Laborde répond qu'il n'a jamais vu dans ses expériences une production de bulles gazeuses.
— M. Laborde a fait dernièrement quelques recherches avec M. Gley sur un décapité, à Caen. On a constaté la persistance du réflexe rotulien pendant plusieurs minutes après la mort, ainsi que la persistance du réflexe lumineux.
L'excitation électrique du noyau de l'hypoglosse a déterminé des contractions de la langue. L excitation de la substance cérébrale n'a produit aucun effet; ce résultat négatif, rapproché des résultats positifs obtenus sur les deux décapités que H. Laborde a précédemment pu étudier, suffit & démontrer que ces réjiultals positifs ne tiennent pas à la diCfusion des courants jusqu'aux muscles de la face, mais bien à la persistance de l'excitabilité cérébrale.
— M. J/art> a étudié, avec M. Azou-Lé^ la durée du
temps de réaction pour les sensations visuelles chez les sujets hypnotisables; il a reconnu qu'après si^gestioa d'une sensation visuelle, il y a une augmentation consiiJérable du temps de réaction.
— M. Bloch a cherché quelle est la durée la plus courte qu'une excitation lumineuse peut avoir, pour que (a sens'ation se produise encore. C'est une question que HH. A. BréKWi et Ch. Ricbet ont déjà étudiée, mais que H. Bloch a reprise lu point de vue quantitatif, en s'appliquant à obtenir des mesures très précises au moyen de dispositifs ingénieux qu'il décrit.
M. Manouvrier, qui s'occupe depuis plusieurs années df ces questions, présente une critique des expériences dïnamomélriques dont H* Féré a communiqué les résaltata à li Société de biologie, dans les séances précédentes. D'après M. Manouvrier, il y a d'abord une cause d'erreur dans cp fait, qu'un individu donné n'arrive nécessairement au maximum d'effort (de pression dynamométrique) qu'à la suitp d'un certain exercice et qu'à la suite d'une certaine mïw en train; celle-ci dépend à la fois d'influences mécaniques, d'indneuces nerveuses et d'influences psychiques; l'tiniWN lance de ces dernières est presque impossible à apprécier. De plus, en ce qui concerne le rapport entre les excitations sensorielles et l'énergie musculaire, il est difficile d'isoler les conditions psychiques t^n jouent un si jcnod rôte ; par conséquent la valeur scientifique des résultais obtenus est suspecte.
H. Féré répond que les objeclions de H. Manouvrier lieonent à l'appui de sa théorie générale, pui squ'elles consiilent surtout à montrer l'importance des étals psychiques par rapport à l'exercice musculaire.
— M. Regnard, continuant l'exposé de ses recherches sur l'influence des hautes pressions sur les animaux, remarour qu'on pouvait adresser à ses expériences un grave reprocoe: c'est que les résultats obtenus étaient attribusbies aussi bien à la décompression brusque qu'à la eompres^on.Eneffet,on ne peut voir ce qui se passe dans les appareils pendant toat le temps de la compression. Or il est parvenu, aumonn d'un dispositif qu'il décrit, à observer toutes les phases dn phénomène : les animaux, placés dans l'appareil, vers atmosphères, sont comme une grenouille strychnisée. Entre 3500 et 4000 mètres se trouve le point où la faune abyssale devient absolument distincte; à ce moment, les animaui tombent inertes au fond de l'appareil ; si on ajoute encore un léger excès de 2 ou 3 aimosphères, il se proiiuit quelauos secousses tétaniques. Si on les laisse un quart d'heure aaa< cet étal, on les retire plongés dans le sommeil comateux et desséchés, ainsi que H. Hegnard l'avait déjà dit dans ses précédentes communications sur ce point.
— M. Clado a étudié, avec M. le professeur DuplagM atrophies musculaires consécutives aux fractures arttculaires; les auteurs pensent que les lésions qu'ils ont obiervées sont de nature irritative avec production de tissu nouveau, qui tend à se substituer au tissu normal.
SÉANCE DU 20 IIARS 1885.
Ablation oomplMa da la olavlonla pour un oatAoearoonM at aMaUM partlflUe du mftme o» pour néoroaa. — R6aaotlon de rèpaela - Oenu-valgum traité par la prooèdé de M. Hevrea.
M. Wheeler lit une note sur l'ablation complète de la clavicule dans un cas d'ostéosarcoroe de cet os, et sur l'ablation partielle du même os atteint de nécrose. Les deiu tailades se sont rétablisc]i^{f6i!rBf|fÙU»C)rt3^«Cpi^'°'^'
31 JuiLLKT 1885 GAZETTE HEBDOMADAlftfi DE MÉDECINE ET DE GHIROAGIK — M* 31 - 509
patient neuf ans après TopératioD; il était ea bonne santé et se servait admirablement de son bras.
H. le président pense que la note précédente devrait être intitulée : < Ablation de la clavicule malade, » au lieu (1* « Ablation de la clavicule >. L'ablation de la clavicule saine est d'une exécution facile, mais celle d'une clavicule malade est une opération d'une grande difficulté, en raison même de la lésion dont elle est le siège.
— H. Wheeler lit une seconde note sur ta résection de l'épaule.
M. ThOTHbj/ Hoker reconnaît l'habileté de H. Wlieeler dans le résultat de l'opération qa'îl a pratiquée ; mais il lui demande s'il n'aurait pas dû laisser de c6té dans sa statistique les faits de chirurgie militaire. Il n'y a pas de parallèle à établir entre les opérations pratiquées sur le cliamp de bataille pour des plaies par armes à reu et celles qu'on pratique dans la chirurgie civile pour de tout autres maladies ; les circonstances sont bien différentes dans les deux cas, et on sait quelle mortalité pèse sur les opérations faites en temps de guerre.
M. Barton s'accorde avec Fauteur de la coromunicaliou pour reconnaître que l'opération de la résection de l'épaule est une opération <)u'on a rarement Toccasiou de pratiquer ; mais pour cette raison même il est regrettable qu'un détail de la plus haute importance ait été passé sous sileuce, à savoir si les mouvements de l'épaule malade s'effectuaient grâce aux déplacements de l'omoplate sur les cfties. Une épaule ankylosée se trouve, en effet, dans des conditions bien différentes au point de vue de l'utilité qu'une articulation du coude, par exemple; ici le résultat n'est pas mauvais, et on doit même le rechercher, mais une articulation scapnlo-humérale ankylosée n'est d'aucune utilité. Les mouvements supplémentaires de l'omoplate sur les côtes se développent (fans des proportions telles qu'il devient inutile de toucher à l'articulation de l'épaule. Pour ce qui est de la pratique de l'opération^ au lien d'une incision rectiligne à travers le muscle deltoïde, il préfire, pour sa part, une incision postérieure en forme d*U commençant sur le milieu de l'épaule et se terminant sur le bord postérieur du deltoïde; elle donne plus facilement accès sur la jointure et est mieux disposée pour le drainae:e.
— M. Sican lit un travail sur la coudylotonile au moyen de l'ostéotome dans le traitement du geiiu-valgum, II a exclusivement pratiqué l'opération de M. Reeves, mais il a trouvé qu'il était parfaitement inutile d'éviter de pénétrer dans la jointure. Durant les quatre dernières années, il a opéré
individus, lui ayant fourni un total de 129 genoux. L'âge des malades variait de trois ans et demi à dix-neuf ans. 19 ont eu les deux genoux opérés simultanément. 2 fois seulemênt il est survenu de la suppuration. Tous' les malades oui recouvré l'usage parfait de leurs membres.
M. HamilUm a été témoin d*un grand nombre de ces opérations. Comme celle du péritoine, la chirurgie du genou a été, dans ces derniers temps, l'objet d'une véritable révolulion. La simplicité de l'opération, pratiquée par M. Swan, est merveilleuse, et les résultais ont été des plus satisfaisants.
Plusieurs autres membres, qui ont assisté aux opérations de H. Swan, proclament ses avantages.
M. Barton reconnaît ta valeur de tousces faits,qui prouvent que les moyens chirurgicaux dirigés contre cette difformité le sont avec une très grande sécurité: mais il pense que ce serait commettre uoe méprise que de croire» en raison de celte longue série de succès, que le procédé de M. Reeves est le procédé par excellence. Il regarde comme supérieur le procédé de Macewen, bien qu'il n'ait jamais essayé celui de Reeves. Les résultats de l'opération de Macewen, qu'il a pratiquée dans quatorze ou quinze cas, ont été suivis d'un
plein succès; ils ont montré que ce procédé était exempt de danger, que la guédson élsùl rapide, et que le membfe recouvrait toutes ses fonclious. Ce procédé est surtout préférable* parce qu'il peut être exécuté sans ouverture de l'articulation.
BIBUOGRAPHIE
nurla, tefgwifhle, mmm hjgÈim^j mm BMladlea, par
H. Léon Colin. 1 vol. in-12.— Paris, 1885,G. Hasson.
MM. Léon Colin cl G. Masson ont eu la bonne ppnsée de tirer de l'article Paris, du Dictionnaire eucifclopédique de» sciences tnédicales, le fond d'un nouveau volume pour la bibliothèque-diamant que notre éditeur a entreprise et qui comprend sous une forme soccin>.'te. tantôt des branches entières de la médecine, tantôt des si^ets plus restreints, mais assez importants pour mériter d'être détachés de l'ensemble. A ce dernier titre l'histoire médicale de Paris s'imposait tout particulièrement. Si, en politique, la capitale, quoi qu'on en dise quelque part, n'est pas la France^ elle est bien près de l'être eu hygiène. Dans ce milieu si vaste et si complexe la question de la santé publique inlervi>mt sous toutes ses faces et sur la plus large échelle, entourée de toutes les difficultés pratiqiies qu'elle est susceptible de rencontrer dans toulson domaine entier. Qu'il s'agisse d'eaux potables, d'égouls, d'aération, que de problèmes particuliers dans chacun de ces problèmes généraux ! Que de nécessités à subir, que d'intérêts à ménager, que de ressources à imaginer ! Quels appels incessants à ta science de l'ingénieur, de l'architecte, de Thydrugraphe, du chimiste e( du médecin I Paris est véritablement une école supérieure d'hj^iène appliquée, une école de clinique au même titre que l'hôpital; et celui qui en connaîtrait k fond toute l'économie spmt aussi versé dans l'hygiène des villes et des habitations qu'un médecin de l'Hôtel-Dieu peut l'être dans la pathologie et la thérapeutique.
On le voit bien d'ailleurs au livre de M. L. Colin, il n'est pus une question d'Iiygiène publique un peu importante dont tous les principes scientiûques t>l tous tes préceptes d'application ne se posent devant lui et ne se dégagent avec uoe parfaite clarté. Et, ulln que le lecteur puisse être mieux pénétré encore de leur signification, de leur portée et des solutions auxquelles ils conduisent, l'auteur a soin de mettre quelquefois en parallèle ce qui a été avec ce qui est ou doit être. Autrefois et aujoui(^mi sont les titres de deux articles qui ouvrent les chapitres consacrés, l'un aux eaux des services publics et des services privés, l'autre aux égout8;et c'est précisément dansées lentes et laborieuses transformations de l'hygiène qu'on se rend compte des obstacles sans nombre qu'elle rencontre sur son chemin. Là, comme ailleurs, c'est le mal réalisé qui fait naître la pensée d'une améliorution ; mais le mal a eu ses causes déterminantes dans des conditions phvsiques de terrain, d'orographie, d'hydrographie, etc., qu'il nest pas toujours facile de changer. C'est, par exemple, un spectacle intéressant et instructif que celui de l'alimentation de Paris en eaux potables depuis le temps où, faute d'un système de distribution des eaui, Paris avait soif à côté d'un fleuve exempt alors des souillures que lui a infligées plus tard l'industrie; jusqu'à répoquc actuelle où l'on a encore tant de peine à assurer, pour la population entière, la bonne qualité et une abondance sufGsaiite des eaux. Ou lira aussi avec un vif intérêt dans le livre de M. Colin toute l'épopée des égouts, commençant aux rigoles couvertes de Jacques Aubriot et finissant, nous voulons dire aboutissant à cette terrible question de la vidange et des égouts qui divise encore les hvgiénisles les plus autorisés. Et le pavage des ruesl H fallut que Philippe-Auguste mit le ncx (c'est le mot propre)
5i0 — 31 — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE
31 Juillet 1885
à une fenêtre de ce pilais dont on a marqué le dessin sur le dallage de la cour du Louvre, et fût incommodé par la puanteur de la boue du quai, pour qu'on songeât k paver les voies publiques. La moitié des rues étaient encore sans pavage quand on abattait des murs pour donner passage a la litière de Richelieu. A rinégalité du sol des rues, aux cloaques qui en résultaient s'ajoutaient l'étroilessse et le caprice des directions; si bien qae, ajoute H. Colin, < à répoque oû Louis XIV édifiait le palaîs de Versailles, il n'y avait -que trois voies publiques qui Tussent accessibles aux voitures de commerce : les mes Saint-Antoine, Saint- Martin et Saint-Denis. >
Un des chapitres dont nons recommandons le plus la lecture est celui qui concerne les habitations. Les immenses travaux de voirie qui ont marqué la période du second empire ont fait de Paris une ville unique pour la grandeur du coup d'œil, relevé encore dans certains quartiers parla richesse des magasins ; ils ont éj^lement contribué dans une large mesure à l'assainissement de la capitale ; mais on ne saurait trop le répéteravec l'auteur, on ne s'est guère préoccupé que de donner de l'air aux quartiers ; et, pendant qu'on faisait la chasse aux vieux logements insalubres, on en construisait de magnifiques, généralement sains pour les maîtres, trop souvent malsains pour les petites gens, les concierges et les domestiques. En outre, ce qui est resté des vieilles habitations a été assi^é par une partie de la population ouvrière, ce qui a produit un encombrement funeste, pendant que l'autre partie émigrait dans de pauvres constructions faites à la hâfe, sur des terrains queiauerois humides, avec une insuffisance de ressources dont l'hygiène pâtissait.
Les antres sujets de même ordre traités par M. Colin sont nombreux ; ils concernent les habitations privées ou collectives (lycées, écoles, thé&tres, etc.), Valitnmtationy les ordures ménMires, Vassainissement du Hnae et des objets de literie (lavoirs, étuves à désinfection, aépAts de chiffons, etc.), les établissements dangereux, insalubres ou inconnus, les morts à Pari; (cimetières, crémations, etc.). Deux chapitres de généralités sont consacrés aux institutions d'hy^ène (conseil d'hygiène et de salubrité, laboratoire municipal) et à la médecine publique (hospitalité de nuit, 'service des secours publics, hêpltaux).
Hais l'hygiène locale n'est pas la matière exclusive de l'ouvrage; elle a avec la démographie et la pathologie également locale de trop intimes relations pour im'elte puisse s'en séparer dans une histoire médicale de Paris. C'est un complément presque nécessaire de cette histoire, après qu'on a expose la topographie et les conditions hygiéniques du muieu, que de mettre en regard le résultat de leurs influences diverses sur le mouvement de la population, sur la natalité, la mortalité, etc., ainsi que sur les maladies communes, ou sporadiques, ou épidémiques. Ce chapitre de la palhologie, qui comprend une centaine de pages, est très riche dans sa sobriété. Dans des divisions qui se prélent à des vues d'ensemble et à des considérations générales, l'auteur a fait entrer avec art tout ce gui sert à déterminer les caractères propres de la pathologie parisienne.
Nous tenons à le faire remarquer encore, Paris n'est ças la reproduction de l'article du Dictionnaire encyclopédique; c'en est plntêt, comme il est dit dans la préface, une tranS' formation. « D'une part, en eflet, dit M. Colin, il est allégé de nombreux tableaux et documents officiels qui ne pouvaient guère trouver place qu'en une encyclopédie. Ces suppressions m'ont permis, d'autre part, d'en agrandir notablement le programme, surtout en ce qui concerne l'hygiène et la médecine, soit en introduisant des chapitres absolument nouveaux, soit en donnant plus large place à la critique et aux appréciations personnelles. > Nous devons jouter que ce retranchement de documents officiels signalé ici a sa compensation dans un grand nombre de pièces an-
nexées, placées à la fin de l'ouvrage et qui n'emplissent pis moins d une soixantaine de pages.
VARIÉTÉS
AVIS. — Pour oa qui oonowiie la FwmlU d» mWxrtM de Pute voir Ml vmo d* la oaaTsrtnra.
H. MILNE EUWIRDS.
Néchologie. — Nous apprenons, à l'instant, la inoil de M. Henri Hitne Edwards, membre de l'Académie des sciences, membre libre de l'Académie de médecine, doifen honoraire de la Faculté des sciences, proresseur au Muséum d'histoire naturelle, etc. L'illustre savant, dont la carrière a été si longue et si honorée (il succombe à quatre-vingl-cin(| ins), avait débuté, comme plusieurs de ses confrères à l'Institat, par exercer la médecine. Il avait même publié plusieurs ouvrages de vulgarisation sur la lhérapeulic{ue et laoïéderioe pratii]ue. Mais bienlêt il se voua tout entier aux études de physiologie, et ses Leçons sur la physiologie et l'anoXonit comparée de Vhomme et des animauXt dont il n'a terminé la publication qu'il y a deux ans, ont assuré k sa mémoire une renommée impérissable. Dès l'année 1838, H. Milne Edwards avait, à l'Institut, succédé k Geones Cuvier; en 1841, il était entré au Muséum, et en 18i3 tl obtenait ta chaire de physiologie comparée à la Faculté des sciences. C'est en 1854 qu'il avait été élu membre libre de l'Académie de médecine. Tous nos confrères s'associerool au deuil de l'Inatitut et de la science.
— Nous apprenons aussi la mort de M.Je docteur Alfred Usure, vice président de TAssociation des médecins do département des Ardenoes; — et de H. le docteur Colliii (de Paris).
PACDLTÉS DB MÉDECINE ET éCOLES PRÉPARATOIRES.
Par divers décrets ea date du 25 juillet, il a été décidé ce qoisuil ; 1" Concours pour tes fonctions de ckef des travaux anatomifMt.
Art. I — Les concours pour les fonctions de chef des traviui anatoniîques dans les Facultés de médecine et daus les Facultés mixtes de médecine et de pharmacie ont Heu i la Faculté oi la vacance se produit.
Art. 2. ' L'ouverture du concours est Ihée par le minislre e( annoncée au Journal officiel six mois à l'avance.
Art. 3. — Mal ne peut élre admis à concourir s'il u'est Français pourvu du grade de docteur en médecine et Agé de vingt-cinq ans accomplis. Les caiididnts se font inscrire au secrétariat iéf Académies un mois avant l'ouverture du conrours. Ils joignent aut justiQcalions des conditions précédentes l'indication de lem unoées de services et de leurs travaux, et déposent an exemplaire de chacun des ouvrages ou mémoires qu'ils ont publiés. La liste des concurrents est arrêtée par le ministre.
Art. A. — Les juge» du concours sont désignés par le minislre parmi les professeurs et agrégi^s de la Faculté où la vacance s'est produite. Le nombre des juges est de cinq. Trois juges sapplémenlairea sont, en outre, designés pour compléter le jury en cas de récusation ou d'empêchement. Le jury se eompléie, s'il y a lies, dès la première séance, par voie de linge au sort. Ne penveol siéger dans un même concours deux parents ou alliés jusqu'au degré de cousin germain inclusivement. Doit se récuser tout parent ou allié au même degré d'un des candidats. Cesse de faire partie du jury tout membre qni a été empédié d'assister à l'nM des opérations du concours, im jugement ne peut être rendu par moins de trois juges.
Art. 5. — Le président est nommé parle minislre; il fixe l'iicnre de la première séance, il convoque les iuges^ J^J'^P^''
Art. 6.— Le jury cWiéi^^B^Mb^Aaj0bp@iwi<Ë l*^"^
3i JniLLBT 1885
et d épreuves pratiqaes; il pronooce sur toules les difficultés qui peuTent s'élever pendant la durée des épreuves. Il fixe les jours et heures des séances. Dans la première séance, le jury désigne un secrétaire.
Art. 7. — Après la constitolion définitive du jury, il est fait ippei des candidats admis à concourir. Chaque candidat inscrit sur un registre son nom <t son adresse. Le registre est clos par le président. Ne peut prendre part au concours tout candidat qui n'a pas répondu à l'appel de son nom. candidats sont tenus, sous peine d'exclusion, de subir les éprearesaux jours et heures indiqués ; aaeune excuse n'est admise si elle n'est jugée valable par le jury.
Art. 8. — Le sujet à traiter pour chaque épreuve est lire au sort parmi les sujets choisis par le jury. L'ordre dans lequel les candidats dwvent subir chaque épreuve est également détenniné par le sort.
Art. 9. — Les épreuves du concours sont :
i" Une composition écrite sur une question d'anatomie et sur ane question de physiologie. Cinq heures sont accordées pour celte épreuve, qui a lieu sous la surveillance d'un membre du jury; les concurrents ne peuvent s'aider d'aucun ouvrage manuscrit ou imprimé.
t' Une leçon d'une heure sur une question d'anatomie descriptive, après trois heures de préparation, sous la surveillance d'un membre du jury, sans aucun secours étranger.
3* Epr«nves pralitjues : a. Une préparalion exlemporanée d'anatomie descriptive. Cinq heures sont accordées pour cette préparaliou. — b. Une préparation eztemporanée d'histologie. Quatre heures sont accordées pour celte préparation. — c. Ime épreuve de médecine opératoire. — d. Une préparation de pièces sèches dans un délai iixé par le jury.
i° Appréciation des titres et travaux scientifiques.
Art. 10. — Le jury classe les candidats par ordre de mérite.
Art. 11. — Les procès- ver baux des séances du concours sont transmis au ministre avec le rapport du président, par l'intermédiaire du recteur.
Art. 13 — Un délai de dix jours est accordé à tout concuirent qui a pris part à tous les acies du concours, pour se pourvoir devant le minisire contre les résitllats dudit concours, mais seulement à raison de violation des formes prescrites. Si le pourvoi est admis, il est procédé entre les mêmes candidats à un nouveau concours dont l'époque est fixée par le minisire.
Art 13. — Les chefs des travaux amitomiques sont instilués pour neuf ans. Si les besoins du service l'exigeut. le ministre peut les proroger dans leurs fonctions.
Art. 14. — La fonction de chef des travaux auatomiques peut, SBu( à la Faculté de médecine de Paris, être cumulée avec celle d'agrégé en exercice. A la Faculté de médecine de Paris, le chef des travaux auatomiques, s'il est agrégé de la Faculté, peut
Ï rendre part aux examens d'anatomie et de physiologie et être ési^é pour faire partie des jurys du concours d'agrégation fseclion cies sciences auatomiques et physiologiques).
S** Suppléants dans les Ecoles de plein exercice.
Art. I". — Dans les Ecoles de plein exercice de niéderinc et de pharmacie, les suppléants sont au nombre de 8, répartis ainsi qn'il sait : i suppléant pour les chaires d'anatomie et de physic fogie; 3 pour les chaires de pathologie et de clinique médicales ; i pour les chaires de pathologie et clinique chirurgicales et de clinique obstétricale ; 1 pour les chaires de physique et de chimie ; I pour les chaires de pharmacie et matière médicale ; 1 pour la chaire d'histoire naturelle.
Art. 2.— Dans les mêmes Ecoles les chefs de travaux sont : 1° un chef des travaux anaiomiques et physiologiques; 2° un chef des travaux physiques et chimiques.
Art. 3. — Les fonctions de chef des travaux anatoniiques et physiologiques peuvent être cumulées avec celles de suppléant des chaires d'anatomie et de physiologie ; les fonctions de chef des travaux physiques et chimiques avec celles de suppléant des chaires de physique et de chimie.
Art. — M SDppléant de la chaire d'histoire naturelle dirige, sous l'auloritédu professeur de cette chaire, les travaux pratiques de micrographie.
3" Chefs des travaux et suppléants dans les Ecoles secondaires.
Art. l*'. — Dans les Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie, les fouctions de chef des travaux auatomiques et phy-
siologiques peuvent être cumulées avec celles de suppléant des chaires d'anatomie et de physiologie; les fonctions de chef des travaux physiques et chimiques, avec celles de suppléant des chaires de physique et de chimie.
Art. 2, — Le suppléant de la chaire d'histoire naturelle dirige, sous l'autorité du professeur de cette chaire, les travaux pratiques de micrographie.
i" Jurys de concours dans tes EcoUs secondaires.
Art. l*^ — Le jury des concours pour les fonctions de suppléant et de chef des travaux dans les Ecoles de plein exercice de médecine et de pharmacie, et dans les Ecoles préparatoires de médecine et de pharmacie, se comnose de trois juges au moins et de deux juges supplémentaires. Ne peuvent siéger dans un même jury deux parents ou alliés au degré de cousin germain inclusivement. Doit se récuser tout parent aa allié au même degré d'un des compétiteurs.
Art. 9. - La date de l'ouverture des concours est flxée par le ministre et publiée au Journal officiel six mois à l'avance. Des afficheB énonçant les ceudiiions et les çn^nmmes des concours sont adressé!» aux recteun par les soins de l'Ecole intéressée, pour être apposées dans tes différents ressorts académiques.
Art. 3. — Le président du jury est nommé par le ministre; il a la police du concours; il prononce sur toutes les difCenltés qui
fteuvent s'élever pendant la durée des épreuves ; il fixe l'heure de a {iremiére séance et convoque les membres du jury. Le jury désigne son secrétaire. En cas de récusation ou de tout antre empêchement d'un ou plusieurs de ses membres, le jury se complète dès la première séance, au moyen d'un tirage au sort fait parmi les juges supplémentaires. Cesse de faire partie du jury tout membre qui a été empêché d'assister à une des opérations du concours. l<e jugement ne peut être rendu par moins de trots juges.
Art. 4. — Les candidats se font inscrire au secrétariat de l'établissement ofi a lieu le concours. Après la constitution du jury, le président fait l'appel des ranilidals admis à concourir. Tout candidat qui ne s'est pas présenté à celte première séance est exclu du concours. Les concurrents sont tenns, sous peine d'exdusion, de subir toutes les épreuves aux joura et heures indiqués; aucune excuse n'est reçue si elle n'est j<^e valable par le jury.
Art. 5. — Les épreuves des différeals concours ont lieu d'après les pn^rammes annexés an présent décret. Ces programmes pourront êire modifiés par arrêté du ministre, rendu après avis du conseil supérieur de l'insiruclion publique. Le sort détermine les sujets à traiter pour chaque candidat dans les différentes épreuves. Il détermine également l'ordre dans lequel les candidats doivent subir chaque épreuve.
Art. 6. — A la suite de chaque concours, le jury classe les candidats par ordre d*t mérite. Il est ouvert un scrutin pour chaque place mise au concours. Si les deux premiers tours ne scrutin ne donnent pas de majorité absolue, il est procédé au ballottage entre les deux candidats qui ont obtenu le plus de voix au second tour. Dans le scrutin de ballottage, la voix du président, en cas de partage, est prépondérante.
An. 7. — Les opérations terminées, le président du jury adresse au ministre un rapport sur la valeur des épreuves et le classement des candidats. Ce rapport est accompagné des procès-verbaux des séances du concours.
Art. 8. — Un délai de dix jours est accordé i tout concurrent qui a pris part à tous les actes du concours, pour se pourvoir devant le ministre contre les résullatsdudit concours, mais seulement à raison de violation des formes prescrites. Si le pourvoi est admis, il est procédé, entre les mêmes candidats, à un nouveau concours doni l'époque est fixée par le ministre.
Art. 9. — Les candidats aux fondions de suppléant doivent, pour être admis à concourir, être Français et ftgés de vingt-cinq ans accomplis. Ils doivent produire, en outre de Ta justification de ces conditions : 1° pour les fonctions de suppléant des chaires d'anatomie et de physiologie, de pathologie et de clinique médicales, de pathologie et de clinique chirurgicales, et de clinique obstétricale, le dipldme de docteur en médecine; t" pour les fonctions de suppléant des chaires de physique et de chimie, le dipldme de docteur en médecine ou le diptême de pharmacien de première classe, ou le diplême de licencie ès sciences physiques; pour les fonctions de suppléant d'histoire naturelle, le diplôme de docteur en médecine, ouïe diplôme de pharmacien de première classe, ou le diplôme de licencié ès sciences naturelles ; 3° peifr les fonctions de suppléant de la chaire de phaçmBcie et jma|ièi3Vi«4(tVm ^ diplôme de pharmacien de premièhSlSféî by^V^V^V^C
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE GHtRURGlB
31 JviLUT 1885
Art. 10. — Les juges des concours sont dësipés par le miDistre iHumi les professeurs et agrégés de la Faculté de médecine on de rEcole supérieure de pharmacie devant laquelle le concours est ouvert; deux proFeiiseurs de l'Ecote ob la vacance existe peuvent, en oufav, élre appelés à faire partie du jury.
Art. 11 . — Les concours pour les fonctions de chefs de travaux ont lieu au siège de l'Ecole o& la fonction est vacante.
Art. 12. — Les jugesdes concours sont désignés par le ministre parmi les professeurs litolairu de l'Ecole el les professeurs de la Faculté dos sciences.
[Suit une série de programmes relatifs à ces divers concours {Jownai officiel, 28 juille 1885).]
HéfiTAUX DE pAHis. — CoHCours pour deux places de chii-ui gien du Bureau central. — Ce concours vient de se terminer par la nomination de MM. Brun et Boulier.
— Cmcours pour deux places de vtédecin du Bureau central. Ce concours s'est termine par la nomioatioa de MU. Chantemesse et Comby.
LÉGION d'honneub. — Sont nommés :
Au grade d'officier : M. le docteur Vinlras (Achille), médecin en ctref de l'hôpital français de Londres.
Au grade de chevalier : MM. les docteurs Mii]uel (Pierre), chef du service micrographique à l'observatoire de Montsouris; Peyron (Lonis-Ëniesi), dirMteur de l'Assistance publique.
DisTiNcnONS HONORIFIQUES. — Parmi les nombreuses nominations faiies par le ministère de riiislruction publique, nous relevons les suivantes : HH. les docteurs Uésormanx, Larcher, Nonin, Saffray, Vallin el Widal ont été nommés officiers de l'inslruction
publique.
Ont été nommés officiers d'Académie : MM. les docteurs Brochin; Huelle, Desnos, Ijiaquetin, du Caial, Duboué, Grenier, l'élit, Van Merris, Ninlly, Raby, Vercouire, Famechon, etc. La même distinction a été accordée a notre collaborateur M. P. Vigier, pharmacien.
AVIS. — Place de médecin vacante par suite de décès, à Arrou (Eure-et-Loir), quatre heures de Puria. Population, 2800 habitants. Traitements tixes de la Société de secours mutuels et du bureau de bienfaisance, 13Ô0 francs. Deux chemins de fer. — S'adresser i 11. de Baulny, maire d'Arron.
— Une autre position très avautageuse est vacante daus un chef-lieu do eanloii du département de Seine-et-Marne. — S'admser au bureau du joaroal.
Mortalité k Paris (!29* semaine, du it au 18 juillet 1885).
— fièvre typhoïde, 38. — Variole, 1. — Rougeole, S3. — Scarlatine, 3. — Coqueluche, 6. — Diphthérie, croup, 21. — Cho* léra, 0. — Dyseiitérie, 0. — Erysipèle, 2. — Infections puerpérales, 8. — Autres atlections épidemiques, 0. — Méningite, iO.
— Phthisie pulmonaire, 138.— Autres tuberculoses, 25. — Autres affections générales, 08. — Malformations et débilité des Ages extrêmes, 38. — Eh'onchite aigué, 15. — Pneumonie, M. — Athrepsie (gastro-entérite) des enfants nourris au biberon et autrement, 45; au sein et mixte, 32; inconnu, 3. — Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 66; de l'appareil circulatoire, 50; de l'appareil respiratoire, 6i; de 1 appareil digestif, 57; de l'appareil géniio-urinaire, 31 ; de la peau et du tissu lamioetu, 6; des os, articulations et muscles, i. — Morts violentes, 30. — Causes non classées, 14 — Total : 875.
MoRTAuri A Paris (30* semaine, du 19 an 35 juillet 1885).
— Fièvre tvpbolde, 36. — Variole, 1. — Rougeole, 21. — Scariatïne, 4. — Coqueluche, 7. — Diphthérie, eronp, 24. — Choléra, 0. — Dyseotérie, 0. — Erysipële, 2. - Infections puerpérales, 8. -— Autres affections épidémiques, 0. — Ménin-
(;ite, 42. — Pbthiaie pulmonaire, Iti. ~- Autres lubercu- Dses, 27. ~ Autres afiections générales, 71. — Malformations et débilité des ^ea extrêmes, 42. — Bronchite aiguë, 17. — Pneumonie, 50. —Athrepsie (gastro-entérite) des enfants noarri s
du tissu lamineux, "7 ; des of, articulations et muscles. 4. — Morts violentes, 28. — Causes non classées, 12. — Total : 084.
OUVMBEt ùtmti «U BUREAU DU JOUMU
La tégUMioH reUUite aux «AUnéi t» AnfUtem et en Kecen, par H. le •u» tair A. FovlIlB, inipacl— ' gtofnl terrien adminittrilllii in mlalttm il« l'inlérienr. 1 voL (nid iii-8 de 9M pagM. Parti, J.-B. BtBIièn «t Sis. i fr.
Let dmêUiPtt (II* htcieule), ftr H. le doel«ar GHnal. Cà fiicieala coolini l'hiitoira de U fermeliire el réTaeiiation du ciiMlifcre dw luweuU (tTK-imt, pMr rAablhHiUBi dm ■arché mx betbw. Plias «t dMiiu. Parii, liwd.
Dtetimnaire annuel At» profrét de* Miraeea et iiuHMIm* mHkaia, tMt a complément de loue Ue dietiaanaire», par M. P. GerBior. M* uwéc,lttl. 1 Fort volume de 750 pagei. Parti, F. A ew. T ft.
Note* et mémoirti ie eKirurgie clinique, rar M. la doeleur Gr]ra(alU, jrotmm igr^gé de la FacoluS do Montpellier. In-S avec planeliei. Parii, A.Ceecu. 7 tr.
Ctinifue midicalt de l'Hitet-Dieu, par M. le decleor Meel GaoaeM dt Heu;. T. IV, 1 vol. in-9 avec Ggures iatercaMes daaa In testa «t S pteaikai. hriÊ, A. Dclaliuyc et E. Iiacrosnier. tl/r.
jraMtwi f MtfffM dM awtadiw de l'ereUle, par M. le doclenr Ldvi. 1 ni. b-18 avec M Hpirei intercalées dans lo texte. Paria, A. Rclabaje el B. Unatiiier. 1 fr.
Leç»nt lur U» mataëiee det soiu urïiwtre* bitea l'Ecole pralifu de UFtculrë do médecine do Paria, par le declear Reliquat. S* bicieeù, SugutiMii d'urine, t vol. in-S. Pirii, A. Delalnja et B. Laensnier. 3 Ir.
— Prix de l'ouvrace coinplal. iit.'A
De la péricardite aigui det vieUtardM, par la docteur L^rd, In-8. Pirv. A. Dclahaye et E. l.ecroenter, 3 fi.
Première pamementt de$ fracturée ouverlet. par H. la doclaiir La^u- Paris, A. Detahayeet B. Lccrotnier. S (r. SO
La coca et la eaealM, par H. Hariaol. In-S. P«rb, A. llelahaje el B. Lecwnier. 1 fr- '<<
Lee §<twmee ittfantilei. leur eiméiologle, leur traitement par tei lieuu imfermdsMei, par H. la docteur Descroixlllea. In-8. Parie. A. Delahiye cl E. Ueroaaier. SA t.
iluâe ew i'knldw de JTelfe etdes MefaM leraéUlee, par M. le dedan ^o^l Gneneau de MuMjr. Id-8. Paris, A. Mahefe et B. I^roanier. 75 <■
Bxamea eriliçue det principaux procédé t de puMrleation dee eau» minértUi. par H. ladoeleu P. Bdnwd. IH-B.A. DdahajraetB. Laeresnlar. i ti. W
Contribution A Fétude du non reetraint, par H. le doeieur T^e j Alfonso. In-". A. DdalMje «t B. Laerosiiiar. i^-^
ituéee cltniquee eur la fraude AytMrie ou hyetéro-ipileptie. De la sriinlc iliaque hjstériqui- et de tas principalefl variétés. Altaifue dpileptoîde, déiaaatiq*''. d'exUie, léthargie, catalepsie, etc., soninai&bulisme, ele. — Du grand hjpe»lisiue ou hypnotisine hystérique, lij^iaraicitaUliU iteuro-uiaiealaire, pb^w intnes sugcceiifa ; hallwiaalioas i aulamaUaM{ aial IdUiartiqur, éutcaialcpllqoo, étal sonmamba Ifue. — L'hyaténa dana l'histoire; chorde épMéaii^ é* moyen Ige ; poss<-MÎani ddiuoniaquos ; cuavulsionnairos ; citatique*. — LI15*- Idrie dins l'art : Pierre Breaghel, André del Sarte, Raphaël, le thiaiiaifiio. Rubens, Jordaeas, etc., par M. te doc tour Paul Ricbar, ebof du labersloitade itàtnique des naladlea nervanae* k la Sal|iilribre, etc. 1 fiut vol. ia-8 fatiin. Pari*. A. Dalabaje at E. I^ccroMier. Papier tetatd, £ fr-
— pB|der iapod. , » fr.
Ùiagnoettctt traVemêia dee tumture d> l'aUmaem^H du tMaiti, par H. J. Nan,
chiruTvien de l'hOpital Saiot-Loids. Tome U. i tMt vataaa tmS avM Oi iifrs* iiilurcalMs dauï lo texte. A. Ddahaye al B- Lceroaoiar.
— Prix des tomes I et II. 3" Traité de matière tnédieale ou pitanMCograf^ie, phyiioUtgie et lecAnifee du
agent» midieamenteuz, par H. le proTosseur J.-B. Ponisagnve*. lloft nil.m-8 avec SU fiearas bitorcdiSos dana lo texte. Parts, A. Delahajia cl B. Lceniofar. «' ft-
Traité Mnique liu diagnostle des matadtea de reM<pAalc, hati turTitude ia laeatieatimu, par M. le professeur H MoUinafel, traduit el aawté p>r U. >< doelaer Karaval, aumfa précédé d'en» prditoe par H. le pnjfeMfm- durc-i ivol. in.8aMeanallMdaeS figui«e.Parti,A.DetabaYe elB.Laemnier. tfr-
Lecturei tur l'hUtaira de la m44aUne, par M. la docleir L. TbooMs, blbUolbécaira i la Facnlld de mddceine de Paris. I vol. io-8. Paris, A. Ptl*haye el E. Lecrosnïer. '
De la gaetroitomie dam lei rilriciuemenie non cancéreux de Veuophegt. )«r M. la docteur Coban. In-^. Paris, A. Dclahaye et B. Leerasaier. 3 rr. i»
G. Hassoh. Propriitaire-Gérant.
ImprtnC^eitafillile^yiA
TRENTB-D^DZliME ÀRMfiS N' 33 7 AouT 1.985
PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS
COMITÉ DS BÉDACTîOli
PniSlDBNT : H. le doetaur A. DECHAMBRE
Mmins: MM. les docteon MACHEZ, SEOItSES DIEUUFOT. DRETFUS BRISM. FMRC01^FMICI. ALKRT NEROCQUE
L LEREROUUET. PAUL RECLUS
Adnmr tont M qui oonoam la rMoetiM u wyi 4k ComiM, ehu M. DBa&iDKE, 91, nwtfe £iU< (mot le mardi de ptéS^mU).
Vaftp pas» • «« la OMnertare l'iMUeattoM «m aov» »k TA WAtfmMJwé BK WKàmmCBM mm FUW (Thèseï, examens, eDora, etc.) et «ivera <iwieB<« méreaMuit te pahu* WÊéMtml.
SOmiAIIlB. — Paris. La tMdaatioa utiehoMriqae. — L« cktHin île Paria. — Le bacille de* trfcréttoiw de la mnqneuse des on^anot gdni taux. — Transport dea aniinain par chemina de fer : détinfection des wagons, — HisTOiRK BT cniTlQUK. Dca anns artificiels Uiaqnas et knnbairea. — Travaux DMaiHAOX. Pallioto(ia iaterjM : Observation de paralysie fayatero- Iran ma tique. — Corrispondahcb. Paralysies d'origine tnumaliqne. — Socrtrï» savartks. Académie des adenees.
— 'AcadéMie de médecine. — Société de cbirurgie. — Société de biologie. — Socidid de lUnpeutiqiw. — Académie de médecine d'Irlande.— Bibliooraphib. HHWddu naladies mentalei. — titiol^^ie delà phthisio pulmonaire chroniques.
— VaRIMi.— FtonLUTON. Cbronlqne de rétranger.
Paris, 6 août 1885.
Lk VACCINATION ANTICHOLÉniQVE. — LE CHOLÉRA DE PARIS.
— LE BACILLE DES SÉCRÉTIONS DE LA MUQUEUSE DES ORGANES GÉNITAUX. — TRANPORT DBS ANIMAUX PAR CHE- MINS DE FER : DÉSINFECTION DES WAGONS. — CONTRIBUTIONS PHARKAGBUTIOUES.
Lm «nMlntiM willekaIdrIqM. — hm «ImUm 4a raris.
— teellic des mèmréaomm d« la aMmaewA dca wsmmmm géaltaax. — Trmmmpmrt 4mm anliaaw par eka^aa ée ffev i Jéilatertlaa dca wageaa.
On trouTera au compte rendu de la dernière séance de l'Académie des sciences le résumé d'une nouvelle communication de M. Ferran, et les observations que cette communication a provoquées de la part de M. Vulpian. Noire éminent confrère a notamment exprimé le regret que l'Académie des
sciences ne se .soit pas mise directement en rapport avec l'Académie de Madrid et avec le gouvernement espagnol, pour obtenir d'eux des renseignements qui puissent servir de base à un jugement éclairé, et avant tout ces statistiques officielles qu'on réclame en vain et depuis si longtemps à H. Ferran.
Précisément l'Académie royale de Madrid vient de faire une série de déclarations assez significatives peut-être pour rendre moins regrettable l'absence de statistiques. Nous les empruntons texlnellement au Sigto ntedico du 26 juillet :
i* L'Académie, de complet accord avec la Commission de Va^ lence, déclare que l'épidémie, qui a commencé dans les provinces de l'Est, et qui, depuis, s'est étendue à d'autres provinces, est pour tivement le choléra morbns asiatique. ■ ■
2* Relativement à la question de savoir n l'épidémie .est plus contagieuse qu'infecUeuse, comme TaRlrme la Commission, ou infectieuse et non contagieuse, comme l'a soutenu M. San-Martin par son vote particulier, l'Académie se borne uniquement à déclarer que la maladie dont il s'agit est transmissible d'un lien infecté à un lieu sain.
3° L'Académie reconnaît que le bonitlon d'inoculation (el caldo inoculador) de M. Ferran renferme des virgules, comme l'a observé et affirmé la Commission, mais ajoataot que l'énergie des bouillons peut varier suivant la culture et la préparation, c'est-à-dire suivant qu'il y a dans une mâme quantité de liquide une quantité plus ou moins grande de virgules.
4' L'Académie ne peut admettre, sans restriction, que Tinocnlation soit înoffeasive, comme l'a affirmé la Commission, parce
FEUILLETON
ChrasMiae 4e l'^Craager.
Ii'aaalMaae» itiIhMctI» * doiulena «t la droit de vote an Angleterre. — Quelcniaa laonnee de la loi anglalae. — Doit-on pendre les lotis homioldee 7 — 8. K. le ooranar de Blrkenlnad. — L'armée du Salât at lea gtiariaona mlraanlanaaa. — Ann Uttla et la tranamatatlon daa aqAoaa looloalirMa.
Une question dont on s'était peu préoccupé jusnu'à ce jour a pris tout à coup une séneuse importance dans le monde politique anglais. On est en train actuellement de voter une loi sur l'extension du droit de suffrage : les personnes comprises dans les catégories des nouveaux électeurs qui auraient reçu l'assistance médicale à domicile contracteraient par ce seul fait une incapacité. M. Jessé Gollings s'est fait leur défenseur et le promoteur d'une modification libé- V Stan. T. IXIL
raie et surtout humaine. En France, une restriction de cette nature ne viendrait à l'idée de personne; s'il en existait une quelque part dans nos lois, elle serait supprimée radicalement et par acclamation. M. Gollings ne va point aussi vile ; il sait qu'il doit compter avec l'opinion et surtout avec la Chambre des lords; l'honorable assemblée voit d'un mauvais œil tout ce qni tend à modifier les coutumes traditionnelles; l'accord du droit de vote aux pauvres gens qui ne sont pas même capables s'ils sont malades de payer te médecin de leurs propres deniers leur paraîtra certainement une monstruosité. L'honorable représentant a donc proposé un amendement d'un caractère exclusivement temporaire el accidentel. ( N'encourra point l'incapacité prévue tout individu qui aura reçu l'assistance médicale à domicile dans l'année suivant la promulgation de la présente loi. » C'est peu de chose en apparence; il parait pourtant que ce simole ^me^dement préviendrait la radiatifiHgOiicpItt^^ilmNUW inscription de 10000 nouveaux électeurs au moins.ML'ou-
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE 7 Août 1885
qu'elle n'es! pas en éUt d'affirmer c8tégroriqnement,dans la suppositioa de U production du choléra arttflciel, qu'il D'en réiuller» aucun danger pour les populations indemnes et que, soil idiosyacruie individuelle, soit décomposition des liquides employés, soit tout autre motif, l'expérience ne eaaiera aneiu dommefe aux indindns ;
5" L'Académique postiiarUpasdêstatùtiqHe exacte et dtgne de foi (fehaciente), ne peut affitmer eetficacité d* procédé.
e» L'Académie, s'appuyanl sur la quatrième conclusion de la Commission officielle, ne Toit pas de motiflégal ni de raison pouf interdire lea ineeulttims» sous la responsabilité de H. Ferran, mais pense qu'il est nécessaire d'avertir le public des doutes conçus par la science et des effets produits sur l'individu inoculé ;
7» VAeadémie no saurait recommander ni protéger ce procédé tant qu'il sera entouré d'un certain «crrt (mientras hoya en él secreto alguno) et tant que l'expérience n'aura pas prouvé aoa efficacité.
— A l'Académie de médecine, M. J. Guérin, remplissant on engagement pris dans la récente discussion sur le choléra, a lu an mémoire qu'on pourrait appeler l'histoire philosophique de U dernière épidémie cholérique de Paris ; nous TOuIoiu dire, sans nulle intention de blâme, qu'il a fait une large part aux principes de l'étiologie et de la pathologie dans l'interprétation de l'origine et do la marche de l'épidémie Personne a'a demandé la parole; aussi bien les membrM que mettait plus particulièrement en cause l'arfameulation de M. Jules Guérin étaient absents,
H. Comtl a fait une commuoioation sur uo nouveau badlle découvert par HH. Alvarès etTavel dans les sécrétions niMmalw de la muqueuse des organes génitaux et qui possède toutes les propriétés de coloration, de forme, de i^n* deur qui paraissaient jusqu'ici caractériser exdus&fement le microbe de la syphilis décrit par Lostgarten.
Enfin TAcadémie a entendu un Intéressant travail de tt. Redard, sur la désinfeclion des vragons ayant servi au transport des animaux atteints de maladies contagieuses. Il résulte de ses expériences faites en commun avec M. Colin (d'Alfort) que les procédés de désinfection généralement employés «ont tout à fait insuffisants.
vrier de la ville entre à rhôpitid, il conserve ses droits ; celui delà campagne est éloigné le plus souvent des établissements analogues, il faut de toute nécessité qu'il s'adresse au médecin de paroisse. « Les intéressés, dit le Med. Preu and Ctrcular, ne connaissent pas bien les conditions onéreuses attachées aux privilèges qu'on leur confère, nuis dans le cours d'un an ils pourront difGcilement régler leurcon'duite de manière à savoir s'ils accepteront ou non les secours médicaux; la Chambre peut donc voter sans inconvénient ta proposition de M. Coltings.» L'auteur, comme on le voit, se rébigne plutôt à la chose. La mesure n'est pourtant point aussi indifTérenle qu'il le croit à la classe pauvre même des grandes villes. Le dimanche, 28 juin, un meettnft eul lieu à Ilyne-Park contre la t disqualilication » de ceux qui pro'iienl de rassisiance médicale à dornicite. Cette uiauitestaiiun eut un caractère francbernent hostile à la Chambre haute; plusieurs bannières portaient comme inscription : t A bas les Lords > ; sur l'une d'entre elles un
CALVITIE. PÊTBOBASELINE A LA PILOCABPIim.
La pitocarpiné exerçant une action énogique surcertunes glandes de la peau, on en a conclu qu'elle pourrait agir également sur les bulbes pileux; de là des lotions ou des pommades à la pitocarpiné contre la chute des cheveux. La déduction n'était guère rigoureuse, ni bien scientifique; néanmoins, certaines personnes affirment avoir obtenu de cette pratique des résultats avantageux. Il serait bon peatêtre qu'elle fût expérimentée par d'autres que par des parfumeurs. Dana ce cas, je consetUmi la aolation mivaate :
Pétrobaseline (vaseline liquide incolore). 100 grammes. Pitocarpiné • > 50 oenligrsiDoies.
Paire dissoudre A une légère dialenr.
Cette solution est inaltérable, même à l'air libre; elle esl inodore et incolore et s'applique sur la tète comme de l'huile, dont elle n'a pas les inconvéaienta. C'est U plw bMH des cosmétiques ; elle communique aux dieveu us brillant très remarquable. Les anciennes brillantines se peuvent lui être comparées.
rai été obligé de prendre la pilocarpine alcaloldtque, corps qui ressemble & de la térébenthine de Venise, pirce que le chlorhydrate était trop peu eoluble dans le earbon d'hydrogène.
Pierre Vicier.
HISTOIRE ET CRITIQUE
(Fin. — Voyez le numéro 31.) j
Le quatrième argument, la plus grande fixité du cèlon descendant qu'applique, contre la paroi postérieure, la lamp péritonéale,aété bien souvent invoqué par les partisans dersass d'Araussat; et ils opposent la position immuable du céloo en une région profonde, sans doute, mais qu un chirurfiei j exercé saura toujours atteindre, à la mobilité de 1*5 iliaqoe, | flottant, pour ainsi dire, du flanc gauche au flanc droit, grftce à la laxilé du repli séreux. Hugnier, dans une discossisa | célèbre à l'Académie de médecine, avait même affirmé qœ*
plaisant avait écrit : c Des maladies qui nous enlèvent le vote, c'est la Chambre des Lorda la plus sérieuse.» Tout cela n'était ni très spirituel ni bien éloquent; il faut croire cependant que l'opinion publique était avec M. Collings, car son amenne* ment a été adopté dans les séances suivantes. On ne saurait qu'applaudir à la supuression d'une dispoeition archaïque et peu Gonfonne anx iows et aux aspirations de notre époque.
— Si les législateurs anglais voulaient arriver k un Code unique, simple, sans contradictions, ils auraient beaucoopi faire. Les luis, surtout les lois criminelles, sont parsemées de lacunes et d'anomalies qui conduisent parfois aux conséquences les plus inattendues. Une mère, ayant des habitudes notoires d'intemt^rauee, étouffe son enfisnt par néfiligence, ou ne peut la punir. Le fait s'ost présenté asseï souvent dans ces derniers mois k Uvâ-peed^V^I^'i**'^''^ pour que l'autorité se W^UIsy A^toWM un accident, on pourrait presque dire un aawsnnat, de celte
7 Août 1885 OAZETTB UBBDOMADAIRB DE HÊDEGINB BT DE GHIRUROIB
pour ouvrir un anus artificiel sur TS iliaque, le mieux était peut-être d'inciser la région inguinale droite chez les enfants, et beaucoup ajoutaient que, chez les adultes, la sécurité de l'opérateur était k peu près aussi précaire.
Les recherches de Bourcart, de Curling et de Giraldès ont fkit Justice de l'assertion d'Huguier, véritable erreur anatomique. Giraldès, sur 134 autopsies d*enfanta nouveau-nés, a trouvé lU fois l'S iliaque k gauche ; Curling, 85 fois sur 100; Bourcart, HT fois sur 100, et, fait encore plus important pour nous, Oiraldès a consUté sur un relevé de 50 opérations de Littre, que l'S iliaque a toqjonrs été rencontrée k gauche par le chirurgien.
D'antre part, le cAlou descendant, que l'on déclarait st fixe, est au contraire assez inconstant et Curling nous dit que, si sur 20 cadavres de nouveau-nés, 8 fois le côlon a été saisi aisément, 6 fois le péritoine fut ouvert, et
autres fois la profondeur de la plaie, la rétraction de l'intestin, le volume de la glande rénale rendirent l'opérae/on très laborieuse. Aussi, cet apAtre convaincu de Tanus d'Amussat avoue que les anomalies de position c sont plus fréquentes dtnx lombes qu'à l'aine >, et il conclut résolument à l'ina>nlestable supériorité de Tanns inguinal chez l«8 enfonts imperforés.
Nous concluons de même pour les adultes et avec les mêmes arguments. M. Trélat, qui n'a pratiqué jusqu'ici que ranus d'Amussat, a communiqué au congrès de Copenhague un remarquable travail surle traitement du cancer de l'anus et du rectum» où il nous dit que, sur sept colotomies lombaires, deux fois il ne put atteindre le cftlon, une première fois vide, rétracté, caché sons le bord externe du rein et recouvert par une anse dilatée de l'intestin grAle, une seconde fois déplacé par ce même intestin grêle, qui s'était substitué & lui ; c il aurait foUu traverser l'intestin grêle pour atteindre le gros intestin, > Ces deux opérés moururent, tandis que des cinq autres aucun ne mourut de l'intervention et quatre en bénéficiàrMl laivement.
Voilà donc que, chez l'adulte, deux fois sur sept, des conditions analomiques particulières ont déjoué la sagacité du plus' habile opérateur. Et il ne s'agit pas d'une exception, de quelque série malhoureiue; lea auteurs, si peu empressés cependant à publif>r leurs revers, nous fournissent çà et là quelques instructives confessions : Curling insiste, À plusieurs reprises, sur les grandes difficultés qu'il a éprouvées souvent pour rencontrer l'intestin, surtout chez les gens gras, et il ajoute que certains chimi^iens ont dû « abandonner
- ai — 515
ropiération sang avoir pu trouver le eUon malgré les plus persévérants efforts ». Il connaît, en outre, deux cas dans lesquels des chirurgiens d'hôpitaux ont ouvert l'intestin grêle au lieu du cêlon. Pareille mésaventure faillit lui arriver dans un cas où le cAton était dévié de sa peaîtkm ■orinale par l'intestin grêle énormément distendu. Enkine Jbeon a vert le jéjunum, qui occupait la place du eMon descendanl vide, contracté et placé aunlovant du hile du rein; deux fois Lokwood ne put atteindre le gros intestin} l'examen néevofif sique, pratiqué dans un de ees foite, dénenln l'enstaMf d'une anomalie de position; Smith épronva une dêoenveMM pareille.
Nous pourrions multiplier les exemples : encore croyons* nous que la plupart des cas où l'intestin grêle a été ouvert pour le cêlon sont ignorés, même de ceux qui ont commis la méprise. Le plus souvent l'antopsle n'est pas ftite, et elle seule démontrerait que l'anus artificiel ne s'ouvre pas dans le gros intestin. Aussi, jusqu'à plus ample informé, penserons-nous qu'il faut attribuer plusieurs des cas de mort rapide, observés dans les colotomies lombaires, à Tlnciaion Inconsciente de l'intestin grêle. V. Trélat, en effet, poui a prouvé la gravité extrême de ces opérations irréguliëres ; leur sombre pronostic le frappe k un point qu'il nous dit : < Si les chances de rencontrer des dispositions anormales sont plus grandes dans la cototomie lombaire que dans l'entérotomie inguinale..., celle-ci aurait conquis une notable avance. » Pour nous, la démonstration nous semble éclatante.
Nous avons lu, en effet, un très grand nombre d*ot)Servations de colotomies inguinales; nous avons consulté ceux qui la pratiquent, et sauf dans un cas où Robert, cherchant en vain t'S iliaque, aurait été forcé de fixer une anse dln-^ testin grêle pour ne pas prolonger Topéralion, nous voyons que, toujours, le gros intestin a été facilement saisi à sa place normale. Nos colotomies se chiffrent déjà par dix, et jamais TS iliaque ne s'est dérobée: Haydl et le professeur Albert ont été aussi heureux dans leurs vingt opératïoqs; Richet, Duret, Miriel, Rochard, Labbé, Duménil, Guyon, Curling insistent tous sur la simplicité du manuel opératoire. Que l'incision soit parallèle à l'arcade de Fallope, qu'elle lui soit perpendiculaire, comme dans le tracé de Terncuil, une anse se présente entre les lèvres de la plaie; si elle est rose, bien calibrée, régulière, on la refoule en haut du bout dv doigt, il s'agit de l'intestin grêle, et l'on cherche au-dessous le gros intestin, que l'on reconnaît aux matières dures qu'il renferme parfois, à ses bandes longitudinales, k ses Itesse-
oature eut lieu dans des circonstances révoltantes; la culpabilité de la mère était si évidente que le coroner la renvoya devant le jurv. Celui-ci dut acquitter {ïarce que la loi ne frappe ai les négligences involontaires ni lès négligences criminelles* Celle loi si indulffente parfois, envoie sans scru-
tule les fops ji la potence. Le Britisk taed. Journal du 5 juin deroîer a sur ce siget un article intéressant. Si l'on déclare irresDonsable l'aliéné homicide, tout devient affaire d'expertise. Hais des criminalistes se sont prononcés depuis longtemps contre cette manière de voir : il r a deux siècles, lord fiale déclarait que certaines folies partielles ne pouvaient exempter de la peine de mort ; plus tard le critérium se modifia; la responsabilité fut jugée non plus d'après l'état mental du sujet, mais d'après l'acte. Savait-rl en le commettant qu'il était répréhensible? il devenait par ce fait criminel et punissable comme un autre. En général, pourtant, la rejne faisait grftce lorsqu'une sentence capitale était prononcée. lia jurisprudence anglaise a été transportée aux
Elats-tJnis, L'aliénation de l'inculçé devint une question secondaire. Savait-il ou ne savait-il pas qu'il fîiUsait mal? tout est là. l«es médecins et même les magistrats admettaient parfaitement que Guileau était fou ; mais Guiteau en tirant sur le président Garrfield commettait un acte raisonné et réfléchi; on le déclara coupable et ou le pendit. La même chose est arrivée récemment à propos d'un médedn, le docteur Beech. Ce malheureux qui, à plusieurs reprises, avait donné des preuves manifestes d'aliénation, fit un beau matin une incision très nette {careftU incision) au oon de sa femme endormie; inutile de dire qu'elle ne se réveilla pas; le crime n'avait pas d'autres raisons, pas d'autres motifs que l'état mental du meurtrier» Malgré tout, le jury le déclara coupable; il n'existe en Pensylvanie aucun moyen d'atténuer reffet d'une sentence même dans les cas de folie notoire; Beech fut pendu. H. Clark Bell, qui a traité récemment la question dans un intéressant mémoire lu à la Société de méaecine légale de Philadelphie, voudrut que la loi fût mo-
5IQ N* sa — GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE
7 Aoirr tSfô
lares» et surtout à ses franges graisseuses, à ses appendices éptplolques, le plus précieux des points de repère.
-. Reste le dernier argument, celui qui a rallié à la colotomie lombaire le plus grand nombre de âes adeptes. L'aons d'Amussat n'ouvre pas le péritoine, aussi serait-il d'un pronostic moins redoutable que Tanus de Littre toujours intra-péritonéal. Nous pourrions contester la première partie de la proposition : il existe souvent des anomalies, et nous aavons déjà que Gallissen et Dnret dans leurs expériences sur le cadavre, Allingham, Curling, Bryant, Mason, Amussat et Trélat ont plusieurs fois intéressé la séreuse. Hais, quand même la colotomîe lombaire serait toujours régulière et le péritoine respecté, l'argument est devenu sans .valeur : toute la chirui^ie abdominale ne procIai;ie-t-etle pas maintenant Tinnocuité de l'incision du péritoine. Aussi lorsque Curling, Âllingham et Daniel MoUière remarquent que la colutomie lombaire ne s'est montrée dangereuse que lorsque le péritoine a été ouvert, nous répondrons avec Trélat : C'est que justement, dans ces cas, votre opération a été longue, hésitante, irréguliëre et vous avez sans doute placé l'anus sur l'intestin grêle.
Voyons d'ailleurs ce que disent les statistiques sur la létfaalité respective des deux colotomies? Nous n'y trouvons pas la confirmation des affirmations anglaises souvent reproduites en France que l'anus d'Amussat est d'un pronostic moins grave. Les relevés de Peyrot, ceux de Tan Ërckelens qui portent sur 262 cas , les compilations patientes de J.-H. Petit prouvent que, dans les deux opérations, la mortalité est sensiblement la même. Ainsi, pour ne parler que de la taille intestinale dans les cas de cancer ano-rectal, le nombre des morts est de 30 pour 100 aussi bien dans la colotomie lombaire que dans la colotomie inguinale. Encore ne nous y trompons pas : ces statistiques sont entacbées d'un vice irrémédiable au détriment de l'anus iliaque, et ce point mérite de nous arrêter, car il est certainement la cause de la longue défaveur qui a pesé sur la colotomie inguinale.
Anus inguinal, anus iliaque, anus de Littre signifie, pour jiQUS, anus ouvert sur le gros intestin au niveau de FS iliaque. Malheureusement une confusion s'est produite et la plupart des auteurs visent alors non l'intestin, mais la région de l'abdomen; l'anus inguinal, l'anus iliaque, l'anus de Littre, est Tanns ouvert dans la région inguinale, sur la fosse jliaqpe, qu'on y saisisse l'intestin grêle ou le gros intestin
— et la colotomie proprement dite n'est plus distinguée de l'entérotomie de Nélaton.
Le parallèle tracé par M. Trélat, entre les deux anus artificiels rivaux, porte la trace la plus évidente de cette confusion ; Daniel Hotliëre l'évite si peu que, dans son Traité, i l'article Colotomie inguinale, il reproduit le procédé de Nélaton : c La paroi abdominale, nous dît-il, est incisée i droite ou à gauche. > Enfin Peyrot et L.-H. Petit qui, dans leurs relevés, auraient voulu éviter cette erreur, n'ont pu trouver, dans les observations, les éléments d'un dépari entre la colotomie et l'entérotomie iliaque. Leur statistique groupe, dans une même colonne, l'ouverture du gros intestin et celle de l'intestin grêle au-dessus du ligament de Fallope.
Or nul n'ignore la gravité de Tentérotomie ; l'oaTerture de l'intestin grêle est infiniment dangereuse : et son pronostic immédiat et éloigné ne saurait être comparé à celui de la taille du gros intestin. Il faut même que la véritable colotomie iliaque soit une opération bien innocente pour qu'on ait pt charger ainsi sa statistique des désastres presque iaévilaUes de l'entérotomie. Ne voyons-nous pas d'ailleurs que dam nos 10 opérations l'anus de Littre vrai a donné 9 succès. Sur 14 anus iliaques pratiqués par Haydl pour des rétr^i»sements cancéreux du rectum, on n'a observé que deu morts. La statistique que nousavuns dressée, mais qne non trouvons trop incomplète encore pour ia transcrire ici, naos donne environ 14 pour 100 de mortalité. Il y a loin deU aux 30 pour 100 des relevés de Van Ërckelens et de Petit. Aussi ferons-nous appel aux statistiques nouvelles : elles démontreront, nous en sommes certains, la gravité moins grande de l'anus de Littre.
De ces longs développements nous croyons pouvoir conclure que la colotomie iliaque doit devenir le procédé de choii, car elle nous donne un anus artificiel mienx placé, d'une gravité moindre et d'une exécution plus facile et plus sâre.
Verneuil et Panl Rsaos.
.difîée de telle sorte qu'il fût désormais impossible d'exécuter les aliénés. Il faut dire que l'opinion publique est francheiment hostile aux médecins. < L exécution d un fou criminel, dit un jurisconsulte, sir James Stephen, n'a d'inconvénient ni pour la société m pour le coupable. > C'est une conception radicale et logique, mais passablement féroce. En poussant .ses conséquences k l'extrême, on arriverait à exécuter les infirmes, les impotents, les vieillards, tous ceux en un mot dont la mort n'a d'inconvénients ni pour la société ni pour eux-mêmes ; ce serait l'acclimatation dans l'Europe occidentale de la civilisation des Tchoukchcs ou des Pieds-Noirs, civilisation avancée sans doute, mais considérée jusqu'à ce jour comme propre aux régions boréales.
On note dans cette q^uestion, comme dans beaucoup d'autres, une antipathie instinctive entre les médecins et les jurisconsultes. Il y a quelques années, en France, un fou fut jugé par la Cour d'assises de l'Oise; l'aliénation mentale était assez bien prouvée pour que le procurenr de la Répu-
blique abandonnât l'accusation ; le Président la reprit et lit condamner le pauvre diable. L'opinioa présente des contradictions singulières et rend souvent la situation de ralié|> niste délicate. Un individu se livre à des actes biiarres, i des menaces, l'expert (\m l'examine conclut k la folie et le déclare dangereux. Si l'autorité prend des mesures, elle fait une séquestration, le médecin est un homme sans foi m loi, qui prèle la main à l'arbitraire administratif. Le même individu laissé en liberté fait, comme le docteur Beech, une section soigneuse sur le cou du voisiu et passe en Cour d'assises ; le médecin intervient encore et déclare qu'on est en présence d'un aliéné et par conséquent d'un irresponsable ; on le maudit comme fa première fois, mais pour une autre raison. Avec sa prétendue science, sa sensibilité stupide il arrache les criminels au bourreau; pour un p^u^ serait un ' . . . .
contre les Vox popul
7 Août 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE - S- 32 - M7
TRAVAUX ORIGINAUX
CbSERTATION de paralysie HYSTÉnO-TRAUMATIQUE. — TbAI- TEMBIfT DIFFÉRENTIEL DE LA MONOPL£gI& BRACHIALE HYS- TÉRO-TRAVHATIQDE ET DE LA CONTCSIOK DS L'ÉPAULE AVEC
lAsiohs .00 PLEXUS BRACHIAL. Gommaïucation faite à la Société des li6pitaux, dans k séance du 24 iaillel 1885, par M. Alix Joffroy, professeur agrégé, médecin de la Salpétriëre.
Lorsque, dans la séance du 27 mars dernier, je pris la parole pour chercher à démontrer que le malade de Bl. Troisier était atteint de jjaralysie hystérique et non d'une lésion du plexus brachial, je fis allusion à un malade semblable, du service de H. Charcot, qui a bien voulu me permettre de vous le présenter aujourd'hui.
Si je ne l'ai pas fait plus tôt, c'est que j'ai voulu attendre la communication de M. Troisier. II me semble, en effet, que Je seul fait de vous montrer, dans la même séance, deux cas indiscutables de paralysie hystéro-traumatique prouve qu'il ne s'agit pas à proprement parler d'une rareté pathologique. Déjà plusieurs faits du même ^enre ont été publiés, et vous venex d'entendre M. Rendu qui, le 27 mars, avait combattu te diagnostic que je proposai, non seulement adopter mon interprétation, mais citer uu nouvel exemple de paralysie hystéro-traumatique qu'il a observé dernièrement.
Du reste, on retrouve des cas de cette affection dans la littérature, et en particulier ceux d'Oppenheim et Thomsen (Àrchiv. de Westphal, Bd XV, Heft î et 3) rentrent, pour la plupart sans doute, dans cette catégorie, et si leurs auteurs ne les ont pas rattachés à rhvstérie, cela tient, selon la remarque de M. Charcot, aux idées erronées qui ont encore cours sur l'hystérie, et principalement l'hystérie màle. Lorsque les symptômes sont mobiles, fugaces, à répétition, on admet volontiers leur nature hystérique, mais on admet moins facilement ce dia|no8tic ai, comme dans le cas de paralysie faystéro-traumatique, les signes sont fixes et durables.
Aux cas de Thomsen et Oppenheim, il faut joindre des faits rapportés par MM. Putnam (^m. Journ. of Neurohgv. 1884, p. 507) et Wallon {Arch. ofmed., 1883, t. X) et envisagés par eux comme étant de nature hystérique.
De sorte tiu*il existe déjÀ un certain nombre d'observations de paralysie hystéro-trauvwtique, et que l'on peut prévoir qne celte statistique s'enrichira rapidement, et qu'il se produira pour cette affection ce qui s est passé pour l'hystérie mftle, les cas devenant plus communs a mesure que rattention des médecins est plus vivement attirée sur ce point.
Toici maintenant Tobservation du malade que je vous présente, résumée par M. Guinoo, interne distingué des hôpi*. taux.
Obs. ~ Pinault, diz-hoit ans, maçon, entre i la Salpè^i^ le
il mars 1885.
Antécédents héréditaires — Mère morte A quarante-sii ans, suite de rhumatismes (?). Père alcoolique. Une scBor de seize ans a des attaques de ner&.
AiUécédênts persomuls. Incontinence d'urine à cinq ans, d'une durée de deux ans. A neuf ans, commence h donner des signes d'un état mental bixaire, s'échappe de la maison patemella pour aller coucher sous les piuts. Hu en apprentisi^, reconn menée ses escapades, est arrêté et mis A la Hoquette pendant on an.
Il y a deux ans, à seize ans, érysipèle de la face, bienifit suivi d'une attaque de rhumatisme articulaire aigu généralisé, qui laisse après elle une affection cardiaque.
Physiquement, fort, bien musclé, santé générale satisfaisante. Psychiquement, peu intelligent, mémoire faible, n'a jamais rien appris a l'école. Terreurs nocturnes; quelquefois, le matin, au rereil, visions terrifiantes. Mauvais ouvrier, tour à tonr fruitier, pâtissier, maçon, etc.
Histoire de la maladie. — Le 25 mai 188i, chute d'une hauteur do 2 mètreSj dans laquelle se contusionnent l'épaule, le senon et le cou-de-pied gauches; perte de conoaissaoce d'une durée île trois & quatre heures; ne revient à lui qu'après avoir été tranS' porté à son domirile.
Le lendemain, le malade se lève, le membre supérieur est lourd, non douloureux, incomplètement paralysé ; P... peut encore ouvrir une porte. Le membre inférieur n« présenta aucun signe d'affaiblissement, cependant U mardie est un peu gênée par U douleur qui existe au niveau d'une plaie asseï laife siégeant «idevant de la rotule. . .
Le second jour, le bras est encore plus lourd.
EnQn, le 17 mai. trois jours après la diate, faiblesse du bras gauche (ne peut ouvrir une porte). Va consulter M. Bn^er, qui constate l'aneslbésie du bras.
Le 8 juin, onze jours après, entrée à l'HAtel-Dieu, service de H. Déjerine. Là on constate une insufOsancc aortique avec ttd signes habituels ; quelques légères douleurs dans le bras gauche ; une impotence du membre snpérioir gauche, accentuée surtout au niveau de l'épaule (car le malade pouvait encore fléchir le bras et la main^, sans la moindre raideur; rien & la làee; rien au membre supérieur, si ce n'est la trace de eonlosion; et, enfin, une hémianesthésie gauche généralisée (mais absolue seulcmoit au membre supérieur, le membre inférieur sentait le contact), aerampagnèe d'une hémianesthésie sensorielle inconi|dète a gauche, avec un rétrécissement du champ visuel des deux cétés, beaucoup plus intense à gauche.
Le 25 juin, c'est-à-dire vingt-deux jours après le début, la monoplégie est complète. Pendant te séjour a l'Hôtel-Uieu, oo essaye 1 aimant, qui reste sans effet sur la maladie, maïs l'bémi* anesthésie disparaît partout, excepté au niveau du bras gauche M de l'œil gauche, qui a toi^Ours son champ visuel rétréci.
Entrée i la Salpétrière, le U mars 1885, dix mois après l'aoei-
thousiasme et l'indignation, il ne reste aucune place pour les solutions sensées, les seules légitimes.
MM. les magistrats anglais ont pour les médecins une bienveillance limitée. Celle du coroner de Birkenhead est en train de devenir légendaire. On enfant vient à mourir, le praticien qui Ta traité, dit qu'il est mort d'inanition ; le jury passe outre à l'instigation du coroner et déclare qu'il s^t d'un décès par cause naturelle. Ce magistral se garda bien de faire citer le médecin , il se borna à le critiquer et à déclarer qu'il n'y avait pas Heu de tenir compte de son diagnostic. Un homme est traité d'une fracture du fémur par le docteur Butcher, très estimé dans la localité ; il resta pendant un certain temps chez lui, puis se fit, sur le conseil de ses voisins, transporter à l'hôpital, où il mourut d'une congestion pulmonaire. Excellente occasion pour jouer un mauvais tour à un médecin. Le coroner fait une longue et minutieuse enquête : amis, voisins, parents, tout le monde est appeléj tout le monde dépose. Le malheureux chirurgien qui
avait fait la réduction et posé le premier appareil, fut, il est inutile de le dire, malmené de cent façons et hlàmé vertement par le rigide coroner. Celui-ci n'mvait négligé au'une chose pour donner à ce blàroe tout son poids : appuer le
médecin en cause.
— Les hauts faits de l'armée du Salut s'accumuleo^. Dans quelques années on publiera probablement an recueil destiné à les faire connaître aux générations futures. Beaucoup de gens très estimables ont cru longtemps que les miracles se voyaient exclusivement aux temps héroïques des religions^ qu ils deviennent rares ou cessent quand la première ferveur est passée. La Réforme, qui a eu ses docteurs et ses martyrs, n'a point connu les miracles; il paraît qu'aujourd'hui on es voit même en pays protestant. Au mois de février dernier le major Pearson attira des milliers d'infirmes et de valétudinaires à Hanby. Un jeune homme, boiteux depuis sa nûs« sauce, lui fut présenté : il lui frictionna ^oergiquenieoi tes
MB
Qtuf mois après rétablissement complet de ta monoplégie. at à Ventréé. — V lasufflsance aoruque. SoafBe cardiaque i la base. Battements des artères du cou. Ponls de Gorri^and.
S* Paralysie fiaccide du membre supérieur gauche. Pas d'atrophie (constaté à la measuratiou). AnesUiésie complète du membre M eeotaot, A I* piqfti« et au froid, ave* parte ab&ohie du sens musculaire (perte de la notion de position du membre, de la poriliM des monmeiits passifs qu'oa lui imprime). Pu de mooiflcation notable des réfleua du membre.
Champ visuel notablement rétréci i gauche ] odorat, goût, ou!e fMiemeiit obnubilés du m4me e6té.
En eiamlnant la sensibilité, découverte des points bystérogèoes, par la pression desquels o» proooftM la ^rtmièrt attaque hvi' téHpié qmi i$i6U jamais produits. Ils siègent au-dessous des seins* surtout A gauche, dans les flânes, au niveau da testionle droit ; il eu existe également deux dans le dos.
La première etl&qne a lieu le 16 mars, par suite de la pression du point sous-mammaire. Elle est précédée des auras ^strique et du cou (sensation de boute) et de l'aura céphalique (simemenls dank les oreilles, battements dans les iempes\. Elle est constituée pbr une période épîleplotde peu marquée, a laquelle succède la pbtise des grands mouvements de salutation et arcs de cercle (pendant celte partie de t'attaque, violence excessive; le malade se frappe la ligure avec ses genoux, mord ses draps, se mord le Itfas gauche). Bnfln, eaqnisBe d'attitudes passionnelles arec délire ; f (iodioii, prends ton couteau, va, fhippe donel s
A partir de ce moment, les crises deviennent spontanées.
Le i1 mon. une attaque a Itbu la nuit, pendant laquelle le ma- U4e |ÛHe au lit
Le 19, deux attaquM.
La 81* une «itaqM* k la anita de laquelle le hras recouvre sas mmveaMBlit
Le 18» HM attaque. On «ncgdre, i l'étal de veille^ la paralysie, graduellement de l'épaule ib main; on y arriva aaseï facile* meni.
Le 83, Bonvelle attaque, i la suite de laquelle les monveroenls liariennent de nouveaui
Le Si, une attaque ramène après elle la paralysie.
Le 26, à trois heures et demie de l'après-midi, une attaque délivre de nouveau le malade et la suggestion est impuissante, malgré tevs mes eflbrts, i ramener la paralysie.
Le 86, la force, meeurée avec le dynamomètre, donnCf i droite. Ko hilUfframmest é gauche, 10 kilogrammes.
Les moses reslet>t ft peu prés dans le même état pendant les mois d'avril et de mai, si ce n est que le malade, pouvant se servir de sou membre, prend un peu (Texercice, en s'en servant pour lel tosoifls de tmis les jours, et augmente peu & peu de force.
A ntartir du & jrilni on soumet le malade à un traitement méthodi^a^ eonfeislabt en douches frddes deux fois par jour, médication interne tonique et gymnastique répétée du membre malade 01 pUde toutes les heures un dynamomètre duis sa main gauche •I a'Mei>aé ft imielier le plus ^a eblffïv possible). Ou remarque à leUé époque que U vue eieree une influenoe notable sur la force des teuades) quand le malade regarde sa main, il amène un chiffre pluft nrti 11 en eat de même de l'émotion : ainsi un jour Ife malade^ faisant un exercice en présence de M. Cliarcot,
tHenlbrea tandis que lee asaistanU priaient avec ferveur. Au bout da qilèkniM minuteai l'eo&at guéri put s'en aller sans liée. QnnfllBVafnuettee était Atlorme, le bataillon se divisa» eàaqwB escouadb prit son groupe de malades; partout les
{iroeédés forent identiques : traitement en partie double par es frictions et les pnëres. Une vieille femme recouvre PmW qtt*fille UTait perdue^ dejMiis quarante ans ; d'autres, ta^WdviÉil eleuéa an litf (e mirent aessitât à inarcher; les «hs après Ms autres gravirent l'estrade réservée au prédieateur et» pouf rédifieation de rassistanee, raoonlèrent la Cmtir dent ils avaient été l'ofaJet de la part du Tout- Puissant.
Lee bùrécles sont à la mode dans le Royaume-Uni, mais usas tm sent pas ^IsdienlUeitea. Il y a quelque temps, une brave féautte de dhquaale-quitre &ns, appelée Ânn Little, flÉi «ilée rievÉni la celir de poliee de GaUhead pour avoir aUtulubli lAp fréquetumenl uH mirade qu'on pourrai^ ap- MÂHr la ttaMknntatlta des esiAoee sboldgignes. La fadne li ^wetiar Haii iMrtkaMMNttsiit rieh» ea miaè i «bats de
amène d'emblée 55, un des plus forts chiffe qu'il ait Jsmsîa
donnés.
11 est à remarquer que c'est surtout le matin, en venant de U douche, que le malade développe la plus grande force. La nmnutique a été faite régulièrement tout les jours, toutes les heures. A cette gymnastique, on a ajouté, comme traitement, la fsradisation des muscles et delà peau du membre malade i peu prèsteos les matins. Le résultat a été le suivant: Dans la première semsise, on est monté rapidement de !£5 à 50. Pendant la qniossiue suivante, la moyenne a oacillé entre 50 et 58; huit jours plu tirtl, on était à 53 d'une façon contieue. La semaine suivante, en airivait à 54, oik le malade s'est maintenu. Le plus fort chiffre obtenu pendant tout ce temps a été 58, une seule rois.
La sensibilité ne s'est pas moditiée. Malgré la faradlsatloo, malgré l'aimant, employé a deui reprises. iiuUgré le retour 4ei mouvements, c'est à peine si, le IS juillet, on a pu noter deu ou trois plaques sensibles & la piqûre, A la Aice postéte-ia|iérieure du bras; la limite supérieure ert toqjonrs restée la mène, embrassant le moignon de 1 épaule.
Quant aux autres aigaes hystériques : sonos hystéroféaei, attaques, rétrécissement du cbamp nsual, anaslhésie sausrislls, anesthéide du pharyni,ils mtpersislè tels qu'ils étaient su débiu.
Messieurs, lorsqiïe H. Troisier présenta son malade pour la première fois, le diagnostic ae paralysie hysléro-lnamalique était loin de s'imposer A première vue. Pour y arriver, je dus invoquer en particulier l'impossibilité d'admettre uu autre diagnostic. Le malade n'avait pas d'attaques d'hj&iérie; pendant un examen sommaire je n'avais pas trouTé d'autres stigmates hystériq^ues que l'anesthésie du pbanai, et c'est surtout la singularité, et, permettet-moi de le dire, l'illogicitÀ des s^roptAmes qui me firent admettre que le smet était hystérique.
11 n'en est pas de môme du malade que Je vous présente, il a des points hystérof^ënes, des attaques spontanées el provoquées d'une extrême violence, et absolument carùtérialiques ; ou observe chez lui un rétrécissemeut tris accusé du champ visuel, de l'anesthésie du pharynx, de la perte da sens musculaire, il a été hémianesthésiqne, etc. Si, en ouire, je vous rappelle que cette monoplégie brachiale a disparu complètement le Si mars è la suite aune attaque sponUDée, et que le lendemain U. Charcol a reproduit facilement la paralysie par suggestion A l'état de veille, le diagnostic de paralysie hystéru-traumatique devient indiscutable.
Mais, ce queje désire vous démontrer, c'est que. pour porter ce diagnostic, il n'était nécessaire ni d'accumuler tant de preuves, ni de suivre le malade pendant un si long temps; il suffisait de constater la topographie de^ mmcUi ffif^^; lysés, l'état de leur contractiïité électrique el la distribtUion de l'anesthésie. Ce sont U les principaux signes qui permettent d'établir les règles du diagnostic différentiel de la monoplégie brachiale hystéro-traumalique et de lacoatu*
goutUAre aux formes grêles, et lestes comme des singes, angoras à queue soyeuse, Toms A téte arrondie et aux boas yeux doux, on y trouvait tout Le soir c'était uu concert mer' veilleux, une réduction des bruits du désert eu des jungles. Les gens du quartier, grande amateurs de Tespèce, enteodaient toiyours avec un nouveau plaisir cette noclume symphonie. Peu A peu elle diminua, perdit des notes et fiiiaiement s'éteignit. Coïncidence singulière, Aon Liltle ouvrit en même temps une petite boutique dans laquelle elle vendait A un bon marché fabuleux des liAvres des Highlaads dépouillés, tout prêts A mettre A la broche. Lsi voisins trouvaient bien que parfois ce gibier était un peu conace, qu'il avait uoesaveur singulière, mais la modiciiedu pris teatait et on achetait quand même. A ceux qui lui demandaieQl pourquoi elle coupait la tête A ses lièvres, Ann répondait qu'elle avait fait marché avec un amateur qui les eolleciioDaait. Le malheur fut qu'une voisiqé troD . wieuse entra dans l'arrière-boutique;CUlbzfd^pM^<«A^^<de four-
7 Aour 1885 OAZEITO HBBDOHAOAjlUC DB MâDBGINB BT DB CBIRDRGIB — N* 8| . M9
sion de l'épaule, avec lésions du plexus brachial déterminant une ioipolence du membre supérieur.
Etudions donc rapidement la topographie des Rtuscles paralysés, l'état de la contractilité électrique et la distribution de l'anesthésie dans les cas où une contusion de l'épaule, en donnant lieu à des lésions du plexus brachial ou de ses racines, se traduit par une paralysie plus ou moins généralisée du membre supérieur.
Il importe iei de distinguer plusieurs variétés; nous examinerons les principales :
1* Dans les cas légers, Timpotenee brachiale est l^ère et disparaît rapidement; on n'a ni troubles notables de la sensibilité (si ce n'est de la douleur), ni altération appréciable des muscles. Le diagnostic s'impose de lui-même au bout de peu de temps, il n'y a donc pas lieu d'insister.
â" Dans certains cas plus graves, le traumatisme scapulaire ou péri -scapu taire donne lieu de suite, ou aboutit à une paralysie partielle du membre supérieur.
Duchenne (de Boulogne) a bien décrit ces cas, Krb a indiqué le siège de la lésion dans le plexus brachial et l'on peut, avec Bernhardt et Sécrétan, désigner cette forme de paralysie radiculaire sous le nom de type Duch&Hne-Erb. On a une paralysie du deltoïde, du biceps, du brachial antérieur, du long supinateur et enfin, d'après Miss Kluropke, du grand pectoral et des muscles postérieurs de Tépaule.
Pour peu que U naradysie soit bien accentuée et persistante, ces muscles s atrophieront et présenteront des modifications plus ou moins accusées, de la contractilité électrique pouvant aller jusqu'à la disparition complète de la contractilité faradique et jusqu'en développement de la réaction de dégénérescence.
Quant aux troubles de la sensibilité, ils sont variables. En général, les phénomènes douloureux sont asses marqués, mais souvent on ne constate pas d'anesthésie et, si elle existe, elle est incomplète, disparaît vite, et ne se montre pas dans le domaine d'mnervation du nerf cubital.
3* La contusion de l'épaule avee lésions du plexus brachial donne parfois lieu d'emblée à une paralyne de tout le membre supérieur.
Il adviendra alors, suivant les cas et l'intensité des lésions produites par le traumatisme :
a. Que la paralysie persistera dans tout le membre ;
b. Qu'elle disparaîtra dans la main, l'avant-bras et le triceps brachial, rétrogradant ainsi jusqu'au type Duchenne-
c. Ou qu'au contraire elle disparaîtra dans les muscles du groupe-Duchenne-Erb, deltoïde, biceps, brachial antérieur, etc., mais persistera à l'avant-bras et a la main*
Dans tous ces cas, l'atrophie sera plus ou moins marquée dans les muscles atteints, et la contractilité électrique sera |
rares qui, même en Eoosse, ne recouvrent pas d habitude le corps dei rongeurs. Tout le quartier fut en érooi, peu s'en fallut que l'on ne pondit la tiniatre marehande, enfin on prit Is pani le plus sage, on s'adressa èU polieo. L'inculpée eut beau se défendre, déclarer qu elle n'avait pris que des chats errants, que leur chair convenablement aocommodée valait celle du meilleur lapin, elle n'en fut pas mùins con* damnée à troia mois da pnion.