‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 133 sur 228 · A H. LE PRÉSIDENT DO COMITÉ DE RÉDACTION · texte numérisé non relu

A H. LE PRÉSIDENT DO COMITÉ DE RÉDACTION

Voulez-vous me permettre encore on mot au sujet des paralysies consécutives aux trauniatismes?

H. le docteur Troisier, en présentant de nouveau, dans la dernière séance de la Société médicale des hôpitaux, le nommé

(1) Je pournii encore parler du myoïiê el du rtlréclstcmeiil palpAnl que l'on obtene duis les panl|iieB ndiealairei éteoduas eoaadcuUvaa k un tninniBliàiiM de l'ëpaule, mai» je cmls en a*ofr dil aiiea pour dtalilir le diagaostie dinjrenliel dent n a'ayit. On trouvera nne nouvelle dlude de ce aiguë dani le mémoire de Hi« KluMpke, auquel J'ai d^à bit allaaku |a4cëdenawiit.

Parczenska, dit avoir renoncé i l'idée d'une paralysie tnooitlique, i laquelle il s'éuil d'abord arrête; une des raisons doanées est la suivante : l'absence d'atrophie musculùre trois nioii après Taccident.

J'ai vu récemment un fait ijui doit readre sin^alièrement cvconspect, au sujet du pronostic, voire même du diagnostic.

Par ail leurs, je ne mets nullement en comparaisoole malade de H. Troisier, si longuement, si savamment étudié, et le mien.qt» je n'ai vu qu'en passant; néanmoins j'ai pensé qu'un enseignement pouvait être tiré du fait, que je résume brièvement.

G. P., trente-deux ans, ancien cuirassier, a été réformé, avec ^alîBcaiion renouvelable, pour paralysie consécutive à une lui8< tion de l'épaule droite. Mais six mon après ta réforme, le deltoïde a commencé à s'atrophier, et actuellement il n'eiïsle plas de traces de ce muscle. De sorte qu'aujourd'hui ce malheureui a non pas une infirmité plus ou moins grave, plus ou moins curable, mais une perte irrémédiable et presque complète de l'usage d'an membre, ce qui pourrait ouvrir des droits à une retraite.

Cooclasion pratique : si l'on doit être réservé pour le diagnostic, il faut longtemps attendre avant de porter le pronoitie de ces paralysies d'ongine traumiUique.

D' Catbin,

lièdeGia-major au diafoi.

Coai|nè(iie, 8 aodt 1885.

SOCIÉTÉS SATAimS

SÉANCB DD 3 AOUT 1885. — PRÉSIDEHCE DE H. BOUt.ET.

Rbchercbes sim les effets de l'excitation faradiqdk DIRECTE des GLANDES. Note de If. VuLpiAH. — L'auleut I renouvelé, sur les glaudes sous-maxillaire, parotide, lacrymale, et sur le pancréas du chien, les expériences de Claude Bernard touchant l'action de rexcitation faradiqoe sur ces glandes, el a constaté que :

1° La faradisation directe soit de la glande sous-maiillaire, soit de la glande parotide, déterminait une sécrétion assez abondante ;

2° Qu'elle donnait lieu sur la glande lacrymale à une faible excitation sëcrétoire ;

3° Qu'elle produisait toujours, dans ses expériences, soit une accélération de la formation des gouttes du suc pancréatique, lorsque celui-ci coulait déjà avant l'excitation, soil l'apparition d'un écoulemement notable de ce suc, si cet écoulement n'avait pas lieu avant l'expérience ;

4* Que l'excitation faradiaue directe du foie et des reins ne déterminait rien de semblable, non plus que la faradisation des nerfs qui sont destinés aux organes hépatique ou rénal.

Etudes comparées sur la lèpre. Mémoire de H. Henri Leloir. — Cette seconde note est consacrée à l'anatomie pathologique de cette affection. L'auteur étudie succeï'sivement les lésions histologiques de la peau, des moqueuses, du larynx, des ganglions lymphatiques, du foie, de la rate et du testicule.

Au début, l'épiderme est intact, et, bien qu'il contienne des cellules migratrices, il ne parait pas renfermer de bacilles dans ces cellules. Un peu plus tard ce sont des lésions ou de desquamation, ou de vésico-pustuiatioo, ou bien encore de ptilycténisation. Quant au derme, c'est surtout dans ses régions inférieures et moyennes que le léprome a son siège, le bacille y pullule comme dans un excellent terrain de culture.

Les lésions des muqueuses labiale, buccale et gutturale sont analogues à celles que l'on observe dans la peau, et M. Leloir a été frappé, dans deux cas, de la quantité prodigieuse de bacilles contenus dans salue jl^Jétreii ^teiuts de lésions tuberculéttsélszdd lwmuift^^i^4>u(iieot

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atteints et pleins de bacilles les ganglions lymphatiques correspondants au tégument malade.

Dans le foie on troure des bacilles et quelques spores, de même qae dans la rate qui, de tous les viscères, est peutêtre celui qui renferme le plus de spores soit en amas libres, soit contenus dans les cellules "lymphatiques ; elles y forment souvent des masses brunâtres, granuleuses.

En6n le testicule est presque toujours pris et le lëprome s'y trouve fréquemment à l'étal fibreux.

H. Leloir ajoute que les organes spléni^ue et hépatique ainsi f\uc les ganglions mésentériqnes et l'intestin subissent parfois une dégénérescence amylulde très prononcée.

Quant aux lésions osseuses, elles paraissent être secondaires aux ulcérations et à la dénudation de l'os qui en résultent. Les os malades ne paraissent pas renfermer de bacilles.

Recherches sim l'empoisonnement par l'hydrogène SULFUHÉ. Note de HM. P. Bhodardel et Paul Loye. — Les ouvriers c^ui meurent victimes de l'intoxication par le gaz des fosses d'aisance succombent en présentant des accidents en apparence très dissemblables. Pour déterminer les causes de ces différences, les deux auteurs ont institué une série de recherches dont voici les condusîons :

1* Il par^t légitime de distinguer deux formes dans l'empoisonnement par l'hydrogène sulfuré ;

2° Dans la première forme, la mort est foudroyante ; elle semble très neltemeat due à une action sur les centres nerveux;

3° Dans la seconde, la mort est lente et aux accidents nerveux se joignent des phénomènes qui paraissent pouvoir se rapporter à l'asphyxie ;

4° C'est la proportion d'hydrogène sulfuré dans l'air inhalé qui règle la marche de l'empoisonnement. Un chien est tué en deux minutes, apr^ avoir respiré cinq litres d'un mélange à S pour iOO ; un autre chien succombe au bout de trois quarts d'heure après avoir inhalé iOO litres d'un mélange h 0,5 pour 100. C'est donc moins de la quantité absolue que de la tension dans l'air qu'il faut tenir compte dans cet empoisonnement.

Procédé de taocisation contre le choléra. Lettre de H. J. Ferrar. — L'auteur retenu à Madrid s'excuse de n'avoir pas pu s'occuper des statistiques demandées par la Commission du prix Bréant, mais il vient de faire un |>etit séjour à Valencia et il y a laissé ce travail en préparation. Tenant à ce que ces documents soient aussi exacts et soignés que possible, il n'a pas pu les avoir de suite, mais il croit pouvoir eu promettre l'envoi dans un délai de huit jours.

La lettre de H. Ferran est accompagnée d'une note au sujet d'un vaccin chimique contre le choléra asiatique. (Cette note est renvoyée directement à la Commission du prix Bréant.)

— Après communication de cette lettre, M. Vulpian déclare que la Commission regrettera certainement que H. Ferran n'ait pas compris le sens de la note insérée dans le dernier compte rendu de l'Académie. La Commission n'a pas demandé les statistiques de M. Ferran, mais les statistiques officielles émanant des autorités espagnoles. Il est à soubaiter que sur une question comme celle du choléra, qui inté> resse à un si haut point l'humanité tout entière, le gouvernement de la généreuse Espagne tienne à honneur d'éclairer d'une fafioa complète toutes les nations sur la valeur des vaccinatioai de M. Ferran.

StAHCE DU é AODT 1885. — PRÉSIDENCE DE H. nfiLAT,

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