VICE- PRÉSIDENT
M. la doctonr E. VUal euToie nn PII eaehtté, dont lo ditAl ui accepté.
H. le duclanr D» MeiiM idnsM, pour la eoMoan i» prix Venoto da 1885, MO RtpporI Mr Im tnvau de I> ComnlidiM des logemenli inNlobroi de la villa de Paris pendant lee anata 18T7 i 1BS8. (Inierit imu la n* 6.)
M. le doeltar Fenutné Houx envoie, pour le coneoura du Piix Desportea da 1885, deu^ tudmoirei mr det lujeli de niati^e médicale. {Inaeritt mmb le u* 9.)
M. le docteur Billot, atëdecla -major de t* elasM. adraiM im rapport maniiicrit sur tes vaccinslion* qa'll a pratiqué an VZab en IBBS. {CommUtion dê vaccine.]
Le Roysl Collège of Phytieiant ùfLmâon cnnia b seeonde dditioa 4b h pnblîoatiun iitiiluléo \ The Nomenclature of diteatet,
H. U Seeritaire perpétuel d^puse: 1*au nom de H. lo docteur ffenrl Henrot (de Ritinu), deux brochiires ajanl pour litres : Contriintion è tHuAe ie i'HivUQloHnurU et n« Viafi^Êtnet de la prêtée mr Ut eriminattté: t* de la part de H. le doetear Sognta. l'Annmaire italtêtitue et MnugrmpkiqHe ie Naney pour 1684.
H. ie Villien pr^nle une Note de M. le docteur SagnUr (de b Grmd^mbe) sur II «itoation du sorrice de I* protection det enfants du preoiitr Ife dans « eti^ coDScriplion. (Cemmlarioti de l'hividiie de VtmfoMte.)
Choléra a Paris em 1884. — Dans la séance du 27 janvier 1885, M. Hle9 Guérin prenait l'engagement de soumettre à l'Académie une histoire du choléra de Paris pendant l'année 1884, c plus conforme aux faits que celles présentées jusqu'alors >. C'est cet engagement qu'il vient de tenir en développant les conclusions suivantes : i" au point de vue de l'observation pure, dégagée de toute discussion doctrinale, on a longtemps méconnu à Paris, comme on l'avait fait à Toulon et à Marseille, les cas de maladie propres à établir l'existence du choléra bien antérieurement à l'époque où l'épidémie a fait explosion ; 2* à Paris, comme à Toulon, comme à Marseille, il n'a pas été possible de découvrir la moindre trace d'importation; au contraire, à la faveur des faits méconnus ou supprimés, il a été possible de constater, dès sa première origine, U naissance de la maladie sur place, d'en suivre le développement et l'extensioa sous l'empire de la constitution médicale oui l'avait précédée et qui l'a accompagnée et suivie jusquà sa disparition; 3* les différentes phases, les différents modes de manifesta- Uon, les différentes formes et degrés du choléra de Paris reliés entre eux par leur communauté d'origine, ont permis d'établir à nouveau l'unité de la maladie, contrairement À la doctrine de la dualité cholériaue : choléra nostras ou indigène et choléra indien; 4° vu l'origine indigène du choléra, il y a lieu de supprimer tous les cordons sauitaires, maritimes et terrestres, et de réduire toute la prophylaxie anticholérique aux moyens d'assainissement du milieu et de surveillance de la santé publique.
Microbe de la syphius. — HM. Alvarez et Tavel ont, sur le conseil de M. Comil, contrôlé les recherches de Lustgarten sur les microbes des sécrétions des ulcères syphilitiques. Ils sont parvenus à découvrir et à spécifier un microbe nouveau, existant à l'état normal dans les sécrétions de la muqueuse des oi^anes génitaux externes, dans le gmegma preptUialis et qui possède tous les caractères de coloration du bacille de la syphilis de Lustgarten, une forme et des dimensions identiques. Ce même bacille du smegma présente à peu de chose près les mêmes diamètres que ciélui de la tuliereulose et de la lèpre, et ses réactions colorantes pouri'aient aussi le faire conrondre avec ces derniers, si l'on n'employait pas des procédés rigoureusement exacts dans la recherche des bacilles du tubercule de l'urine et des ulcères tuberculeux des organes génitaux. MH. Alvarez et Tavel n'ont pas encore réussi à cultiver ce bacille du sraegraa et par suite de cette lacune on ne saurait dire s'il est pathogène. Il faut en tous cas faire des réserves avant d'admettre que le bacille de Lutsgarten, lequel n'a pas non plus fait de culture, est en réalité la cause de la ^yphiliK^^^^T^
DÉSiNFBCnÔK DBS WA009S A BESTUo£y ^^^^Irl^tW
GAZETTE flBBDOHADAlRE DE MÉDECINE ET DE CHIKDRGIE
7 AouT 1185
Redard expose un procédé actuellement employé sur les chemins de fer de l'État, en France, afin de aésinfecter les wagoQs ayant servi au transport des animaux. Ce procédé consiflte à soumettre iei wagons à des jets de vapeur surchauffée à 110 degrés.
SfiiRCE DU 23 JUILUET 1885.— PRÉSIDENCE DE M. HORTELODP, VICE-PRÉSIDENT.
A propos du trftltament des oaloula «nohatonii** : KU. La Dentu, Pool, Houod. — Dm Inoislons p6rUi6alM dsoi iM aappurations proctaUqnw ai pèrlproatatiiiiiea ; rapport : H. Rsolua. — Kystes oonotaltaiu du couj leurs rAoldives; rapport: K. Moood [dlsoassioa : MM- Reolni, TUlanx, Possl). — Tumeur du sein ohes llUMaiiM : IL OUlelte — X<aparatomle exploratrloe : MM. IiuoasdumpioiiiilAre. — Restauration de l'imtltraous ; leoture : K. Oosrmonpraa. — Présentation d'instrument : X. Bassègsa.
H. Sje Dentu, à propos du rapport de M. Monod dans la dernière séance, montre une très belle aquarelle, qui Ggure d'ailleurs dans le second volume des Maladies des voies unnaires de Voillemier, représentant Tintérieur d'une vessie où l'on voit deux pierres : l'une enchatoanée se montre à travers un orifice assez étroit de la cellule, l'autre enkystée est complètement recouverte par la muqueuse de la vessie qui passe sur elle et l'isole de la cavité du réservoir. Cette disposition est absolument rare. M. Le Dentu ne veut pas ici discuter le mécanisme de reukvstement, mais il tient à faire remarquer que les conseils donnés pour l'extraction de ces calculs {dilatation, débridement de l'orifice) ne sauraient être applicables au cas où la pierre est renfermée dans une poche fermée de toute part, un véritable kyste.
M. Pozzi présente la vessie d'un vieillard de quatre-vingthuit ans, décédé à Sainte-Pérïne, dans laquelle existe une poche à collet très épais, qui renfermait un calcul mûrironne. L'histoire clinique de ce malade vient corroborer ce qu'a dit H Monod touchant la symptomatologie des calculs enchatonnés. Ce vieillard n'avait jamais éprouvé le moindre phénomène vésical, lorsque tout à coup if fut pria d'hémalurie, de douleur, en uti mol, d'une cystite si intense et si rapide qu'elle ne donna pas le temps d'intervenir et emporta le malade en quelques jours. A l'autopsie on trouva la cellule vésieale déshabitue et le calcul libre dans la cavité du réservoir. L'hypothèse, que tous les accidents doivent être mis sur le compte de cette migration de la pierre, n'es^elle pas des plus admissibles?
H. Monod n'a eu en vue dans son Rapport que la conduite à tenir en présence des calculs enchatonnée ; il a laissé de cAlé les calculs adhérents et enkystés en prenant bien soin d'indiquer ce qui les sépare des premiers au point de vue de rintervention.
— M. Reclus fait un rapport verbal sur un travail de H. Segond intitulé : Des avantages des incisions périnéates dans les suppurations prostatiques et périprostatigues. Frappé des inconvénients et mémo des dangers que présente l'ouverture de ces collections purulentes par le rectum, H. Segond propose de substituer l'incision perinéale couche par couche comme dans la taille à l'incision rectale faite k raveugle. Il s'appuie, pour justifier le précepte ou'il donne, sur un parallèle des dangers et des avantages ae ces deux voles d'attaque de ces collections purulentes. L'incision par le rectum se (ûit au hasard; l'ouverture qu'elle permet de ^re est insuffisante, non seulement pour les pansements antiseptiques, mais même encore pour récoulementdu pus; elle expose aux hémorrhagies ; elle fait courir les risques d'une nstule uréthro-rectale; par contre t'incision périneale est «ne opération réglée; elle persnet l'appIietUon rigou-
reuse des pansements antiseptiques et ouvre une large voie au pus ; avec elle les hémorrhaKÎes sont moins à redouter, et si, par hasard, elle s'accompagnait de fistule uréihr»^ périnéale, ses conséquences n'ont pas la gravité de la ûstule uréthro-rectale et sa cure est autrement facile. De nombreuses observations étayeut l'opinion émise par H. Segond.
— M. Monod fait un rapport sur une observation de kj8l« congénital du cou opéré à deux reprises et récidivé, adressée par H. Dubar (de Lille). Il s'agit d'une jeune fille dediineuf ans déjà soignée k Paris, par H. Monod lei-méme, i l'aide d'injections cautérisantes; (|uelqttes mois après, la tumeur, qui avait semblé guérie, récidivait ; H. Dnbar, eoasolté, disséqua le kyste jusqn à Toe hyoïde et crut s'être mit ain» i l'abri de toute récidive; il n'en fut rien, car peu après, la tumeur réapparaissait et M. Dubar dut encore faire ane nouvelle extirpation, (^u'il poussa aussi loin que possible. Cette récidive parfois désespérante des kystes congénitaux du cou est bien connue de tous les chirurgiens ; mais ce qui rend intéressante l'observation de M. Dubar, c'est TexameD btstolo^ique des deux petites pièces anatomiques obtenues par sa dissection, examen qui explique la pathogénie des récidives. La première pièce montrait l'existence d'an eand virtuel tapissé d'épitnélium s'enfonpant dans la profondeiir des tissus; il est clair que l'injection caustiaue faite par M. Monod n'avait pu pénétrer dans le calibre ne ce canalet avait laissé toutes les propriétés proliférantes et sécréloirn de son épîthélium Intactes, d'où la reproduction hcile k comprendre du kyste. La deuxième pièce était constituée [ur deux petits bourgeons épithéliaux pénétrant très profond^ ment dans les tissus du cùté du pharynx. La conclusion qui se dégage de ces examens histologiques, c'est que l'extirpation des kystes du cou doit être faite, sous peine de récidive, aussi complètement que possible ft l'aide du bistouri [wursuivant les tractus épithéliaux jusque dans leurs demies racines.
M. Reclus a vu une petite malade déjà soignée par H. Dfnucé, d'un kyste congénital du cou; il la opérée denonveau; un moment elle a semblé guérie, mais ta tumeur a récidive
arobablement parce que les petits bourgeons signalés pir [. Dubar avaient échappé au bistouri du chirurgien.
M. TiV/aus: rappelle que Nélaton insistait avec complaisance sur cette récidive n-équente des ky8te.<i congénitaui du cou et en avait trouvé la raison dans lenr extirpation incomplète. Lorsque par la dissection on avait enlevé la tumeur, il conseillait d'enfoncer un stylet dans son prolongemeat canaliculé : si le stylet était arrêté dans un cul-de-sac, on pouvait être tranquille, la récidive ne surviendrait pas ; mais si par contre la pointe du stylet sortait par un orifice, l'extirpation avait été complète et la récidive était certaine. Considérant la profondeur à laquelle s'enfonçaient les diverticulotns, N<^laton pvnsait que l'origine de ces kystes était dans les rolHcules épiglottiques. Cette théorie a été justement remplac^f par celle des vestiges des fentes branchiale»; «n ne peut cependant méconnaître que Nélaton avait hien vu cliniqitfment les choses.
M. Pozzi pense que, pour assurer la dissection complète de ces kystes, on pourrait faire usage de son procédé d'injection préalable de matière solidifiable dans les cavités doni sn veut pratiquer l'extirpation complète des parois.
— M. GiUeUe prés«Dte le moule d'une tumeur du seiR qu'il a enlevée chez un homma de soixante-quatre ans ; l'afliection avait débuté il y a six ans; la tumeur était uleérée ; m* ulcérations donnaient lieu à de fréquentes hémorrhagies : petit ganglion dans l'aisselle. Les faits de tumeurs du sein chez l'homme sont rares, ils ont été bien étudiés, dans la thèse d'agrégation de M. Horteloup et la thèse inaugurale de M. Poirier; M. Gillette a eu occasioiul'en observa* trois cas; avec les précédents aatq9j^ti^(9^^^Q9C0BO^<|p@>ns sont
-M- Ba-
sas
moinsgraves chez l'homme que chez la femme ; cependa il a eu un malade chez lequel le néoplasme a récîrlivé trois fois ; à la dernière opération la tumeur adhéraU aux vaisseaux axillaires et il a été impossiUe de renlever dans sa totalité.
— H. Lueas-Championnière rapporte deux foits intéressants de laparatomie. Le premier fait a trait i une femme jeune portant une tumeur dans le flanc droit prisa par plusieurs chirui^iens pour un rein dégénéré. H. Lucas-Championniére ouvre le ventre de la malade le 10 juillet et s'assure d'abord de la présence et de Tétat du rein gauche^ qui par hasard se trouve petit et atrophié; il recherche alors si le droit est à sa place, il ne le trouve pas d'abord, mais enfin finit par le rencontrer avec ses caractères normaux ; il revient alors à la tunieur et se décida à l'enlever^ bien qu'il ne connaisse ni son origiiM ni ta nature ; après de grandes dinicuitési après avoir détruit dea adhérencea nomtuvuses avec les intestins, il énuelée une masse kystique (]u*on reconnaît être constituée par des hydatides après ïncismn. La malade est guérie. Voilà un nouveau fait démontrant, suivant M. Lucas-Championnière, Tutilité et le peu de gravité de la laparatomie exploratrice. Dans la deuxième observation il s'agit d'une femme souffrant beaucoup d'une tumeur volumineuse du flanc droit prise pour uue néphrite ou une périnéphrite suppurée. Une ponction soulage passagèrement la malade, mais n éclaire nullement le diagnostic. H. Lucas-Champ ionnière fait la laparatomie exploratrice et constate qu'il s'agit d'une hydronéphrose suppurée ; ne pouvant Tenlever par la voie péritonéale, il ferme le ventre et attend la ^uérison de la plaie chirui^cale; alors t) pratique l'extirpation du rein malade par une incision latérale, l'incision lombaire ne devant pas permettre l'extraclioD de la volnrainease tumeur. Le vingt et unième jour la guérison était complète.
— M. Gumnonpnz lit un travail sur l'ablation de l'antitragus et sa restauration.
— M. Ba$$èget présente un nouveau thermocautère dont l'essence est renfermée dans le manche de l'instrument.
Alfred PoussoM.
Briuta. — Page 507, 0> Ugne, lira : H. Bedoin donne lecture d'un travail qui a pour titre : iVMs mr m fWHWOH pansmieiU miiêepti^ à tuiage dê$ petits hépUoMX et de la chirwgie courante.
UtMU ém MMAgle.
BbMGB DD AOUT. — PRÉSIDENCE DS M. D'aRSOHVAL,
VICE-PRËSIDSNT.
Sur la vtttUéhM du Habon da ohanor* mon : ■. Stnaa. — Ltelons hMteloefqOM dn r«in dinu lé dlabM* : M. Btrao». — Sur todftv*iQpyntwnt ém aaoldiM : M- Olwbry. - BiwpMwloii da rin&Hnm- Uon laodèratrtm da ocrar: IL aiay. — État de la elrottlatlon oèr*bnJa pandant la aommsil produit par la bdldo-^netaM : H. CHar. — Katraettoi daa gas oontanna daaa laa fanUlaa : M. flMhaat. — Wmr «B ■Oiivaaa ohaniplgnoD : K. Oal^tpe.
M- Straus a continué à recueillir des observations relatives à la non-virulence du bubon du chancre mou, fait sur lequel il avait attiré l'attention de la Société pendant l'hiver. Plusieurs chirurgiens lui ont communiqué leurs statistiques; il résulte de l'une d'elles, par exemple, que, sur 33 bubons ouverts, l'inoculation du pus a donné seulement deux résultats positifs, pour 31 négatifs. Les autres statistiques montrent également la grande rareté de la virulence du pus de ces bubons. — Un autre fait ressort de ces observations, c'est aue dans certains cas, quelaues jours après rouverlure du bubon, le pus, non virulent a'abord, peut détenir virulent — Par les procédés actuels de culture ét de coloration, M. StrAua n'a pu trouver de microbes dans le pus vtrulenti
— M. Straus a étudié la lésion histologique du rein, caractéristique du diabète, qu'Armanni a décrite et qui consiste en une modiflcation hyaline des cellules de revêtement des tubes droits. C'est en réalité une infiltration de matière |;lycogène. Sur six cas, M. Straus a trouvé deux fois cette lésion, qui est absolument spéciale au rein des diabétiques. Maintenant pourquoi est-elle cantonnée dans les anses de Henle? H. Straus attribue ce foit à des dispositions vasculatres spéciales.
Expérimentalement, l'auteur a essayé de reproduire cette lésion ; dans ce but, il a prié M. Laborde de piquer à plusieurs reprises le bulbe d'un certain nombre de lapins, pour les rendre glycosuriques. A l'autopsie, H. Straus n'a pas trouvé la lésion en (question. Il n'a pas été plus heureux en pratiquant à dea lapins des injections sous* cutanées de glucose ; il trouvait du sucre dans les urines, mais non la lésion d'Armanni. M. Straus ne désespère pas cependant d'arriver à la reproduire expérimentalement.
— M. Pouehet présente une note de H. Chabry sur le développement des ascidies. H. Chabry a constaté quelques faits nouveaux, relatifs en particulier à des anomalies de segmentation.
— M. Gley a constaté la suspension de l'action niodéra-> trice des pneumogastriques sur la cœur, anrès le ralentissement des battements, obtenu par le refhtiaissement général des animaux en expérience (lapins). Gomme, dans ces conditions, les vagues n'ont pas perdu leur action sur ki respiration, ainsi qu'il l'a vu, et comme, d'autre part, si l'on réchauffe les animaux, Tinnervation modératnce se rétablit, M. Gley ne pense pas on'il faille attribuer le fait dont il s'agit à une diminution de l'excitabililé nerveuse, due à la réfrigération. Il te croit explicable par le ralentissement même itu cœur, c'est-à-dire que, l'organe ayant été placé d'abord dans les conditions mêmes dans lesquelles le met l'action nerveuse, quand elle s'exerce, cette action ne peut pins s'exercer. H. Gley croit qu'on peut aussi expliquer de cette manière l'inversion d'un certain nombre de phénomènes vaso-moteurs.
H. Françoiê-Franek fait quelques réserves au sujet de l'explication donnée par M. Glev. Pour s'assurer si le phénomène lui-même ne dépend vraiment pas d'une diminution de l'excitabilité des plaques nerveuses terminales, il serait bon d'interroger des nerfs moteurs comme le sciatique, avant et après le refroidissement, et de voir si la contraction musculaire ne s'affaiblit pas. — Quant à l'idée générale de l'invt^rsion des actions nerveuses, H. Franfoia-Franck a été souvent à même d'en constater la justesse et, ainsi d'ailleurs que M. Gley l'a rappelé dans sa communication, il a observé bien des faits qui ne s'expliquent que de cette façon.
M. Ch. Riehet remarque que leiait étudié par M. Gley ne
earatt pas devoir être attribué à une diminution de l'excitailité des plaques nerveuses terminales,dépendant elle-même du refroidissement. Il n'y a probablement pas Ifc une question de température, puisque ches les animaux à sang froid l'excitation d'un pneum<^astrique arrête la cœur et que,' d'ailleurs, dans des expénennes de réfrigération faites avec H. Rondeau, H. Richet a vu les nerfs moteurs conserver toute leur exciuibililé, les animaux refroidis ayant une température de 16 à 17 degrés.
— M. Gley a étudié les variations de la pression sanguine et l'état de la eîrcuiation cérébrale sous 1 influence du glucoside du boldo, sur l'action phyBiologic|ue duqual H. Laborde a déjà fait plusieurs communications à la Société. H. Gley a vu sur des chiens que la pression sanguine s'abaisse un peu, puis reste très constante, et que les mouvements du cerveau dénotent une moindre congestion de l'organe pendant le sommeil produit par la boldo-glucine(.Xtette moindre
7 Aon 1885
— M. Grêhant a continué avec H. Peyrou ses expériences sur l'exlraction des gaz contenus dans le parencnyme des feuilles aériennes; ces gaz renferment beaucoup moins d'oxygène que Tair atmospnérique.
— H. Galippe montre à la Société le mycélium du champignon qu'il a trouvé dans la salive» le monilia sputieola (voy. fî(ue»0dn 26 juin 1885, p. 429).
SÉANCE DU 8 JUILLET 1885. — PRÉSIDENCE DE îf. DUHOHHE.
ModlUofttlona «pportAM par l'«zolplent aux proprlAtès IrrJtantaB d« l'adda phénlquo : H. HaUopsaa. (Disouaslon : MM. Campardon, Boiimont, Dahomma. Dslpaob. Umoualn, E. X4Bbbé). — PoaTolr analoèalqiw local de la oooaSaa au point do tho ohinirgloal : M. DnJardln-BMtunota. (Dlseuaalon : lOt. Fteèol, UmoulB, Campardon, Solpoeh). — Sb la rèaoroJiw danala ooqaelnoha: M. Cadet de Oaaaiaoart.
H. Httllopeau rappelle que Ton a signalé à diverses reprises l'inRuence exercée par l'excipient sur les propriétés des substances qui lui sont incorporées. 11 a fait récemment des expériences à ce sujet, qui lui ont démontré l'actioa évidente des corps gras sur le pouvoir irritant de l'acide phénique. C'est ainsi que les pommades, l'huile phéniquée au dixième, sont loin d'être aussi irritantes que les solutions aqueuses ou alcooliques d'acide phénique au cinquantième et même au centième. Une solution d'acide phénique dans la glycérine, au cinquième, n'a sur la peau aucune propriété irntante. Il n'en est pas de même de la pommade préparée avec la vaseline, qui produit la rubéfaction de la peau à la dose de 1 pour 30. Les propriétés antiseptiques ne semblent d'ailleurs nullement atténuées par l'union de l'acide phénique avec un corps gras et l'oa retire d'excellents résultats de ces préparations. Comment expliquer cette modification de l'action irritante, ce n'est évidemment pas une question de solubilité, puisque l'alcool dissout une dose au moins égale d'acide phénique.
M. Campardon a depuis longtemps remarqué que les lavements pnéniqués sont, à dose ^ale, bien moins irritants Iorsau*ils sont préparés avec une certaine quantité de glycérine.
H. Uallopeau se sert également d'un savon à la glycérine renfermant 10 pour 100 d acide phénique ; il ne produit aucune irritation de la peau.
H. Boismont rappelle ^ue la glycérine phéniquée est, depuis un certain temps déjà, employée avec avantage dans les pansements chirurgicaux.
H. Duhomme est d'avis qu'il s'agit d'une q^ueslion de concentration plus ou moins rapide de la soluUon déposée sur les téguments ; en effet, l'eau et l'alcool s'évaporant bien plus rapidement oue les corps gras, l'aude phénique se trouve en contact avec la peau, pour ainsi dire en nature.
H. Hallopeau ne peut admettre cette interprétation puisque, avec la vaseline, dont l'évaporation est aussi lente que celle des corps gras, le pouvoir irritant est très marqué.
M. ùelpech pense qu'il sera dès lors nécessaire de formuler avec soin l'emploi del'alcooi ou de la glycérine pour préparer les solutions phéniquées, puisque l'action topique n'est pas la même.
H. Limousin rappelle que les pharmaciens préparent à l'avance une solution d'acide phénique dans l'alcool à parties égales; on l'emploie pour faire exteraporanément les solutions magistrales formulées par le médecin. Or il est passé dans l'usa^ d'ajouter à la solution titrée primitive un quart de son poids de glycérine afin d'obtenir une dissolution plos
arfaite dans Teau lorsque la dose doit être asset élevée, elte manière de faire doit donc posséder aussi l'avantage de rendre la solution phéniquée moins irritante.
H. Hallopeau fait observer qaé si l'on ajoute de l'alcool i l'huile phéniquée, le pouvoir irritant reparaît. Il faut donc préparer les solutions exclusivement avec la glycérine.
M. Campardon a remarqué une différence analogue, suinot l'excipient employé pour préparer la pommade à l'acide borique, destinée k combattre l'inlertrigo. Si l'on a recours à la formule : vaseline, 30 grammes ; acide borique, 2 grammes ; essence deWinter-Green,Xgouttes; on n'observe aucun effet irritant. L'action est toute différente si l'on remplace la vaseline par le glycérolé d'amidon.
M. E. Labbé rappelle que la vaseline empl(^ée conui» excipient d'un grand nombre de pommades, s'oppose à l'absorption par la peau de la substance incorporée.
H. Limousin est d'avis que la question d'absorption suivant l'excipient employé n'est pas encore résolue, pas mënie pour Tonguent mercunel: l'absorption du mercure n'a p-ui-étn lieu que parla pénétration des vapeurs mercurielles dans les voies respiratoires du malade. La vaseline est très utile ^ faire des pommades destinées au traitement des affectioni oculaires ; c'est un corps qui ne se combine pas avec les substances actives qu'on lui incorpore et qui^ par suite, sert seulement à porter le médicament sur la partie malade,
M. Delpech croit que c'est l'extrôme division du mercure dans l'onguent mercuriel qui faciUte l'absorption de ce corps par la peau. Gubter a cité le fait d'une intoxication s>aiurnine grave, produite chez une dame par une poudre, dite de riz et de bismntb, dont elle se fardait constamment, et qtù renfermait de la céruse porphyrisée.
H. Em. Labbée rappelle que Gubler n'a pas admis, dans ce cas, la pénétration par la peau, mais bien par les voies respiratoires, la malade se projetant cette poudre sur la face plusieurs fois par jour.
M. Hallopeau désirerait savoir quelle est la meilleore vaseline à employer; la vaseline blanche des hftpitanx est falsifiée avec de la paraffine et renferme une notable quantité de cristaux, faciles à déceler par le microscope.
M. Boismont croit que la vaseline blonde est en général préférable.
M. Limousin fait remarquer que, si la vaseline blanche est plus facile à falsifier, on peut cependant purifier régulièrement la vaseline brune et la rendre tout à fait blaocfae par filtrage sur le noir animal sans altérer en rien sa pureté.
— H. Dujardin-Beaumetz a employé la cocaïne comme substance analgésianle en vue de diverses op^tîous chirurgicales de peu de durée. — Dans la pleurotomie, si l'on pratique une injection de chlorhydrate de cocaïne aux deux extrémités de la ligne suivant laquelle on doit faire l'inciiion, on peut opérer, au bout de dix minutes, sans que le malade éprouve aucune douleur, jusqu'au moment on on incise la plèvre elle-même. Il en est ainsi pour la trachéotomie. Dans le cas d'opération de phimosis le résultat a été moins net ; on a surtout rencontré une certaine difficulté, après l'incision, pour affronter les deux lèvres de la plaie, par suite de l'œdème atificiel résultant des quatre injections de cocaïne pratiquées au niveau du prépuce. M. Dujardin-Beaumetz a eu recours au même procédé pour l'ablation de loupes du cuir chevelu ; il faut faire les injections entre la tumeur et les parties
Srofondes du tégument, et l'on supprime ainsi toute douleur, n obtientaussi d'excellents effets calmants, dans le cas de brûlure, avec une pommade renfermant un cinquantième de cocaïne. Pour ces divers usages, M. Dujardin-6eaumel2 a employé une poudre de cocaïne (iiâorob«L>-^]d^mmen( impure» mais dont le priSieiilt%âiliriae?^jUB^|^ili>du chiot-
7 AoDT 1885
hydrate criatalUBé : on prépare extemporanément le chlorhydrate en ajoatant à cette cocaïne amorphe de l'acide chlor* hydrique en quantité suiïisaate.
H. Féréol demande si l'injection hypodermique de chlorhydrate de cocaïne n'est pas donlonrense.
H. Dtiiardin-Beaumetz a pu se convaincre qu'elle ne détermine aucune douleur. Le chlorhrdrate est d'ailleurs très soluble; la cocaïne possède un aegrë de solubilité bien moindre.
H. Limùiuin est d'avis qu'il vaut mieux employer tottjours le chlorhydrate pur, cristallisé, plutôt que des produits dont la composition reste incertaine.
M. Duiardin-Beautnetx est, en principe, absolument partisan des produits purs, bien définis ; mais il constate qu'avec la cocaTne amorphe qu'il a employée il a pu obtenir une anesthésie locale parfaite.
H. Campardon a utilisé le chlorhydrate de cocaïne en ^uchements pharyngé -laryngés pour calmer les crises de toux coquelucholde. Il rappelle qun les propriétés anes- (bésiques de la teinture de coca ont été tout d abord signalées parFauvel et Gouguenheim.
M. Delpech prépare actuellement un extrait fluide de coca d'après la formule américaine ; il renferme exactement la moitié de son poids de substance active. Il espère que l'on en pourra tirer de bons effets anwthésiques.
— M. Cadet de Gasticourt a fait quelques expérimentations sur l'action de la resorcine dans la coqueluche. Il doit reconnaître que les résultats ont été constamment négatifs.
— La séance est levée i cinq heures et demie.
André Petit.
JMndéMle 4e mèémtHma dl'IrlMUe.
8ÉA1TCE OU 1" MAI 1885.
JUaeoÊÊ^ux sor le traltanwnt d« la pnmmoni*.
M. James LUtU donne des détails circonstanciés sur trente cas de pneumonie qu'il a vus dans sa clientèle particulière durant l'hiver dernier. Huit de ces cas se sont terminés par la mort. L'auteur attire l'attention sur la fréquence avec laquelle la pneumonie, dans l'épidémie actuelle, s'est accompagnée de graves complications. Il invite ses collègues à discuter le traitement de cette affection, et spécialement la question du mode d'action de la quinine et de ses effets.
H. J.-ir. Moore, considérant l'étiologie de la maladie d'après son expérience de Cork-Street fever hospital, pense que le traitement eflficace de la pneumonie aiguS n'est pas beaucoup plus entre les mains des médecins que celui du tvphus on de la fièvre typhoïde. Les statistiques montrent que la pneumonie aigué a été très ft^quente à Dublin, et, comme le docteur Little Ta observé, la mortalité a été extrêmement élevée. Ainsi, sur lOt cas traités à Cork-Street hospital pendant les douze mois ({ai viennent de prendre fin le 31 mars 1885, 24 se sont terminés par la mort. Un point intéressant est la corrélation remarquable qui existe entre la pneumonie aiguS et la fièvre typhoïde. Durant l'hiver, il a vu trois cas pour lesquels le diagnostic de pneumonie croupale n'était pas douteux ; lors(]ue la résolution survint, la fièvre ne cessa pas, et la maladie prit la marche typique de la fièvre typhoïde avec taches rosées, etc. Dans l'opinion de l'orateur, la pneumonie aiguë est une fièvre essentielle et spécifique, analogue par ses origines à la fièvre typhoïde.
H. Ftts-i'afrtcJt a recueilli environ cinquante observations de pneumonie traitée par le tartre stibié à Weath hospital,
par feu le docteur Stokes. A Edimbourg, & la môme époque, ie traitement repMait snr un principe différent, consistant dans l'administration de petites doses de calomel, d'opium, et l'emploi de ventouses et de sangsues. Il a eu lui-même à soigner quatre cas de pneumonie croupale dans une même famille. Son traitement a consisté dans TadministraUen du chlorate de potasse, de quinquina et de véstcatoirea; il attache la plus grande importance à la vésication.
M. Duffey pense que les médecins sont trop réservés dans l'emploi de 1 opium dans les affections pulmonaires. Il y a un préjugé contre ce médicament, dont les inconvénients peuvent être facilement évités par une observation attentive de ses effets. Il en a obtenu, quant à lui, les meilleurs résultats. Administré par la voie hypodermique, l'alcaloïde de l'opium calme très heureusement la douleur de la pleurésie, si souvent associée à de ta pleuro-pneumonie. L'orateur combine très souvent l'emploi de l'opium et de l'ergot de seigle. L'ergot est un dépresseur du pouvoir cardiaque, peut-être parce qu'il contracte les vaisseaux. Dans cette hypothèse, lorsqu'on se tronve en présence d'une pneumonie, afiéction qai s'accompagne d'un afOux considérable de sang dans le poumon, l'ei^t diminue probablement l'apport sanguin dans les vaisseaux.
H. Henry Kennedy a une grande confiance dans le mercure, qu'il a administré à de petites doses dans un très grand nombre de cas ; il prise aussi beaucoup la vésication, mais employée très largement.
H. More Madden fait observer qu'à Hospital for sick Chiidren, la pneumonie est une des affections les plus communes. D'après son expérience, le traitement doit varier suivant les formes do la maladie et suivant les années où on l'observe. Dans son opinion, si la fièvre ne peut pas être coupée toujours, elle peut être modérée, dirigée vers une terminaison heureuse par un traitement bien entendu. Il croit au pouvoir antiphlc^istique du mercure, et s'il avait une pneumonie il voudrait être traité par des cataphumea, le roenaire, la quinine et les stimulants.
H. Ormby a pratiqué la saignée dans un cas de pneumonie croupale et en a oblenu un bon effet.
M. Hawtrey Benson^ employé la quinine, les stimulants, les cataplasmes et les vésicatoires.
H. Pinny n'a jamais vu autant de pneumonies que dans ces derniers temps, et la forme de la maladie n'est pas la même que les années précédentes. Le tissu pulmonaire se prend par une grande étendue. La température n'est pas aussi élevée qu'i l'ordinaire, et la défervescence arrive plutôt vers le cinquième jour. Un point intéressant, c'est que la maladie passe d'un poumon à l'autre et s'accompagne très souvent de pleurésie. Très souvent l'affection s'accompagne de délire, comme dans le typhus. Le traitement qu'il a adopté est celui des fièvres. Il traite le malade et non la maladie. Conformant sa thérapeutique aux douleurs du malade, il administre la quinine à doses modérées; il donne aussi de la morphine et de l'opium, et obtient de bons résultats de l'emploi de ventouses et de cataplasmes; les stiroolants sont aussi nécessaires.
M. Doyle dit que, dans tous les cas qu'il a eu à traiter durant ces trois ou quatre dernières années, il a employé l'enveloppement du malade dans des linges imbibés d'eau chaude ; ce moyen calme tout aussi bien la douleur que les linges imbibés d'eau froide. Il donne aussi de fortes doses de quinine.
M. le Président s'accorde à reconnaître la gravité extrême de la pneumonie dans l'épidémie actuelle, surtout pour les malades qui ont passé l'âge moyen de la vie. Il pense que la quinine est peut-être le seul médicament qui, dans la très grande majorité des cas, rend le praticien capable d'^uréter
m . N* 33 — GAZETTE HEBDOMADAmS DE
HÉDBGINB ET DE GfilBUftGIE
7 AooT im
la maladie ou permet au malade de vivre jusqu'& ee qu'elle soit passée. 11 a vu de bons résultats de l'emplof modéré des véslcatoires lorsque la température «^abaisse, au moment où d'autres préconisent Tusage du mercure et de l'iodurfi de potassium. Dans tous les autres cas, il a vu les plus mauvMS résultats de l'application de larges vésicatoires oant la pneumonie. L'alimentation et les stimulants doivent occuper une place considérable dans le traitement de ces cas.
BEVUE DES JOtmUX
AoMlk««le to méfmf ée «iMtAabyUeétol «< 4«
«Uor»n*r«e^ par H. F. Fischer. — Les dangers que présente l'emploi (lu chloroforme par son action spéciale sur l'appareil ne la circulation ont hil penser à utiliser les effets narcotiques du dimélhylacétal, qui n'a);il que très faiblement sur le cœur et influence plutôt la respiration. Cependant, comme il est difficile d'obtenir l'anesthésie complète avec ce corps, même employé à haute dose, Mering a proposé de s'en servir mélangé avec du chloroforme. Fischer ne pense pas que ce nouveau moyen d'anesthésie puisse remplacer le chloroforme dans tous les cas. Il est d'avis d'en limiter l'em* ploi aux cas suivants : 1" ceux où l'on sait, par exp^ience, que le malade souffre de vomissements et de catarrhe stomacal prolongé après la chloroformisalion ; â° pour les laparotomies; 3° lorsqu^on a reconnu l'existence d une affection organique du cœur; 4* dans les cas de néphrite; dans les malkdies des centres nerveux, en particulier dans la paralysie infantile et l'épilepsie; 6" lorsque, pendant la chloroFormisfttion, surviennent des symptômes alarmants, et que Topération ne peut être terminée qu'en état d'anesthésie complète. {Dtuttche Xeitichr. f. Chirurgie^ 1885, Bd XXI, H. 0-6.)
■e«li«r<AM •spéHaietttalM mwr 1m imctttrea d« 1*
%mm d« ei«*e. par H. Wilh. Greder. — L'auteur s'est servi d'un poids de 6400 grammes et d'un autre de 7650 grammes tombant d'une hauteur de {"^10 sur Je crâne de cadavres pour déterminer des fractures. Voici les résultats auxquels il est arrivé :
1* Les Solutions de continuité de la base du cr&né, tant qu'il ne s'agit que de fentes longitudinales, transversales ou oDUquest doivent être considérées eomme des fissures, résultat d'une sorte d'éclatement;
2« La direction des fissures est panJléte k celle de la preision eiercée;
3* L'étendue des fissures dépend d'un si grand nombre de conditioiu, variables avec chaque crftne et chaque expérience , que l'on ne peut que supposer qu'elle dépend de la violence même de l'action exercée.
Le résultat le plus utile dans la ptatiqae, c'est que de la direction du coup on peut déduire la direction probable de la fracture, et par conséquent connaître avec beaucoup de nrobabilité les oi^anes lésés de ceux qui ne le sont pas. inversement, te médecin légiste pourra de In direction de la fncUire déduire celle suivant laquelle le coup a été porté. {Deutsche ZeiUehrift f. CAiruryte, 1895, Bd XKI, U. 5^.)
Sor «a laeonvéateiii de l'emploi île la MjphMUIaa,
par M. R. Pick. — L'usage de la naphtaline contre le catarrhe intestinal et gastrique tend à se répandre. H. Pick signale une action particulière de ce médicament, même employé chimiquement pur, sur la sécrétion urînaire. G*esl surtout du ténesme vésical, une sensation très vive de brûlare en nrinant; l'urine est de coloration foncée et répand une odeur de naphtaline. Ghet un enfant, l'auteur observa de lu rougeur et du gonflement du méat uririaire, suivis bientôt d'un gonflement oidémateux de tout le prépuce. iPetaeche mei. Woehemehrift, 1886, n* 10.)
Baiiplal «e la aahitlM 4* aaMlaM faa* fwUtr Im ■Mia«, par H. J. PoRSTBR. — L'auteur a recoann qu'après des lavages avec de l'eau ou d'autres solutions {AénlqwM les mains ne sont pas exemples de schisomvcètes, e'eit*à-ilire
entièrement stérilisées; il propose donc a'v substituer uns solution de sublimé à 0,5 ou 1 pour 1000 dans tous les cas où la pureté parfaite des mains est de rigueur. (fieiUreiikl, f. klin. Medicin, 1885, n* 18.)
A«tlaa da caveara Mgrada mmr les aèerétlMa ylf -
lat«Miaia«a, par M. TscHELZorr. — Depuis quekiues années, le cascara sagrada est recommandé par les médecins ané> ricains comme un excellent amer, utile dans les iffiseliensdi foie avec diminution du flux biliaire, ainii que dans la nn- Btipation habituelle. L'auteur a étudié l'action de m aouieiB médicament sur des chiens, et a conitalé quu effets pah> gatife du cascara sagrada ne Mdt ni rapidea ni Inan énergiques, et les évacuations ne sont jamais abondantes, mtaie après l'ingestion de doses considérables; les injections in^ veineuses ne sont suivies d'aucun effet purgatif. La sécrétion salivaire n'est pas influencée par Pingestion dans l'estomac, mais la sécrétion du suc gastrique se trouve augmentée pendant la digestion, de même que la sécrétion du suc pancréitique et celle de la bile. L'introduction direote de l'ailrtil fluide de cascara sagrada dans ta ctrcnlatlon est suivie d'«t abaissement rapide de la tension sanguine chei les chient, que le pneumogastrique soit ou non coupé. Gomme cet «(M ne se produit pus après l'iniection hypodermique et fioges- Uob stomacale, il parait très nrobable que la diminutioa ib la tension sanguine est due à ues emboiiua des vaisseau éa cœur. (fietaralblaU f, ned. Wiueneck*, 1885» a' 11.)
BIBLIOGRAPHIE
Maaaei dea aialadlM uaeMuIn, par l6 tfwienr Varie Bai, ancien interne da Saiflta-Anae. 1 vol. in-18, Adrien Delahaye et Emile Lecrosnier, éditeurs. Paris, 1883.
Maaael pratt^ae de médecine aMatala, par le doCteUT
E. Régis, ancien chef de clinique dea maladies mentalei à la Faculté de Paris, etc. 1 vol. Iti- 13. Octave Doin, éditeur, Paris, 1885.
Dèa (pi'nae matière nouvalta tal oflBotdteiiMBt enadgtél à la Ptcuhé, «I nr Mite prend pluae dans le pragramae dsi examans, uatt le MeinneU Les deux volumes doU moi allons rundre edmpte« en sont une preuve; teurs «utrars
n'ont pas perdu de temps, quelques annéos è feiae aous sépaurent au jour où H. Bail a pris posseseioa de la chaire magistrale de médecine mentale»
On a dit du bien et beaucoup de mal des manuels; msttous qu'on a exagéré daas un sens coma» dans Paalre et conteutona-DOus de poser en principe que ces petits volâmes, destinés à donner un résumé de la science, ont leur utilité; qu'ils peuvent servir aux étudian|B{KHir repasser rapidement les matières de leurs examens, et aux médceias pour m rafraîchir la mémoire sur quebiues points «ubiiés de U pathologie. Pour atteindre wur but> ces manuels doivsot être bons ; or, faire un bon manuel n'est pas chose aisée. Si en ce genre, il est difficile d'altejndre la perfection, il fait tenir compte 1 oaux qui s]y essayent et des efforts tentés <tt des difficultés 4 vaincre. En nous plaçant à ce point de vue, nous apprécierons avec plus de iuaiiee Iw voIubms ds M H. Bra et Régis.
I. Dans cette course au clocher du maaael de médecine mentale, M. Bra est arrivé bon premier. Son livre scre*-**"' d'ailleurs de cette hftle. Interne laborieux et Inteltigenl, il » pris avec soin durant ses éludes des notes a ur^urs de se»
7 AoDT i883 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — N- 32 — 527
maîtres et dans les livres des auteurs les plus en renom ;
fuis, aussitôt reçu docteur, loin de se reposer, il se remet & oeuvre, relit ses notes et ses observations et, après un an à peine de travail, il présente au public français un manuel des maladies mentales c donnant, sous une forme suffisamment brève, un exposé complet des recherches modernes ».
La première partie de ce jugement de son œuvre par l'auteur lui-même est juste ; son livre a un peu plus de 250 pages, on ne saurait être plus bref. Est-ce à dire qu'il soit complet? C'est une autre question et qui mérite examen.
Et d'abord vingt pages seulement sont consacrées à la pathologie générale, si Von peut donner ce aoni au chapitre Dréhminaire intitulé : De quelques éléments de la folie. Ces éléments qui, seuls, méritaient d'être ainsi étudiés à part sont : les hallucinations, les illusions sensorielles et l'autumatisme. Nous ne chicanerons pas H.Brasur la signification qu*il entend donner aux termes : éléments de la folie; mais nous lui ferons remarquer qu'il confond, sous le même vocable, et des phénomènes symptomatiques (hallucinations et illusions) et un des caractères généraux (l'automatisme) des sjmpfdmes de la folie. Quoi qu'il en soit, c'est là un chapitre incomplet} sans doute, les illusions et les hallucinations sont des phéQomènes importants à connaître pour le diagnostic des maladies mentales, mais non moins importants sont les conceptions délirantes, les actes délirants, qu'ils soient impulsi» ou raisonnés, les perturbations des sentiments affectifs, les sjmplAmes physiques, etc. Si tous ces < éléments i ne pouvaient être traités k fond, c le cadre de l'ouvrage ne le permettant pas », ils méritaient du moins d'être indiqués.
Nous dirons plus de bien des chapitres consacrés aux différentes formes d'aliénation mentale : leur description est le plus souvent d'une grande exactitude malgré leur brièveté, les symptèmes principaux sont mis en saillie avec soin, et l'on a ainsi en (juplques pages des tableaux assex frappants des diverses variétés de folie. Nous ferons remarquer cependant qu'en partant de la folie circulaire, l'auteur s'avance beaucoup lorsqu'il assure que « dans la période maniaque, les idées conservent, en général, une certaine suite et que Ton n'obserte pas t incohérence de la manie ordinaire» (p. 45). Nous n'oseriouï. être aiis.«tianïi:malif; car s'il existe des malades, atteints de folie à doubleforme, qui présentent pendant la périoded'excitation les symptômes de ce qu'onappelte la folie raisonnante, il en est d'autres, au contraire, chex lesquels cette même période est caractérisée par de véritables accès de manie avec agitation, incohérence, etc.
Le volume se termine par nuelqufs chapitres qui traitent de l'interrogatoire de l'aliéné, de la folie simulée, et de l'aliéné devant la loi. Ces questions, tout intéressantes qu'elles soient, sont nécessairement très écourtéës; car en trente petites pages, on ne peut guère en donner qu'une idée bien générale.
Une dflmiàre observation. M. Bra ne se pique pas d'une érudition bien exacte. Ainsi il attribue (p. il) à H. Mesnet cette phrase si souvent citée : f Plus J'observe les aliénés,
Îilus j'acquiers la conviction que c'est dans l'exercice invoontaire des facultés qu'il faut chercher le point de départ de tous les délires. > Il n'est jwrsonne un peu au courant des questions relatives à l'aliénation mentale, qui ne sache qu'elle est de M. Baillarger et qu'elle se trouve dans un arlinle de cet éminent atiéniste, intitulé : La théorie de Vauiomatisme étudiée dans te manuscrit d'un monomaniaquCy et publié dans les Annales médico-psychologiques (1856, 3* série, t. II, p. 54/. Plus loin M. Bra, parlant du délire de persécution, en fait remonter la première description, faite par le professeur Lasègue, à 1 année 1858. SU veut relire le mémoire de notre regretté maître dans les Archives générales de médecine, il fera bien de ne pas se fier à la date qu'il indique; il s'est trompé en effet de six ans, et s'il veut nous en croire, il prendra l'année 1852 de
ces mêmes Archives, où il trouvera le mémoire cherché à la page iâ9 du tome XXVIII de la quatrième série.
II. Plus étudié et plus étendu est le Manuel de M. E. Régis. A bien des égards, il dénote des connaissances approfondies en pathologie mentale, une grande habitude des malades et un réel talent de description. Aussi souscril-on volontiers au témoignage de satisfaction que l'auteur se donne à lui-même dans la préface, lorsqu'il dit : c Sous sa forme concise et élémentaire, cet ouvrage peut être considéré comme le plus substantiel et le j^lus complet de tous ceux qui ont été publiés jusqu'à ce jour sur la matière » (p. xxi). La presse médicale a fait, d ailleurs, à ce livre un accueil des plus sympathiques. A vouloir ajouter aux éloges qui lui ont été décernés, on risquerait de tomber dans la banalité. Nous croyons plus utile de discuter avec H. Régis quelques questions de doctrine ; et comme sans doute, malgré la bonne opinion qu'il a de son œuvre, il la croit encore perfectible, il nous permettra de lui en indiquer quelques points faibles.
Sans nous arrêter à la pathologie générale, ni aux premiers chapitres de la pathologie spéciale, qui nous paraissent suffisants dans un ouvrage élémentaire, nous arrivons à la partie consacrée à l'étude de la mélancolie. Là 11 nous est impossible de partager les opinions de l'auteur. Trois formes de variétés de mélancolie sont décrites par lui : la mélancolie aigu6, la mélancolie intellectuelle ou lypémanie délirante, la mélancolie morale ou raisonnante. Sur quoi est fondée cette classification? M. Régis oublie de nous le dire. Est-ce sur le délire? Mais la mélancolie aiguë est accompagnée de plus de conceptions délirantes que la mélancolie intellectuelle ou lypémanie délirante proprement dite. Et pourquoi une mélancolie morale? Toute mélancolie n*a-t-elle pas pour base une émotion pathologique, une tristesse habituelle, phénomènes essentiellement moraux.
Nous croyons que l'auteur s'est laissé entraîner par des
Îtréoccupations trop exclusivement psychologiques, alors que a clinique pouvait le mettre sur la voie de types morbides mieux fléfiiiis. Parmi ces types nous lui citerons la mélancolie avec stHpeur, cette création de notre savant maître H. Baillarger, à la description de laquelle il ne consacre que deux pans à |ieine, ce qui nous parait insuffisant; puis la mélancolie anxieuse, dont il n*est pas question du tout M. Régis a cependant dû voir, dans sa pratique, de ces anxieux, de ces mélancoliques agités, ne pouvant rester en place, gémissant constamment, souvent panophobes, fréquemment sitiophobes, qui versent parlois dans un état de stupeur, ou qui finissent par tomber dans le délire des néga^ tions, comme l'a si bien montré notre excellent ami Gotard. 11 a dû voir aussi de ces mêmes malades représentant le type anxieux d'une façon intermittente. N'y a-t-il pas dans cette évolution morbide un type plus naturel de mélancolie que dans la mélancolie intellectuelle ou d»ns la mélancolie morale?
Un autre point sujet à critique, c'est d'avoir mélangé dans un même chapitre la mélancolie et la folie du doute avec délire du 'oucher, et Tagorapliobie, etc. Et d'abord, si nous en croyons la prélace, M. Régis écrivait surtout pour les médecins non aliénistes; il était donc important de s'arrêter surtout aux formes morbides qui se rencontrent en dehors des asiles et établissements d aliénés. L'agoraphobie et la folie du doute sont de celle&-ci, et il nous semble que c'est trop peu que de dire de la première que c'est la peur des espaces, et de consacrer une demi-page à l'autre. Et pourquoi séparer le délire du toucher de la folie du doute? Celle là n'est-elle pas une conséquence de celle-ci? E) pourquoi faire de Tagoraphobie une mélancolie raisonnante? Je connais des agoraphobes, ils ne sont pas mélancoliques, ils ne présentent pas ce fond de dépression générale m^^V^ leur attribuer M. Régis ; ils v guent activement à le£nt<ffdbH? pations, vont dans le monde, s'y amnsent même; ns ne
souffrent qu'au moment où il faut traverser soit un pont, soit une place.
Nous nous sommes un peu longuement étendu sur ce cha-
f litre de la mélancolie, et encore n'avons-nous pas dit toutes es réflexions qu'il nous su^ère. Il nous faudrait plusieurs pages pour discuter la manière dont H. Régis traite des folies partielles. Certes, c'est un sujet du plus haut intérêt qu'une synthèse de la lolie partielle, englobant à la fois ta folie hypochondriaque, le daire de persécution, la folie religieuse ou mystique, ta folie ambitieuse ; mais, dans un livre élémentaire, dans un manuel, nous eussions préféré une description distincte du type clinique : délire de persécution avec ses diverses phases; puis une description distincte du type clinique : la folie religieuse et son évolution.
A propos du délire de persécution, je ferai à H. Régis la même remarque qu'à H. Bra : le mémoire du professeur Ch. Lasègue sur cette maladie mentale n'est pas de 1858, mais de 1852.
Quoi Qu'il en soit de ces quelques critiques, ce chapitre sur le délire de persécution et la folie mystique est mtéressant. On trouve là résumés en une vingtaine de pages les points essentiels concernant ces deux affections.
Nous ne suivrons pas Tauteur à travers les folies associées aux états pathologiques, celles associées aux maladies générales, celles liées aux maladies du cerveau, etc. La lecture que nous avons fûte avec le plus grand soin de tons ces chapitres, nous a lûssé en général une excellente impression; nous avons bien noté deci, delà des points où nous ne sommes pas de l'avis de l'auteur, mais nous avons assez critiqué pour ne plus laisser la place qu'aux éloges. Et ceux-ci s'adressent sans arrière-pensée aucune à la deuxième partie du livrCj intitulée : Applications de la pathologie mentale à la pratique. Il y a là des pages sur le traitement des aliénés à domicile ou en liberté, sur la déontologie médico-mentale, etc., qui sont du plus haut intérêt, et qui méritent d*ëtre lues par tous les médecin».
Une dernière remarque. Il fut un temps où il était de mode dans les manuels et traités élémentaires, d'indiquer les mémoires et les travaux des maîtres qui ont fait la science- Cette mode, quoi qu'en pensent les jeunes auteurs, avait du bon. Ces indications bibliogra[rfiiqttes ont leur utilité; elles permettent de remonter aux sources et de compléter des c-onnaissances que le Manuel ne donne nécessairement que d'une façon incomplète. Aujourd'hui, on n'a cure de telles préoccupations, et tes deux livres dont nous venons de parler en sont une preuve. On cite, il est vrai, des travaux, mais ce sont ceux des amis, dont on n'oublie pas la moindre brochurette. C'est la mise en pratique de la célèbre maxime de l'Académie de Philaminte :
Nul n'aura de l'esprit, hors nous et nos amis.
' Cette manière de penser et d'agir porte un nom, celui d'esprit de coterie, et de ce genre d'esprit, il faut savoir se défier, car il est Teottemi le plus perfide du véritable esprit scientifique.
D' Ant. RiTTi.
IHc iCtIalogle der ehrosUchea LaagenBehwIndMchl, etc.
(Etiologie de la phthisie pulmonaire chronique, envisagée au point de vue clinique), par H. le docteur H. Breumer, sen., médecin-directeur de rétablissement sanitaire pour les maladies de la poitrine de GSrbersdorf. — Berlin, 1885. A. Hîrschwald.
Cet ouvrage, fondé sur un chiffre considérable d'observations personnelles et qui témoigne d'une érudition étendue, est consacré à la défense d'une cause aujourd'hui peu populaire, celle de la spontanéité de la phthisie. Après avoir
exposé, dans un chapitre intéressant, l'état actuel de nos connaissances sur le oacille de Koch, H. Brehmer lui déair toute influence pathogène; il fait remarquer que la phtliisie n'a pas les allures d'une maladie infectieuse, qu'elle n'éclate pas brusquement, mais parait être la résultante de certaines conditions morbides bien définies. En effet, en étudiant soigneusement ses malades au point de vue de leun antécédents héréditaires ou personnels, îlarelevéches tous, pendant la période de développement, deux caractères iin. portants : les signes d'une hypoplasie du cœur, et un Taible appétit. L'hypoplasie du cœur, qui se traduit d'ordinaire par des palpitations, a pour conséquence un trouble ci^cul^ toire d'autant plus redoutable que les poumons, chez les candidats à la phthisie, sont habituellement augmentés de volume. D'autre part, le peu d'intensité de l'appétit a pour résultat d'enrayer la croissance, et en particulier le développement de la cage thoracique. Faiblesse du cœur, augmentation de volume des poumons, étroitesse du thorax, voila autant d'éléments? qui, par leur ensemble, constituent It prédisposition à la phthisie. Quant aux bacilles, ils peuvent être aussi bien un produit de désorganisation des tisuj que le principe pathogène.
Enfin, pour M. Brehmer, la contagiosité de la phthine est loin d'être démontrée, et l'influence héréditaire s'eipl)i)ue très bien par la théorie qu'il défend.
TARlfiTÉS
Le gholAra a Marseille. — Le silence gardé jusqu'à ce jour sur la recrudueence de l'épidémie cholérique à Hurseille n'a plus sa raison d'être. Nous croyons savoir aue la population civile aussi bien que l'armée présentent, cnaque jour, un certain nombre de décès cholérioues, dont plusieors foudroyants. La visite à Marseille de N. le ministre àt commerce, accompagné de MM. Brouardel et Proust, a ei pour objet spécial Vinspeclïonde divers quartiers particuli^ rement insalubres.
Le choléra en Espagne. — Suivant les renseignements de l'Agence Havas, il y a eu dans toute l'Espagne, depuis le coin* meneemeot de l'épidémie jusqu'au 31 juillet, lli7Ï4 cas de choléra et 3i003 décès. A Madrid, le nombre des cas a été de 4068 et celui des décès de 1353.
Le nombre des villes espagnoles contaminées dépasse actuellement le chiAv de 380.
Société médicale des hApitaux (séance du vendredi U aoAl)- — Ordre du four : H. b^ré : Sur les alcoolisables.— H. Debore : Recherches expérimentales sur l'fayttérie. — Gemmuniettiou divenei.
Mortalité a Paris (31* semaine, du 86 juillet an l'août t88^^ — Fièvre tvpbolde, 42. ~ Vanole, %. — Rongeole, S3. - Scarlatine, z. — Coqueluche, 7. — Dipbthérie, croup, IK*'- Choléra, 0. — Dysentérie, 0. — Erysipéle, 6. - «'«f** paerpénUes, i. — Autres affections épidénuques, 0. — Ileiiiagite, 37. Phthisie pulmonaire, 172. — Auttcs tnbercnloses, i7. Autres affèctions générales, 6S. — Milfornistiou et débilité des âges extrêmes, 44. — bmebite aigni, o. 7 Pneumonie, &9.~Albrepiie (gastro-entérite) des eafuiU nooms au biberon et autrement, 99 ; au sein et mixte, 37 ; ioeonnu, 9. ' Autres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 66; de l'app^^!^ circulatoire, 54; de l'appiu^il respiratoire, 50; de l'apparei digestif, 48; de l'appareil géaito-uriDaire, 26; de ta peau « du tissu lamineux, 3 ; des os, articulations et muscles, tl- — Morts violentes, 29. — Causes non classées, 80. — Toul : yss-
G. Massom. PrgpriéUiin'Girant.
4fS7. BOVIILOTOK. —
TBinn-DiviitiiE Aimte
U AoDT i885
COMITÉ DE RÉDACTION
pRismnn : H. le docteur A. DB<aAllBH£
HuBRBB : HH. les doctean BUCHEZ, lEOMES DIEUUFOt OItETFUS-UISU, FMICOIS-FBMM, ÂLBERT HCIOCQUE
L LERESOULLn. HUL RECLOS
ÂdfOMr loM ea qai eeneana b fMidfeH u lî^f* d» Cemâë, ehei N. taounul M. rwd« UUa (mntle aurdt de préféraMe).
V«lr pma^ t «• I» 0»ncM«re <l— «M ACVM M U rA!Cmt.WÛ mm MéBBOnn PUIS
<ThAses, enmeni, eonn, ete.) «• mnrm ««mmmm* latére— ta pMUm i^tiirt.
SOUMMRA. — fAUn. AcadM* de néJftlae i U choiera li IhHeUb. — Projet d'an Ordn du niddeciai. — Tiuvaux OMsiiiAn. Patholofia iDteru : Do k BMladie de HOdfson. — CORKRSPOttDANCl. TdUnM traumilïque chronique suivi d« fudriwn. — SociirÉs savantis. Acadëni» des ideiMU. — Acaddmie de mddectBe. — SoeiéU de cbinugie- — Socidië de biologw. — Bojil médical and eorgicel 8oct*tjr.— Ophtkilii»]opcal Soeielj ofllM Dnlted KiDgriom. - Rbvub DIS MOMtAint. — Ttann k oomeHer. — BliLloSRAniii. U (pnnaitique. — HthdiM de la moelle d(diûire. — VARiiria. — Ficilliton. I^trat oMicalea.
Paris. 13 août 1885.
LE CHOLfiaA A MARSEILLE. — PROJET D*DN ORDRE DES M&OEGUfS
Ac«dMHri« 4« iMédeelM ■ Ij« eholér» * BbrMill«.
H. Brouardel vient de communiquer à l'Académie de médecine les résultais de la visite que lui et M. Proust viennent de faire à Marseille, en compagnie de H. le ministre du commerce. Ën ce qui concerne la réalité et Tintensîté de répidémie, les résultats sont conformes à ce que uous avions annoncé ; vingt-cinq à trente malades par jour, présentant bien les caractères du choléra asiatique. Il n'y a aucun indice que le mal ait été importé d'Espagne ou d'ailleurs. Les cas se sont succédé lentement, isolés les uns des autres, sans signes apparents de transmission contagieuse. Il s'agit d'une
recmdescence de l'épidémie récente, et d'une recrudescence dans les mêmes quartiers, là où la malpropreté et le dédain de tous les soins hygiéniqups sont portés à leurs dernières limites. Le tableau que H. Brouardel a tracé de eertainei habitudes domestiques et de l'épouvantable infection qu'elles répandent dans les maisons elles-mêmes et sur la voie publique est â soulever le cœur.
Aucune amélioration de quelque importance n'a été apportée à cet état de choses depuis l'année dernière. La presse poliiique, on le sait, s'en est plainte avec amertume. Bf. Brouardel a fait valoir au profit de la ville de Marseille une excuse que nous croyons légitime ; il a rappelé les entraves mises à la bonne volonté des municipalités par la législation actuelle sur la salubrité des logements, et il demande qu'on commence par une refonte profonde de cette législation. Nous sommes heureux de rencontrer sous la plume de M. Brouardel les vues que nous avons développées ici il y a peu de jours (numéro du i-i juillet, p. 483). L'insti* tution de commissions des logements insalubres laissée à la discrélîon des communes; dont neuf seulement usent de leur pouvoir; U lutte acharnée du droit de propriété contre l'intérêt de la sauté publique; les conflits d'attribution, à Paris, entre la préfecture de la Seine et la préfecture de police, certaines dispositions spéciales relatives à l'occupation des logements, tous ces obstacles à l'œuvre d'assainissement des habitations, nous les avions longuement signalés,
FEmLLETON
La UoondAtlon «MiflelaU* * !• Pacolta d* méddolnè d« 9mwim. - Xm déoapitta «t tes ptarilolaalMM. — AflairM é^BÊpêgam,
Quand j'ai lu dans les journaux politiques — autant dire les journaux de médecine, car nos confrères de la grande presse s'occupent terriblement de nos affaires — quand dune j'ai lu que la Faculté de médecine venait de supprimer une thèse sur la fécondation artificielle et ordonner la suppression des exemplaires, et ce à cause de l'itAnsorafit^ du sujet, ce n'est pas de la surprise que j'ai éprouvé, mais plutftt la conviction qu'il y avait erreur. La question de la fécondation artificielle est une thèse de physiologie et de pratique médicale parfaitement légitime, comme la fîajrefte Fa étaUi il n'y a pas longtemps, et Ton ne sao- S* Sten. T. XXII.
rail défendre à un candidat au doctorat de traiter, dans aa thèse inaugurale, de ce que quelques-uns de ses maîtres lui ont enseigné, verho et aetu. due s'est-il donc passé? H. Pajot, président du jury, grand partisan lui-même d« l'opération, vient de le dire dans une lettre adressée à La France : la thèse a été refusée à Vunanimité parce qu'elle était basée sur des statistiques tout à fait extraordinaires. J'ai eu la curiosité de voir ces statistiques; elles sont, en effet, fort inattendues. M. Gérard, onicier de santé, avant déjà passé la cinquantaine, s'est mis sur le tard, et pour des motifs personnels (suivant le dire d'un reporter), à.éludier la féconrlalion artificielle. Or, en dix ans, de 1875 à 1885, il a rencontré 518 ménages stériles, dans lesquels l'emploi prolongé de soins médicaux a permis 52 fois la fécondation normale. Restaient 4()6 cas où la fécondation artificielle a été pratiquée, dont 143 fois avec succès (102 couches et 41 fausses couches)* Et I^^V^f^^J?» nombre de323? N'allés pas les c@âK^i^Tttdiy^^%W
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et Rous avions déjà émis, pour notre compte, le vœu de réforme qui vient d'être volé par l'Académie.
M. Brouardel, sagement, s'est borné à l'exposé des faits. Cette fois encore l'influence de la malpropreté sur le déTelopperaent du choléra était rendue manifeste; voilà toute la conclusion indiscutable qu'il s'est permise. Ceux qui auraient cru voir dans cette réserve, comme dans les réponses faites à quelques remarques de HM. J. Guérin et Le Roy de Héricourt, l'abandon par HH. Brouardel et Proust des doctrines qu'ils ont jusqu'ici professées sur le caractère exotique du eholéraj se tromperaient assurément. C'est ce qu'on verra bien dans la discussion du fond, qui a été remise, d'un commun accord, jusqu'à la production du rapport de la commission du choléra, nommée, on se le rappelle, à la suite d'une importante communication de M. Harey.
Pi«|e* d'M Ordre «m médeelui.
Toîci venir la saison des vacances. Plus de travaux scientifiques; les Sociétés savantes fermées, les Académies encore ouvertes, mais à peu près vides. C'est le moment peut-être de donner attention aux questions professionnelles, qui ne chôment jamais. Or, parmi ces questions il en est une qui, par son objet propre comme par l'ensemble des points de vue auxquels elle se rattache, domine, toutes les autres, et que des circonstances diverses, depuis un certain nombre d'années, ont fait entrer plus avant que jamais dans les préoccupations du corps médical. Je veux parler des mesures à prendre contre l'envahissement du charlatanisme et contre tout acte susceptible de porter atteinte à la dignité et à l'honorabilité de la profession. Hais comme on ne peut guère entrer dans cette voie sans engager tout entière ia question des devoirs et des droits du médecin, la pensée est venue à beaucoup de confrères que le mieux serait de constituer le corps médical en un Ordre analogue à celui des avocats, fortement organisé, pourvu d'une réglementation précise et de moyens propres à en assurer le fonctionnement.
Ce que je me propose aujourd'hui, ce n'est pas de donner à cette question, plus complexe et, plus difficile qu'on ne le croit généralement, une solution pratique, négative ou positive; mais seulement d'en indiquer les éléments et de rechercher jusqu'à quel point l'organisation actuelle du corps
Non, il y a bien eu 48 insuccès francs, mais le8275 autres insuccès ne sont que des insuccès relatifs f
En présence d'une si brillante pratique, les juges se sont fait ce raisonnement Judicieux. Les occasions de pratiquer avec chance de succès la fécondation artificielle sont rares, et rares d'ailleurs les ménages qui s'^ prêtent. Ces résultats ne peuvent être exacts qu'à la condition d'une pratique tout à fait désordonnée de la fécondation artificielle, et il y a danger que de pareilles publications, répandues dans le monde, deviennent un appât trompeur pour les ménages non pas réellement stériles, mais simplement en retard, et, pour quelques praticiens, une tentation de lucre.
Il faut ajouter que la thèse de H. Gérard renferme un certain nombre d'hérésies scientifiques, mais surtout que, sans sortir précisément rie la décence, elle tourne quelquefois fort malencontreusement au badinage et à la facétie. J'ima-
f;ine que ces spermatozoïdes, tantôt sveltes et sauliliants chez es jeunes gens ; tantôt majestueuXf replett, énergique» ches
des avocats se prête à une imitation de la part du corps des médecins. '
La profession d'avocat a deux earaelères principaux qui, à l'exception des avoués, notaires et autre* officiers publics, la distinguent de toiftes les autres; elle fait partie de l'ordre judiciaire et elle est constituée par une association. Au premier titre, elle a toujours tenu son organisation des mains de l'autorité législative, elle a toujours été réglementée par des lois, décrets et ordonnances. Au second titre, elle a toujours disposé d'un pouvoir disciplinaire inconnu aux professions libres, portant à la fois sur son recrutement et sur ses actes, et qui fait partie lui-même de la législation. De là une organisation tout à fait spéciale, sitsceptible «enlement d'emprunts partiels, et dont les dispositions sont souvent inapplicables hors du cadre auquel elles ont été destinées. Voilà l'état de choses que le corps médical ne doit pu perdre de vue et que je voudrais marquer ici en quelques traits.
Tout avocat doit être au moins licencié en droit; mais tout licencié n'est pas ipso facto avocat comme tout offlcier de santé ou docteur est médecin, en ce sens que le titre de licencié ne confère pas le droit de pratique. Il y faut l'inscription au tableat^ de l'Ordre. Celte disposition remonte à l'origine du barreau français, où tout au moins à l'époque où l'association des' avocats prit modèle sur le barreau romain (vers le quatorzième siècle). El cette -inscriplion au tableau de l'Ordre est soumise à des conditions qui la différencient totalement de celle qui, en certains pays, notamment en Angleterre, établit la liste des personnes ayant droit de pratiquer la médecine et la chirurgie.
D'abord le futur dvocat, muni de la licence, est soumis à un stage, bien différent de celui de nos anciens licenciés, et dont la durée est de trois ans (ordonnance du 30 novembre 1832). Ce n'est qu'une préparation àTexercice professionnel, qui a pour moyens la fréquentation du Palais et surtout la conférence dite des avocatSt à laquelle les stagiaires sont tenus de prendre part. Or, cette simple phase préliminaire de la profession, condition obligée de l'admission dans l'Ordre est soumise elle-même à diverses régies destinées à assurer chez le stagiaire le respect de sa dignité et l'assiduité au travail. Ainsi le stagiaire doit être domicilïé à Paris, et occuper un appartement dont les meubles soient à lui. Certains manquements à ses obligations^ telle que celle d'assister aux conférences des avocats, le rend passible de peines disciplinaires. Il est d'ailleurs astreint d'ores et
l'homme mAr; petits, difformes ^ battant de i'aile chez le vieillard ; ces coureurs de tieeple-ekase, qui sont obligés de remonter un courant avant de recevoir ta pafme, n'étaient pas pour plaire à un jury sérieux.
Quant à la suppression des exemplaires, je ne comprends pas très bien ce qu'elle signifie. La Faculté a bien une masse avec laquelle on pourrait écraser la tète, mais elle n'a pas de pilon pour les mauvais livres.
— Gomment ne pas s'arrêter un instant, cherconfrère, à la vive discussion récemment engagée entre H. P. Bert et H. Laborde au sujet du droit d'expérimentation sur les suppliciés? Je vous en aurais dit un mot plus tôt si les Lettres médicales n'avaient des dates fixes dans la méthodique Gazette. Au fond, je ne crois ni, avec un de ces messieurs, que l'interdiction d'expériences touche au cléricalisme, ni, avec l'autre, que la thèse contraire frise le crime.
Si l'on regarde la chose par le côté ifbraletiHiBudbi$aire, on se dît tout de aoite qn*iMfli^Ë|^%^VM^«^
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déjà à tous les devoirs de la (vofessioo qu'il n'exerce pas encore.
L'aecompiissemeut du stage ne confère pas le droit d*in:- »riplion au tableau. Le candidat doit justifier de sa moralité, laquelle est constatée par les notes du stage, par les vérifîcations du rapporteur, par des renseignements demandés au b&tonnier des autres sièges ; si le postulant a fait un stage dans une autre Cour, l'enquèta relative au domicile est renouvelée.
Et par dessus toutes ces dispositions, si spéciales et si étran* gères à notre profession, se trouve la formalité du serment. Ce serment, exigé dès le stage, n'a qu'une lointaine analogie avec celui des anciennes écoles de médecine, qui se prononçait la main étendue sur le livre d'HippociiUe. Il est prêté devant une Cour, parce que l'avocat inscrit, comme Je Tai dit, appartient à l'ordre judiciaire; et ce qu'il promet concerne l'intérêt de l'Etat, de rautorité publique et des tribunaux plus que celui de la morale professionnelle.
Ce n'e^t pas tout. La profession d'avocat rencontre d'asses nombreuses incompatibilités. Tandis que l'exercice de la médecine n'est juridiquement incompatible avec aucune autre profession, pas même celle de pharmacien, la loi interdit le cumul de la profession d'avocat avec un asses grand nombre de professions ou avec de simples actes professionnels isolés ne ren^^t pas dans le r61e propre des membres du barreau, qui est la défense des ÎDlérêts on de ta personne des citoyens. Ainsi, il y a incompatibilité entre la profession d'avocat et toutes les fonctions de l'ordre judiciaire, à l'exception de celle de 8uppléant;avec tes fonctions de préfet, de sous-préret,de greffier, de notaire; avec les emplois k gages ; avec toute espèce de négoce, etc. Lacordaire, comme ministre d'un culte, n'a pu obtenir ou conserver son inscription au tableau* Il résulte de dilTérents jugements que l'avocat pratiquant ,ne peut être administrateur d'une société anonyme, syndic salarié dans une faillite, référendaire au sceau, professeur dans un cAlt^ge, etc., etc. (Voy. principalement l'ordonnance du 30 iriars 18^).
Voilà autant de dispositions qui coneourent à montrer commeat l'organisation de la profession d'avocat aceumule dès l'entrée de la carrière les garanties de reêpectabiliêéf avec la sanction de mesures disciplinaires. Si mainte^ nànt on sôît l'avocatt înSêrit'jusque dans l'exercice dti son ministère^ on sera surpris de constater que les règles déontologiques, même celles qui semblent ne dériver que de la morale générale ou de la délicatesse des sentiments, sont
mer la moindre étincelle de. vie chez celui qui .vient de
Fiayer sa dette et qui n'en restera pas moins mort après 'expérience. C'est une sorte de vivisection sur l'être bumain. Pour ma part, je comprends, je respecte, je partage même cette révolte morale, et je vais jusqu'à penser ^ue l'autorité judiciaire ou administrative ne manquerait pas de textes pour la consacrer par des actes; car la loi ne fait des cadavres de suppliciés une catégorie à part que relativement au mode d'inhumation, nui doit être sans appareil; et si le défaut de mention au genre de mort sur les registres de l'état civil doit être considéré comme une satis-i fkction donnée à l'intérêt moral des familles, aq peut penser aussi que les familles, alors môme que, pour des motifs divers, dles ne réclament pas le corps des suppliciés, ne voient pas d'un opfl inditTéreot pratiquer sur un des leurs des expérlenoes retentissantes et qui passent sous un nom propre dans les annales de la science.
D'un autre côté, si Von considère le fait en inédecin, et
le plus souvent consacrées par des ordonnances et des décrets qui, ayant à définir les attributions des conseils de discipline, signalent nominativement les manqnemenfs aux principes de modération^ de disintéretsmênt, de probité. Ce n'est, du reste, qu'un ressouvenir ou plutôt un écho persistant des plus anciens règlements connus de l'association des avocats. Nos plus anciens rois, à commencer par Chartemagne, les voulaient bons, pacifiques, désintéressés, charitables envers tes pauvres, (es veuves et les orphelins. Et comme le savoir juridique est la condition nécessaire d'une pratique utile et an élément de dignité, il y eut, en 134-i, un arrêt du Parlement ordonnant d'éliminer de la liste des avocats ceux qui seraient jugés ineapabiea. Notes que la chose ne serait pas absolument impossible aujourd'hui, le conseil de l'Ordre n'ayant & fournir aucune explication sur son refus d'inscription.
Parmi les devoirs de l'avocat, il en est naturellement qui concernant spécialement certains actes de la profession, ne peuvent avoir aucun rapport avec les nôtres. Je citerai, par exemple, le ministère d'office, la communication réciproque des pièces et des notes entre confrères plaidants, et quelques obligations envers les magistrats ou envers le ministère public. Une de ces dernières, pour te dire en passant, pourrait paraître désagréable beaucoup de médecins de nos jours: c'est celle de ne pas porter moustacke: il est vrai qu'elle tend & tomber en désuétude (1). Il est aussi des préceptes de déontologie dont je n'ai rien à dire ici ; ce sont ceux qui relèvent de l'éthique pure et dont je parlais à l'instant, comme la probité, la véracité, etc.; mais sur les applications particulières des règles générales, sur certaines questions pratiques bien définies, l'intérêt est réel pour nous de connaître tes règles suivies par le barreau. Je dirai quelques mots, à ce point de vue, de la dignité ixtérieurey delà conduite à tenir envers les clients pauvres, des Aono-
(1) L'Uat^ d* la iMrto al ^ U mMutaeka, efaw Im fMU de robe. ■ M la wj«t d'ima Ut^rawiila diswriatin do M. R. D«U|«ad. avocat k Seu {Wn).U omidualon Uréa par rauteur est qu la qaaaUon d« fond a'eat pat trancbée et nata Ihrda h fapTVécIttlM dat coara at trlbnown danat Uaqaela alla K poaa. A l'occaalon de eetia brochwra, 1|. Daligand m nçn d'un tontrkn ana lettra fa'U à bian tovIo no«a MBinttQEqucr al trop piquanta pour que je l'en reproduire pu la pa9M(;e prinaîpal ; ■ Eir IflSSS, apiia sToir plaidé )>lusleara foli avec lonle ma barbe, je ma pr^ aaaiBi à la bflrra an landenain d'uDa ctrcalalra d« pramkr prëaid«i|t, praaetivant d« totpv In BOnalBckoa, qtU aiaU»t à la HgniU txtiriewe CaweaU Le tribual Ni'«Rvo|k naar tiême» taMaM, et lUpéraUen fut mtma faite dans lo tc»tUre d« l^ia, pu <a% tarUer cftf à rtnMtnet pov ddiii Aa ehaiae. QvHid Je raparui, le pr^tideiit, qui dtait nn orignal ainiant k rire, me dit : < Voua veoei de faire le lacrifice de voire plui bel ornement sur l'aulal de la justice ; ne «ou> piaï- ^01 paa, nui avai afnadi Id éonaine itM htUtff C*«at t qwit ne ptraiiaent pas lenir le* vertneux »t barbua dtaclplea d'Bacal^M. >
seulement dans fes conséquences immédiates, il ne me paraît pas avoir une bien grande importance. Pour moi, je regarde comme absolument certain que le supplice de la guillotine tranche net la conscience de soi-même en même temps que la tête; en sorte que l'excuse de l'expérimenlation serait, à ce point de vue, dans son insignifiance. Les expériences de H. Laborde sur deux suppliciés; celles de H. Vulpian sur des chiens dont la circulation cérébrale artérielle a été suspendue, établissent bien que les propriétés excita-motrices persistent quelque temps dans un cerveau que n'irrigue plus le sang des artères; mais le décapité n'a pas le sentiment le plus léger, le plus fugace de l'opération dont il est le sujet. Il y est plus sûrement insensible que le décédé ordinaire ne Test aux excitations musculaires directes, qu'on peut prolonger quelquefois avec un résultat positif pendant une demi-heure eu même davantage. Et comn^ il se pouirait que les excitations électriques de l'encéphale pr»*. curassent quelques lumi^es nouvelles eu physiolof^ par
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rairety des rapport» de cHmtèU entré confrères, enfin du teerêtprofessionnd.
i' Dignité extérieure. — Oa a vu tont à l'heure l'importance attachée à la question du domicile et des meubles. L'avocat ne doit pas être campé» mais établi; d'un autre c6té, il n*est pas permis de signaler publiquement ce domicile par un signe extérieur, comme une plaque sur la porte de la rue ou de l'appartement. N'était la crainte du pouvoir disciplinaire, il est probable que cette règle serait fréquemment enfreinte, comme elle Test d'ailleurs par nombre d'avocats non inscrits. On sait que dans le corps médical^ où elle est toute platonique, elle n'est guère mieux respectée, et que même elle est exclue de la déontologie de certains pays.
2" Clients pauvres. — La règle n'oblige pas l'avocat à accepter les petites causes ; elle admet que sa situation au harretu, la multiplicité d'occupations plus lucratives, l'autorisent à décliner des causes de peu d'importance et qui absorberaient un temps précieux ; mais elle ne lui fait cette concession qm'à La condilioD de confier la cause k un confrère plus jeune on de position plus modeste. Hors ce cas, il ne peut paa déserter l'intérêt d'un citoyen.
3* Honoraires» — La règle traditionnelle est Tinterdiclion de toute demande judiciaire en payement d'honoraires. L'infraction à cette règle était autrefois punie de la radiation. La simple réclamation elle-même, soit par lettres, soit de vive voix est défendue ; i plus forte raison serait-ce une atteinte à la délicatesse que d'exiger des honoraires avant la plaidoirie (à moins de circonstances exigeanides avances d'argent, comme un voyage). Ces traditions sont séculaires. Dans ces conditions il est naturel que l'avocat ne délivre pas de quittance ; ce qui est sans inconvénient pour le débiteur, qui n'est pas obligé d'en produire en justice, en cas de contestation. Des arrêts ont décidé que l'avocat ne peut accepter des billets ou reconnaissances comme gage de paiement; encore moinsse faire adjuger par le client une part de l'objet en litige ni passer avec lui aucun traité relatif au paiement de ses honoraires. En tout cas la rémunération doit être proportionnée à l'importance de la cause et sa quotité ne doit pas dépendre de l'issue du procès: cause gagnée ou cause perdue, elle doit rester la même; ce qui élimine le point de vue du service rendu.
Je n'examinerai pas si tout« ces prescriptions sont bien onéreuses à l'avocat et si le système de la provision ou ta détention des pièces ne lui offrent aucune compensation ; je ne fais ici qu'une exposition analytique.
exemple sur les centres moleurs chez l'homme^ ceux qui les tentent chez le décapité peuvent être comparés à ces anatomo-pathologistes fanatiques qui emportent dans leur propre maison des morceaux de cadavres dont ils se débarrassent ensuite comme ils peuvent, ou encore à Bretonneau et Velpeau , ni allaient autopsier jusque dans les tombes les gens morts 'angine couenneuse. Tous ont violé la mort sans nuire au défunt. Il ne faudrait pourtant pas les traiter comme un Hérophile disséquant tout vivants les condamnés au dernier supplice, à supposer l'histoire vraie.
Voilà, cher confrère, dans quels termes la question doit se poser. Personnellement, je vous le répèle, je suis de ceux dont la fibre morale ne saurait se faire à toutes ces expérimentations funèbres, et j'estime que, maintenant, elles ont donné tout ce qu'on pouvait en attendre ; seulement je n'iraï pas jusqu'à décapiter à leur tour les zélés et honnêtes confrères qui croient pouvoir s'y livrer. — t&Gaxet^ hebdomadaire me ]^TaXt, cher confrère, avoir
4* Rapports de dienUle. — Le barreau a gardé mieux que nous le privilège de Vancienn^, lequel est réglé ici, non par l'âge, mais parla date de Hnscription au tableau. Si son chef, le bâtonnier, n'est plus comme autrefois le plus âgé de l'ordre, c'est que cette condition mettait en péril l'accomplissement de fonctions d'une haute importance. Dans les consultations, les arbitrages, les réunions ont lien dans le cabinet de l'ancien.
L'avocat a le droit d'accepter un client qui aura passé déjà par les mains d'un confrère. Généralement alors, le premier avertit le second et celui-ci ne se charge de la cause que si le premier a reçu les honoraires. Ce précepte, qui est loin, je crois, d'être toujours obéi, a été posé également dans l'ordre de la médecine.
5° Secret professionnel. — Les avocats comprennent de la même manière que nous le secret professionnel. Ils ne se tiennent comme tenus à déposer en justice que sur les faits dont ils ont eu connaissance dans 'l'exercice de leur profession. On comprend d'ailleurs que les arrêts de la Cour de cassation sur ce sujet et qui sont conformes à cette interprétation fassent loi pour eux comme pour nous.
Il reste à dire comment toutes ces règles de la profession d'avocat, contrairement à ce qui à lieu pour celle de médecin, trouvent une salutaire sanction dans Torganisalion de VOrdre. Ce sera le sujet d'un prochain article.
TRAVAUX ORIGINAUX
Paikol<^e iBterne.
Db u kaiadie db fioDOsoN, par te docteur Robert Hassalohgo (de Terone, Ildie).
Les altérations anatomiques de l'alhérome de l'aorte et son tableau clinique ont été magistral empot exposés par Uodgson {Traité des maladies des artères et des veines, traduit par Breschet, Paris, 1819* t. I**, p. 19); Constantin Paul, dans son Traiti toat récent sur le dia§n^ie et le traitement des mâladies ducmu-j demandeque cet ensemble de lésions qui débute par la dégénérescence athéromatense et aboutit à l'anévrysme véritable avec dilatation contiguê, insuffisance valvulaire consécutive, hypertrophie et dilatation du cœur, soit désigné sous le nom de maladie de Uogdson, pour rendre justice au médecin anglais. Nous admettons cette dénomination non seulement pour faire acte de justice.
apporté dans son appréciation des affaires d*Bspagne une sagesse digne de Minerve elle-même. Klle ne s'est pas pressée ; elle a attendu que l'événement prit un peu de corps; elle a cherché à prémunir ses concitoyens contre le lyrisme d'outremonts; mais en même temps elle les a engagés à ne pas dédaigner un ensemble de faits et un mouvement d'opinion oû tes intérêts de l'humanité se trouvaient si fortement engagés. Puis elle a cherché à faire comprendre comment les choses, sans tourner tout à fait à la déception, paraissaient s'embrouiller de plus en plus à mesure qu'elles se développaient; et finalement elle a conclu que le mieux, pour elle, était de se taire en attendant de nouvelles informations. Les informations arrivent de jour en jour, et malheureusement elles ne me paraissent pas des plus satisfaisantes.
Les afTatres d'Espagne vous tes connaissez, ce n'est pas la guerre de succession de 1761, ni celle de 1833 : ce sont les affaires Ferran. H. Ferran est en ce moment l'astre de la péninsule, d'où il envoie des rayons plus ou moias^ affaiblis
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mais aussi parce qu'elle est d'uae uliUlé TéritaUe dans la pnr Uque.
Un n'a qu'à lire le Traité de Hogdsoa pour se sentir pris d'admiration pour l'exaclllude qu'a met dans la description des phénomènes anatoiuiques et dans l'exposition des symptômes de cette altération de l'aorte. Sous le titre de maladie de HoadsoUj nous comprenons toute la syrnptomatologie, depuis PaUiérome simple de l'aorte jusqu'à la dilatatioa, et depuis la dilatation jusqu'à l'insuffisance des valvules semilunaires aortiques avec toutes les conséquences qui en découlent. De la sorte, le diagnostic des altérations des valvules aorliques est rendu dans olen des cas plus scientifique ; l'insuffisance des valvules de l'aorte est ainsi divisée en primitive' et secondaire, la première étant caraclérisée par l'altération même des valvules, l'autre par la dilatation de l'aorte consécutive à Talhérome. Cette nouvelle manière de comprendre cette maladie a une importance réelle pour le pronostic et le diagnostic, car, Talbérome diffus accompagnant presque toujours la lésion de l'aorte, l'opinion que nous formulerons sur l'entité des souffrances et sur la durée de la maladie sera importante au preuiier chef ; toutes les fois, en outre, que nous trouverons l'athérome périphérique, nous serons amenés à considérer comme étant de la même nature la lésion du cœur, et à rechercher si nous sommes bien en présence d'une altération organique du cœur ou plutôt de l'aorte.
La matadie de Hogdson débute par des souffrances très variées qui, doivent être rapportées a l'état des petites artères nourricières des viscères bien plutôt qu'à celui de l'aorte,. Cependant dans la plupart des cas les malades se rappellent que depuis quelques années ou quelques mois seulement, lorsqu'ils se livrent à un travail fatigant ou qu'ils montent un escalier quelque peu hâtivement, ils sont pris d'une sensation d'angoisse respiratoire et que leur cœur se met à battre vivement et tumultueusement. Les artères deviennent plus superficielles, plus apparentes et serpigineuses ; ce qui est dû, d'un cèlé à la profonde altération de nutrition générale résultant de l'arlérite généralisée, et d'un autre côté à l'épaississement des tuniques artérielles et à leur distension par une ondée sanguine plus vigoureuse. Quelques malades accusent une sensation de lourdeur, de tension et quelquefois même une douleur sourde, intermittente, à l'épigastre ou derrière le sternum. Ces incommodités deviennent un peu plus considérables toutes les fois (|oe le malade fait des efforts ou qu'il éprouve une émotion vive, et lorsqu'on comprime les espaces intercostaux au voisinage du sternum. Ce dernier phénomène d'après l'opinion de Peter, ne reconnaît pas pour cause l'altération de 1 aorte elle-même, mais la névrite du plexus cardiaque. Dès le début du processus morbide de la maladie deHogdeont l'auscultation nous fait saisir un signe qui ne manque presque jamais : les bruits du cœur, à la
pointe, soni secs et forts, les renforcements appartenant d'ordinaire an premiêr temps; mais ces caractères sont encor*
plus manifestes au niveau du foyer aortique, et c'est ici le deuxième temps qui devient plus sec, au point qu'on croirait entendre le bruit dans une boite en bois mince; U est bien rare qu'il y ait du souffle. La percussion nous offre aussi un autre moyen de diagnostic d'une grande importance; l'aorte ascendante, à l'état normal, ne dépasse oue de 15ou 20 millimètres le bord droit du sternum; et d après Peter {Traité cliniquê etpratique des maladies du cœur^ p. 726) qui s'est livré à de nombreuses mensurations à ce sujet, la matué pré-, aortique normale varie de 4 centimètres et demi à 5 centimètres et demi, au maximum, chez l'homme; de 2 centimètres 1/2 à 4 centimètres chez te fomme. Tout à fait au début de la maladiê 4e Hogdson, un examen plessimétrique minutieux pennet de constater une anprnenlalion de 1 centimètre et demi à 2 centimètres dans le diamètre transversal, et, dans les périodes avancées, celte matité peut atteindre jusqu'à 10 centimètres, ainsi que je l'ai constaté chez une femme qui mourut quelques mois plus tard. Chez une autre malade, ce même diamètre transversal de la matité arriva à 8 centimètres. Dans lés deux liërs environ des cas que j'ai observés, la main appliquée sur la région précordiale percevait un frémissement cataire dont l'augmentation était constamment proportionnelle à la dilatation de l'aorte.
La maladie progressant toujours, le premier bruit da l'aorte revêt les caractères d'un sonfne léger, tandis que^ le second devient en même temps plus sec; si la dilatation régulière de l'aorte devient encore plus considérable, le caractère de ce même second bruit devient métallique ou mieux encore tympanigue, pour me servir de l'expression de H. Gueneau de Hussy {Recherches sur la dilatation cylin' drique de l'aorte ascendante et sur le caractère tympa~ nique du second bruit cardiaque dans cette affectxony France médicale, 1876).
Très souvent les malades se plaignent de douleurs vagues entre les épanles et jusque dans les bras, douleurs dont quelijues paroxysmes peuvent acquérir à l'intensité de névralgies vêritabres.
Il y a toujours un profond changement de caractère ches les malades, qui deviennent mélancoliques ou même tristes : les premières souffrances, bien que légères, ont la propriété d'éveiller chez eux le soupçon d être atteints d'une maladie sérieuse qui mettra bientôt fin à leurs jours; leur pressentiment, hèlas, n'est le plus souvent que trop juste.
A ces souffrances nerveuses peuvent venir s'ajouter les douleurs qui constituent le tableau de l'angine de poitrine;' le bruit de souffle aortique du premier temps s'étend au début à peu de distance, plus tord on l'entend au niveau de la carotide et il grandit peu à peu en raison de la dilatation
dans le monde entier. Je n'ai, moi qui vous parle, aucun I motif de défiance envers notre confrère; je ne puis d'ailleurs me prévaloir d'expériences personnelles sur la question, et n'ai aucune familiarité avec les microbes. Hais à cause de cela peut-être, et bien sûr de ne pas obéir à des idées préconçues. Je suis très frappé des allures et de la destinée actuelle d'une découverte tout expérimentale, qui, à ce titre, devrait être aujourd'hui bien aéAnie dans ses moyens d'ae* tion et connue tout au moins dans ses résultais matériels. Or, il ne manque que cela, c'est-à-dire l'indispensable, pour
Îu'on puisse seulement essayer de porter un jugement inotivé. I. Ferran aurait cent fois raison qu'on serait autorisé à lui donner tort, et c'est à quoi peut-être il ne songe pas assez. Il écrit beaucoup; il écrit aux journaux de Madrid, à ceux de Paris et autres lieux; il écrit aux ministres de divers pays, aux académies, à M. Pasteur, etc. Les lettres sont généralement longues, pleines de minutieux détails; et, à mesure qne le' savant echereau se déroule et se disperse* il
s'embrouille. Les explications en se multipliant semblent se contredire. Sur la composition du liquide vaccinal, par exemple, H. Ferran aurait pu déclarer net que, inventeur d un procédé de vaccination anlicholérique, il en tendait en garder le secret pour en avoir les profits : c'était une position à prendre, position antiscientifique, anlihumanitaire, je le veux bien, mais parfaitoment définie. Point. On prend la peine de se rendre ches lui, comme s'il n'y avait plus de Pyrénées ; on lui demande un peu de son vaccin, il refuse; on en conclut naturellement qu'il veut en faire un remède secret, Erreur 1 II a communiqué son procédé à l'Académie des sciences de Paris, ou le fumet du prix Bréant a déjà attiré tant de guérisseurs. Mais pourquoi une confidence sur papier à une Acadi^mîe qui ne la demandait pas, et le refus de 1 objet démonstratif à ceux qui le réclamaient? Que si l'on cherche à se faire soi-même, sans et surtout avec les explications de notre confrère, une idée de ce vaccin anticholerique, on se trouve bien embarrassé. C'est une liqueur d'humeur très.
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de l'aorte; sa durée devient de plus en plus considérable, de sorte qu'il peut arriver petit à petit à vouer non seulement le premier bruit, mais aussi le second ; le cœur, au fur et à mraure qu'il s'hyperlrophie, s'abaisse, et le bruit de sounie se fait alors entendre jusque dans le troisième espace intercostd du côté droit. Un caractère propre à ce souffle, c'est qu'il a très peu de tendance à se propager vers la pointe, où il ne fait que prolonger un peu le premier bruit; le second bruit de l'aorte conserve encore le caractère tympanique.
Les rugosités de la surface interne de l'aorte, bien plus que lus modifications du diamètre de son orilice, sont les causps de ce souffla que nous avons décrit au premier brnit de cette artère.
L'obstacle produit par l'élargissement progressif de l'aorte devenant de plus en considérable avec les pr<^rès de la maladie, le cieur fatigué cède facilement en se laissant dilater; il est alors facile de comprendre que grâce à la dilatation de l'aorte et aux altérations qui commencent déjà dans les fibres musculaires du cœur, les valvules de l'orifice aorlique deviennent insuffisantes ; le second bruit disparaît aussi et il est remplacé pnr un souffle. Le rœur pendant cette période de la maladie a subi une hypertrophie très accentuée, le ventricule gauche surtout.
La pointC' atteint bientôt le sixième espace intercostal en se rapprochant de la li^ne axillaire.
Dins la dernière période de la maladie, l'insuffisance secondaire de la mitrnie se surajoute à rinsuffisance aortique; et alors le ventricule droit devient lui aussi le siège d une liyt>er(rophic avec dilatation : mais cependant elle n'arrive jamais au même degré que celle du ventricule gauche. A cause de celte évolution progressive, l'examen objectif des cardiaques au moment de leur entrée à l'hôpital donne des résultats très variés conduisant aux diagnostics les plus divers, mais tous dérivant de l'endocardite. Chez quelques malades oui se trouvaient à l'hôpital depuis des mois ou des années j'ai pu suivre toute la marche de la maladie : troubles nerveux du cœur ; le développement progressif de l'hypertrophie, de l'athérome et consécutivement de l'insuflisance aortiaue ; et apparition terminale des symptômes de lésions mirâtes ou des accidents caractéristiques de l'anévrysme de l'aorte ; toutes ces successions niorbides, j'ai pu quelquefois les observer chez un même malade.lLe pouls des individus qui sont atteints de la maladie de Hogdson présente au début les mômes caractères que dans l'artérite cnronique, il prend ensuite ceux d^ pouls , de Gorrigan; cette allure du pouls mise en évidence par lé sphygmographe suffit à elle seule
r ur faire comprendre l'évolution de ta maladie (voy. fig. 1^ et 3).
Il V a presque toujours une différence entre le pouls du côté droit et celui du côté gauche et lors môme que ces diffé-
capricieuse. La voilà tout d'abord qui fait merveille : les vaccinés ont rarement Le choléra et n'en meurent presque jamais, c'est le contraire pour les noo-vaccinés. Un peu plus tard, une revaccination à court délai devient nécessaire, et maintenant trois inoculations valent mieux que deux. Notre confr^ d'Alcira se met-il à fournir quelque éclaircissement sur la morphologie de son microbe, les plus habiles en ce genre s'en trouvent tout déroutés. M. Van Ermangen, ^ui s'y connaît, reconnaît dans les oogones ferraniquet de simples cristaux. Enfin, H. Ferran, a'ila eu un interprète fidèle dans le journal le Temps, finit par démolir lui-mtaie tout son édifice, comme le démontre excellemment, dans le même journal (numéro du 26 juillet), le docteur Philalèthes, un médecin grec qui doit ne pas venir du Pirée. En effet, après avoir sauté d'une seule inoculation du virtu atténué à deux inoculations, et de deux à trois, peut-être à quatre, la vaccination espagnole reviendrait tout bonnement au virus nonatténué. 11 irait chercher dams les déjections des cholériques
rences ne peuvent pas être appréciées au doigt, elles sont révélées avec fidélité j)ar le spnygmographe. Pour bien saisir ces faits, il faut avoir recours à l'application de rinstrument plusieurs fois répétée, car nous ne devons pas perdre de vue que de légères différences dans les tracés peuvent bien être occasionnées par une application imparfaite de l' instrument.
Fia. 9. — âTolMtioo da pool* iam» la nnUdi* da Hogdioa.
Cette différence entre le pouls droit et le gauche, que l'on retrouve à un faible degré même dans l'état normal, s'exagère singulièrement dans l'aortite chronique et entraîne des modifications tantôt dans le pouls droit, tantôt dans le gauche, selon le volume et l'étendue de la dilatation aortique ; c'est, en effet, l'une ou l'autre des branches qui partent de la crosse aortique dont le diamètre et la forme subissent des changements plus ou moins marqués; cela ressort jusqu'à l'évidence des tracés spbygmographiques dont j'accompagne quelques observations de maladie de Hogdson et que j'ai soigneusement recueillis dans le service du docteur Gérome Léoni.
{A suivre.)
l'agent cholérique, pour les metbre à l'abri du choléra. Et par dessus tout cela, absence un peu trop prolongée de statistiques précises , pour cause a*occupations nombreuses. C'est H. Ferran lui-même qui le dit à notre Académie des
sciences.
Aussi n'ai-je été surpris ni de l'accueil fait par cette dernière académie à la récente communication de notre con frère, ni des réserves, on pourrait dire des conclusions négatives de l'Académie royale de Madrid, dont j'ai pria connaissance dans le dernier numéro de la Gazette MÔdomadaire.
En attendant, Pépidémie fait de sérieux progrès en Espagne. Je lisais, dans la correspondance d'un journal politique, en date du 23 juillet, qu'elle sévissait alors dans 31 provinces, représentant à peu près les deux tiers du royaume. Et dans certaines loealités, embrassant 220 localité contaminées, « la maladie présente une marche d'une gravité exceptionnelle; elle saisit l'homme en pleine santé et le 4emsse en
14 AODV 1885 6AZBTT8 ^BDOHADAIRB DE MÉDEGIHE ET DE ŒIRUR61E — N< 33 — 535
CORRESPONDANCE
AS court Dl ■tOACTlOH DB LA fl SAIETTB BWIOHABAIU ■
Ml«l die (BérlaM.
Obs. ~ Poonosamy, ladiea Mdabar, entre le 27 avril i rbôpilal pour tumeur blanche du pied. Il est opéré le 3 mai (amputation intra-malléolaire, lambeau talonnier). Les suites de l'opération sont d'abord très heureuses, la cicatrisation est presque complète le 17 mai.
Le 18, le malade se plaint de ne pouvoir ouvrir la bouche; grand mangeur, il est géné pour mastiquer. Il y a de la raideur des muscles du cou et des muscles masticateurs. Peu de fièvre ; la tem|»érature est à 38 degrés. La plaie n'a pas mauvais aspect, mais le malade, irèn indocile, ne vaut pas conserver le membre dans l'extension, il le place toujours dans la demi-flexion', le moignon refMwant sur le ht.
Prcscriplîim : lait; bouillon ; potion; chloml et bromure potas* sù}ae, de chaque i grammes; auvp de morphine, 30 grammes. Injection hypodermique de 1 centigramme de chlorhydrate de morphine.
Ij6 19, même état, même difficalté dans les mouveménts des niftefaoires, même raideur des muscles du oou. Peu à peu, du 19 au 25 mai, les mouvements de la m&elioire inférieure deviennent
ftius lUires, la températtare est descendue; , à 37 degrés, et le maade demande à manger.
Du 19 au 25, on a toujours administré la potion au chlorat et au bromure, mais sans adjonction de morphine.
Le 25, prescription : deux œufs ; demi-ration de vin ; bouillon ; potion au chloral, 2 grammes.
Le ta, la température remonte à 38° ,3. Dans la nuit du 25 au 26 apparaissent les contractions toniques. Le mattu le trismus a cessé, mais il existe une grande raideur des muscles du cou, du thorax et de l'abdomen. malade ne peut pas uriner, et je dois pratiquer le cathétérisme.
Le 16, preacriptia» : dUoral et bromure potasrique, 8 grammes, à prendra de huit heures du matin i ouatre heures du soir. Injection hypodermique de chlorhydrate de morphine de 1 centigramme. En foisant riniection, je constate que l'impression produite par la piqûre est le point de départ de nouvelles secousses tétaniques. Je songe alors à utiliser pour l'absorption du médicament la surface de la plaie, et j'arrose la charpie qui recouvre le moignon avec une solution de chlorhTârate de moi^bine au centième. II m'est impossible d'isoler le malade; je recommande autant que possible d'éviter toute cause d'excitation, et le soir, à quatre heures, je renouvelle ta potion du matin. Dans les vingtquatre heures, mon malade adooc absorbé 16grammes de chtoral et 16 grammes de bromure de potassium, et a peu prés 3 centigrammes de morphine.
Le 27, le malade est dans un état d'ébriété complète, il veut sortir de son lit, et dans ses mouvements désordonnés s'est fortement eeotusionné le moignon. L'extrémité osseuse est tuméfiée, il y a du sang épnnehé dans le pansement, la dcatrice est rompue,
les lèn-es des lambeaux ne sont plus affrontées. N'ayant point de gouttière de Bonnet pour immobiliser mon malade, je le fais attacher à son liti^ Dans la nuit, il n'a eu que deux crises de convulsions toniques, mais il y a toujours de la raideur du tronc, et le membre inférieur malade ne peut plus se fléchir sur la cuisse, c'est une barre de fer qu'on pourrait soulever tout d'une pièce. — Prescription : pansement morphiné; potion au bromure et chtoral, 8 grammes. La température est à 38°.3 le matin, 38",8 le soir.
Le 28, la nuit a été mauvaise, trois crises de convulsions toniques généralisées. Température, 38%8. Le malade ne peut pas uriner. Je renouvelle le cathétérisme. — Prescription : chloral et bromure de potassium, 8 grammes chacun. Cette jpoliou est renouvelée le soir. L'ébriélé se maintient, mais dans la journée il n'y a pas de secousses tétaniques.
Le 29, ta nuit a été bonne; il y a encore de la raidenr dans le membre blessé. La température est h 38 degrés; il n'y a pas eu de convulsions toniques dans la nuit. — Prescription : lait; bouillon; chloral et bromure, 8 grammes.
Le 30, la raideur a disparu, la température est revenue à 37 degrés. Le moignon, qm était blafard, prend une coloration rosée de bon aspect.
A partir du 3u, j'alimente peu à peu le malade, et je maintiens 4 grammes de chloral et i grammes de bromure oe potassium jusqu'au 8 juin.
Aujourd'hui, 22 juin, le moignon e$t à peu près dans le même étal qu'au début des accidents tétaniques; la plaie marche vers la cicatrisation. En vingt et un jours le malade a absorbé 120 grammes de bromure de potassium et 120 grammes de chloral, et environ 60 ceniigrammes de chlorhydrate de morphine.
Cette observation vient à l'appui des dernières commanications faites par H. le professeur Vemeuil à la Société de chirurgie sur une observation de tétanos.
Les pîqdres de morphine sont cependant, je crois, à éviter ; dans le cas présent, et dans un autre de tétanos aigu, j'ai pu constater que la douleur de cette petite opéralion i^veifle les secousses tétaniques; ne vaut-il pas mieux faire absorber la morphine en solution par la surface de la plaie, surtout quand elle a cerlaines dimensions, comme dans le cas d'amputation.
m C. RANCft,
HédMlB i» Il IHriMu
SOCIÉTÉS SAVANTES
Académie de« aelMcea.
sftancb dd 10 aodt 1885. — présidence de m. bodlet.
Le hicrode de la fièvre ttpboide de l'hohne ; cultures ET INOCULATIONS. Notc dc M. Tayon. — L'auteur a Èultivé le microbe de la fièvre typhoïde et a pu constater chez certains animaux, que si 1 injection inlra-péritonéale
quelques heures *. La mortalité est considérable. Ainsi, à Aranjuex, sur 1798 cas de choléra, on a compté 885 décès. Cela doit faire un gros compte de microbes sortis de l'espèce humaine. H. Ferran n'a pas de temps à perdre pour en remettre, atténués ou non. (Voy. ci-contre.)
Faculté de Nahcv. — La chaire de chimie de la Faculté de médecine de Nancy est déclarée vacante. Un délai de vingt jours, i partir de la présente publication, est accordé aoz candidats pour j^dnire leurs titres.
Choléra en Espagne. — L'épidémie est toiyours en aggravation : 3168 cas et 1252 décès le 31 juillet; —3500 invasions et 12U décès le l" aoàt; — 38U cas et 1387 décès le 2 août; — 376i invasions et 2535 décès le 3; — 1323 cas et 1590 décès le 4 ; — enfin 4331 cas et 1660 décès le 5. Ne pouvant reproduire le bulletin quotidien, et voulant seulement donner une idée de la marche et de l'intensité de la maladie, nous passons sans intermédiaire au 12 août. Dans cette journée, pour 24 provinces, on a signalé 4238 cas et 1537 décès.
Choléra a Harsulle. — Snivant une dépêche, l'état-clvil a enregistré, le 11 aoM, 48 décès dont IS dioléînques. La dépèche ajoute : il y a eu depuis hier 2 décès à l'hèpital du niaro et 82 entrées; le nombre des mabdes eu traituoent dans eet hApital est actiiellement de 39.
GAZETTE HEBDOMADAIRE DE HftDBCiNE ET DE GHIHURGIB
14 Aoov 1815
ou intra-Teineuse de ce microbe était extrêmement dangereuse, même à dose infiniment petite, par contre l'inoculation sous culanée était touioors incapable de provoquer la mort, même avec des liquides de cultures très virulentes. Cette résistance des cobayes, des lapins, des chiens et des chats a décidé l'auteur, ainsi que plusieurs autres personnes, & étudier sur eux-mêmes, à plusieurs reprises, l'eiTet du microbe typhoïque introduit sous la peau. Les résultats obtenus — phénomènes locaux et généraux peu graves et de courte durée — pennellentà H. Tavon d'aflirmer que l'inoculation sous cutanée du microbe typholque n'est pas mortelle pour l'homme. Quant à savoir si ces inoculations confèrent l'immunité, si l'organisme qui a subi deux injections souscutanées devient réfractaire au développement du microbe typholque, c'est là une question que Tauleur ne peut encore resoudre actuellement.
ThAITEHEHT local de la PNEDUONIE FIBRINEUSE PAR LES INJECTIONS INTRAPARENCHYHATEUSES. Note de H. H.
Lëpine. — Dès le troisième ou le quatrième jour de la maladie, l'auteur injecte dans la partie du poumon hépatisée, et de préférence à la périphérie, au moyen d'une aiguille capillaire, quelques centimètres cubes de solution aqueuse de bichlorurede mercure à1/40000. Lesinjeciions sont pratiquées & trois ou quatre places, distantes 1 une de l'autre de quelques centimètres, de façon à circonscrire les lésions pulmonaires et à se tenir éloigné du hile du poumon. La quantité de sublimé ne dépasse pas, en tout, 20 à 25 centimètres cubes, c'est-à-dire une dose absolument inoffensive pour l'iadividu.
En voici les résultats :
1* Au niveau des points injectés, diminution immédiate des râles crépitants et du souffle qui sont en partie remplacés par du silence respiratoire et quelques raies plus gros ;
Quelques heures plus tard, exicerb&iion passagère de la température centrale; 3° Le lendemain, grand amendement de 1 état général el notamment défertescence précoce ; 4° Ultérieurement, résolution, qui, à en juger par la persistance du sounie, surtout dans les parties hépatisées qui n'ont pas reçu d'injection , ne s'eflectue qu au bout de plusieurs jours, c'est-à-dire au moment od elle aurait eu lieu si la pneumonie avait été abandonnée à sa marche habituelle on traitée par les moyens ordinaires.
De la cystite et de la néphrite chez l'amual sain,
PAR l'introduction DANS L'DHÊTHRE DD UICROCOCCDS CREŒ.
Note de MM. R. Lëpine et Gabriel Rocx. — Les expériences ont été faites sur des animaux sains, en introduisant dans le canal de rurèthre,au moyen d'une pipette flambée, une demigoutte de matière pure de micrococcus ureœ et en liant ensuite pendant quelques heures le prépuce de l'animal. Les phénomènes morbides qui en ont été la conséquence, les jours suivants, tels que : gonflement plus ou moins étendu de la région avec un peu de sphacèle, urines irésammoniacales, renfermant beaucoup de micrococcif et des cylindres granuleux ; muqueuse vésicale rouge et épaissie, etc., montrent ({ue le micrococcus weœ pénétrant dans des voies urinaires saines peut se développer alors même que t'urine est acide, et produire des lésions vésicales et rénales susceptibles d'entratuer la mort.
A l'autopsie on trouve, en plus de ces lésions, des mtcroeoeei dans les cellules épitbeliales du reiu.
Passagb des microbes pathogènes de la hAre au fobtits. Note de H. Koubassopp. — Il s'agit dans cette première communication de démontrer, par des expériences faites sur le vibrion septique, qui est un micro-oi^anisme anaérobie ne se développant pas dans le sang oxygéné, le passade des microbes en général de la mère au fœtus. Les expériences ont été entreprises sur des lapines et des cobayes pleines, soit avec le vibrion du rouget, soit avec des bacilles tuberculeux. Elles ont toutes complètement réussi en procu-
rant,en effet, le passage des microbes pathogènes de la mère au fœtus, ce qui conduit à admettre, dit l'auteur, l'existenee dans le placenta de communications directes entre les vaisseaux de la mère et des fœtus.
I Ihogolations ANTiCBOLÉRiQuES. — U. F. AugU adresse, par ordre de M. le docteur Ferran, un certificat concernant
I les résultats des inoculations anlicholériques à Benifajo et un diagramme indiquant la marche de 1 épidémie avant et après ces inoculations. R annonce l'enToi prochain de documents semblables concernant d'autres villes. Ces pièces sont renvoyées à la Commission du legs Bréant.
— M. Paul Gibier adresse nn télégramme relatif aux expériences qu'il a faites avec M. Vandermenglien sur les inoculations hypodermiques de bacilles cholériques. Ces inoculations, pratiquées même avec un liquide très chai^ en bacilles, n'empêchent pas les animaux inoculés ensuite par l'ingestion stomacale de ces mêmes bacilles de succomoer avec des svmpiêmes analogues à ceux du choléra. Les résnttats détaillés de ces expériences seront prochainement communiqués à l'Académie.
TraITEHENT du CHOLÉRA PAR LA CGNOBE. — Nole de
H. MancabeUi. — L'auteur préconise une solution de cendres dans de l'eau en boisson.
TRArTEMENT HV CHOLÉRA PAR LE COLLODION. — H. AfShU
I Drouet envoie un mémoire sur le traitement du choléra par le badigeon abdominal au collodion.
La présentation, qui en est faite par H. Bouley^ ajoutant
Îjue l'on peut ne pas être d'accord sur l'interprétation des aits rapportés par l'auteur, lequel est un homme de bonne I foi et absolument convaincu, mats que nombreuses sont les I observations de guérison recueillies tant par M. Drouet, de- I pois vingt ans, que par ses adeptes, soulève un incident.
I H. Gossriin regrette que le Bureau s'étende longuement sur des communications relatives à des moyens de traïle-
I ment aussi problématiques et d'une e^cacité aussi douteuse. Il demande que désonnais le bureau se borne à énoncer le litre de ces notes, et renvoie les manuscrits des auteurs directement à la commission du prix Bréant.
}iU.Frémy et Larrejf apprécient vivement cette proposition.
H. Faye veut, au contraire, qu'il soit parlé publiquement de ces communications, l'Académie ne devant rien faire sous le manteau de la cheminée.
M. BolUey tient à jusiifior sa présentation du travail de M. Drouet. Ce n'est pas la première fois, dit-il, qu'on parle de guérisons du choiera obtenues par les hadigeonnages abdominaux au collodion. Il y a vingt ans que M Drouet appeUe
' l'attention des médecins sur ce mode de traileneni, et aujourd'hui même M. le docteur Marins Patritti (de Brignoles) rapporte aussi nombre de faits de guérison obleiiue par ce même moyen. Il est même tellement convaincu de I^xcel-
; lencedcce traitement, que désormais, dit-il, il l'appliquera
! sur tout malade atteint du choléra.
A«iidéBil« de mèdedM.