‹ Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgieChapitre 151 sur 228 · SÉANCE DD 31 AOUT 1885. — PRÉSIDENCE DE M. BOULEY · texte numérisé non relu

SÉANCE DD 31 AOUT 1885. — PRÉSIDENCE DE M. BOULEY

L*oniGiN& DU CHOLÉRA. Note de M. Trécul. — L'auteur appelle Faltention sur le haut intérêt de l'expérience exécutée Tan dernier sur lui-même par M. Bochefontaine, expérience, dit-il, que Ton a voulu ridiculiser^ tandis rju'elle est un grand acte de dévouement à la science et au bien de l'huma* nité, et qui tend à prouver que le bacille de Koch n'offre pas les dangers que beaucoup redoutent.

H. Trécul demande que cette expérience soit renouvelée devant une commission ae l'Académie des sciences, de l'Académie de médecine ou du Conseil d'hygiène, afin d'éviter des discussions interminables sur Torigine du choléra.

Action physiologique dd tangdim. Note de H. Ch.-E. Quinguaud. — Il s'agit du tan^^in de Madagascar, poison d'épreuve des Midgaches, dont l'action sar le système nerveux central est caractérisée sariout par une augmentation de la réflectivité bulbo-sptnale.

Après un certain nombre d'expériences sur les animaux, H. Quinquaud a administré l'extrait mixte d'amandes du tanfniin il l'homme, â la dose de 5 à 10 centigrammes, dans diverses maladies, telles notamment que les paralysies loxiques, les tremblements, l'atonie intestinale, et dans l'incontinence d'uriue; il en a obtenu d'heureux effets, mais à la condition de cesser le médicament dès que les malades éprouvent de la céphalalgie, des nausées, des vomissements et un certain degré de faiblesse.

Influence solaire sur les cultures du c Bacillus ak- THRACis». Note de H. S. Arloing. — Dans cette nouvelle communication, l'auteur étudie l'influence qu'exerce le soleil sur la végétation, sur la végétabilité et sur la vimleoce des cultures de ce bacille.

Voici les résultats de ces nouvelles recherches : 1° Si l'on fait germer les spores du Bacillus anthracis dans une ètuve sombre, à température eugénésique, et que,vtngt-

auatre à quarante-huit heures après, on transporte les matras ans une étuve ensoleillée pendant le jour, et dans une glacière pendant la nuit, on remarque que la végétation des bacilles n'est pas immédiatement arrêtée par l'action des rayons sciures. Lorsque, à la sortie de l'étuve sombre, la colture renferme du mycélium, celui-ci forme des spores, et la culture continue son évolution. Toutefois, celle-ci s'achève avec lenteur et selon le mode qu'elle affecte habituellement dans les milieux nutritifs peu favorables.

1" La végélabitité du mycélium plus ou moins sporulé. dont le développement s'est opéré à l'étuve sombre, u est détruite qu'après vingt-cinq à trente heures d'exposition a'i soleil de

juillet, par une température oscillant entre 4-- 30 degrés et-{-36aegrés. Cette végétabilité diminue graduellementavant de disparaître.

3** Les modifications de la végétabilité s'accompagnent de l'atténuation de la virulence.

4" La lumière solaire atténue la virulence des cultures du Bacillus anthracis, et les transforme en une série de vaccins aussi sûrement que la chaleur. Elle est un agent biologique très important dans le monde des infiniment petits.

séance dd 7 septembre 1885. — présidence de h. bouley.

Les anesthésies apparentes et le retard des sensations DANS LES névroses. Note de M. Victor Revillout.—Dms des expériences très nombreuses faites dans les hépitaux et au moyen d'excitations sulUsamment prolongées, l'auteur s'est assuré que les anesthésies susceptiblesde disparaltreen quelques instants sous l'influence des aimants, de la suggestion, etc., n'étaient pas des paralysies proprement dites avec disparition complète de la sensibilité, mais une sorte d'obtusion se traduisant par des retards plus ou moins notables dans les sensations provoquées.

Dans les cas les plus accentués que M. Kevillout a rencontrés, le retard se prolongeait jusqu'à une demi-heure et même davantai^. De plus, il arrivait aussi que des sensations autres se manifestaient dans la même r^ion sans que le malade, qui auparavant n'y sentait absolument rien, rapportât d'abonl ce qu'il éprouvait au point précis où l'excitation était appliquée. En terminant, H. Revillout rapporte une observation recueillie à l'hêpital Laennec, qui écarte l'objection possible tirée de l'idée de la simple action morale de la suggestion éveillant une sensibilité réellement éteinte.

De l'action du sous-hitrate de bismuth dans le PANSE- MENT des PLAIES. Note de M. Gosselin, (Voy. aux Travaux originaux.)

L'origine du choléra. Lettre de H. Bochefontaine. — L'auteur déclare, en réponse à la demande faite dans la dernière séance par M. Trécul {voy. plus haut), être prêt à répéter devant l'Académie les expériences qu'il a faites l'année dernière sur lui-même, en avalant de nouveau, sous forme de bol, une certaine quantité de déjections alvines de cholériques.

M. Bouley croit que les premîèresexpériencesdeM. Bochefontaine sont parfaitement probantes, et qu'il n'appartient pas à l'Académie d'exposer le savant et courageux expérimentateur à des dangers plus ou moins grands. Des remerciements seront adressés à M. Bochefontaine, et sa lettre sera renvoyée à la section de médecine. '

SÉANCE DU 8 septembre 1885. — présidence de m. bergeron.

M. ledoctmr SiJoHnet (de Ravin. Ardsaaei) envois iniia ménieiret niuaaerlt* iur Iw iuveun U Mn, i'inHuence ie l'aUMenunt naiurel dam U trtU- IMWM iet nulcdicf dei rn/lnM en *m 4fe et (w le* Mwet, te ptcphytaMe, U trmitêmeM ia tmwuUiotu ehe» Ui enfant» i% premier âge.

M. h doutât Foumae (do Haraeille) adrcise l'BxpM^ manuKrit de* Vdooiaalîoiii ol ravaccinalioiM pmtiqHéei à l'aida de la Tacciuatto i animale w 1884.

H. Colombttt (de l'Hère) envoie un outt^ «tir roriKofhenU, poor le eoncoan du prix llard en 1885.

M. Proust présente lo Rapport lur l'^îddmîo *ie ehuliSra qui a rëfod en 1884 danilediSpartcmeat de* Bmehea-dB-RliAnn par HM. in decleun Atiipsl, VUlard, NicoiM-Onrinif/ el Queint.

U. de VUlierieommuniifiaiaaMvAtaoïimaUtttrV^arithadtnhoUndm» quelquee riUei du Midi.

Décès db M. Lunier. — M. le Président^il part à l'Académie du décès de l'un de ses membres t"*i|fjr9ir^T^ nùr, et rappelle les nombreux litres de celiii^ra rë^^^Nt

GAZETTS HBBDOHADAIRB DB HÉDSGINX KT DB GHIRIIRGIB 11 Sbpriuu 18»

& l'itiTection de ses collègues. (Yov. au FeuilteUm et aux Va-

riétés.)

Traitement des tumeurs de la vessie par la taille BirpoGASTRiQUE. — H. Gu^ou commuaiqoe à l'Académie une observation de tumeur de la vessie opérée et traitée par la taille hypogastrit^ue. Il entre tout d'aocrd, à propos de cette observation» dans de nninulieux détails sur le diagnostic des néoptasinea de la vessie, desqueb il ressort que l'étude méthodique des svmpl6mcs rationnels et en particulier de l'hématurie, que l'examen attentif de la vessie par le toucher rectal combiné avec la palpalion hypogastrique et que l'usage de la sonde souple fournissent une somme de renseignements parfaitement capables de permettre au chirurgien d'entreprendre en toute connaissance de cause l'opération et de choisir la méthode qui peut le mieux assurer l'extraction de la tumeur, ainsi que d'examiner celle-ci au cours de l'opéraiion. Il semble donc qu'il faille accorder À la taille hypogastrique la préférence dans le traitement des néoplasmes de la vessie, et les résultats obtenus parH.Guyon dans l'opération dont il entretient l'Âcadémie, ajoutent un argument nouveau en faveur de ce mode d'intervention.

L'opéraiion fut pratiquée lé 37 février dernier; une fois la parui vésicale incisée» le doigt sentit la tumeur sesaile implantée sur le trigone; elle fut morcelée et entraînée par fragmenta à l'aide d'une la^e curette peu tranchante ; puis la surface d'implantation fut grattée soi-

Sneusement avec une curette bien tranchante de moindre imenston. Puis, afin de voir complètement le siège du mal, H. Guyon se servit d'écarleurs imaginés par H. B^zy et d'un miroir ; il put ainsi parvenir à porter le thermocautère à plaque à trois reprises et directement sur le point d'iinplanlation. Les suites de l'opération furent des plus simples; le malade rentra chez lui le 16 mars. La tumeur, du poids de 160 grammes, fut reconnue à l'examen histologique être un papillome. M. Guyon a pratiqué la taille hypogastrique sept fois depuis cette opération, dans trois cas par des calculs, deux fuis par des néoplasmes el deux fois par des cystites chroniques douloureuses ; dans ces quatre derniers cas, la guérison s'est faite sans accidents; mais ils sont trop récents pour juger des résultats définitifs de l'opération. En combinant la suspension de la vessie avec des fils passés dans sa paroi, en se servant des icarleurs de H. Basy et d'écarteurs de divers modèles, M. Guyon déclare qu'on arrive très complètement, àl'aide d'un éclairage artiliciel, à minutieusement inspecter toute la surface interne de la vessie; il faut donc à la fois écarter, soulever et déprimer la paroi vésicale ; d'où la nécessité absolue de n'opérer dans la vessie

au'après avoir dégonflé et même enlevé le ballon de Pelersen, ès qu'on est pénétré dans la vessie. M. Guyon ajoute qu'il appartiendra à l'avenir de juger la question de l'intervention diiruipcale dans les tumeurs de la vessie; mais il pense qu'elle ne peut encore l'élre par les chitTres, malgré le grand nombre d'observations publiées; il faut auparavant être bien édifié sur les ressources du diagnostic, sur la manière dont il convient d'opérer, sur les secours & attendre d'une technique opératoire perfectionnée.

H. Gosselin fait remarquer que la méthode opératoire indiquée par M. Guyon sera plus utile encore pour les tumeurs pédiculées de la vessie; il a signalé dans sa clinique de rh6pital de la Charité, un cas de foiigus de la vessie qui eût pu très avantageusement être ainsi traité.

Transmission de la variole. — Deux malades atteints de variole ont été depuis plus d'un au admis par erreur, en deux fois différentes, dans les salles du service de M. Lancereaux à )'li6pital de la Pitié et chaque fois un ou plusieurs des malades de ce service ont contracté la maladie. Dans le premier cas il s'agissait d'un varioleux quittant l'hApital le deuxième jour de son éruption ; onze jours plus tard^ un des malades de la salle est pris d'une variole hémorrhagique qui

l'emporte en dnq jours. Une autre fois, une femme, tAnm tout à fait au début de cette même sEfeclion, quille la salir également le deuxième jour de la période d'éruption variolique, et au bout de ou(e jours, aeux malades de la salie olfrenl les symptômes du début de la période d'invasion de U variole ; quatre jours plus tard, elles commençaient U période d'éruption de cette maladie ; l'une d'elles est transférée dans un hôpital spécial ou elle succomba ; l'autre, alteintede variole discrète, est soignée dans la salle, mais depuis ' il ne se développa aucun cas de cette maladie. ,

M. Lancereaux en conclut que la variole peut se tnasmettre le premier jour ou du moins le deuxième jour de l'éruption et qu'une variole bénigne peut transmettre tout i la fois une variole grave et une variole discrète et béa^ne. '

PATUOGÉNIE, ÉTIOLOGIB ET TRAITEMENT DU CHOLÉRA. -

H. Peter a soigné, en 1884, à l'hèpital de la Charité, 43 cholériques : 26 ont guéri, 17 sont morts, soit une mortalité de 39 pour 100 seulement, bien au-dessous du chiffre d* C5 à 80 pour 100 donné par M. Jaccoud dans son Trailiiif pathologiej de celui de 50 à 55 pour 100 indiqué lur M. Traslow pour les cholériques de l'hôpital du Pfaaroiilvseille et du chiffre de 54 pour 100 donné par H. Oujiniin- Beaumetz pour l'épidémie de Paris l'an dernier. Avant d>iposer le traitement auc^uel il a eu recours, il croit deToit exposer les raisons cliniques el doctrinales sur lesquelles il s'est appujfé.

Pour lui, le choléra indien ne serait pas une maladie isolée dans la paihologie, mais il serait le dernier terme d'une série morbide progressive allant de la diarrhée simple à la diarrhée cholériforme, à la cholérine, au choléra nostras, au choléra indien. N'en est-il pas de même pour lad;senterie épidémique, qui serait également le dernier terme d'une série commençant à la diarrhée pour se continuer par la diarrhée dysentérique et la diarrhée inflammatoire el abouiir à la dysenterie épidémique? De même pour h diphtbérie appartenant k une série qui débuterait par l'angine catarrhale et l'angine couenneuse dite simple? D'où II résulte que dans un même milieu, sous des influences semblables, on voit, dans un laps de temps suuvenl très court, se succéder des cas morbides qui présentent une intensité graduellement croissante pour aboutir au terme extrême dr la série ; puis, lorsque l'afiection a acquis son maximumd'istensité, la maladie suit la marche inverse et la série eierbide devient décroissante, les cas successifs s'atténuent poar revenir au point de départ de la série ascendante : ainsi, qu'on soit pléthorique ou anémique, jeune ou vieux, homme ou femme, fort ou faible, riche ou pauvre, on est égal devant les maladies; on a la même aptitude à en être frappé, et cela à la suite parfois d'un seul rapport ou d'un séjour de quelques instants dans un lieu contaminé. La contagiosité relativeest celle, par exemple, de la Hèvre typhoïde, de la diphtliérie, du choléra; ici, il y a acception de personnes, conditioos nécessaires ou rapports répétés et séjour prolongé dans le milieu infecté; ainsi, la fièvre typhoïde et la diphthérie frapperont surtout les faibles ou les déshérités, et pour le choléra, ceux qu'il frappe le plus fort présentent les conditions fçéneraies indiquées ci-dessus, auxquelles s'ajoute le plus souvent un étal catarrhal antérieur des voies digestives. soA l'aptitude morbide ou la prédisposition. Ainsi, pour la cootagiosilé absolue, prédisposition inutile; pour la cout^; giosité relative, prédisposition nécessaire; la conlagiostf cholérique est donc essentiellement limitée et limitée psr des conditions extrinsèques aussi bien qu'intrinsèques. Les mières sont : la fréquence ou l'intensité des rapports, tf séjour prolongé dans le milieu infecté; les secondes sont-» chagrin, la (aligne, un état maladif antérieur, rendant Ifu^ ganisnie moios résistant ,

H. Peter s'atucbe ensuite à étahlir que la doctrine d«i" généraUon spontanée dl9igft{B«ll«^«,.^t(3k0Q4P@^<^uni-

ii SEPTBMBnB 1885 GAZETTE HlffiDOHADAIRB DK HÉOBCINB ET DE GHmUR6IE

maladie infectieuse, n'est jpas contradictoire avec la doctrine de l'importation. Gellc-ci a lieu par le fait d'une matière infectieuse, qui est le produit d'un oi^anisme TÏvant dans certaines conditions de milieu extrinsèques et intrinsèques. Il en voit la preuve dans les épidémies qui ont sévi à Toulon et à Marseille l'an dernier et cette année. Les rapports de HH. Brouardel et Rochard lui semblent justiûer à la fois la doctrine des diarrhées prémonitoires de M. Jules Guériu et la sienne propre sur les séries roortiides processives. Quant à Timporlation, s'il a été difficile de la démontrer en 1884, de r Extrême-Orient pour Toulon, il ne l'a pas été, en cette même année, de Toulon pour Marseille, et inversement en 1885.

D'autre part, si le choléra indien n'est pas isolé en ce qui concerne ses affinités, il ne l'est pas davantage au point de vue de ses analogies; n'est-il pas comparable en e0et à l'empoisonnement par le tartre stibié, l'arsenic, etc.? Il s'agit bien d'ailleurs, en pareil ca;:, d'un empoisonnement, car la substance toxique est Traisemhlablement un alcaloïde dévelop[té par les reactions multiples et complt^xes de la putréfaction, soit an sein même de l'organisme vivant encore, soit d'uu ornaisme nui a cessé de vivre. La ptomalne cholérique, telle que 1 analoipe conduit à l'admettre, exerce son action sur le plexus solaire, par l'intermédiaire des nerfs de la membrane muqueuse gastro intestinale; d'oA les premiers syroptômes diarraéiques; puis des réOexea se produisent du plexus solnire sur la moelle d'une part et sur le grand sympathique d'antre part; d'où les crampes musculaires dans les membres et aussi les contractions vasculaires ou crampes musculaires des vaisseaux, avec l'atgidilé et ta cyanose consécutives. A l'autopsie pratiquée aussitôt après la mort, on constate une injection très vive de l'estomac, de l'intestin et du foie qui est augmenté de volume, et, dans le plexus solaire, le développement des vaisseaux sanguins, la distension des capillaires, sans altération notable des éléments nerveux. Il faut donc combattre d'abord l'irritation el l'hyperbémia dont les réflexes sont si prochainement redoutab es que les deux tiers des victimes du choléra indien ont succombé dans cette période d'état, puis combattre l'état ty poholde qui succède & l'algidilé de la première période. Aussi, H. Peter eat-il partisan de l'emploi des révulsifs, tels qu'un vésicatoire au creux épigastrique, des courants continus pendant trois quarts d'heure à une heure, trois fois par jour et surtout le sac à glace de Chapman sur la colonne vertébrale; cette dernière méthode a donné 10 guérisons sur 12 cas. — (M. Peter achèvera le récit de ses tentative» thérapeutiques dans la prochaine séance.)

RETUK DES iOURNAUX

■•dia«fe«l*a •éalle 4« «Mit !• tégvsMnt estorae efarm mm Imm konune ém Mx-IibU «m, par H. M.-J. ROSSBACH.

— Il s*agit d'un jeune homme dont la peau, à Tftge de seize ans, ne présentait aucune anomalie, et qui à un moment donné se plissa, se rida et perdit son élasticité de manière à donner au sujet l'aspect d'un vieillard. Cette affection singulière débuta par la tête, pour s'étendre successivement au tronc, aux membres supérieurs, enfin aux membres inférieurs, où l'altération est actuellement à son début. L'auteur explique ce phénomène ^ar un excès de croissance de la peau relativement aux dimensions du corps, comme cela s observe quelquefois chez les nains. Le père du malade était, paralt-il, un homme de très haute taille. Quant aux causes de cette croissance exagérée, on peut l'attribuer à une suractivité des centres nerveux qui président à l'accroissement du tégument. Pour ce qui concerne la perte de l'élasticité de celui-ci, l'auteur n'en a pas trouvé l'explication. Il s'agit là, en tout cas, d'an fait unique dans les annales

rie la science. (DeuUeh. Archiv f. klin, Medicin. 1885, Bd XXXVI, H. 3-4.)

Salles de l*»<^lee(aHl« palnonalre, par H. A. HelLER.

— D'après les observations de l'auteur, les portions de poumon atélectasiques qui n'arrivent pas à prendre part à l'ampliation de l'organe subissent, dans un ^rand nombre de cas, peut-être dans tous les cas, des altérations graves : la disparition du tissu alvéolaire, Vhyperlrophie de la portion bronchique, d'où résultent des bronchiectasies. Celles-ci peuvent, à leur tour, devenir le point de départ de diverses affections : pneumonie catarrhale, gangrène pulmonaîre,etc.; l'hyperlropnie des parois peut entraîner Ta formation de tumeurs, d'enchondromes, par exemple. Ces lésions s'observent à tout âge. Une conséquence pratique importante relativement aux nouveau-nés, c'est l'indication formelle de faire, dans les premières semaines de la vie, un examen des enfants de peu de vitalité, pour recherchr^r les foyers d'atéleclasie qui peuvent se trouver dans le poumon, et de les soumettre à un traitement approprié et p nrti cul ière ment à la {gymnastique thoraciqui", pour déterminer le déplissement complet de l'organe respiratoire. (Deuische$ Archiv f. ktin, Mediein, 1885, Bd XXXVI, Hefl 34.)

Cm d» |Hiriil7«l« d« looa Ica ■*■•«■«« de l'œtl MMé* e««lT« * raactM« dlph«kérlU4«e, par M. W. UhTBOFF. —

Chez un garçon de dix ans, qui fut atteint, du i** au 15 septembre 1883, de diphlhérie pharyngée, on remarqua ila suite uoe parésie de divers faisceaux muac&laires; celle*ci disparut Graduellement; le réflexe du genou fut le dernier à se rétablir. Ënfin la guérison a pu être considérée comme complèf vers la mi-janvier 1884. Le phénomène le plus remarquable observé dans le cours de la maladie fut l'ophthalmoplégie double complète. C'est peut-être le seul exemple de ce genre connu jusqu à ce jour. (NeurotogUehe Centrai^ blatty 1885, n* 6.)

DtasBMUa dH MMtaMM, psF U. Ë. FaEUND.— Dans un grand nombre de cas de carcinome, l'auteur constata, pendant la vie, la présence d'une quantité anormale de sucre et,de gl^cogène dans le sang, et ta disparition graduelle de ces

prmcipes après l'extirpation des tumeurs dans neuf cas sur dix. Dans une trentaine de cas on ne put observer, ni avant ni après l'extirpation des tumeurs cancéreuses, une augmentation anormale du sucre dans l'urine. L'auteur pense que la présence d'un excès de sucre et de glycogène dans le sang est nécessaire pour la production du carcinome ; il en résulte un moyen de diagnostic précieux de celui-ci. {Wiener med. mmer^ 1885, n" 9.)

ObMTvaUMS «IIvMkim mmr te Mphtoltee, par Ë.

ScHWARZ. — Rossbach a récemment recommandé la naphtaline comme un excellent antidiarriiéique {Berlùter «in. Woehenschr.t n* 42), Schwarz révoque en doute celte action spéciale de la naphtaline, et cela après avoir expérimenté cet hydrocarbure à la clinique médicale de Zurich ; le seul résultat pratique consiste dans la désoduration des selles. Un inconvénient grave de la naphtaline, c'est le ténesme urinaire avec douleur ou brûlure pendant la miction, de sorte que ce corps ne saurait ôire employé qu'avec les plus grandes précautions dans les cystites contre lesquelles on l'a également recommandé. {Centralbi. f. kiin Medicinf 1884, n" 50.)

Tr*la antopalea servant * démontrer quelques pointa de» loealloatlons cérébrale*, par le docteur JaS. AllAK. —

1" Cas. — Ramotlisseinent cérébral; paralysie; mort. Autopsie: lésions du ganglion basai et de la troisième circonvolution frontale gauche. — Catherine F..., âgée de soixante-six ans, entra à l'hépital le 15 septembre 1882. Jusqu'au 4 de ce mois elle a toujours j<»i>/a*Q9^{t(^/)f 1^ vigoureuse santé, lorsque suhiteâigiltelfë3fiMé|nMJé|tA

GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE H Septembre m

lysie du c6té droit. Le jour de son admission on constate la paralysie complète des membres supérieur et inférieur droits; les muscles de la face sont indemnes. La malade éprouve de grandes douleurs dans les membres paralysés. Ë^le est excitée, bruyante pendant la nuit, mais très probablement inconsciente. Le 17 novembre, attaque épileptiforme, perle de connaissance; la malade pousse des gémissements jusau'à sa mort, qui survient le 23 novembre. Après son allaone la face était fortement tirée à droite et le membre pelvien aroit était fléchi sur Tabdomen. Les réflexes étaient exagérés; la jambe gauche était agitée de mouvements convulsifs, les réflexes y étaient diminués. Les deux yeux étaient tournés à droite et en haut ; les pupilles dilatées, mais sensibles à la lumière. La salive s'écoulait de la bouche, la déglutition étant devenue impossible.

Autopsiepraliquée quelques heures après la mort. Enveloppes du uràne très épaisses, près d'un demi-pouce en certains points; méninges de la convexité opaques et épaissies; sérosité abondante sous l'arachnoïde ; la substance cérébrale a une consistance générale plus ferme que normalement, mais ttoe portion de l'hémisphère gauche comprenant la troisième circonvolution frontale est très molle à la palpation, et À ce niveau les membranes ne peuvent être enlevées sans entraîner avec elles des parcelles de tissu cérébral. A la coupe l'hémisphère droit présente une consistance très ferme ; le ventricule latéral correspondant est diminué de capacité; une très volumineuse artère plonge dans le corps strié. L'hémisphère gauche sectionné, on met à nu un corps strié ramolli jusqu'à la diffluence; il existe aussi un foyer de ramollissement dans la portion qui avolsine la partie antérieure de la couche optique ; le ramollissement s'étend aussi dans l'épaisseur de l'hémisphère gauche depuis ses parties les plus profondes jus(^u*à sa surface intéressant la partie postérieure de la troisième circonvolution frontale. Le tissu ramolli est d'une coloration plus foncée que normalement; il n'y a pas de trace d'hémorrhagie récente ou ancienne. Insuffisance aortique ; athéromedes valvules et de la crosse de l'aorte; hypertrophie considérable du ventricule gauche; foie et reins cirrhotiques.

3* Cas. — CmvuUions; perte de la ru0, mort. Autopsie montrant «n foyer de ramollissement s'étendant jusqu'à la couche opttque. — James R..., soixante-quatre ans, cordonnier, est apporté par la police à l'hôpital le 9 décembre 1882. Il a été trouve sans connaissance sur la voie publique ; peu à peu il revient à lui et quelques jours après il semble très bien; sa mémoire cependant est très défectueuse; il a une expr«»ssioii anxieuse, comme s'il était sous le coup d'un danger imminent. Il se plaint de douleur à la partie postérieure de la tète. L'examen ophthalinuscopique ne révèle rien d'anormal. Le patient reste à l'h&pital insqu'à sa mort, gui survient le 13 juin 18B4. A des intervanes variant de SIX semaines à deux mois durant son séjour, il fut pris de très violentes attaques épileptiformes. Une semaine avant sa mort, il fut oblige de garder le lit à cause de la fré* quenee et de l'intensité de ses attaques. Les contractions musculaires étaient ordinairement généralisées, mais toujours plus marquées et quelquefois absolument localisées au cèlé gauche, membres et face. En dehors de ces attaques de convulsions le malade avait sa connaissance et conservait l'usage de ses membres. Il devint complètement aveugle quatre jours avant sa mort. Il ne souffrait pas de ses yeux et n'avait jamais rien éprouvé du côté de ces organes. On ne relevait rien de particulier dans ses antécédents de famille; lui-même n'avait eu aucune muladie antérieure, mais il s'adonnait aux boissons. L'autopsie du crâne fut pratiquée quelques heures après la mort. La boite crânienne adhérait aux méninges; celles-ci étaient considérablement épaissies; il y avait une très grande quantité de sérosité dans l'espace soûs-arachnoîdien. Dans la faux du cerveau, juste au-dessus de l'apophyse crista-galli, existait une petite plaque osseuse.

Àu moment où l'on enleva le cerveau, une grande onantité dp sérosité s'échappa des ventricules. Les artères de la étaient alhéromateuses et calcaires. Au niveau du lobule supra-marginal gauche on constatait une lar^^e perte de substance cérébrale ; il en résultait une sorte d'entonnnr triangulaire, dont les deux plus longs côtés, mesurant cuviron un pouce et demi de longueur, étaient formés par la rirconvolution pariétale ascendante et la circonvolution temporo-sphénnldale supérieure ; la base du triangle, d'un pouce de longueur, était située dans le lobe occipital; le sommet de l'entonnoir allait jusqu'au niveau de la corne descendante du ventricule latéral gauche, dont il n'était séparé que par l'épendyme épaissi ; le foyer de ramollissement se pn>longeaitainsi dans l'épaisseur du prolongement ventriculaire de la couche optique. Le corps strié gauche et le reste delà couche optique avaient leur consistance normale. Dans it ventricule droit on trouvait un ramollissement de son plancher en arrière et en dehors de la couche optique; il s'éieodait dans la partie postérieure de celle-ei à an duni-poun de profondeur.

3* Cas. — Maladie du cceur; hémiplégiey mort. Autopsie : ramollissement du corps striéet d*une partit ùia couche optique. — William H..., trente-sept ans, couTKst. est admis à l'hôpital le 24 mars 1884 pour une paralysie da côté gauche, survenue subitement la veille de son utoiiS' sien. Pas de maladies antérieures; pas de syphilis, pai d'alcoolisme. Paralj'sie motrice complète du membre supérieur gauche et incomplète du membre inférieur du méroe côté; les muscles de la face sont indemnes. Il éprouve de violentes douleurs dans l'oreille droite s'irradiant dans le côté correspondant de la tète; rien d'anormal à l'examen de cette oreille. Pupilles inégales, la droite est contractée, ta gauche dilatée. AfTeclion aortique et hypertrophie cardiaque évidentes. Les jours suivants, le malade fut pris de fièvre, de petitesse et d'irrégularité du pouls, d'attaques de dyspnée et finalement il mourut d'œdème du poumon.

Autopsie trente heures après ta mort. Les os du crâne sont denses, épais, pesants, de la consistance de l'ivoire ; le diploé a disparu. La dure-mère, au niveau du sinus longitudinal supérieur dans les points où l'on trouve habituellement les corpuscules de Pacchioni, contient un grand nombre de spicules osseuses. Les méninges sont épaissies, spécialement au niveau du vertex e( en arrière du pont de Varoleà la base du crâne ; sérosité dans l'espace sous-aracbooldies. Le corps strié droit est considérablement ramolli, presque jusqu'à la diffluence ; il en est de même d'une grande partîf de la couche optique droite dans sa région antérieure supérieure et externe. L'encéphale ne présente par ailleurs nea d'anormal, si ce n'est que sa consistance est moins grande qu'à l'état normal. Les deux oreilles internes examinéesav^ le plus grand soin n'offraient rien de pathologique. (I^f Lancet, p. 797, 2 mai 1885.)

Fracinre éu. ertae avec e»rMieeMeat dca IraiCMe**' et perte de ««Wlanee cérébrale i aphaale, par M. MORGAN-

— C. F... est apporté à l'hôpital, le 8 novembre 1883, pour une fracture avec enfoncement du pariétal gauche, produite par un coup de levier de fer. On relève le fragment d'os enfoncé, et pendant cette opération le sinus longitudinal supérieur est blessé; de là une hémorrhagie alarmante, qui fut arrêtée momentanément au mo^en d'un gros tampon d'oualip. Le lendemain, hémiplégie druite, paralysie du rectum eloe la vessie, et très vives douleurs dans la tête; ces douleurs cèdent à de fortes doses de bromure de potassium.

Le 12 novembre, à huit heuresdu matin, fortehémorrha^ie. que l'on arrête en partie par la compression; mais un écoulement de liquide séreux, mélange de sang, dure toute « journée. 13 novembre, aphasie complète; plus d'hémorrnagie. 16 novembre, coma, hernie du le malade reprend corifligitàHMtfc^KatelnaMfl^Ms^ " ^

11 Septembre 1885 GAZETTE HEBDOMADAIRE DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE N* 37 — 605

besoin. La hernie du cerveau n'a pas ctiangé. Les jours suivants, le malade est complètement aphasique, mais il a toute sa connaissance; ta plaie va bien.

â janvier. — L'hémiplégie droite commence à rétrocéder; la plaie est granuleuse; à son centre existe une dépression marquée due à une perte de substance cérébrale. A la fia de janvier le malade était convalescent.

Février 1885. — Le malade a la démarche des hémiplégiques, mais il peut iaire plusieurs milles; il peut se servir un peu d« son bras droit, mais nullement de sa main ; il est eai et comprend tout ce qu'on lui dit. Les sens spéciaux, l'ouïe, la vue, l'odorat, le goût ne sont nullement affectés, mats le blessé reste aphasique. D y a une dépression considérable au niveau de l'ancienne blessure. {The British médical Journal, 6 juin 1885.)

OtecFvalloa dm pmrmljmlcdc lasenalMUté, par M. John

Urquhabt. — Un clergyman &gé de trente-neurans, maigre,

fiâle, nerveux, vient consulter l'auteur de cette observation e 26 décembre 1883; il se plaint d'avoir perdu la sensibilité dans toute la r^on s' étendant depuis les orteils jusqu'audessus des crêtes iliaques. Il n'a aucune sensation l'avertissant de la réplétion de son rectum ou de sa vessie; il ne sent rien lorsqu'on touche ses membres inférieurs, ni quand on applique à leur surface un corps chaud ou Troid. on lui pimie ou lui chatouille la plante des pieds, il accuse de la douleur et les retire immédiatement. Il est insensible au niveau des cuisses et de plusieurs autres parties des membres pelviens. Il sent le chaud lorsqu'on lui applique une cuillère chaude à la plante des pieds et les retire promptemenl, mais il dit que la sensation qu'il éprouve alors est moins netle que celle qu'il ressent lorsqu'on lui touche les mains avec le même corps. Au lit, sous ses couvertures, il ne sent pas la

(lartie inférieure de son corps, et il ne sait pas où il est ; orsqu'il est levé et qu'il voit ses jambes, il se trouve beaucoup mieux. Il peut marcher parfaitement, aussi bien lorsqu'il a les yeux ouverts que lorsqu'il les a fermés; il sent la résistance du sol quand il marche; conservation du réflexe patellaire. Densité des urines, 1018; ni sucre, ni albumine. Pouls, 60; température normale;' fonctions digeslives régulières. Tous ces troubles disparaissent après six mois sous rinfluence d'un traitement composé d'iodure et de bromure de potassium, de sirop d'Easten, de douches et d'électricité. (The Lancet, 1" août 1855, p. 200.)

Le pMMi«Blai-«oce«a de Frtedlra4ttr, par le docteur

Sternberg. — Le docleur Sternberg appelle l'attention sur un coccus appelé pneumonia-coccus de Friedlander, qu'il proclame être identique, au point de vue spécifique, avec un micrococcus qu'il a déjà décrit, et qu'on trouve dans la salive humaine normale, et avec celui qui a été rencontré par Pasteur dans le sang des enragés, et (^ui a été injecté avec la salive d'un enfant mort d'hyJrophobie dans un hôpital de Paris. Il propose de l'appeler Micrococcus Pasteuri. La capsule ou Penveloppe de mucus qui entoure parfois le micrococcus, décrite par Friedlander eu 1883, et photographiée par Stembei^ deux ans avant, ne peut pas être considérée comme un caractère distinctif de l'espèce, car sa présence n'est pas constante, et les circonstances qui en commandent le développement n'ont pas été suftisamment déterminées. Il est établi que c'est un organisme pathogène, et que sa puissance nocive varie dans différentes circonstances. Il paraît extrêmement probable que r.c micrococcus joue un rôle dans l'étiologie de la pneumonie croupale, et

3ue la nature infectieuse de la maladie est due à sa présence ans les exsudais fibrineux des alvéoles pulmonaires. Hais cela ne peut pas être considéré comme deûuitivement établi par les expériences qui ont été faites sur les animaux inférieurs. La présence constante de ce micrococcus dans les sécrétions buccides des personnes saines indique qu'il est

besoin de quelque autre facteur pour provoquer une attaque de pneumonie, et il est probable que cet autre facteur a^it en diminuant la résistance vitale du tissu pulmonaire et en le rendant vulnérable aux attaques du microbe. Cette hypothèse permet de nous rendre compte du développement de nombreux cas de pneumonie. Le germe infectieux étant toujours présent, l'auto-infection aura des chances de se produire toutes les fois que le sujet sera alcoolique, soumis à l'influence de gaz méphitiques ou de quelque autre agent déprimant la vitalité des tissus. On peut aussi sap-

{loser qu une paralysie vaso-motrice réflexe, affectant un obe du poumon, par exemple, à la suite de l'exposition au froid, est capable de diminuer la résistance du tissu pulmonaire et de permettre an micrococcus d'accomplir ses uchenx effets. Par contre, il est permis de penser qu'une personne dont la puissance vitale est affaiblie par quelqu une des causes mentionnées plus haut peut être attemte de pneumonie par infection extérieure & l'aide de matériaux contenant une des variétés de ce micrococcus pathogène ayant une puissance permanente ou acquise plus grande que celle que possèdent les sécrétions buccales normales du même organisme. (The American Journal of the médical tcieneei, juillet 1885.)

TmI<mmm< dM liéBMrrlMVdea pmm Um la|ec*lM»

d*«eM« i^éMi^ae, par le doctour Kelset. — Ce praticien, après une longue expérience, s'est arrêté à ce mode de traitement des bémorrho!des; depuis qu'il l'emploie, il n'a jamais vu un malade renoncer à te poursuivre jusqu'au bout; il n'a jamais manqué d'en obtenir des effets satisfaisants et n'a jamais eu d'accidents sérieux. Il se sert, à cet effet, de trois solutions : l'une de 15 pour 100, l'autre de 33 pour 100. et la troisième de SO pour 100; parfois il emploie l'acide pnénique par. (The American Journal of the médical sctenee, juillet 1885.)

TMnrMX Si «Msailter.

Du TRAITEMENT IIECA.N1QUB DES BÉTHÉCISSBMENTS DD L&RTNX,

par M. Alex. Jacobson. — Dans ce mémoire, l'auteur étudie avec soin les indications, soit de la trachéotomie, soit de la dilatation du larynx, dans les castes plus variés, selon la nature delà lésion qui a déterminé le rétrécissement, selon la durée de celui-ci, etc., et décrit de nouveaux procédés de dilatation. (Archit fOr Min. Chirurgie, 18tf6, Bd XXXL H. i.)

Opérations pratiquées sdr le urtnx dans la clmiooe de BiLLROTH DB 1870 A 1884, par M. Fr. Saubr. — Important mémoire dans lequel on a eu égard, non seulement a ropération elle>nièmcet i sa gravité plus ou moins ^nde selon le mode opératoire, mais encore au traitement consécutif, dont l'infloenee sur l'issue finale est trop souvent négligée dans les statistiques. (Arehiv fâr kUn. Chirurgie, 1885, Bd XXXI, H. i.)

Cas DE paralysie spinale aiguë ascendante, par M. Mietu. — Cas intéressant, très caractéristique, de la maladie décrite pour la première fois par Landry : paralysie progressive des extrémités inférieures et supérieures, géne de la parole et de la déglutition, atteignant leur maximum d'intensité au bout de quinze jours, puis se dissipant de nouveau au bout d'un mois, sans que l'on ait observé i ancuo moment de symptômes du côté du cerveau, de la vessie, do rectum, sans qu'il se soit produit des

Shénomènes d'ataxie, de modification de rexeilabilité électrique, c troubles de la sensibilité. (Deut. med. Wochemchrift, 1885, n»5.)

Traitement dv choléra nostras par la vératrine, par W. Hugo Schulz. — La vératrine est très utile dans le choléra nostras tant que l'intestin n'est pas paralysé et que l'affaiblissement général n'a pas fait trop de progrès. Il est indispensable que les tissus et les o^anes soient encore aptes à reniphr leurs fonctions, et notamment que l'activité circalatotié toit sufBuint& (Deutnche med. Woehenschr., ISffiigBW^ by VjOOy IC

GAZKTTE HEBDOMADAIRK DE HfiDEGlNE ET DE GHIRURGIR ii Septeotre 4885

Cas de méningite tubbrcoleusb coNSiteirnvE a un lupus;

PIlèsENCE DE BACILLES DE LA TUBERCOLOSE DANS LE SANG, par

H. DouTRBLEPONT. — Lcs cu de taberculose ffénérdisée $mt9nint après le lupus sont loin d'àtre rares; ces rails ne présentant rien cTeztraordinairp, car Kodi a démontré l'identité entre )« taeille de la tuberculose et celui du lupus- La présence des bacilles dun le sang caractérise rinfection aiguë, qui a eu pour

foiot de départ la lésion cutanée. {Deutsche med. Wochenschr., 885, n" 7.)

TRAtTEMENT DBS DÉVIATIONS DE LA COLONNE VERTÉBRALED'APRÈS

LE pRocÉDi DE Sayhe, par H. H. Nebel. ~ Mémoire important au point de vue de l'orthopédie; ne se prête pas à l'anal^e. Des figures Taecorapagneiit. (DeuUche med. Wocheiuchr.t 1885, D- 6, 7. 8.)

Du pied plat, par M. Herm. v. Heyer. — Dans ce Iratail, très Mtéressant, ratHeui* donne d'abord la théorie de la cambrure du pied, puis essaye d'établir la théorie du pied plat en a'appuyant tor les données physiol(^ques développées dans la première partie de son travnil ; il décnienfio la Torme des souliers les plus aptes à modifier Tavornblement te pied plat. {DeuUeke Zeitschr. f. Chirurgie, mi, Bd XXI, H. 3-i.)

Trachéotomie dans le croup DiPHTHénniouE, par M. G. Passavant. — Mémoire basé sur un très grand nonibru d't^ervations et d'opérations, et suivi d'un appendice donnant te diagnostic diffërentiol extrénrammt détailM entre le cronp diphibérïtique et le croup pseudo-membranaai. Ia lecture de ce doeumeni, élaUi par r«ii«ur depuis 1877, est très iniéresaante et permet de se rendre très exactement compte de o« i^ue les auteurs allemands enleodent par croup et par diphthéne. UkuUche 2$itschr, f. Chirurgie, 188i, Bd XX et XX!.)

Cas d'hémophilie, par H. P. Wagner. — Cinq observations d'hémophilie, dont l'une est perliculièrement intéressante par la probabilité d'épanefaemenls saoguiiH multiples dans les articulations chea le même individu. (Deut. Ze*t»chr. f. Chirurgie, 1884, Bd XXI, U. 3-4.)

Sur le lieu de formation du pigmuit biliaire, par M. H. SmN. — L'auteur est arrivé, par la voie expérimentale, à

Erouver qu'en l'absence du foie tonte accumulalion de pigment iliaire dans les tissus on dans les aéerétiens est interrompue, que par conséquent ce pigment a pour lieu de formation le foie. Ëst-ee i dire que l'ictère bématogene ne puisse exister? De nouvelles expériences nous l'apprendront. (Archiv. A experim. Pothologie, 1885. Bd XIX. Heft 1-2.)

De la QOimKB dam lb tvphvs abdominal, par H. k\îr. GoldaCHBlDClt. — Cet auteur a fiiU us« élude approEoadie do l'aciiou de la quinine dans le typhus sdidomiaftl, tant an point de vue des doses et du mode d administration que des périodes de la maladie où elle rend de réels services. {Deuiseh. Arckiv. f. hliu» Xediein, 1885. Bd XXXV!. H. 1-2, 3-4.)

De l'aphasie, par M. le professeur L. LicH-niEiM. — Dans cet exceUeat mémoire se irouvenl étudiées avec le plus lerand soin tes différentes formes d'apbasie, les lésions cérébrales auxquelles elles correspondent; oes figures schématiqaes aoeempagnsnt les explications théoriques de 1 auteur et tes rendent ctair«s et aisément compréhensibles. (Veutich. Archiv. f.kliu. Mediciti, 1885, Bd. XXXVX H. 3^.)

Recherches sur le nombre de globules rouges et sur la

PROPORTION d'hémoglobine CONTENUS DANS LE SANG, par M. OtTO

(de Christiania). — L'aulcur de ces savantes recherches indique les méthodes qu'il a employées pour évaluer la composition du sang en globules et enhémoglol)lae, puis étudie le sang à l'état normal et trouve, entre autres résultais, que chex l'homme le sang est plus riche en hémoglobine que chez les animaux ; enfin il examine les modifications que subit le sang par les saignées et évalue le temps nécessaire, soit chez l'homme, soit ches les animaux, pour récupérer sa composition primitive. (Pn&ger*$ Archic. fiir die gesammte Physiologie, 1885, Bd kiXtfl, Heft 1-2.)

Contribution a la pathologie de l'estomac, par M. Schell- HAA8. — Celte élude s'occupe de la détermination des acides libres de l'estomac avec indication de leurs réactifs (violet de méthylaniline, tropédine, perchlomre de fer pliéniqué), des

causes de l'absenee d'acide chlorhydrique libre dans restomac ea cas de cancer de cet organe, de diverses autres causes de variation des acides de l'estoniae, particulièrement dans les gastrectastes de diverse nature, etc. (DetUsch. Arckiv f. «m ifnttctii. 1885. Bd XXXV!, H. 5-6.)

Sur le principe actif des feuilles de sénë, par M. R Stoœ- MAN. — Le principe actif, l'acide cathartinique, a élé découvert par Sawtcky en 1857 et nommé par Baumbacb en 1858. M. Sioekman a fait l'étude chimique très complète de ce corps luléreisant. Il est possible de l'obtenir à on grand état de pureté ; si composition exaete n'a pu encore être déterminée, mais ou s reconnu qu'il ne renferme ni soufre, ni asote, et il est très probable qu'il résulte de la combinaison d'un principe colorant laaae dérivé de l'anthracène avec un bydrocarbonale de nature «woide. (Archiv f. experim. Pathologie, 1885, Bd XIX, Heft

BIBU06RAPUIE

FoM et HmS^m. Etude physiologique, psychologique et historique, par H. le docteur Paul Moreao (de Tomi, membre de la Société médico-psychologiqne. 1 vol iirli. J.-B. Baillière, éditeur. Paris, 1885.

L'histoire — non la grande, mais la petite, — l'histoire anecdotique nous raconte les faits et gestes des fous et bouffons de cour; le drame et le roman se sont appliqués à idéaliser ces grotesques personnages, à les montrer plus heani que nature; il appartient à la science, mieux informée et plus éclairée, de mettre les choses en leur place, de faire rentrer l'étude de ces êtres dégénérés dans le cadre de la médecine, de prouver enfin qu un fou de roi n'e^i pas ce qu'un vain peuple pense. M. Paul Moreau (de Tours) a entrepris ce travail; appliquant aux documents fournis par l'érudition les principes ae la pathologie médicale et de la psychologie morbide, il arrive aisément à dissiper bien des illusions et à détruire de nombreux préjugés.

Nains, fous ou bouffons, tous ces êtres que les Grands s'attachaient pour s'égayer de leurs grimaces et se divertir parleurs saillies, ont leur place marquée dans le cadre nosologique ; ils appartiennent soit à la famille des rachitiques, soïl à celle des ïaibles d'esprit, et il suffit pour s'en convaincre d'étudier leur vie physique et morale, telle qu'elle nous est fournie par les historiens et auteurs de Hémoires, et de rapprocher les ob$ervations ainsi obtenues des descriptions, faites par les nosographes, de ta symptomatologîe phvsii^ue et morale du rachitisme, de rimhécillité et de l'idiotie. C'est ainsi qu'a procédé notre auteur. Il nous trace d'abord du rachitisme et de sa parente, la scrofule, un tableau rapide, s'attachanl tout spécialement au cftté psychique de ces deux états morbides ; puis, passant aux faibles d'esprit, il nous fait connaître la mesare des facultés intellectuelles et morales des imbéciles, des idiots et des crétins. Les mieux partagés de ces trois groupes de dégénérés sont les premiers; les imbéciles peuvent, en effet, présenter cet esprit de saillie, cette fmesse des sens, cette étendue de la mémoire, dont on gratifie les fous de cour, mais comme ceux-ci aussi ils ont des défauts caractéristiques : la gourmandise, l'absence de sentiments moraux, une certaine astuce, des instincts dépravés, etc. M'est--ce pas là le portrait de presque tous ces bouffons qui faisaient la joie et parfois excitaient la jalousie des courtisans, sans en excepter le célèbre Triboulet, le fou de François I*', idéalisé par Victor Hugo, et le non moins célèbre Chicot, le bouffon de Henri III, si bien portraituré par Alexandre Dumas dans certain de ses romans?

Rois et grands setgneors ne se contentaient pas pour leur amusement de bouffons et de fous, ils s'attachaient encore des natus. H. Paul Horean (de Toni^ con^icre khi description da nanisme et & rhisil^attdiiett^liiniQnaâl^ pages

it SfiPTeHBftE 1885 6AZETTB HfiBDOMADAIRB DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE — R> 37 — «07

inicressantes, semées d'anecdotes curieuses, dont la plupart sont connues, mars qu'on retrouve avec plaisir dans son livre, uar exemple Je mariage des naius à la cour de Pierre le Grand, les bornés du roi Stanislas pour son nain Bébé, l'exhibitioB de Tom Pouce à la cour de Louis-Philippe, etc. A propos de ce dernier on racontait qu'il avait le pouvoir de se dilater a volonté, ce qui donna lieu à la plaisante histoire qui suit :

( Tout en consacrant ses soirées au théâtre, Tom Pouce se faisait voir le jour, à son domicile j il était logé dans une maison meublée du boulevard des Italiens où le célèbre chanteur Lablache avait également son appartement. Or Lablache «tait un homme d'une taille colossale, presque un géant. Un matin, des Anglais de passage k Paris, curieux de voir le nain qui avut excité ud si grand enthousiasme parmi leurs compatriotes, montent dans sa maison, se trompent d'étage et sonnent chez Lablache, qui Taisait sa toilette et qui vient en robe de-chambre ouvrir lui-même sa porte : — t Le général Tom Pouce? — C'est moi, > répond froidement Lablache. Stupéfaction profonde des étrangers qui regai'dent leur interlocuteur d'un air effaré. ~ « Je comprends ce qui

vous étonne, dit le colosse Mais c'est que, quand je

n'attends personne, je me mets à mon aise. )»

Nous terminerons cette analyse trop rapide du livre de M. Paul Horeau (de Tours) en en recommandant la lecture à nos confrères ; ils y trouveront agrément et profit.

D' Ânt. RiTTl.

MméKM blMi*CMrU«m.

La science du oeur humain, ou u. psychologie des sentiments BT DBS pASSiOiNS i>'aprês lrs (KUVres ub MoLiÈnR, par le docteur Prosper Dbspine, membre correspuiidant de la Société médico-psychologique. lauréat lie riasiitut, ef^. 1 vol. in-S". E. Savv, éditeur. Paris, iSSi. — De tout ce ijui a été publiii sur Molièrè on remplirait une grande bibliothèque^ dont plusieurs rayons seraient occupéi par les travaux écrits pour mettre en lumière ses connaissances psychologiques et sa science du cœur humain. Faut-il en conclure que tout est dit, et que l'on vient trop lard depuis plus de deux cents ans qu'il y a des admirateurs de notre grand comiiiue, et qui pensent? Nous ne le croyons pas; et la preuve que le sujet n'est pas épuisé, nous la trouvons dans l'intéressant opuscule de M. Despine. Ce savant confrère, bien connu par ses travaux sur la psychologie normale et morbide, s'est Fait, sur la genèse et l'évolution des instincts et des passions, des idées qu'il a appliquées A l'étude des criminels et des aliénés, et dont il se sert pour apprécier les eomédim de Molière. Il prend celles-ci les unes après les autres, eberche la

finssioo prédominante que le poète a voulu y peindre, montre usconQits de sentiments ainsi mis enjeu, et arrive à prouver que la science psychologiaue la plus profonde a présidé à la créalioa de lous ces impérissables chefs-d'œuvre.

Kii prenant I une après l'autre chaque comédie, l'auteur s'est en quelque sorte obligé à des redites; la logiçiue voulait peutêtre qu'il prit les différentes passions, les ditTérents sentiments moraux qui ont exercé la sagacité de Molière et qu'il les étudiât successivement en les recherchant chez les personnages les plus divers de ses pièces : son travail aurait ainsi gagné en unité. Mais tel qu'il est. il mérite d'être lu, non seulement par les moliéristes do profession, mais encore par les médeùns et surtout par les psychologues.

ËTVDE SUR LE OÉLIRE AIGU A FORHB TYPHOlDE. MT le doctCUr

A. IloussET, interne à l'asite de Bron. Thèse de Lyon, 1884. — l^e travail inaugural, qui dénote de la part de son auteur des connaissances sérieuses en médecine mentale, a pour but de démontrer les points suivants. L'absence de lésions grossières dans certains cas de déhre aigu ne prouve pas qu'une action toxique, exercée sor le liquide sanguin, ne puisse pas troubler la fonction des éléments nerveux. En attendant que l'expérimentation ait poussé plus loin ces investigations, il est permis de poser en

firincipe que le délire aigu est parfois une maladie générale inectieuse i cachet tvphoïde et a localisation cérébrale prédominante ; et on peut en conclure que l'agent typhique, en exerçant

son action sur le cervMu, donne naissance à une sorte de cérébrotyphus, qui ne diflfëre de la tîèvre typhoïde ataxique que par 1 absence de symptômes abdominaux. L'abseoce de ces syn^ ptémes devra s expliquer par la non-existence de la localisation abdominale de cet agent typhique.

iNSANrrV AND ALLIBO NIIUR06B8 : PRACHCAL ANO CLINICAL, bv

George H. Savage, physician and superintendatt of Belhlem Hoyal Hospnal 1 vol. in-l2 cartonné. Londres, 18tt4.— Ce petit volume de plus de 500 pages à texte serré est un manuel à l'usage des médecins et des étudiants qui, ne pouvant approfondir la matière, désirent cependant posséder quelques connaissances pratiques sur les maladies mentales. C'est pour celle raison, sans doute, que l'auteur ne s'est pas longuement arrêté A la pathologie génénile. Après quelques considérations sommaires sur la folie au point de vue légal et médical, il passe immédiatemem à la classification, & l'étude des causes, pour arriver aussitôt & la pathologie spéciale.

Toute classiliciition, qu'elle soit artificielle ou naturelle, a pour but de réunir autant que possible les phénomènes ou les oiyets semblables. Celle que H. Savage nous donne des maladies mentales ne semble pas répondre à ce principe logique. Ainsi nous ne voyons pas pourquoi il met en (ète l'hystérie à câtè de la manie, puis plus loin la folie paralytique avec la folle épileptique. Pourquoi ne fait-il pas de la folie à double forme ou inlie circulaire une forme morbide spéciale et bien déterminée? Nous t'ignorons. L'auteur, il est vrai, considère son classement comme provisoire, nous l'en croyons sans peine; néanmoins ce provisoire pouvait présenter un caractère plus rationnel. Quoi qu'il en snit de cette critique, nous reconnaîtrons cependant que la classiticalion de M. Savage a un avantage, celui de ne pas augmenter outre mesure le nombre des formes morbides, d'être plutôt nosologique que symptomalique.

Aprjïs un chapitre très étudié sur l'étiolo^ej l'auteur passe k l'étude des maladies mentales. 11 décrit successivement l'hystérie et ses rapports avpc la folie, la manie aiguë, t'hypochondrie et la mélancolie, la démence, les étals de débilité mentale, la folie sensorielle {delusional tnsanitf/) dans laquelle il fait entrer le délire des persécutions, ta folie jalouse, etc.; puis il passe à la folie morale (mora/ tttsamfv), &Ia paralysie générale des aliénés, à la folie puerpérale, à la folie épileptique. Plusieurs chapitres sont consacrés aux troubles inenlauxqui accompagneot les tumeurs cérébrales, ceux qui peuvent s'observer dans la syphilis, dans la phthisie pulmonaire, dans les affections du cœur, dans le diabète, etc. La description de l'alcoolisme est uu peu écourtée; huit pages nous semblent insuffisantes pour donner des connaissances suffisantes sur les diverses formes de celle intoxication. Le volume se termiue par deux chapitres importants sur la responsabilité des nliénés et sur U folie dans ses rapports avec la législation.

En résumé, malgi-è certains défauts qu'il sera facile A l'auteur de faire disparaître, le maimel de M. Savage est d'une lecture attachante et pourra rendre des services. Nous ne lui ferons plus qu'un reproche, c'est de ne presque jamais citer les noms de ceux qui ont créé la science; en cela, il n'a fait que suivre la méthode trop généralement usitée de nss jours : if faut croire que l'histoire de la science importe peu à l'éducation des nouvelles générations.

Des impulsions au cours hb la paralysie gknérale, par le docteur Henry Fortineau, ancien interne des asiles d'aliénés de la Seine. Thèse de Paris, 1885. — L'auteur de cet intéressant travail a réuni une série de quinze observations dans lesquelles ou peut étudier les actes les plus divers commis par des paralytiques généraux. S'appuyant sur ces documents, il arrive aux conclusions suivantes : les impulsions de la paralysie générale sont dues soit à un penchant instinctif, soit à des idées délirantes, soll enfin à des hallucinations ou à des troubles de la sensibilité générale. Ces actes impuisife, comparables il ceux que l'on constate dans les diverses formes mentales décrites, ont tous le cachet de la démence et cela à un degré d'autant plus marqué que la périencéphahte chronique est plus avancée. Il faut observer en outre que ces impulsions diffèrent de caractère selon la période où en est arrivée la maladie : 1° au début de la paralysie générale, tes impulsions sont surtout instinctives et semblent dîies aux conceptions délirantes qui ont envahi l'esprit du malade; 2° & fa période d'état, ce sont les bail nci nations qui prennent une part active dans la genèse des impulsions; mais alors les idées délirantes^ présentent encore une persistance et une puissance telles qu'elles peuvent être le point de départ d'actes raisonnés et parfois même

GAZETTE HEBUOMADAIRE DE M&DEGINE ET DE CHIRURGIE il Septembre 1885

loo^ement prémédités; 3" à la dernière période, les impulsions denennent de plus en plus rares, et cela s'eipliqne par l'état de marasme dans lequel ffnissent par tomber les malades.

La thèse de H. Portineau est d'uue lecture atlachaote et dénote des connaissances étendues en médecine mentale. Helevons une erreur qui s'y est glissée. L'auteur attribue à Condillac le célèbre aiiome : NihU est in intêUectu guod non prius fiterit in soMU ! Le savant précepteur du duc de Parme est assez riche de son propre fonds sans qu'on lui prête ce qui appartient è Aristote.

Du miTBMKNT DU PÉDICULE APRÈS L'HYSTÉRECTOWE PAR LA

VOIE ABDOMINALE, par le docteur Wilfrid AmoT. Thèse de Paris, 1884. A. Dclahaye et E. Lecrosnier. ~ Doit-on, après l'hyatérectomie par la voie abdominale, attirer le pédicule au dehors ou le réduire dans la cavité abdominale? Quels sont, dans les deux cas, |es meilleurs procédés à employer, et quels résultats ont-ils fournis, jusqu'ici, entre les mains des divers opérateurs? Telles sont les questions étudiées par l'auteur dans sa thèse inaugurale. Après avoir passé en revue l'historique de l'opération, et comparé le pédicule dans l'ovariotomie et dans Thystérectomie, il discute les avantages et les inconvénients des trois méthodes de traitement de ce pédicule : méthode exlra péritonéale, intra-périlonéale et mixte avec drainage. Le manuel opératoire des divers procédés à employer dans chacune de ces méthodes est décrit avec soin, et l'avantage de chacun d'eux sufBsamment discuté; quant aux indications résultant du genre de tumeur, l'auteur pense que, dans le ras de tumeur sous-séreuse pédiculée, toutes les méthodes sont également bonnes; mais la réduction abrège la durée de la

Suèrison. Si l'on a affaire à une tumeur insterstitielle justiciable e rbyMérotomie, il en est de même: le procédé qui consiste i lier enaqoe vaisseau avec du catgut, à saturer la plaie et le péritoine, et à réduire, est peut-être le meilleur. Dans le cas d'hystéreetomie partielle ou d^bystérectomie supra-vaginale, si le pédicule peut être, sans trop de difficultés, attiré au dehors, on emploiera la méthode extra-péritonéale; dans le cas contraire, la méthode mixte avec drainage devra être préférée.

Recherches expérimentales sur la tuberculose des os, par

le docteur J.-Louia GASTHO-SomA. Thise de Paris, iSSi. A. Delahaye et E. Lecrosnier. — Recherches expérimentales consciencieusement conduites, d'où il ressort que les ostéites et abcès ossiduents examinés par l'auteur ne renfermaient pas, à de rares eiceptions près, le bacille de Koch, et que cependant leur nature tabereuleuse a été établie d'une façon indiscnlable par le résultat positif des inoculations en série. L'agent infectieux est donc, i coup st^r, contenu dans les lésions de ce genre sons une forme encore indéterminée, autre que le bacille, qui est, dans ces cas, excessivement rare. Peut-être à une période moins avancée des lésions osseuses, les bacilles étaient-ils nombreux et ont-its disparu par la suite; ce point reste à établir. Dans tin cas, l'auteur a constaté la tuberculose zooglœique, avec microcoques massés ou disséminés. En résumé, l'inoculation en série reste, dans cet ordre de faits, le plus sûr moyen de détermmer la nature tobei^ culeuse de la lésion.

nécrologie : L. LuNiER. — La médecine mentale vient de perdre un de ses membres les plus distingués, que son intelligence et son activité avaient conduit à une des plus hautes situations que puisse envier le médedn aliéniste. Lanier (Joseph- Ludgen, né en 182S à Sorigny (Indre-et-Loire), fit ses études médicales i Paris, et fut reçu interne des bêpitaux en 1845. Docteur en 1849, il soutint une thèse sur la paralysie générale qu'on consulte encore avec fruit. Nommé médecin en chef de l'asile de Niort en 1851, il devint en 1854 directeur-médecin de celui de Blois. Dix ans après, en 1864, il fut appelé aux fonctions d'inspecteur général du service des aliénés et du service sanitaire des prisons de France. Lunier était officier de ta Légion d'honneur et membre de l'Académie, dans la section d'hygiène, depuis le mois de mai 1883.

On lui doit de nombreux travaux, dont les plus importants sont : Ree1urche$ sur quelques déformations du crâne observées dans le départemvnt des Deux-Sèvres; Du rôte que Jouent Us boissons alcootiquês dan» PaugmentuUon du nombre' dtt cas de

folie et de suicide; De tinfluenee des grandes commottons politiques et sociales sur le développement des malndiet mentales ; De l'aliénation mentale et du créUnisme en Suisu, etc.

Avec ses collègues de l'inspection générale, MM. Damesnil et Gonstans. Lunier publia le Ramort général sur le service des aliénés. Cet important ouvrage donne le ublean le plus exact de l'état de l'assistance publique de ces infortnnés au noineat on il parut.

N'oublions pas le rôle important que joua notre regretté coofrêre dans la création des Sociétés de tempérance après la goerrr. et les nombreux travaux qu'il publia sur ce point dans le jonnal la Tempérance. A. K.

Les restes de Lunier, mort en province (d'une pneumonie), ont été ramenés k Paris; des discours ont été prononcés sur sa tombe par HM. VaMin, au nom de VAcadémie; Foville, au noon du service des aliénés; Rittf, au nom de la Société médico-psifckologique; Motet, au nom de la Société de ten^rauee; et Cbeyssoa, au nom de la Socute de statisiique.

LÉ6I0N d'honnhir. — Ont été nommés :

Au grade de chevalier : NH. Deschiens (Henri), médecin prâcipal de la marine; Nangin (Lonis-Anatote), médecin de dsaae de la marine; Guezennec (Charles-Achille), médecin de 1" cime de la marine; de Béchon (Jérême-Raymond), médecin de l'oeil de la marine; Ganoville (Eugène-Henri), médecin de 1** cli de la marine.

classe

HoHTAUTi a Paru (36* semaine, du 30 août au 5 septembre 1 885».

— Pièvre typhoïde, 25. — Variole, 5. — Rougeole, 9. — Scarlatme, 6. — Coqueluche, 6. — Diphlbérie, croap, 16. — Choléra, 0. — Dyseutérie, 3. — Erysipéle, 3, — infections puerpérales, 4. — Autres affections épidémiques, 0, — Méningite, 39.

— Phthisie pulmonaire. 164. — Autres tuberculoses, 21. — Antre* affections générales, 55. — Malformations et débilité des Ages extrêmes, 52. — Bronchite aiguë, 14. — Pneumonie, 75. — Athrepsie (nstro-entérite) des enfants nourris au biberon et ftutrement, 67; au sein et mixte, 49; inconnu, 7. — Antres maladies de l'appareil cérébro-spinal, 65; de l'appareil circulatoire, 52; de l'appareil respiratoire, 44; de I appareil digestif, 42; de l'appareil génito-urinaire, 19; de la peau et do twss lamineux, 3; des os, articulations et muscles, 5. — Morts violentes, 28. — (^uses non classées, 7. ~ Total : 878.

OUVRUES DCPOSÉS AU BUREAU DU JOURRkL

eteur ver» Ut MrémiUi, pu H. I« ^Mtanr L. Bonrceret. PraBifera parik : Li miin. 1 Tol. gnwl l»4 eutonntf, itcc 4 pliaeliM m cfmNw bon kiir Piris, 0. D«n. i

— Cette premièra pirtt» ■ M couronné» pw rAoâéate ém iciWBBi (Prii ll«i>-

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Aidê-mimoirê et ftrmAaire in miitcin-pfticim, par M. U doetw L. 1>«chna«. 1 Tol. palil in-18 d« MO page*. Ctrlonnige soapto me mîm BrroMlH. Psrii, 0. Dain. 3 fr. 3»

— Cet ouvrage eat !• toma I" de U BiUlolhëqoe médicale i» pMbe, émK ti p«blicathiii eonuMiiee.

liimatiiiiitri* twrmaU et pdtiMiofifiw dei payi ehawit, par M. le dortrar B. Haarel. Grand in-Sd* 130 (Mfea avae M flrarea. Parh, 0. IMr. t fr. W

TraUé de patIuUgie exUnu, par MM. A. Poulet et H. Bonqvrl. ToMa Ul «< dernier. L'oamgc o*i nuintecuint complet, Il forme 3 fiirta tolunies gnni in-V eoroprenant 3t4l pafea avec 714 Bfpirei oririuliu dans le l«l«. Parti, O. Dma

— A partir de ce jour, le pris de l'ouvrage est poHé i 50 If La n* jditioa, année 1835, de VAnnuaire dei eaux miniraU» de U FrmHce it

de t'itran§er, pablié par la GuMette dee Etux, ect en veale k la librairie G>tthiw-Villara at k la Ubnlrte nédieale de JacqMaa Lachevallicr. m Raciae. » Ce voiaM conliaiit la nomeoclalore dea •latioua franc>i«i et des prtnci|i«k'* ■tationi étraja{Arei ; claaaement d« eaux mlnéralu selon lear nature, mcuieal-' ~ de leur* îodicstioni Ibémpeutiqaei; notices «nr les «tationilci plus rediei cb<'<^.

— renseifiienMntt praUqnes, terrieea spéela» dea chenlH de fer, etc., «te Jeb voIqu in^-lS. 1 fr. se

tas. BouaLaroM. — I

G. Hasson. Propriétaire-Gérant.

Trente-deuxième ÀNirfiE

18 Skptkhbre 1885

PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS

Pbrsidbnt : M. le docteur A. DECHAHBRf HuBltBS : MX. les doeleure BUCHEZ. SESNES DIEHUFOT, DRETFUS.BIIISAC, FMNCOIS-FUICK, ALBERT HCflOCQUE

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